Les affiches de films qui ont marquées l’Histoire du cinéma

23 Avr

Dans le monde du cinéma, tous les moyens sont bons pour faire la promotion d’un film. Malgré des supports promotionnels diversifiés comme la bande-son ou internet, l’affiche de cinéma reste le meilleur outil de promotion d’un film pour attirer les spectateurs. Elle doit donner des indications sur le titre, le genre, les acteurs, le réalisateur, le compositeur. Le visuel, reste également important. Parfois aguicheuse, parfois sulfureuse, dans certains cas de véritable œuvre d’art, l’affiche de cinéma nous rappelle pourquoi nous avons aimé ou détesté un film, et on se la remémore longtemps après. Elle reste à tout jamais dans nos mémoires et même pour certains d’entre nous, des objets de collection.

 

Les affiches censurées

Un chien andalou de Luis Buñuel (1929)

Tout commence sur un balcon où un homme aiguise un rasoir… La suite est une série de métamorphoses surréalistes. Un homme sectionne l’oeil d’une jeune fille. Un nuage passe devant la lune. Huit ans après. Un cycliste tombe accidenté dans la rue. La jeune fille lui porte secours et l’embrasse…

La photographie est signée Albert Duverger.

Ce petit chef-d’œuvre d’un quart d’heure, est à ce jour un des manifestes les plus virulents jamais réalisés en faveur de la liberté artistique. (cinéclubdecaen.com)

Il fut projeté, à partir du 1er octobre 1929, huit mois durant au Studio 28, occasionnant des évanouissements et trente (ou quarante, ou cinquante selon les versions) dénonciations au commissariat ! (cinéclubdecaen.com)

Amen de Costa Gavras (2002)

Durant la Seconde guerre mondiale, Kurt Gerstein, un officier SS allemand, et un jeune jésuite, Ricardo Fontana, essaient d’alerter le Pape Pie XII et les Alliés du génocide des Juifs, orchestré par les nazis dans les camps de concentration.

L’affiche est signée du photographe italien Oliviero Toscani, célèbre pour avoir réalisé les campagnes publicitaires chocs de Luciano Benetton. Souvenez-vous, dans les années 80/90, nous ne pouvions pas passer à côté. À travers ses photographies, Toscani souhaite refléter la société et ses mutations : la peine de mort, l’anorexie, la violence contre les femmes, etc. Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, les photos d’Oliviero Toscani ne laissent pas indifférents.

L’affiche du film Amen, une croix gammée rouge sur fond noir sépare les portraits des deux principaux protagonistes, un officier SS (joué par Ulrich Tukur) et un jeune jésuite (Mathieu Kassovitz) avait suscité une vague de contestation. Il s’agissait pour le réalisateur de dénoncer le silence de l’Eglise et du monde occidental devant la Shoah. Dans un communiqué de presse, Costa-Gavras avait pu s’exprimer :

Dans mon esprit, l’affiche d’Amen n’a aucun caractère provoquant (…) L’affiche correspond au problème posé par le film et traité aussi par de nombreux historiens : celui de la responsabilité du Vatican du fait de sa passivité lors du génocide des juifs et des tziganes par les nazis. (Costa-Gavras, AlloCiné, 22 avril 2002)

C’est arrivé près de chez vous de Remy Belvaux (1992)

Faux documentaire où une équipe de journalistes suit Ben, un tueur, qui s’attaque plus particulièrement aux personnes âgées et aux personnes de classes moyennes. Peu à peu les journalistes vont prendre part aux crimes de Ben.

L’affiche est signée Pascal Le Brun. Lorsque le film débarque sur la croisette en 1992, personne ne s’attend à un cet ovni. Projet de film de fin d’études de Remy Belvaux s’inspirant de Strip-tease, émission de télévision documentaire belge, C’est arrivé près de chez vous devient LE phénomène cette année-là. Il raflera plusieurs prix et lancera la carrière de Benoît Poelvoorde jusque là inconnu.

La réussite de ce film est de mener le spectateur au-delà du dispositif initial, de ce vrai-faux reportage qui aurait pu tourner très vite à l’exercice de style. (Antoine de Baecque, Cahiers du Cinéma n°461 – 

«Ben» ( Benoît Poelvoorde) est venu chez moi, on a fait des photos, avec un éclairage rudimentaire, une lampe de bureau (rires), j’ai aussi fait des gros plans de sa main. Puis, je me suis mis à peindre. (Pascal Le Brun, l’Avenir.net, 04/11/2017)

  • La tétine pleine de sang que l’on voit en bas à droite de l’affiche est l’objet du scandale. Elle fut remplacée par un dentier pour éviter l’interdiction au moins de 16 ans. Pour des raisons budgétaires, le film est tourné en noir et blanc, ce qui accentue considérablement la noirceur du film.

