My skinny sister, ou les remous de l’anorexie à l’écran

21 Sep my skinny sister sanna lenken

Récompensé par un Ours de Cristal Génération Kplus au Festival de Berlin 2015, My skinny sister (Min lilla syster), le premier long métrage de la réalisatrice suédoise Sanna Lenken, est une plongée au cœur d’une famille dont l’équilibre est bouleversé par l’anorexie de l’une des filles. Comme la réalisatrice l’a confié lors de la présentation de son long métrage en France fin 2015, l’inspiration de ce film est autobiographique : « il y en a peu sur l’anorexie et je voulais en parler ». Cette volonté de témoigner, associée à une exécution maitrisée, font de My skinny sister un film délicat et grave, à voir à tous les âges.

L’histoire est celle d’une prise de conscience : dans une famille tranquille, unie et aimante, Katja, une jeune fille sans problèmes, belle et passionnée de patinage, bascule dans un processus anorexique sans que personne ne s’en rende compte. Seule sa petite sœur Stella, en admiration devant sa grande sœur talentueuse, perçoit les dysfonctionnements de comportement de son aînée. Le film se concentre alors non pas « sur » l’anorexie – finalement assez peu traitée de façon directe – mais « autour » : à savoir ce qui se passe pour la famille et comment les relations aux autres sont affectées par la maladie.

Le regard d’une sœur

Le film commence par le silence et le regard acéré de Stella, la petite sœur, sur un scarabée, dont la carapace et la maladresse de comportement semblent le symbole de l’ado. Souvenez-vous du complexe du homard dont parlait Dolto. De fait l’adolescence et ses tourments sont au cœur du film : métamorphoses du corps, bouleversements physiques et psychologiques, premiers émois et recherche de soi au travers du regard sans cesse porté sur les autres.

Ainsi c’est par le regard de cette petite sœur en plein âge ingrat mais attachante que le spectateur entre dans la vie de la famille. Stella découvre le mal-être de sa sœur. Sans les moyens d’analyser ce qui arrive,  elle possède néanmoins des qualités que les adultes autour d’elle semblent avoir oubliées :  observation et attention. Mais complice involontaire du secret de sa sœur, Stella est perdue. D’autant qu’elle est aussi amoureuse et très troublée par l’entraineur de sa sœur…

Ce choix de point de vue via le personnage de Stella permet de porter un regard à la fois distancié, candide, mais de bon sens, sur  le drame en train se jouer : un des membres de la famille est en danger de mort. Cela permet aussi de déporter habilement le sujet vers ce que les autres perçoivent, ressentent et vivent autour d’une personne anorexique.

Ce choix narratif est souligné par la caméra qui suit Stella, avec des gros plans sur son visage ou encore de longs moments sur son corps tourné contre la vitre de la voiture parentale, observant le paysage qui défile sous ses yeux. Ces moments de déplacement dans l’espace sont comme des ralentis, matérialisant la montée de l’angoisse intérieure de l’enfant. Tous ces moments passés à observer en silence semblent traduire l’incompréhension et l’impuissance de l’enfant face à des événements qui s’enchaînent sans qu’elle puisse les déchiffrer ou les arrêter.

La jeune fille et la mort*

 Amy Deasismont, Rebecka Josephson © Moritz Schultheiß

Amy Deasismont, Rebecka Josephson
© Moritz Schultheiß

Cette narration via le regard de l’enfant apporte candeur, légèreté et gaité, mais aussi gravité : notamment dans les relations entre les deux sœurs, dans ces scènes de connivence où complicité, affection, rivalité et rires ne manquent pas de rappeler d’autres films comme Virgin suicide ou plus récemment MustangOutre leur esthétique, le point commun de ces trois films pourrait ainsi être une façon de montrer l’intimité sororale, entre tendresse du regard et mélancolie. Mais le fil qui relie plus certainement ces films est leur arrière-plan, – dit ou non-dit – : le risque de mort, voire la mort effective.

Ainsi, le film parle de la mort ou plus exactement du rapport à la mort, notamment dans ce moment de passage qu’est l’adolescence. Là encore, la réalisatrice choisit d’aborder ce thème avec discrétion, en utilisant un point de vue particulier, puisque justement, c’est ce que personne ne voit et que personne ne dit…

Qu’elle se situe dans l’envie de grandir et dans le désir de mort, la problématique du temps est ainsi un des thèmes importants du film. Dans la famille, Stella est celle qui prend le temps : de regarder et de rêvasser alors que tout autour d’elle se bouscule. Dans le film, les rythmes s’entrecroisent : la lenteur des rêveries de Stella, la suractivité professionnelle des parents, la pression avant la compétition pour Katja, et enfin l’urgence devant la maladie. Les images soulignent la relation au temps mais on peut regretter parfois que le parti pris esthétique semble l’emporter sur la narration, notamment dans la répétition de plans très lents.

