Faites vos jeux ! (2/5)

29 Nov des-noir-et-blanc

Après les jeux de cirque dans notre article Faites vos jeux 1/5

2- Les jeux de stratégies

Le but d’un jeu de stratégie est de réaliser un objectif connu dès le départ :  augmenter sa domination spatiale, combattre un ou plusieurs ennemis sur un terrain de jeu, faire prospérer une entité… L’accent n’est pas mis sur l’adresse du joueur mais sur la planification de l’action (tactique ou stratégique).
Wikipédia

La diagonale du fou de Richard Dembo (1984)

La diagonale du fou de Richard Dembo1983, à Genève, lors des championnats du monde d’échecs, deux hommes s’affrontent pour la victoire. Deux génies des échecs, l’un russe, Akiva Liebskind (interprété par Michel Piccoli), le champion du monde en titre (invaincu depuis 12 ans) qui a le soutien du régime, contre Pavius Fromm (interprété par Alexandre Arbatt), le dissident, jeune homme inventif, passionné, fantasque…
Richard Dembo (nouvelle fenêtre) a trouvé l’inspiration dans un livre de Yasunari Kawabata, Le Maître de Go (nouvelle fenêtre). Hypnotisé par les protagonistes qui passent leur temps à jouer, le réalisateur décide d’en faire un film mais en l’adaptant au jeu d’échecs.
Ce film n’est pas sans rappeler la fameuse rencontre lors des championnats du monde d’échecs en 1978 entre Anatoli Karpov (nouvelle fenêtre) et Viktor Korchnoi (nouvelle fenêtre), ex citoyen soviétique devenu réfugié politique. L’affrontement dépasse donc les limites strictes du jeu et revêt une dimension politique, philosophique, idéologique.
Le film reçut de nombreux prix comme le Prix Louis-Deluc en 1984, l‘Oscar du meilleur film en langue étrangère 1984 (décerné en 1985), le César de la meilleure première œuvre 1985, le Prix de l’Académie nationale du cinéma 1985.

À voir ou à revoir en intégralité sur La Médiathèque numérique (en vous identifiant avec votre numéro de carte et votre mot de passe)

Diagonale du fou

D’autres films traitant des « jeux d’échecs » au cinéma à retrouver à La Médiathèque dans le diaporama ci-dessous

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Roberto Rossellini, « père du néoréalisme »

23 Nov ROBERTO ROSSELLINI

Roberto Rossellini est né le 8 mai 1906, à Rome. Il grandit dans une famille bourgeoise et cinéphile. Son père construit le premier cinéma moderne de Rome, permettant ainsi à Roberto de fréquenter très tôt les salles obscures. À la mort de son père, il commence à travailler comme bruiteur puis comme scénariste. Il est ensuite monteur, puis doubleur et réalise ses premiers courts-métrages amateurs : Daphné (1936), Prélude à l’après-midi d’un faune (interdit par la censure pour impudicité) et Fantasia Sottomarina, en 1938.

En 1940, sa carrière débute sous le signe du fascisme avec une commande du centre audiovisuel de la marine italienne fasciste : La nave bianca, Un pilote ritorna et L’uomo della croce. À la chute du régime mussolinien, Rossellini réalise Rome ville ouverte (Palme d’or ex æquo au Festival de Cannes de 1946), inspiré par un chef de la résistance et co-écrit avec Federico Fellini. L’esthétique âpre, l’aspect social et la poésie qui se dégage du film contribuent à définir le néoréalisme. Les acteurs sont souvent des gens de la rue plutôt que des d’acteurs professionnels. Païsa renforce cette vision de l’Italie à travers six sketches auxquels collabore à nouveau Fellini ; le film présente une description crue de la réalité sans lyrisme ni pathos.Vision étendue ensuite à l’Allemagne de l’après-guerre avec Allemagne année zéro (1948). En 1947, il tourne La Voix humaine, d’après un long monologue de Jean Cocteau et Le Miracle, formant alors un seul film : L’Amore (1948), avec dans le rôle principal Anna Magnani.

