Ad Vitam, la nouvelle série d’Arte, va-t-elle trouver son public ?

7 Nov

Une nouvelle série d’anticipation vient de voir le jour et sera diffusée jeudi 8 novembre 2018, en première partie de soirée sur Arte. Ad Vitam, série française créée par Thomas Cailley et Sébastien Mounier s’inscrit dans le genre science-fiction : l’histoire vous emmène dans un futur où le vieillissement n’existe plus !

Arte nous propose, lors de cette soirée, les deux premiers épisodes sur les six de la saison 1 (format de 52 minutes).

Au casting : Yvan Attal, Garance Marillier, Niels Schneider, Adel Bencherif et Rod Paradot…

Dans un monde futuriste, la mort due au vieillissement a été vaincue grâce à un bain de jouvence permettant la génération des cellules. Darius Asram, un policier de 119 ans est bientôt appelé à enquêter sur le décès de quatre jeunes gens, abattus à bout pourtant. Tous appartenaient à une secte pro-suicide.

 

Je vous conseille vivement ce polar futuriste, l’idée est originale, le scénario très bien ficelé. Une recherche esthétique et une mise en scène subtile sont au rendez-vous, l’ambiance d’Ad Vitam peut faire penser à l’univers des mangas de science-fiction.

Déjà récompensée dans la catégorie meilleure série au dernier Festival Série Mania (nouvelle fenêtre), cette série fait beaucoup parler d’elle, avant même sa diffusion, va-t-elle trouver son public …

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Commémoration de l’Armistice de 1918 : « Là où poussent les coquelicots »

3 Nov

Dans le cadre des Rencontres de Cin’Eiffel (« le cinéma par ceux qui le font ») et à l’occasion de la Commémoration de l’Armistice de 1918, La Médiathèque vous propose la projection du film documentaire « Là où poussent les coquelicots : fragments d’une Guerre dessinée » le jeudi 8 novembre à 19h30, en présence du producteur Laurent Segal.

 

©Kanari films

 

Synopsis : D’où viennent les images de la Première Guerre mondiale qui hantent notre imaginaire ? Voir la Grande Guerre, ne plus se contenter de la raconter, mais la montrer et l’incarner : voilà ce que propose aujourd’hui la bande dessinée.
En interrogeant l’archive et l’histoire, les auteurs présents dans ce film dialoguent avec la profondeur du temps. Ils ressuscitent la Première Guerre mondiale dans notre imaginaire : leurs dessins sont plus que des traits.
Ces artistes majeurs ont fait de la Grande Guerre le sujet principal de leur récit graphique. En leur compagnie, nous chercherons à esquisser la mémoire fragmentée d’une chronique dessinée de 14-18.

 

 

Un film réalisé avec la participation de Jacques Tardi, Henrik Rehr, Kris & Maël, David Vandermeulen, Joe Sacco, Charlie Adlard, Robbie Morrison et Delphine Priet-Mahéo.

 

Rendez-vous dans l’auditorium de la médiathèque Gustave-Eiffel, jeudi 8 novembre à 19h30. Faites votre cinéma à La Médiathèque !

La sélection films des bibliothécaires : Andreï Roublev de Tarkovski

27 Oct

Les bibliothécaires sont souvent aussi cinéphiles. Cette nouvelle rubrique de Cin’Eiffel leur permet de réveiller ces moments passés dans les salles obscures… Aujourd’hui Valérie N. se souvient de sa découverte de Andreï Roublev d’Andrei Tarkovski (nouvelle fenêtre) :

La caméra d’Andrei Tarkovski explore le temps et pose un regard sur la création et le rêve mais ses films nous amènent aussi à réfléchir sur notre condition. Ici on est bercé par les images, les lieux et la langue russe.  Andreï Roublev est aussi puissant qu’une cantate ou qu’un requiem. Andreï Tarkovski aime filmer la nature, les objets et surtout l’âme humaine, il filme l’invisible et rappelle l’essentiel.

Laissez-vous envouter par cette magnifique fresque historique sur un peintre d’icônes!

Si vous souhaitez en apprendre plus sur ce réalisateur solitaire, qui a tout quitté, pour se consacrer à sa démarche artistique, lisez le temps scellé (nouvelle fenêtre)  et découvrez le miroir (nouvelle fenêtre) 4eme film du réalisateur, partiellement autobiographique.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

La Fête du cinéma d’animation 2018 : pour petits et grands

20 Oct

Vous êtes passionnés de cinéma d’animation? il vous reste quelques jours (jusqu’au 31 octobre) pour assister (avec ou sans vos enfants) à l’un des évènements de cette 17e édition de la Fête du cinéma d’animation!