Les affiches originales

E.T., l’extraterrestre de Steven Spielberg (1982)

Une soucoupe volante atterrit en pleine nuit près de Los Angeles. Quelques extraterrestres, envoyés sur Terre en mission d’exploration botanique, sortent de l’engin, mais un des leurs s’aventure au-delà de la clairière où se trouve la navette. Celui-ci se dirige alors vers la ville. C’est sa première découverte de la civilisation humaine. Bientôt traquée par des militaires et abandonnée par les siens, cette petite créature apeurée se nommant E.T. se réfugie dans une résidence de banlieue.

L’affiche est signée John Alvin (1948-2008) et il est considéré comme l’un des affichistes américains les plus talentueux de sa génération et ses affiches sont devenues aussi cultes que les films qu’elles ont illustrées. Il a réalisé plus de 135 affiches de cinéma tout au long de sa carrière.

  • C’est Steven Spielberg qui a suggéré à John Alvin de s’inspirer de la toile de Michel- Ange, Chapelle Sixtine-La création d’Adam (1510)

  • Les créations de John Alvin

 

Les affiches graphiques

Sueurs froides de Sir Alfred Hitchcock (1958)

Scottie, inspecteur de police, a été limogé parce qu’il est sujet au vertige. Un de ses vieux amis le charge de surveiller sa très belle femme, Madeleine, dont le comportement étrange lui fait craindre qu’elle ne se suicide. Scottie la prend en filature, la sauve d’une noyade volontaire puis s’éprend d’elle. Cependant, en raison de sa peur du vide, il ne parvient pas à l’empêcher de se précipiter du haut d’un clocher.

L’affiche est signée Saul Bass (1920-1996)

Saul Bass est un graphiste américain. A l’issue de ses études d’art, il s’oriente vers la publicité. Il est rapidement repéré par le réalisateur Otto Preminger avec qui il collabore pour le film Carmen Jones en 1954.

L’une des clés de ce traitement est l’abandon des traditionnels portraits d’acteurs au profit d’un « logo », un symbole visuel fort qui deviendra l’emblème du film. Jean-Pierre Berthomé (Enseignant à l’université Rennes II, spécialiste du décor de cinéma)

C’est une révolution et c’est donc tout naturellement que, par la suite, Saul Bass s’orientera vers la création de génériques de film et deviendra un maître incontesté en travaillant pour les plus grands réalisateurs.

Mon idée de départ était qu’un générique pouvait mettre dans l’ambiance et souligner la trame narrative du film pour évoquer l’histoire de manière métaphorique. Je voyais le générique comme une façon de conditionner le public de façon à ce que, lorsque le film commence, il ait déjà un écho émotionnel chez les spectateurs. J’étais convaincu que le film commence vraiment dès la première image. (Saul Bass, Entretien avec Pamela Haskin pour Four Quaterly, 1996) 

Juste pour le plaisir : Autopsie d’un meurtre d’Otto Preminger, affiche et générique Saul Bass

Quand le théâtre fait son cinéma

16 Avr

Le cinéma propose souvent des adaptations de romans. Mais le théâtre aussi s’invite au cinéma, avec succès. Ce sont ces adaptations si réussies qu’elles ont été récompensées, que nous avons choisi de vous présenter. La liste n’est pas exhaustive, elle contient des œuvres à (re)découvrir absolument et disponibles en DVD dans votre Médiathèque ou en VOD sur notre site.
Quelles ont les clés du succès des adaptations cinématographiques de pièces de théâtre?

Alors que le théâtre repose avant tout sur la parole, le cinéma s’appuie essentiellement sur l’image. Les adaptations de pièces peuvent donc soit respecter le texte, soit rendre l’esprit de l’œuvre. Dans le premier cas, il s’agit simplement de théâtre filmé, alors que dans le second, elles deviennent autre chose : des créations originales, des productions théâtrales pensées pour le cinéma (ou le petit écran).
Les adaptations cinématographiques de pièces de théâtre donnent souvent lieu à des huis-clos (comme Diplomatie de Volker Schlondorff, nouvelle fenêtre) , mais il est des films qui, tout en respectant l’esprit de la pièce, transforment le texte et l’action pour répondre aux besoins du médium cinématographique (exemple : Incendies de Denis Villeneuve). Le découpage et le montage permettant d’accélérer le rythme et de dissoudre le texte dans l’image, le spectateur oublie l’origine théâtrale de l’œuvre.

