SAINT-VALENTIN : nos plus beaux films d’amour

14 Fév

À la question « Quel est votre plus beau film d’amour? », l’équipe de La Médiathèque a répondu sans aucune hésitation ou en prenant le temps de réfléchir : les films qui nous paraissaient inoubliables à 15 ans sont parfois supplantés par des saveurs différentes à 40 ans…

Est-ce la fièvre de l’Afrique, la beauté du couple Meryl Streep/Robert Redford, la narration de Karen Blixen, auteur du livre Out of Africa, dont est tirée l’histoire ? En tout cas, Out of Africa de Sydney Pollack (nouvelle fenêtre) a été largement plébiscité par les bibliothécaires : amour puissant puis malheureux pour un homme épris de liberté et amour de l’Afrique, terre d’adoption de l’héroïne dont la chaleur des ocres rouges et les ocres jaunes est encore soulignée par la musique romantique de John Berry…

 

Pour tous les romantiques, voici notre sélection!

 

BONUS spécial Saint Valentin 2020  :  l’amour se décline sous toutes ses formes sur les autres blogs de La Médiathèque !

 

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

 

Retiens la nuit !

6 Fév

De tout temps, la nuit a inspiré les artistes. En peinture par exemple, c’est une source d’inspiration majeure, de la nuit étoilée de Van Gogh, en passant par Nighthawks d’Edward Hopper, ou bien de New Moon, New York de George Ault. Mais également en poésie, avec Victor Hugo et les Nuits de juin, ou Chateaubriand avec Nuits de printemps.

 

Si la nuit a inspiré autant les artistes, c’est parce qu’elle est à la fois propice à la rêverie, mais aussi mystérieuse et effrayante.

Au cinéma, la nuit nous enveloppe, nous émerveille, nous fait frissonner.

« La nuit transforme le paysage, le métamorphose, fait apparaître de nouveaux paysages, des paysages terrestres, maritimes mais aussi célestes, puisque la nuit fait apparaître les étoiles, la lune, les astres.
La nuit apporte avec elle des pulsions, des angoisses, elle nous ramène à l’enfance. La nuit réveille également des formes surnaturelles, et même comment elle fait émerger des créatures fantomatiques ou extraterrestres« . Marcos Uzal, Programmateur Cinéma au Musée d’Orsay.

La nuit du chasseur de Charles Laughton (1956)

Un prêcheur inquiétant poursuit dans l’Amérique rurale deux enfants dont le père vient d’être condamné pour vol et meurtre. Avant son incarcération, le père leur avait confié dix mille dollars, dont ils ne doivent révéler l’existence à personne. Pourchassés sans pitié par ce pasteur psychopathe et abandonnés à eux-mêmes, les enfants se lancent sur les routes.

Charles Laughton a beaucoup été influencé par l’expressionnisme allemand pour créer l’atmosphère de son film, un brin fantastique. L’utilisation de la lumière par le chef opérateur Stanley Cortez, offre tour à tout une ambiance réaliste, onirique, et font de ce film une oeuvre magnifique, différente et indispensable à tout cinéphile.

Pour aller plus loin, une critique du cinéclub de caen (nouvelle fenêtre)

 

 

Nuits blanches de Luchino Visconti (1957)

Une nuit, Mario rencontre sur un pont au bord d’un canal Natalia, une jeune femme en pleurs. Elle vit dans l’espoir du retour d’un homme qui lui a donné rendez-vous sur ce même pont un an auparavant. Fasciné par ce récit qu’il tient pour un fantasme, Mario tente de lui faire comprendre que cet inconnu l’a oubliée et espère se substituer à lui.

Plein de poésie, ce film également en noir et blanc est une adaptation d’une longue nouvelle de Fiodor Dostoïevski (nouvelle fenêtre) publié en 1848 et occupe une place à part dans la carrière de Luchino Visconti. En effet, celui-ci rompt de manière définitive avec le néoréalisme de ces précédents films.
Le film est découpé en trois parties nocturnes : la rencontre, l’histoire de Natalia, l’épilogue.
Eclairage somptueux, jeux d’ombres et de lumières grâce au directeur de la photographie Giuseppe Rotunno, et confère à ce film une dimension onirique et fantastique.