En 1950, Stromboli naît de sa rencontre avec Ingrid Bergman qui deviendra sa femme. Le film développe pour la première fois l’esthétique contrariée du cinéaste : cet équilibre entre récit documentaire et fiction classique. Leur collaboration se poursuit avec Europe 51 (1952), Voyage en Italie (1954), La Peur (1954) et Jeanne au bûcher (1954). Ces films revêtent un caractère intimiste et quasi autobiographique. C’est l’époque où Rossellini est salué comme un des maîtres du cinéma. En 1959, il reçoit un Lion d’Or pour Le General della Rovere. En 1961, il porte à l’écran une chronique historique de Stendhal qui décrit la Rome pontificale, Vanina Vanini. Ses œuvres suivantes sont mal accueillies par le public et la critique. Et après l’échec de Anima nera (1962), film resté inédit en France, le réalisateur abandonne le cinéma et choisit un nouveau mode d’expression : la télévision. Désormais il tourne avec une nouvelle optique: devenir utile. Le cinéaste se consacre alors à la constitution d’un projet encyclopédique pour une télévision adulte, curieuse et responsable : L’Age du fer (1965), La prise du pouvoir par Louis XIV (1966), Les Actes des Apôtres (1969), Blaise Pascal (1972)… En 1974, il revient une dernière fois au cinéma et signe deux films: L’An un et Le Messie (1975).

En 1977, il préside le jury du Festival de Cannes. Il meurt à Rome quelques semaines plus tard, d’une crise cardiaque le 3 juin.

Cin’Eiffel présente jeudi 24 novembre, Voyage à Rome, film dans lequel Rossellini fait une saisissante analyse d’un couple qui menace de se défaire. Cette séance sera animée par François-Guillaume Lorrain, journaliste et écrivain. Il dédicacera son roman, L’année des volcans à 18h45 à la Médiathèque.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Faites vos jeux ! (1/5)

17 Nov des-noir-et-blanc

Jeux de cirques (Spartacus, Le prix du danger), jeux de stratégies (La diagonale du fou), jeux d’argent (Casino), jeux vidéos (eXistenZ) mais aussi jeux sportifs (Raging Bull), gros plan sur les films qui mettent en scène le monde du jeu.
L’essentiel au cinéma étant de gagner et non de participer !

1- Jeux de cirques

Spartacus afficheSpartacus de Stanley Kubrick (1961)

Dans la Rome Antique, les empereurs organisaient pour satisfaire le peuple des « jeux du cirque ». Ces jeux se déroulaient dans des arènes et on pouvait assister à des spectacles de combats de gladiateurs, lesquels s’affrontaient pour distraire le public, parfois jusqu’à ce que l’un meurt. En 1961, Stanley Kubrick réalise Spartacus (nouvelle fenêtre), adapté du roman éponyme d’Howard Fast (nouvelle fenêtre), référence du genre, avec dans le rôle de l’esclave à la tête d’une armée qui se soulève contre l’Empire romain, Kirk Douglas. Le film a vieilli, mais certaines scènes restent cultes. Grosse production, reconstitution soignée, scènes de combats plus que réussies, Spartacus reste un excellent péplum.

Ave Caesar morituri te salutant (Ceux qui vont mourir te saluent)

Le_Prix_du_dangerLe Prix du danger d’Yves Boisset (1983)

Jeu du cirque futuriste, ce film est une adaptation de la nouvelle de Robert Sheckley (nouvelle fenêtre) écrite en 1958. « Le Prix du danger » est le nouveau jeu à la mode à la télé. L’émission remporte un succès fou et attire beaucoup de victimes du chômage dont un homme, François Jacquemard. Ce dernier doit rejoindre un endroit secret en évitant cinq hommes venus pour le tuer. À la clé, un million de dollars… s’il survit. Le tout est filmé et retransmis en direct sur la chaîne de télévision CTV. Mais très vite, François Jacquemard comprend que le jeu est truqué.