1- Un Tramway nommé Désir d’Elia Kazan, 1951, 2h02, avec Vivien Leigh, Marlon Brando, Kim Hunter. D’après la pièce de Tennessee Williams.
4 oscars dont celui de la meilleure actrice pour Vivien Leigh.
Blanche Dubois retrouve sa sœur et son mari à la Nouvelle Orléans après une longue absence. Ses manières déplaisent à l’ouvrier qui cherche à découvrir son passé.

2 –Douze hommes en colère de Sydney Lumet, d’après la pièce de Réginald Rose, 1957, 1 h 36 min, Amer, Avec Henry Fonda, Lee. J Cobb, Ed Begley
Ours d’or du Festival international du film de Berlin en 1957, meilleur acteur étranger pour Henri Fonda (British Academy Film Awards 1958), meilleur scenario pour Reginald Rose (Prix Edgar-Allan-Poe)
À New-York, un jeune immigré est accusé de parricide, il risque la peine de mort. L’unanimité du jury est requise, mais un juré doute, et il fera tout son possible pour dissuader les autres de condamner l’accusé.

3- La cage aux folles dÉdouard Molinaro, 1978, 1h33, Fr, It. , d’après la pièce de Jean Poiré. Avec Ugo Tognazzi, Michel Serrault, Claire Maurier
1979 : César du meilleur acteur pour Michel Serrault, 1980, Golden Globe du meilleur film étranger.

Zaza et Renato, un couple d’homosexuels, vivent au-dessus d’une boîte de nuit qui propose des spectacles de travestis, dont Zaza. est la grande vedette. Le fils de Renato lui annonce son futur mariage avec la fille d’un député. Le couple répète la rencontre imminente avec cet homme très conservateur.

4- Qui a peur de Virginia Woolf ? de Mike Nichols, 1966, 2h11, amer. Avec Elizabeth Taylor, Richard Burton, George Segal (D’après la pièce d’Edward Albee)
BAFTA 1967 Meilleur film, Oscars 1967 meilleure actrice (E. Taylor), meilleure actrice dans un second rôle (Sandy Dennis)
À la fin d’une soirée arrosée, George et Martha invitent un couple pour un dernier verre et laissent éclater une violente et impudique scène de ménage.

5- Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, (d’après la célèbre pièce d’Edmond Rostand) 1990, 2h17, Fr, Avec Gérard Depardieu, Anne Brochet, Vincent Pérez.
Césars du meilleur film et du meilleur réalisateur, Golden Globe du meilleur film étranger.
Cyrano de Bergerac aime sa cousine Roxanne qui lui avoue être amoureuse de Christian de Neuvillette, un jeune baron qu’elle le supplie de protéger. Malgré son désarroi, Cyrano prend le jeune homme sous son aile et lui sert de nègre pour ses lettres d’amour à Roxanne.

6- Un air de famille de Cédric Klapisch, 1996, 1h50, Fr. D’après la pièce de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Avec Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin.
Meilleur film, meilleur réalisateur pour Cédric Klapisch, meilleur second rôle féminin pour Agnès Jaoui.
La famille Menard se réunit comme tous les vendredis dans le café familial tenu par Henri. On s’apprête à fêter l’anniversaire de Yolande, sa belle-sœur. Mais le départ de la femme d’Henri pour réfléchir à l’avenir de leur couple va venir bousculer les habitudes de tous.

7Le dîner de cons de Françis Veber, 1998, 1h20, Fr. Avec Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster.
César du meilleur acteur Jacques Villeret, César du meilleur second rôle Daniel Prévost.
Un groupe d’amis organise des dîners hebdomadaires particuliers : chacun a pour mission d’amener un con. Pierre Brochant pense sortir vainqueur cette fois-ci, il a déniché LE con du siècle: François Pignon, bureaucrate passionné de miniatures en allumettes.

8-Shakespeare in love de John Madden, 1998, 2h03. Amer, Angl. Avec Gwyneth Paltrow, Joseph Fiennes, Judi Dench.
7 Oscars, dont celui du meilleur film et de la meilleure actrice pour Gwyneth Paltrow.
William Shakespeare, jeune poète prometteur, est criblé de dettes. Il promet à son commanditaire une pièce, Roméo et Ether : la fille du pirate.
Une admiratrice rêve de devenir actrice, ce qui est interdit aux femmes. Elle se travestit et décroche le rôle de Roméo.

