Films cultes à voir ou à revoir : les politiques fictions (1925 – 2006)

22 Oct

Engagée, conservatrice ou encore révolutionnaire, la politique fiction ausculte la société dans le monde à différentes époques. Cette sélection n’est, naturellement, pas exhaustive.

Стачка / La Grève (nouvelle fenêtre) (1925) de Sergueï M. Eisenstein
La Grève est le premier film de Sergueï Eisenstein. Celui-ci met en application les théories qu’il élabore sur le montage, dont celle appelée «montage des attractions» ayant pour but de capter l’attention en choquant et qu’il applique ensuite dans l’ensemble de son œuvre. La grève est une suite de péripéties fortes où aucun héros n’est mis en avant pour porter le récit. Le réalisateur se surpasse constamment dans un crescendo de talent à étourdir même le spectateur d’aujourd’hui. Un exemple d’art révolutionnaire où la forme se montre plus révolutionnaire que le contenu. En 1925, La Grève reçoit la médaille d’or de l’exposition des arts décoratifs, à Paris.

L’histoire : Dans la Russie tsariste de 1912, La révolte gronde au sein d’une des plus grandes usines du pays. Poussés à bout par des conditions de travail exécrables, les ouvriers ne tardent pas à faire valoir leurs droits en brandissant la menace de la grève. Le suicide d’un ouvrier accusé de vol par la direction déclenche la colère des travailleurs qui s’empressent de descendre dans la rue. Désireuse de mettre au plus vite un terme à ces agissements, sans pour autant céder aux revendications, la direction de l’usine choisie l’affrontement et s’en remet aux troupes gouvernementales qui investissent le quartier des ouvriers. C’est dans un massacre sanglant que le conflit prendra fin. (Source : Allociné)

Mr. Smith Goes to Washington / Monsieur Smith au Sénat (nouvelle fenêtre) (1939) de Frank Capra
Mr. Smith Goes to Washington, film à la gloire de la démocratie américaine, est un grand morceau de la mythologie américaine qui fut interdit dans plusieurs dictatures. Le scénario de Sidney Buchman peint une critique virulente du système politique du pays, qui contraste avec l’image connue de F. Capra et de son cinéma cotonneux. James Stewart en sénateur néophyte est parfait dans le rôle de Jefferson Smith à la fragilité masculine qui résonne encore avec modernité aujourd’hui. On peut trouver le film manichéen, plein d’archétypes mais il est surtout emporté, drôle, irrésistible et bouleversant. Il obtient l’Oscar du meilleur scénario en 1940.

L’histoire : Jefferson Smith est très aimé des Boys Rangers, un club de jeunes garçons qu’il dirige. Cet homme populaire et naïf est une affaire pour le gouverneur Hopper et son chef politique Jim Taylor, qui en font un sénateur idéal pour couvrir leurs sombres histoires. Mr. Smith devient alors vite la risée du Congrès et est, malgré lui, compromis dans une affaire louche. Après un moment de découragement et grâce à sa secrétaire, il prend la parole au Sénat et la garde vingt-trois heures durant ! (Source : Allociné)

The Manchurian Candidate / Un crime dans la tête (1962) de John Frankenheimer
Un crime dans la tête est une adaptation du roman de Richard Condon, The Manchurian Candidate (1959). Frankenheimer mélange politique fiction à l’époque de la guerre froide, thriller au suspense redoutable, y ajoute un peu de comédie (humour caustique et cynique) et instaure un climat surréaliste et anxiogène. La mise en scène est éblouissante et le montage est remarquable. Le film est avant-gardiste, limite prophétique. La fiction devient réalité quelques mois après la sortie du film avec la mort du président John F. Kennedy. Coup dur pour Frankenheimer qui est accusé d’être en partie responsable des actes de Lee Harvey Oswald.
Angela Lansbury obtient le Golden Globe et le National Board of Review Awards en tant que meilleure actrice dans un second rôle. Frank Sinatra, pilier de la production du film, joue probablement un des ses meilleurs rôles.
Il existe un remake (nouvelle fenêtre) réalisé par Jonathan Demme (2004). Ce thriller sous haute tension avec Denzel Washington, Liev Schreiber et Meryl Streep se déroule cette fois dans l’Amérique des années 2000.

