En passant

Éprise de liberté

10 Jan

Vous êtes 50 spectateurs à être venus assister à la projection de La Fiancée du pirate au cours d’une séance qui aura insufflé un peu de légèreté à cette journée particulière.

Signe que le film de Nelly Kaplan n’a rien perdu de son mordant, vous avez beaucoup ri, vous qui pourtant ne découvriez pas l’œuvre. Toujours sous le charme de la gracieuse et impudique Marie, vous vous étonniez de la censure dont La Fiancée, interdit au moins de 18 ans lors de sa sortie en salles en 1969, fut l’objet : la mise en scène de l’homosexualité féminine, qui n’a plus rien aujourd’hui de sulfureux, y aura très probablement contribué.

Sensibles à l’impertinence d’une œuvre que vous avez qualifiée de fable autant que de farce, vous en avez souligné la liberté dans la démesure. Cette exubérance, qui culmine dans la scène quasi-orgiaque de l’enterrement de la mère, qualifiera aussi celle de l’incendie final, aboutissement du cheminement de Marie vers l’émancipation.

L’esprit provocateur de 68 souffle sur ce huis-clos provincial qui dénonce l’hypocrisie ambiante.  D’une insolence libératrice, La Fiancée vous a paru annoncer Les Valseuses de Bertrand Blier. Mais ceci est autre histoire…

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

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