9-Incendies de Denis Villeneuve, 2010, 2h11. Quebec, adapté de la pièce éponyme de Wajdi Mouawad. Avec Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulain, Maxim Gaudette.
Meilleur film meilleure réalisation Denis Villeneuve, meilleure actrice Lubna Azabal, meilleur scénario.
À la mort de leur mère, un frère et une sœur découvrent grâce à son testament un passé familial jusque-là ignoré.

10- Le prénom d’Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, 2012, 1h49. Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume de Tonquédec.
César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Valérie Benguigui, César du meilleur acteur dans un second rôle pour Guillaume de Tonquédec.
Vincent dîne chez sa sœur et son beau-frère. Un ami d’enfance est également présent. En attendant la femme de Vincent, en retard, on cherche à deviner le prénom du premier enfant du couple. La révélation de Vincent provoque un scandale.

11- Les garçons et Guillaume à table de Guillaume Gallienne, Fr, 2013, 1h25. Avec Guillaume Gallienne, Françoise Fabian, Nanou Garcia.
5 Césars dont celui du meilleur film et celui du meilleur acteur.
Adapté du one-man-show éponyme de Guillaume Gallienne. Guillaume est convaincu depuis petit d’être une fille, ce qui n’est pas surprenant puisque tous les adultes qui l’entourent sont sûrs de son homosexualité.

12-Diplomatie de Volker Schlondorff, 2014, 1h24. Fr, All. Avec Niels Arestrup, André Dussolier, Burghart Klaufsner
César 2015 de la meilleure adaptation, meilleur acteur Niels Arestrup.
Sur ordre d’Hitler, Le général Von Choltitz, nommé gouverneur du « Grand Paris », s’apprête à détruire la capitale. Un diplomate suédois, Raoul Nordling, va tenter l’en dissuader.

En attendant la réouverture des salles obscures et des théâtres, La Médiathèque vous invite à vous installer confortablement dans votre salon pour visionner ces adaptations si réussies. Bonne séance !

Berlin en films

9 Avr

Les frontières s’ouvrent petit à petit laissant espérer pour les vacances d’été 2021 des voyages vers des horizons proches. Berlin, à environ 1000 km de Paris, est une capitale assez proche pour partir en voiture, suffisamment exotique pour changer d’air. Elle permet d’associer plaisir du farniente au bord de l’eau ou dans les bois, du vélo, de la vie underground, du shopping et  de la culture. Chargée d’histoire, cette ville est le cadre privilégié de films policiers, historiques, contemporains ou encore adaptés d’œuvres littéraires,  qui nous la font découvrir, au passé comme au présent.

Pour vous faire rêver et vous mettre dans l’ambiance de cette ville chargée d’histoire et de jeunesse, vous pouvez commencer par prendre le temps de regarder quelques épisodes de l’émission Karambolage (nouvelle fenêtre) pour jouer et deviner, afin de saisir ces petites subtilités qui distinguent nos deux pays. Karambole, jeune ingénu crée par la jeune graphiste berlinoise Olivia von Pilgrim, compare avec candeur les mœurs de part et d’autre du Rhin.

Parmi les nombreuses adaptations de romans, on retiendra :

                   Metropolis est un film allemand réalisé par Fritz Lang, sorti en 1927, adaptation du roman de Théa von Harbou. C’est le premier film inscrit sur le registre international Mémoire du monde de l’UNESCO.

                   Mephisto (nouvelle fenêtre) est un film germano-austro-hongrois réalisé par István Szabó, adaptation du roman de Klaus Mann (nouvelle fenêtre)

              Le Tambour (nouvelle fenêtre) réalisé par Volker Schlöndorff sorti en 1979, adapté du roman éponyme de Günter Grass paru en 1959.

                 Une femme à Berlin  est un film dramatique allemand réalisé par Max Färberböck, sorti en 2008. Le film est une adaptation du roman autobiographique Une femme à Berlin (nouvelle fenêtre) de Marta Hillers.

Berlin Alexanderplatz, une série réalisée par Rainer Fassbibder (nouvelle fenêtre) adaptée du roman d’Alfred Döblin, publié en 1929 et qui figure parmi les classiques de littérature allemande et les meilleurs romans du monde. La Médiathèque vous propose par épisodes, la version filmée.