L’histoire : En Corée, un soldat américain capturé par les Chinois est soumis à un lavage de cerveau. Il revient dans son pays conditionné pour assassiner le président des Etats-Unis. (Source : Allociné)

Gandhi (nouvelle fenêtre) (1982) de Richard Attenborough
Richard Attenborough met une vingtaine d’années pour faire ce film consacré à Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948). Il le réalise au plus près de la vérité historique du «mahatma» (Grande Âme en sanskrit) montrant son périple pour la paix et la tolérance. Il opte pour une approche classique avec mise en scène et un montage traditionnels. L’interprétation magistrale de Gandhi par Ben Kingsley est tout simplement époustouflante de justesse et la ressemblance est saisissante. Plus de 300 000 figurants se présentent pour participer à certaines scènes, la plupart ne sont pas payés. Ils veulent simplement honorer la mémoire du Mahatma.

À noter aussi les paysages et les décors naturels sont splendides.
Le film est long (3h10) mais jamais ennuyant. Le film reçoit 18 récompenses dont trois oscars (meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur Ben Kingsley) et cinq British Academy Awards.

L’histoire : Reconstitution historique à grand spectacle de la vie de celui que l’on surnomma le « mahatma ». La carrière de Gandhi comme avocat débute en Afrique du Sud où il défend les droits de la minorité indienne, ce qui a un grand retentissement dans son pays. Plus tard, dans ses luttes contre les Anglais, il prônera toujours la non-violence et usera essentiellement de l’arme de la grève de la faim. (Source : Allociné)

Das Leben der Anderen / La vie des autres (nouvelle fenêtre) (2006) de Florian Henckel von Donnersmarck
Ce mélodrame politique ambitieux est le premier long métrage de Florian Henckel von Donnersmarck. Le scénariste-réalisateur ancre le film dans un contexte historique et politique difficile inspiré notamment de ses propres souvenirs d’enfance et de recherches très documentées. Il montre la réalité d’un état communiste en Europe de l’Est et retrace avec calme et sensibilité les mécanismes de surveillance de la Stasi ainsi que ses intrusions incessantes dans la sphère privée. Le film profite d’un excellent casting. Ulrich Mühe est impressionnant et touchant en tant que capitaine de la Stasi.
Oscar du meilleur film étranger 2007 ; Prix cinéma européen 2007 du meilleur film, du meilleur acteur et du meilleur scénariste ; Prix du public au Festival international de Locarno, Suisse 2007

L’histoire : Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, l’auteur à succès Georg Dreyman et sa compagne, l’actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l’élite des intellectuels de l’Etat communiste, même si, secrètement, ils n’adhèrent aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s’intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l’observer. Tandis qu’il progresse dans l’enquête, le couple d’intellectuels le fascine de plus en plus… (Source : Allociné)

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Mon top 10 des blousons au cinéma

15 Oct

Portés par des acteurs aux rôles mythiques, élément incontournable d’une garde-robe cinématographique, plusieurs blousons sont devenus célèbres à travers des films connus des aficionados.

Ces blousons également arborés par des stars légendaires, tel que Steve Mcqueen, acteur et pilote avec son blouson « Barbour », Michael Jackson avec son blouson rouge et noir dans thriller ou bien encore la veste à franges de John Voight dans Macadam Cowboy de John Schlesinger (nouvelle fenêtre). Ces blousons, bien plus qu’un simple vêtement, sont devenus des symboles, des références, et ont transformé des acteurs en de véritables icônes …

 Voici mon top 10 des blousons au cinéma

  • Le blouson aviateur de Maverick (personnage interprété par Tom Cruise ) dans Top gun de Tony Scott.

Pour voir ou revoir les films de la saga d’Indiana Jones, les D.V.D vous attendent à La Médiathèque de Levallois.

  • Le blouson scorpion dans Drive (nouvelle fenêtre), film de Nicolas Winding Refn, ce model est une création de l’acteur principal, Ryan Gosling en collaboration avec la styliste du film.

  • La veste rouge portée par Brad Pitt dans Fight club de David Fincher, film décrié à sa sortie.

  • Le gang des warriors dans Les guerriers de nuit de Walter Hill.

  • Et le monde de la musique n’est pas en reste! Le blouson rouge et noir de Michael Jackson dans le clip Thriller de 1983, est surement à ce jour le plus connus et le plus reconnaissable dans le monde entier.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

La censure cinématographique

8 Oct

Aujourd’hui, nous considérons souvent le cinéma comme un divertissement. Mais il représente aussi une arme redoutable, car il peut délivrer un message contestataire.
Voyons comment les autorités politiques et militaires pendant les périodes de conflits ont recouru à la censure.