*Titre emprunté à l’œuvre de Schubert (Der Tod und das Mädchen = La Jeune Fille et la Mort)

Un film impliqué

sanna lenken

Feb 14, 2015 Sanna Lenken

Avec son court métrage Eating lunch en 2013, la réalisatrice a montré combien le thème de l’anorexie adolescente lui importe  : aujourd’hui, My skinny sister est un film impliqué et puissant. Sa récompense par l’Ours de Cristal du meilleur film Génération catégorie Kplus à la Berlinale 2015 est symbolique puisque ce prix est attribué par un jury composé de jeunes de l’âge des héroïnes.

La réussite et la sincérité du film doivent aussi beaucoup au jeu des actrices : Katja est interprétée par Amy Deasismont, la jeune chanteuse Amy Diamond très célèbre en Suède, dont la sensibilité de jeu a immédiatement convaincu la réalisatrice. Stella est incarnée par Rebecka Josephson, formidable de fraicheur et de naturel, une sorte de pendant féminin d’Antoine Doinel dans Les 400 coups.

Bien sûr, on pourra regretter quelques longueurs et d’autres défauts sans doute inhérents à une première longue œuvre.

Quoiqu’il en soit, My skinny sister est un film fort qui parle de l’anorexie et des remous que la maladie provoque. Si son sujet est grave et qu’il est nécessaire de le porter à l’écran, le film est souvent drôle et émouvant. Le refus de tout pathos, la délicatesse, et la façon de parler de l’anorexie en l’attaquant par sa périphérie, donnent à cette première longue œuvre de Sanna Lenken une sensibilité et une justesse qui parlent à tous.

Le film est disponible en VOD à La Médiathèque. Il sera projeté dans le cadre de Cin’Eiffel + le dimanche 14 mai 2017.

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Les salles de cinéma mythiques dans le monde

17 Sep CINEMAS MYTHIQUES: LE CINEMA DU BOUT DU MONDE

Avez-vous déjà eu l’occasion d’aller au cinéma à l’étranger ? Rien de plus exaltant que de voir un film Bollywood dans la plus ancienne salle d’Inde, le Raj Mandir à Jaipur, de découvrir des films rares, restaurés, proposés par la Cinémathèque de Bologne en Italie ou dans de nombreux lieux du centre historique. Ou encore d’assister à une projection au Paragon Cineplex installé au dernier étage d’un des plus luxueux shopping center de Bangkok en Thaïlande.

Raj MandirLe Raj Mandir

Si vous passez à Jaipur, vous ne pouvez passer à côté du Raj Mandir. Le plus grand cinéma du Rajasthan, inauguré en 1976, est un chef d’œuvre Art Déco. Il faut arriver très tôt, car une longue file d’attente risque d’en décourager plus d’un. Du touriste guide à la main aux familles indiennes, tout le monde veut y aller. Bien plus qu’un cinéma, c’est un monument à lui tout seul, aux aspects de gâteau à la crème. A l’intérieur, un gigantesque hall extravagant avec ses moulures, ses décors en stucs, coquillages, méduses bleues, ses lustres en cristal. Kitsch à souhait ! La salle compte 1885 fauteuils répartis en trois catégories : rubis et émeraude au parterre, diamant au balcon. Côté ambiance dans la salle, les indiens s’expriment ! Ils chantent, dansent, mangent, s’interpellent à grands cris, rient ou sifflent. Les films durent en moyenne… quatre heures ! Côté écran, film bollywood oblige, c’est une explosion de couleurs, de sentiments exacerbés.
Alors oui, aller au cinéma en Inde est une expérience unique.

piazza maggiore bologne La Cinémathèque de Bologne et son festival Il Cinema Ritrovato

La Cinémathèque de Bologne, fondée en 1962 organise  tous les ans au mois de juillet un festival, Il Cinema Ritrovatoqui  propose des films rares ou peu connus. Peu projetés ou redécouverts, ces œuvres du passé peuvent être vues dans les conditions d’hier, en plein air, dans des lieux historiques, et non dans une salle de cinéma, avec parfois un orchestre qui accompagne la projection. De passage à Bologne, j’ai eu l’occasion d’assister à la projection de films sur la superbe Piazza Maggiore. La thématique cette année là était la censure et, parmi les nombreux films présentés, j’ai pu voir Le Mari de la femme à barbe (La donna scimmia) de Marco Ferreri (1964), avec Annie Girardot à la fin de la projection.