Seul dans Berlin (nouvelle fenêtre), un film de Vincent Pérez adapté du roman éponyme de Hans Fallada (nouvelle fenêtre)  

Le livre dont Primo Levi disait dans Conversations avec Ferdinando Camon, que ce roman était « l’un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie » raconte le quotidien d’un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin.

L’excellente série Berlin 56 nous emmène dans un Berlin-Ouest d’après-guerre, électrisé par les premiers tubes rock et fait le portrait saisissant d’une époque à travers la rébellion d’une jeune fille, porté par une interprétation et une réalisation sans faille. deux saisons sont disponibles en VOD  : Berlin 56 (nouvelle fenêtre) et Berlin 59 (nouvelle fenêtre)

Barbara de Christian Petzold (un film à regarder en VOD sur le site de La Médiathèque nouvelle fenêtre) raconte le quotidien d’une chirurgien-pédiatre à Berlin-Est dans les années 80.

Soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest, elle est mutée par les autorités dans une clinique au milieu de nulle part. Isolée, méfiante, Barbara est bientôt troublée par les attentions de son médecin-chef. Est-il amoureux ? Ou chargé de l’espionner ?… « Le » grand film allemand de 2012 : Ours d’argent au Festival de Berlin. Toute l’atmosphère d’un pays rongé par l’inquiétude retranscrite par l’un des jeunes cinéastes les plus remarqués.

L’affaire Collini de Marco Kreuzpainter (2020), adapté du roman de Ferdinand von Schirach (nouvelle fenêtre) : Un jeune avocat Caspar Leinen est commis d’office pour assurer la défense d’un assassin présumé, un certain Fabrizio Collini. Quand il commence ses recherches pour défendre son client, il ne se doute pas qu’elles le mèneront au cœur d’un chapitre particulièrement sombre de l’histoire allemande, dont l’affaire Collini constitue simplement l’épilogue…

Il ne vous reste plus qu’à consulter quelques guides touristiques et décider quel moyen de transport vous allez privilégier !

Sonoriser un film, quand on a 12 ans? c’est possible!

2 Avr

Jean-Carl Feldis, musicien, compositeur et bruiteur au cinéma (nouvelle fenêtre) a réalisé, mercredi après-midi, avec de jeunes Levalloisiens un atelier bruitage à l’auditorium de La Médiathèque. Ce mini stage organisé par Ptit Clap (nouvelle fenêtre) a permis de faire un coup de projecteur sur un métier capital au cinéma, le bruiteur. Le stage aboutit à la sonorisation complète d’un extrait de film muet, dans ce cas ce sera un dessin animé. Mais il permet au passage de créer suffisamment de confiance en soi, pour que chaque jeune ait une énorme envie de se mettre en scène. Enfin entre rires et jeux la rencontre permet d’aborder les principes fondamentaux du cinéma et de leur faire découvrir les notions essentielles de ce métier pas toujours bien connu, le tout dans la joie et la bonne humeur…

Le cinéma est un spectacle capable en simulant le réel, grâce à des sons de créer des émotions et des univers. Jean-Carl insiste à l’aide d’exemples de films sur les différentes formes de sonorisation. 

Le son au cinéma, c’est quoi?

La  voix, le chant, les cris, les chuchotements, les onomatopées, les langues inventées : Les minions, Harry Potter (nouvelle fenêtre), star Wars (nouvelle fenêtre), Avatar (nouvelle fenêtre), Le seigneur des anneaux (nouvelle fenêtre)

Le son au cinéma, c’est aussi la musique du film et celle du générique, et certaines musiques de film sont plus connues que le film lui-même, rappelez-vous :

Pour vraiment créer le réel, le cinéma a besoin de bruitages : une porte qui grince, un bruit de pas dans la rue…

Enfin Jean-Carl nous rappelle que le monde est plein sons naturels, avec lequel le bruiteur doit aussi composer : vent, orage, bruits de voiture…

Jean Carl présente aux jeunes le matériel indispensable au travail sonore : ordinateur, rétroprojecteur, logiciels spécifiques, synthétiseur, plusieurs micros, la table de mixage, une machine à octaves pour modifier les voix.

Puis il rentre dans le vif du sujet : ils vont tous ensemble sonoriser un extrait de film « muet ». Le film choisi est Zootopie, film d’animation des studios Disney réalisé par Byron Howard et Rich Moore. Les jeunes posent des questions, forment des groupes.

On donne l’illusion d’allumer un feu avec balai de paille et des pommes de pin ; on restitue le son de la pluie avec des sacs en plastique, en claquant des doigts ou la langue sur le palais. enfin on prépare les castings : qui sera le lapin, le renard, la panthère? Même les plus timides ont envie de tenter l’aventure… 3 candidats sont retenus, on enregistre !