La guerre de 14-18 et l’entre-deux-guerres :
L’État légitime la censure par sa volonté de respecter l’intérêt public et la sécurité nationale.
La première Commission de Censure Nationale naît en 1916, pendant la guerre de 14-18. Elle est composée de membres fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur ou de la Préfecture de Police. Soucieux de sauvegarder les intérêts de la Sécurité Nationale, l’État veille particulièrement sur le respect des institutions françaises, et notamment de l’armée. Du coup jusqu’en 1939, la censure consiste d’abord à filtrer les actualités, mais aussi à interdir les films pouvant porter atteinte à la réputation de l’armée, de la France ou des puissances étrangères alliées de la France : ainsi le film soviétique Le cuirassé Potemkine (nouvelle fenêtre) de S. Eisenstein, réalisé en 1925, considéré comme un outil de propagande pour le nouveau régime bolchévique est interdit en France jusqu’en 1953 (comme en Grande-Bretagne ou en Nouvelle-Zélande).


Des films accusés de renvoyer une image négative de la guerre de 14-18 et éventuellement du fonctionnement de l’armée seront également interdits, parmi lesquels :

J’accuse d’Abel Gance (nouvelle fenêtre), réalisé en 1919 mais autorisé à être diffusé en salle qu’à partir de 1938.


La grande illusion de Jean Renoir (nouvelle fenêtre), projeté à La Médiathèque dans le cadre de Cin’Eiffel. Le film sorti en 1937, revendiqué comme film pacifiste par son réalisateur, est interdit par l’Etat français de P. Pétain dès 1940, jugé dangereux pour son manque de patriotisme.

La grande illusion– Jean Renoir, 1937, Français (nouvelle fenêtre)

Les sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (nouvelle fenêtre), sorti en 1957 mais interdit en France jusqu’en 1975. En 1957, La France est bouleversée par la guerre d’Algérie, et le film dont l’action se déroule pourtant pendant la guerre de 14-18, est accusé de renvoyer une image pitoyable de l’état major français, susceptible de nuire au commandement de l’armée en Algérie.

La guerre froide et les guerres de décolonisation.

En 1960, 121 artistes et intellectuels signent un Manifeste, une  » Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’ Algérie ». Ils seront interdits de diffusion et leurs films ne pourront être présentés aux commissions distribuant l’aide de l’État.
Tu ne tueras point, de Claude Autant-Lara, sur un objecteur de conscience, qui refuse de porter les armes et de tuer un homme, est présenté en 1961 au Festival de Venise. Il est interdit en Allemagne, France et Italie en 1962 et sort en France en 1963 amputé de 13 séquences.

Le Petit Soldat de Godard (nouvelle fenêtre) qui met en scène un déserteur pendant la guerre d’Algérie, est tourné en 1960 mais ne sera diffusé qu’en 1963.

Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier (nouvelle fenêtre), sera interdit dans certaines salles en France, jugé trop polémique.

La bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo (nouvelle fenêtre), tourné en 1966, probablement le meilleur film sur la guerre d’Algérie, présenté dans les plus grands festivals (Lion d’or à Venise en 1966), nominé aux Oscars en 1967 et 1969, est interdit en France jusqu’en 2004. Ce film sera projeté en 2022 par Cin’Eiffel, dans le cadre du cycle « Filmer l’Histoire »

Après ces périodes troublées, la censure en France se relâche, notamment après Mai 1968. Elle évolue vers une classification par tranches d’âge, et s’exerce surtout pour des motifs de protection de la jeunesse et de respect des religions.

Les autorités politiques ont eu recours à la censure pendant les guerres mondiales et la guerre d’Algérie, en interdisant des films, en refusant des visas ou en utilisant le cinéma comme un outil de propagande. Le cinéma, comme la littérature et l’art en général, peuvent nous divertir, bien-sûr, mais ils ont aussi le pouvoir de transgresser une réalité censurée à une époque.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Le choix des spectateurs 2021, votez!

1 Oct

Cin’eiffel reprend le 7 octobre 2021, le choix des spectateurs aussi!

Pour faire vivre l’esprit ciné-club, nous vous laissons la parole ; Cin’Eiffel vous propose de voter pour le film que aimeriez voir sur grand écran, sur lequel vous pourriez échanger avec d’autres spectateurs. Notre équipe a resserré sa sélection à 3 films exceptionnels, qui nous semblent représenter pleinement le cinéma français classiques, « l’excellence à la française » : bons réalisateurs bien sûr, mais aussi grands acteurs, grands dialoguistes, grands techniciens, grands musiciens.