 

Pour aller plus loin, une analyse de la Revue du Cinéma de 1966 (nouvelle fenêtre)

D’autres films sur le thème de la nuit disponibles à La Médiathèque

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Festival de l’Alpe d’Huez 2020, les films qui vont vous faire rire …

28 Jan

Nous vous révélons les huit comédies sélectionnées pour cette nouvelle édition du Festival de l’Alpe d’Huez. Festival unique en son genre, il est le seul en Europe à être entièrement consacré aux films de comédies. Le public peut y découvrir les futurs succès du box-office du cinéma français. Au fur et à mesure des années, le Festival est devenu une véritable référence avec son florilège de films, d’invités, de découvertes de jeunes talents du cinéma évidemment, mais aussi de la télévision, de la scène et du web.

Cette année le festival s’est déroulé du 14 au 19 janvier 2020, huit longs métrages étaient en compétition ; le jury était composé de Sabrina Ouazani, Nicolas Benamou, Chloé Jouannet et de Bob Sinclair et présidé par José Garcia (nouvelle fenêtre). La 23e édition du Festival International du film de comédie de l’alpe d’huez, a débuté avec la projection du film Le lion de Ludovic Colbeau-Justin avec Dany Boon et Philippe Katerine (nouvelle fenêtre).

L’année 2020 ne déroge pas à la règle avec, en perspective, de la joie, des fous rires et des moments d’échanges et de partages, grâce à toutes ces nouvelles comédies. À découvrir entre amis ou en famille bientôt dans nos salles obscures …

Voici les huit long métrages qui étaient en compétition 

  • La Daronne de Jean-Paul Salomé avec Isabelle Huppert, Hippolyte Girardot et Farida Ouchani …
  • Chacun chez soi de Michèle Laroque avec Michèle Laroque, Stéphane de Groodt et Alice de Lencquesaing …
  • Divorce club de Michaël Youn avec François-Xavier Demaison, Caroline Anglade et Audrey Fleurot …
  • Forte de Katia Lewkowicz avec Melha Bedia, Valérie Lemercier, Jonathan Cohen et Ramzy Bedia …
  • Mine de rien de Mathias Mlekus avec Philippe Rebbot et Mélanie Bernier …
  • Lucky de Olivier Van Hoofstadt avec Florence Forestie, Michaël Youn et Alban Ivanov
  • Terrible jungle de Hugo Benamozig et David Caviglioli avec Vincent Dedienne, Catherine Deneuve, Alice Belaidi et Jonathan Cohen …
  • Tout nous sourit de Melissa Drigeard avec Elas Zylberstein, Stéphane De Groodt, Anne Benoit et Guy Marchand

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And the winner is …

  • Divorce club de Michaël Youn avec François-Xavier Demaison, Caroline Anglade et Audrey Fleurot …

 

Synopsis : Après 5 ans de mariage, Ben (Arnaud Ducret) est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée ! Abattu et lâché par ses proches, Ben peine à remonter la pente jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Patrick (François-Xavier Demaison), un ancien ami lui aussi divorcé qui lui propose d’emménager chez lui. Patrick, au contraire de Ben, entend bien profiter de son célibat retrouvé et de tous les plaisirs auxquels il avait renoncé durant son mariage. Bientôt rejoints par d’autres divorcés (Audrey Flaurot, Michaël Yon …) les fêtards quarantenaires ébauchent les premières règles du « Divorce Club »…

Sortie en salle : 25 mars 2020

 

Palmarès complet :

  • Grand Prix : Dirvoce club
  • Prix du public : Mine de rien
  • Prix Spécial du jury : Tout nous sourit
  • Prix d’interprétation féminine : Elsa Zylberstein dans Tout nous souris
  • Prix d’interprétation masculine : Stéphane de Groodt dans Tout nous souris
  • Prix du Globes de la presse : Divorce club

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2019 une année de cinéma des bibliothécaires. Les films 1/2

18 Jan

Certains prennent des notes dans de petits carnets, d’autres rédigent des avis, alimentent les réseaux sociaux…, nous avons tous envie de prendre quelques notes afin de conserver une trace de ces films, découverts pendant l’année, exceptionnels ou pas, mais qui ont en commun de nous avoir laisser un petit goût particulier, fait naître une émotion inconnue…

Alors, les bibliothécaires vont rouvrir les carnets, rechercher leurs posts, et vous livrer leurs films préférés, avec le secret espoir de partager un film rare avec des inconnus (mais compagnons de cinéphilie) et de réveiller pour un moment cette émotion…

JANVIER

La favorite (nouvelle fenêtre) de Yórgos Lánthimos avec Olivia Colman, Rachel Weisz, Emma Stone.