Le résultat est saisissant !

Prenons le pari que les jeunes, ne regarderont (et n’écouteront) plus les films de la manière !

Si vous avez envie de voir ou revoir Zootopie (nouvelle fenêtre) il est disponible en DVD à La Médiathèque Albert-Camus, alors Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Étonnant phénomène lié au Coronavirus : les films catastrophes plébiscités par le public

25 Mar

Depuis le début de l’épidémie nous faisons une étonnante constatation : les films catastrophes ont vraiment la cote. Le nombre de téléchargements du film Contagion, par exemple, réalisé en 2011 par Steven Soderbergh, a littéralement explosé. Un véritable phénomène de société!

Pour Contagion (nouvelle fenêtre), c’est fou à quel point la fiction rejoint la réalité : une épidémie venant de Chine, la recherche du patient zéro sur fond de panique mondiale et mortelle. Le scénario devient alors en quelque sorte un documentaire, nous apprenant comment une maladie se propage entre les personnes, à travers les animaux, la nourriture, l’air ou comment se protéger des microbes et des virus. On apprend entre autres qu’une personne lambda se touche le visage en moyenne 3 à 5 fois par minute. Ce film fait froid dans le dos, outre son formidable casting ( Matt Damon, Marion Cottillard, Laurence Fishburne, Jude Law, Kate Winslet, Bryan Cranston, Jennifer Ehle, Gwyneth Paltrow), le déroulement et la propagation de la pandémie dans le film peut nous faire craindre le pire sur ce qui pourrait arriver malheureusement dans la vraie vie.

Films sur la fin du monde ou comment se préparer au pire, voici une petite sélection

Le climatologue Jack Hall avait prédit l’arrivée d’un autre âge de glace, mais n’avait jamais pensé que cela se produirait de son vivant. Un changement climatique imprévu et violent à l’échelle mondiale entraîne sur toute la planète de gigantesques ravages : inondations, grêle, tornades et températures d’une magnitude inédite. Jack a peu de temps pour convaincre le Président des Etats-Unis d’évacuer le pays et sauver des millions de personnes en danger, dont son fils Sam. A New York où la température est inférieure à – 20° C, Jack entreprend une périlleuse course contre la montre pour sauver son fils.

  • 2012 (2009) de Roland Emmerich

Les Mayas, l’une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l’ont confirmé, les numérologues l’ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps… Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d’individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés.

  • Armageddon (1998) de Michael Bay

Un astéroide se dirige vers la Terre à la vitesse de 35.000 kilomètres a l’heure. Harry S. Stamper, grand spécialiste du forage pétrolier, est recruté par le directeur de la NASA pour tenter de le détruire. Lui et son équipe de têtes brulées devront se poser sur l’astéroide et placer en son coeur une charge nucléaire. Débute alors l’entraînement indispensable des astronautes et l’apprentissage des outils spatiaux.

  • Prédiction (2009) de Alex Proyas

Pour fêter l’anniversaire d’une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s’agit d’une suite incohérente de chiffres. D’abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d’une catastrophe récente. Lorsqu’il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence.

  • Phénomènes (2008) de M. Night Shyamalan

Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n’y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu’est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ?
Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d’abord d’échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d’un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans. Très vite, il devient évident que personne n’est plus en sécurité nulle part. Il n’y a aucun moyen d’échapper à ce tueur invisible et implacable. Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l’avenir même de l’espèce humaine…

  • Deep impact (1998) de Mimi Leder

Léo, quatorze ans, découvre une comète qui se dirige vers la Terre. Ancien astronaute, Spurgeon Tanner, chargé de diriger une mission internationale à bord du vaisseau expérimental « Messiah ». Ils doivent se poser sur la comète et tenter, par des charges nucléaires, de la dévier de sa trajectoire.

  • San Andreas (2015) de Brad Peyton

Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s’ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d’hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s’est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l’espoir de sauver leur fille unique.

  • Greenland (2020) de Ric Roman Waugh

Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre.

  • La guerre des mondes ( 2005) de Steven Spielberg

Ray est un père de famille divorcé qui entretient des relations épisodiques avec ses enfants. Quelques minutes après que son ex-femme lui en ait confié la garde, un puissant orage éclate. Ray assiste à un spectacle qui bouleversera à jamais sa vie…

  • World war Z (2013) de Marc Forster

Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos ! Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation…

 

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