FILM N°1 :

Rendez-vous de juillet de Jacques Becker, 1949

Assistant réalisation : Marcel Camus, Musique : Jean Wiener, montage : Marguerite Renoir, avec Daniel Gélin, Nicole Courcel, Maurice Ronet

Synopsis : « Les problèmes amoureux et les aspirations professionnelles d’une bande de jeunes dans le Paris de l’après-guerre, entre la préparation d’une expédition africaine, les répétitions théâtrales et les soirées dans les cabarets de jazz ». Prix Louis Delluc 1949, Festival de Cannes 1949, Prix Méliès 1950« 

FILM N°2

Le Jour et l’Heure réalisé par René Clément, 1963

Dialogues : Roger Vaillant, Directeur de la photographie : Henri Decae, Musique : Claude Bolling, Assistants-réalisateurs : Costa-Gavras et Claude Pinoteau, avec Simone Signoret, Stuart Whitman, Michel Piccoli

Synopsis : « Sous l’Occupation, la rencontre fortuite d’un pilote américain tombé en France, Allan Morley, et de Thérèse Dutheil, une bourgeoise parisienne, dont le mari est prisonnier en Allemagne. Malgré elle, Thérèse l’accompagne en train à Toulouse, pour lui éviter d’être fait prisonnier par la Gestapo. Ils sont arrêtés puis relâchés par la police française. Après un bref adieu, la nouvelle du Débarquement est annoncée à la radio. Que leur réservera l’avenir, une fois la guerre achevée ? »

Ce film a été déjà programmé et annulé pour cause de Covid.

FILM N°3 :

Un singe en hiver de Henri Verneuil, 1962

D’après le roman d’Antoine Blondin, dialogues : Michel Audiard (nouvelle fenêtre), assistants réalisateurs : Costa-Gavras et Claude Pinoteau, Musique : Michel Magne. Avec Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo

Synopsis : « L’hôtelier d’une petite station balnéaire de Normandie a juré à sa femme de ne plus toucher à un verre d’alcool. C’était sans compter avec l’arrivée de Fouquet qui surgit avec la tentation… »

Du 7 octobre au 15 novembre 2021, laissez donc votre bulletin dans l’urne d’une des 2 médiathèques de Levallois (nouvelle fenêtre)

La projection aura lieu JEUDI 9 DECEMBRE 2021

Le silence des agneaux, 30 ans déjà !

24 Sep

Le silence des agneaux de Jonathan Demme (nouvelle fenêtre) sorti en 1991, avec Anthony Hopkins dans le rôle du terrifiant docteur Hannibal et Jodie Foster dans celui de l’agent Clarice Starling, fête ses 30 ans.

Ce film, adaptation du roman de Thomas Harris (Nouvelle fenêtre), a été une étape importante dans l’évolution du cinéma d’horreur, les films de genre des années 70 appelés les slasher-movies = « poignardeur »( films d’horreurs où l’on retrouve souvent une bande d’adolescents qui se font assassiner les uns après les autres par un tueur psychopathe). Massacre à la tronçonneuse, Vendredi 13, Halloween ou Freddy, les griffes de la nuit, vont laisser place, au début des années 90, à des films d’horreur plus psychologiques, des criminels psychopathes, extrêmement dérangeants.

Le silence des agneaux va initier de nouveaux personnages : des tueurs intelligents mieux organisés avec des profils variés, car chaque tueur en série possède des particularités (on évite pas toujours le mauvais goût et le gore) qui peuvent permettre de l’identifier. Les scénarios tournent en général, autour de l’étude des crimes, de la piste du tueur en série, détaillent l’analyse criminelle et comportementale du psychopathe. Ce genre à part entière lance également un nouveau type de série policière dont The Fall (nouvelle fenêtre), un des meilleurs exemples, possède tous les ingrédients.

Anthony Hopkins et Jodie Foster remportent chacun l’Oscar du meilleur acteur et de meilleure actrice pour leurs rôles respectifs dans Le silence des agneaux (Nouvelle fenêtre), tournant majeur pour leurs carrières professionnelles.

Répliques cultes d’Hannibal le cannibal :

« J’aimerai poursuivre cette conversation, mais j’ai un vieil mi pour le diner »

« La mémoire, agent Starling, c’est ce qu’il me faut à défaut d’une vue »

« Tout vient à point à qui sait attendre »

Synopsis : Un psychopathe connu sous le nom de Buffalo Bill sème la terreur dans le Middle West en kidnappant et en assassinant de jeunes femmes. Clarice Starling, une jeune agent du FBI, est chargée d’interroger l’ex-psychiatre Hannibal Lecter. Psychopathe redoutablement intelligent et porté sur le cannibalisme, Lecter est capable de lui fournir des informations concernant Buffalo Bill ainsi que son portrait psychologique. Mais il n’accepte de l’aider qu’en échange d’informations sur la vie privée de la jeune femme. Entre eux s’établit un lien de fascination et de répulsion.

Alors si vous aimez avoir peur, ce week-end faites votre cinéma à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)!

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