En avance sur son temps, Le Prix du danger est un film prophétique sur le pire de la télévision, sur les dérives de la téléréalité. Yves Boisset nous décrit un monde cruel et voyeur, où la télévision est prête à tout pour faire du profit, et où les participants cherchent la célébrité à tout prix.
Un casting réunissant des acteurs exceptionnels comme Michel Piccoli, en présentateur arrogant et cynique, Gérard Lanvin, Marie-France Pisier, impeccable, et Bruno Cremer, dans un sacré rôle de salaud dont l’unique but est l’audimat.
Le film a beaucoup vieilli, mais il a le mérite d’être efficace.

Retrouvez l’interview d’Yves Boisset, 30 ans après la sortie du film.

D’autres films traitant des « jeux de cirques » au cinéma à retrouver à La Médiathèque dans ce diaporama ci-dessous

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Sortie le 9 novembre 2016 : Maman a tort réalisé par Marc Fitoussi

10 Nov maman-a-tort

Peut-on faire une comédie d’un sujet aussi grave que le harcèlement au travail ? C’est le tour de force qu’a tenté Marc Fitoussi…  Pari tenu !

Ce réalisateur s’est imposé depuis plusieurs années, avec des comédies fines, vives et légères, parfois douces-amères, réinventant avec tendresse et émotion les relations de couple (La ritournelle) ou explorant la complexité des relations mères-filles dans Copacabana.

Il reprend cette veine, dans son dernier film, qui sort en salle cette semaine : Anouk, adolescente perspicace effectue l’inévitable stage d’observation de classe de 3ème dans la société d’assurance où travaille sa mère. Elle y découvre les compromissions et les lâchetés des adultes mais aussi la violence du monde du travail. Tous les problèmes sont abordés de biais, à travers le regard subtil, tranchant et féroce de la jeune fille : la déception de l’adolescente pour sa mère, un certain désenchantement pour ce monde.

Pour appuyer encore sur le vide de cette vie de bureau et cette fausse convivialité, le réalisateur joue sur les couleurs contrastées des décors, pour faire apparaitre l’enfermement des personnages ; il exploite l’espace dans la mise en scène, déplacements, travellings et plans serrés.

Et la comédie dans tout ça?

La drôlerie et l’ironie résident dans le regard décalé que l’adolescente porte sur le monde, révélant les contradictions, le ridicule, les inconséquences des adultes.

Marc Fitoussi se déplace dans les salles pour faire la promotion de son film. A ne pas manquer donc !

Voyage dans l’espace : Thomas Pesquet et ses films

2 Nov thomas-pesquet

Nous souhaitons un bon voyage à notre astronaute national, Thomas Pesquet, qui s’envolera pour l’espace depuis Baïkonour (base de lancement russe) pour rejoindre la Station Spatiale Internationale, mardi 15 novembre. Il sera de retour sur Terre en mai 2017, après avoir passé 180 jours à bord de la station…

Zoom sur trois de ses films préférés :

  •  Interstellar de Christopher Nolan (2014) avec Matthew Mc Conaughey et Anne Hathaway

Synopsis : Le film raconte les aventures d’explorateurs qui utilisent une faille de l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire…

 

  • Seul sur Mars de Ridley Scott (2015) avec Matt Damon et Jessica Chastain

Synopsis : Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ces coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais, seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile…

 

  •  Gravity de Alfonco Cuaron (2013) avec Sandra Bullock, George Clooney et Ed Harris

Synopsis : Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il sagit d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit…

 

Voici quelques films sur l’espace, à voir ou revoir :

  • Armageddon de Mickael Bay ( 1990)
  • 2001 l’Odyssé de l’espace de Stanley Kubrick (1968)
  • Space Cowboys de Clint Eastwood (200)
  • Apollo 13 de Ron Howard (1995)
  • Solaris de Steven Soderbergh (2002)
  • L’Etoffe des héros de Philip Kaufman (1983)
  • Aliens, le huitième passager de Ridley Scott (1979)
  • Prometheus de Ridley Scott (2012)
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