FÉVRIER

Le chant du loup d‘Anthonin Baudry (nouvelle fenêtre) avec François Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz

Grace à Dieu (nouvelle fenêtre) de Francois Ozon avec Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud

MAI

Douleur et gloire de Pedro Almodovar avec Antonio Banderas, Asier Etxeandia, Leonardo Sbaraglia. un film d’Almodovar est toujours un évènement, sorti pour le Festival de Cannes. Encore dans les salles !

Bientôt à La Médiathèque…

JUIN

Parasite de Bong Joon-Ho avec Kang-Ho Song, Woo-sik Choi, Park So-Dam, C’est la palme d’or du du Festival de Cannes, encore dans les salles !

JUILLET

Fête de famille de Cédric Kahn avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot, Vincent Macaigne

AOÛT

Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie.

SEPTEMBRE

Joker de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz. Le film événement!

OCTOBRE

Hors normes de Nakache et Toledano avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent

Alice et le maire de Nicolas Pariser avec Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi.

NOVEMBRE

Les misérables de Ladj Ly avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Didier Zonga. En lice pour l’ oscar du meilleur film étranger. Encore à l’affiche !

Adults in the room de Costa Gavras avec Christos Loulis, Alexandros Bourdoumis, Ulrich Tukur. La situation de la Grèce en 2015. Mieux qu’un documentaire, tous les dialogues sont vrais, enregistrés à l’insu des politiques européens par Yanis Varoufakis !! À voir absolument…

DECEMBRE

Marriage story de Noah Baumbach avec Adam Driver, Scarlett Johansson, Laura Dern.

La semaine prochaine : les meilleures séries!

Adaptations des romans de Zola au cinéma 2/2

9 Jan

Au moment où débute l’affaire Dreyfus en 1894 (voir notre article Zola et l’Affaire Dreyfus au cinéma 1/2,), Zola est un écrivain populaire et internationalement reconnu, même si une partie des élites politiques et religieuses lui est hostile (il n’a jamais pu entrer à L’Académie française…). Il est également journaliste, critique d’art, photographe. Il a fini d’écrire son œuvre majeure Les Rougon-Macquart (nouvelle fenêtre) (1871-1893), qu’il a conçue comme La comédie humaine de Balzac dont il était un grand admirateur.

Il a « inventé » le naturalisme littéraire (nouvelle fenêtre) qui s’emploie à décrire la réalité telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être…

« Par sa description qui se voulait objective de la réalité sociale, le naturalisme a contribué à la prise de conscience des inégalités sociales, à la naissance des droits de l’homme, à l’émergence du droit d’expression. L’art est devenu accessible à tous, une esthétique nouvelle étant créée, la littérature ou la peinture traitant de sujets quotidiens ». CRDP

C’est sans doute pour ces raisons que les réalisateurs de tous les pays ont été tenté par des adaptations plus ou moins fidèles de ces typologies de personnages si réels, si humains !

Quelques « Germinal »

1903 :  La Grève Ferdinand Zecca

1911 : Au pays des ténèbres (La mine) Victorin Jasset

1913 : Germinal d’Albert Cappellini

1963 : Germinal d’Yves Allégret

1993 : Germinal de Claude Berri (nouvelle fenêtre)

 

Des « La bête humaine »

1917 : Tchelovek zver Cheslow Sabinsky

1920 : Die bestie im menschen Ludwig Wolff

1938 : La bête humaine de Jean Renoir (nouvelle fenêtre)

1953 : Désirs humains de Fritz Lang

 

                                 Différentes adaptations de « Thérèse Raquin »

1915 : Thérèse Raquin Nino Martoglio

1928 :  Thérèse Raquin Jacques Feyder

1953 :  Thérèse Raquin Marcel Carné (nouvelle fenêtre) avec Simone Signoret…

2009 : Thirst, ceci est mon sang Park Chan-wook

2013 : En secret Charlie Stratton

 

Petite sélection d’autres adaptations célèbres ou inattendues…

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