Mathieu Amalric : rigueur et liberté, un mélange détonant

13 Sep

Mathieu Amalric est né le 25 octobre 1965, à Neuilly-sur-Seine.

En 1984, Otar Iosseliani, un ami de ses parents, lui propose un petit rôle dans Les Favoris de la lune. Il arrête alors ses études littéraires et décide de suivre sa voie dans les coulisses du cinéma.

Il débute sa carrière en tant qu’accessoiriste et cantinier. Puis il enchaîne les tournages et les stages d’assistant réalisateur (Au Revoir les enfants de Louis Malle notamment). En 1991, Arnaud Desplechin lui confie un rôle dans La Sentinelle. Dès lors, il entre dans la  » famille  » du réalisateur et tourne avec lui régulièrement : Comment je me suis disputé… (César du Meilleur espoir masculin), Rois et Reine (César du Meilleur acteur), Un Conte de Noël et Jimmy P.

Durant les années 90, il tourne beaucoup, souvent des œuvres intimistes et intellectuelles. On le voit dans les films de Danièle Dubroux (Le Journal d’un séducteur),  d’André Téchiné (Alice et Martin), d’Olivier Assayas (Fin août, début septembre), dans le premier film de Bruno Podalydès (Dieu seul me voit) ou encore dans celui de Jean-Claude Biette (Trois Ponts sur la rivière). Comédien confirmé du cinéma d’auteur, il élargit son registre et incarne l’émouvant paraplégique dans Le Scaphandre et le Papillon (César du meilleur acteur). Cette même année, on le retrouve dans La Question humaine de Nicolas Klotz, la sulfureuse Histoire de Richard O. de Damien Odoul et Un Secret de Claude Miller.

Il excelle aussi dans les comédies Camille redouble (Noémie Lvovsky), La Vénus à la fourrure (Roman Polanski) et, en 2014, dans Arrête ou je continue (Sophie Fillières).

Il mène en parallèle une carrière internationale et tourne pour Spielberg (Munich), Marc Foster (Quantum of Solace), Cronenberg (Cosmopolis), ainsi que Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel).

Sa filmographie ne s’arrête pas là. En effet, Mathieu Amalric passe derrière la caméra. Après deux courts-métrages en 1997, il réalise son premier long métrage Mange ta soupe. Puis il tourne Le Stade de Wimbledon ainsi que deux téléfilms. En 2010, arrive la consécration avec le très burlesque Tournée récompensé à Cannes par le Prix de la mise en scène.

2014 est encore une belle année pour l’artiste : réalisation (La Chambre bleue), narration (Bird People), interprétation (Belle famille)…

C’est avec plaisir qu’on le retrouvera dans Jimmy P., aux côtés de Benicio del Toro, le samedi 13 septembre à Cin’Eiffel+ en présence de Josef Schovanec pour discuter autour du film.

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  1. Festival cinéma Télérama 2016 | Cin'Eiffel - 18 janvier 2016

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