Un dimanche à la campagne présenté par Irène Frain…

4 Mar

… A l’occasion du 3ème Salon du roman historique de Levallois
Irène Frain_photo Les cinq continents

Irène Frain, Présidente du Salon du roman historique de Levallois

La romancière Irène Frain, présidente du Salon 2014, présentera et commentera, samedi 8 mars à la médiathèque Gustave-Eiffel (à partir de 18h), l’un de ses films préféré : Un dimanche à la campagne.

Ce film de Bertrand Tavernier est tiré d’une nouvelle de Pierre Bost, Monsieur Ladmiral va bientôt mourir, écrite en 1945, dernière œuvre romanesque, presque testament littéraire de l’auteur, dans lequel il met beaucoup de lui-même. Après la guerre, il se consacre exclusivement au cinéma et écrit plus de 50 scénarios avec Jean Aurenche.

M. Ladmiral, peintre académique, s’apprête à recevoir, comme tous les dimanches, son fils, sa femme et ses 3 enfants : l’arrivée impromptue de sa fille, Irène, moderne et débordante d’énergie, bousculera leurs habitudes… Ce petit livre poignant évoque l’éternelle question de l’art et de la modernité : M. Ladmiral a laissé passer l’impressionnisme et regrette sur la fin de sa vie « de n’avoir pas suffisamment été lui-même » ; mais le roman saisit, également,  la complexité de l’amour paternel et la nostalgie d’un homme vieillissant.

Le film de Bertrand Tavernier, sorti en 1984, aurait très bien pu ne pas exister. Cette adaptation cinématographique n’est pas à la base un projet du réalisateur : il improvise ainsi, assez rapidement, un scénario sur le roman de Pierre Bost, à la demande du producteur Alain Sarde, qui n’arrive pas à trouver les financements pour monter un projet ambitieux : un western de sœurs au Canada… Tout un programme pourtant.

Bien que sensible aux textes aigus et à l’émotion qui se dégage du livre de Pierre Bost, Bertrand Tavernier sait assez vite, cependant, que le sujet et la trame narrative sont trop courts pour en faire un long métrage. Avec Colo Tavernier, sa co-scénariste, ils fouillent dans leurs souvenirs d’enfance et ajoutent au scénario de nouveaux éléments : les personnages des 2 petites filles (rêve ou réalité), par exemple. Et puis il fait des choix de réalisation : il décide de faire un film contre la mode de son temps – les films de pub. Il prend son temps avec les sujets, il laisse les personnages se révéler dans toute leur complexité, les émotions se développer tout en nuance. Puis, pour maintenir l’intérêt du public et ne pas faire un film lent et pictural, il équilibre la mise en scène, avec de nombreux mouvements de caméra, des travellings rapides, multipliant aussi les plans-séquences.

Irène Frain reviendra probablement plus longuement sur les autres éléments qui ont fait le succès du film : les filtres appliqués sur la pellicule par Bruno de Keyser, génial chef-opérateur et qui donne cette texture si spéciale au film, le choix des acteurs…

Le film a reçu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1984. C’est le film le plus prisé et le plus primé de Bertrand Tavernier : « Le film a connu un très gros succès. Six mois après sa sortie, quelqu’un m’a dit « merci de me donner une enfance que je n’ai pas vécue »».

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Une Réponse to “Un dimanche à la campagne présenté par Irène Frain…”

Trackbacks/Pingbacks

  1. La playlist de François-Guillaume Lorrain | Cin'Eiffel - 28 décembre 2016

    […] eu l’honneur de recevoir des invités aussi prestigieux que Jean Douchet (nouvelle fenêtre) Irène Frain (nouvelle fenêtre) ou Jean-Hugues Anglade (nouvelle fenêtre) pour parler de cinéma… […]

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