Mais aussi Salò de Pier Paolo Pasolini (1976), dont je vous épargnerai la bande-annonce, et encore Le Destin de Youssef Chahine (1997).

En parallèle, si vous ne pouvez pas tout voir (plus de 400 films, gare à l’indigestion !), vous pouvez découvrir des pépites à la foire aux livres.
Incontournable rendez-vous pour tous les amoureux du cinéma.

siam-pavalai-royal-grand-theatre Le Paragon Cineplex à Bangkok

La majorité des cinémas en Thaïlande sont des grands complexes qui diffusent surtout de grosses productions. Situé en plein cœur de Bangkok au 5ème étage d’un énorme centre commercial (le Siam Parangon), on trouve le Paragon Cineplex. On choisit son film sur un écran tactile géant ainsi que sa salle (il en existe une quinzaine). Siège inclinable, avec distribution de pop-corn, massage des pieds de 15 minutes, banquettes pour amoureux, tout est possible au Paragon, à condition d’y mettre le prix (une vingtaine d’euros). Alors oui, on n’y va pas forcément pour la programmation, mais pour l’ambiance, le côté « comme à la maison » avec des prestations digne d’un hôtel 4 ou 5*.

Et aussi, il existe des salles de cinémas hors du commun un peu partout dans le monde :

 

 

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Indiana Jones souffle ses 35 bougies …

13 Sep affiche-grand-rex-35-ans-dindiana-jones

Cette année, notre aventurier préféré va fêter ses 35 ans !

indy

A cette occasion, pour le plaisir de tous les fans d’Indiana Jones, le Grand Rex organise les 17 et 18 septembre 2016, un week-end entièrement consacré à l’univers de cette saga culte. Les festivités sont les suivantes : projection de la tétralogie en version originale sous titrée le samedi et en version française le dimanche, orchestre symphonique, exposition d’objets originaux des films et beaucoup d’autres surprises …

La saga : Indiana Jones est une série de films américains d’action et d’aventure réalisée par Steven Spielberg. Cette série est composée de quatre opus : Les aventuriers de l’arche perdue (1981), Indiana Jones et le temple maudit (1984), Indiana Jones et la dernière croisade (1989) et Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008). L’acteur est Harrison Ford dans le rôle principal.

professeur-jones

Mais qui est vraiment Indiana Jones ?

C’est tout d’abord un aventurier charismatique et bagarreur, un séducteur au grand cœur. Professeur d’archéologie à l’Université (Indiana Jones a voulu poursuivre les études de son père, lui-même archéologue), il est connu sous le nom de professeur Jones ou de Docteur Jones.

Mais son véritable nom est Henri Jones Junior, son sourire en coin et sa petite cicatrice au menton (l’histoire de la cicatrice est racontée dans le troisième volet de la saga, relatant une partie de son enfance) lui valent un certain succès auprès de ses étudiantes et des femmes qu’il rencontre.

Reconnaissable à son chapeau et à son fouet, il nous emmène dans des aventures époustouflantes à la recherche et à la découverte de reliques légendaires toutes liées à des mythes ou des croyances fondatrices (l’Arche d’Alliance, les pierres de Sankara, le Saint Graal…).

Petite anecdote : à l’origine, c’est Tom Selleck qui devait incarner l’aventurier. Mais étant engagé sur la série Magnum, l’acteur a dû décliner l’offre. Du coup, Steven Spielberg et Georges Lucas ont proposé le rôle à Harrison Ford, avec lequel ils venaient de tourner La guerre des étoiles.

Et que les fans se réjouissent ! Disney vient de confirmer le cinquième volet, tant attendu par les millions de fans de cette saga. Par contre, sous quels traits d’acteur apparaîtra le Professeur Jones ?

Car la grande question est : Harrison Ford (74 ans) voudra-t-il, et surtout pourra-t-il, manier à nouveau son fouet et coiffer son célèbre chapeau ?

Le nom de Chris Pratt (Les gardiens de la galaxie, Jurassic World ) circulerait déjà à Hollywood…

De mon point de vue, Harrison Ford est irremplaçable ! Cela a déjà été une trop grande déception de voir le dernier Mad Max (Mad Max, fury road) sans Mel Gibson ! Dans l’attente du prochain opus, pour les fans d’Harrison Ford (comme moi, vous l’aurez compris), nous aurons la joie de le retrouver sur grand écran, dans un autre de ses célèbres personnages, celui de Rick Deckard dans Blader Runner 2 en octobre 2017…

 

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Fin août, début septembre : une surprise, deux déceptions

7 Sep fin-aout-debut-septembre

Non, il ne sera pas question ici du film d’Olivier Assayas (même si le réalisateur est insidieusement présent dans cet article… A vous de trouver !). Il est ici question de trois films, trois films de femme par hasard, vus sur La Médiathèque numérique (et toujours disponibles).

