Bernadette Lafont, égérie de la Nouvelle Vague

8 Jan

Bernadette Lafont est née le 28 octobre 1938 à Nîmes.

A la sortie du lycée, elle se destine à la danse et entre à l’Opéra de Nîmes. Elle y fait la connaissance de son premier mari Gérard Blain qui l’emmène à Paris.

En 1957, elle débute sa carrière au cinéma dans un court-métrage de François Truffaut, Les Mistons.  Cette même année, elle est choisie par  Claude Chabrol qui révèle sa beauté et son talent inné dans Le beau Serge. Elle tourne ensuite dans plusieurs de ses films (Les bonnes Femmes, Les Godelureaux, Violette Nozière, Masques). L’insolente brune devient rapidement l’égérie de la Nouvelle Vague. On la voit notamment dans L’Eau chaude de Jacques Doniol-Valcroze, Tire-au-flan co-réalisé par Claude de Givray et Truffaut qu’elle retrouve pour Une belle Fille comme moi.

Elle rencontre le premier grand succès de sa carrière dans La Fiancée du pirate de Nelly Kaplan, où elle incarne une jolie vagabonde qui se venge des humiliations subies par elle et sa mère en séduisant des «honnêtes gens».

En 1973, Bernadette Lafont joue le rôle de Marie dans le triangle amoureux, La Maman et la Putain de Jean Eustache (Grand prix au festival de Cannes) . Elle traverse les décennies et sait admirablement s’adapter aux rôles nouveaux comme dans Le Pactole de Jean Pierre Mocky, L’Effrontée de Claude Miller, obtenant pour ce film le César du meilleur second rôle. Actrice populaire et exigeante, elle tourne énormément sans s’enfermer dans un univers cinématographique prédéterminé : Noroit de Jacques Rivette, Généalogie d’un crime de Raoul Ruiz, Ripoux 3 de Claude Zidi, Prête-moi ta main d’Eric Lartigau. En 2013, sort son film posthume Attila Marcel de Sylvain Chaumet.

Parallèlement au cinéma, elle connait une carrière tardive au théâtre  et apparaît dans plusieurs programmes télévisés. Elle reçoit en 2003 un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

Bernadette Lafont décéde le 25 juillet 2013 à Nîmes.

Retrouvez l’audacieuse comédienne dans La Fiancée du pirate que vous propose Cin’Eiffel ce jeudi 8 janvier à 19h30.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

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  1. Le Père Noël de Jean Eustache a les yeux bleus | Cin'Eiffel - 24 décembre 2015

    […] : avec un Jean-Pierre Léaud faisant du Jean-Pierre Léaud, pour la première fois, avant La Maman et la putain (1973), sous la direction de Jean […]

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