« La Fête du cinéma d’animation a pour objectif de valoriser le cinéma « image par image » et de contribuer ainsi à la promotion des films et de leurs auteurs. Sa genèse et sa mise en place sont articulées avec la Journée mondiale du film d’animation, célébrée le 28 octobre en hommage à Émile Reynaud, pionnier du « film » image par image et en commémoration de sa première projection publique de bandes animées, à Paris, au Musée Grévin, précisément le 28 octobre 1892. » Association Française du Cinéma d’Animation (AFCA).

1500 manifestations sont organisées dans le monde, pour fêter l’animation, comme il se doit.
Vous pourrez, par exemple :
  • ASSISTER à l’avant-première du très attendu Funan réalisé par Denis Do, le 29 octobre 2018 à 20h – 10 Quai de la Seine, MK2 Quai de Seine Paris.

 

  • PARTICIPER avec vos enfants à un atelier autour du film Le chant de la mer réalisé par Tomm Moore le 26 octobre 2018 – 7 Boulevard de Strasbourg, L’Archipel Paris

  • ASSISTER à la remise du prix du meilleur court-métrage d’animation  : Le prix Émile-Reynaud (nouvelle fenêtre) sera remis le vendredi 26 octobre au Carreau du Temple à Paris, en présence de professionnels.
  • REGARDER Dilili à Paris, le dernier film de Michel Ocelot (nouvelle fenêtre) et ECHANGER avec le chanteur et comédien Pascal Nowak de son métier de doubleur, 3 Bis rue Marguerite Renaudin, Cinéma Trianon Sceaux.

Pour tout autre renseignement, rendez vous directement sur le site de La Fête du cinéma d’animation! (nouvelle fenêtre)

 

Maîtres et domestiques au cinéma

13 Oct

Le succès international de la série Downton Abbey, au début des années 2010, a réveillé un genre qu’on avait peut-être un peu oublié : la figure du domestique au cinéma…

  • Au cinéma ou dans la littérature, la relation maître/domestique déclenche immédiatement dans notre imaginaire, un stéréotype, bien présent dans les chroniques sociales : le quotidien difficile du domestique (en comparaison de la vie futile et facile du maître), les relations de pouvoir, l’injustice de classe, le travail harassant…
  • Pourtant la relation maître/serviteur peut également être un levier dramatique très efficace, que certains metteurs en scène ont su mettre a profit : cette figure du domestique mi-confident, mi-esclave, intime et sacrifié volontaire, invisible socialement mais qui mime les postures de son maître, peut devenir une sorte de reflet du maître, dans un effet miroir : on touche alors des thèmes comme « le double », très cinématographique, qui ouvre au scénariste une foule de rebondissements possibles et au réalisateur des motifs esthétiques infinis.

La règle du jeu de Jean Renoir (nouvelle fenêtre)

Le journal d’une femme de chambre de Luis Bunuel (nouvelle fenêtre)

Gosford Park de Robert Altmann (nouvelle fenêtre)

  • Avant les années 60, les domestiques sont le plus souvent représentés comme des proies, des objets de désir et de domination, subissant le pouvoir du maître. La servante notamment est presque toujours fortement érotisée et très souvent victime du maître ou des circonstances…

Une vie d’Alexandre Astruc 1958

La ferme du pendu de Jean Dreville 1945

L’impasse de l’amour et de la haine de Kenji Mizogushi (nouvelle fenêtre) 1937

  • Après les années 60, le nombre de domestiques dans les pays occidentaux baisse massivement, ils ne vivent plus chez leurs employeurs. Ils ne sont plus forcément assujettis à leur maitre. Libérés de conventions sociales qui ont donc changé, les réalisateurs s’autorisent à leur attribuer d’autres types de rôles, une épaisseur dramatique intrinsèque, et même à les rendre menaçants pour le maître.

La cérémonie de Claude chabrol – Bientôt à La Médiathèque

Les blessures assassines de Jean-pierre Denis – Bientôt à La Médiathèque

  • Mais que se passe-t-il quand la relation de pouvoir s’inverse ? C’est ce à quoi nos intervenants vont tenter de répondre, lors de la présentation des deux chefs d’oeuvre, que nous projetons (cycle « Maîtres et domestiques : jeux de pouvoir et transgression sociale »). Si vous voulez en savoir plus, ne manquez pas nos rendez-vous :

Jeudi 4 octobre : The servant de Joseph Losey, présenté par Denitza Bantcheva, universitaire et romancière (nouvelle fenêtre)

Jeudi 18 octobre : La servante de Kim Ki-Young, présenté par Rochelle Fack, universitaire et romancière (nouvelle fenêtre)

 

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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