Ça a débuté le 23 août. Une envie, en pleine fin d’été, de voir le dernier film de Mia Hansen-Løve, L’avenir. Une envie qui faisait suite à l’inattendue surprise de sa précédente réalisation, Eden. Las ! Toutes les belles promesses, notamment de modestie retrouvée, s’envolent dès les premières images, ou plutôt les premières paroles. Votre mère a beau être philosophe, les gènes de la pensée, très visiblement, ne se transmettent pas, ou mal, ou pas totalement. Voilà donc un film verbeux, pas désagréable par ailleurs si l’on réussit à surmonter l’obstacle de la parole discursive, mais sans grand intérêt. L’avenir peut se passer de Mia Hansen-Løve. 23 août. Déception.

everyone-else Ça se poursuit le 24 août les séances de cinéma à la maison. Pour ne pas rester sur cette frustration, et parce que l’on veut découvrir un film de Maren Ade, dont la dernière réalisation, malgré qu’elle est revenue bredouille de Cannes, Toni Erdmann, a été plébiscitée par la critique. Ce sera donc la projection de Everyone else, sorti en 2010. Le film raconte la déchirure latente et progressive de Chris et Gitty, en vacances en Sardaigne. Avec beaucoup d’humour, énormément de rythme, Ade nous montre comment deux êtres qui s’aiment peuvent, dans le même temps, se haïr : c’est un film fort sur la difficulté de faire couple, de s’entendre, de respecter ses différences et d’avoir un projet de vie en commun. Mais c’est surtout un film sur la communication ou, plutôt, l’impossibilité pour certains individus de se livrer, de se donner, de parler. Un anti-Mia Hansen-Løve qui, ce deuxième soir, réconcilie avec le cinéma.

les-ogres

Oui mais, il y a un troisième soir, le 2 septembre très précisément, et une seconde attente déçue. Oui, il y a Les Ogres. Quoi dire… Évidemment le film est exubérant, « à la Fellini » c’est trop dire, « rabelaisien » c’est ne pas avoir lu Rabelais ! Mais, incontestablement, une grande énergie se dégage de cette troupe de théâtre ambulant, petite société marginale brinquebalante qui ne fait pas l’économie des déboires humains. Oui mais voilà, entre caméra mal placée et très mal portée (pour être au plus près, très certainement, à la façon documentaire, des personnages – qui pour certains le sont à peine, puisque le père et la mère de la réalisatrice Léa Fehner, par exemple, jouent leur propre rôle), mise en scène aléatoire et aux effets répétitifs, dialogues oubliés et mise en situation forcées, on verse trop souvent de l’énergie à l’hystérie, et des angoisses existentielles à la balourdise de comptoir ! Et là c’est le drame : car tout part dans tous les sens et plus rien n’est sous contrôle. Autre gros problème, le rythme : ce film en manque cruellement, qui alterne des scènes vives et pleines de vie à des scènes qui n’en finissent plus de ne rien montrer et ne rien dire… Les 2h30 sont alors longues, très longues… Tout de même, et il faut le noter, dans le dernier tiers du film, il y a deux ou trois scènes magnifiques, avec une tension rare : celle de la dispute entre le père et la mère, celle du repas dans le bar, et celle où Déloyal surprend Microbe avec un autre (très jeune) homme. Et puis il y a Adèle Haenel. Ça suffit presque à sauver le film… et la soirée !

Buffalo'66Récapitulons : il faut voir Everyone else, on peut voir Les ogres pour ses quelques scènes très touchantes et on peut ne pas voir L’avenir (et lui préférer Eden).

Mais le plus simple est encore que vous vous fassiez votre propre avis !

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Les blogs de La Médiathèque sont en pause estivale

18 Juil deck-chair-1387246_640

Les blogs de La Médiathèque cessent de publier de la mi-juillet à la fin août 2016. L’équipe des rédacteurs se repose et vous souhaite un excellent été, riche en découvertes et aventures, qu’elles soient à la ville, à la campagne ou à la plage🙂

Nos publications reprendront à la rentrée avec plein d’énergie et de nouvelles idées pour une belle saison 2016-2017.

Vacanciers ou pas,  profitez des mois de juillet-août pour (re)découvrir tous nos articles précédents et satisfaire, susciter ou raviver toutes vos envies : cinéma, musique, lecture et même travail au plus chaud de l’été.

N’oubliez pas : sur le site de La Médiathèque, les ressources en ligne et les blogs restent en ligne 24h/24 où que vous soyez.

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