Deux cinéastes chiliens à l’honneur de la Berlinale 2015

11 Fév
Hasard de la programmation, la Berlinale a projeté, pour son 5ème jour de compétition, deux films chiliens : El Club (Le Club) de Pablo Larrain et El Boton de nacar (Le Bouton de nacre) de Patricio Guzman.

Jeune cinéaste de 38 ans, Pablo Larrain est le réalisateur des remarqués Tony Manero (2008) et No (2012). No, avec Gaël Garcia Bernal notamment, a notamment été présenté à la Quinzaine des réalisateurs (où il a remporté le Art Cinema Award en 2012) et a été nommé pour l’Oscar du meilleur film étranger.

Le ClubLarrain retrouve à nouveau dans El Club son acteur fétiche, avec lequel il a tourné 5 films : Alfredo Castro. Sitôt projeté, les critiques ont été sinon unanimes tout du moins très fortement postives pour saluer la qualité de ce film, qui confirme son auteur comme un cinéaste à suivre.

Synopsis : Quatre hommes vivent dans une maison isolée au bord de la mer. Chacun d’eux a un péché à expier, et ils sont placés sous la direction d’une concierge. Lorsqu’un cinquième homme arrive, il réveille les péchés enfouis par les quatre précédents.

Patricio Guzman présentait El Boton de nacar. Bien qu’il vive à Paris, Guzman est resté très attaché au Chili et consacre la plus grande partie de son oeuvre cinématographique au traitement de la politique chilienne. Guzman commence ainsi sa réflexion sur le pouvoir chilien dès les années 1970 en consacrant une trilogie documentaire à Salvador Allende : ce sera La Bataille du Chili, trilogie pour laquelle il collabore avec Chris Marker. Puis il confortera sa renommée en abordant dans Le cas Pinochet la figure emblématique du dictateur chilien.

Le Bouton de nacreLe cinéma de Guzman dans son ensemble est politique. El Buton de nacar ne fait pas exception.

Synopsis : Le bouton de Nacre est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Il part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, au large des côtes chiliennes.

Et malgré les apparences, ce dernier film documentaire de Patricio Guzman ne déroge pas à la règle de sa réflexion politique ! Car à partir d’une goutte d’eau emprisonnée dans un bloc de quartz depuis 3000 ans, le cinéaste réussit à nous parler de deux grandes tragédies chiliennes : l’extermination des populations autochtones de Patagonie (le peuple de l’eau) et l’assassinat  d’opposants jetés en pleine mer pendant la dictature, sans autre forme de procès…

Un vent politique, indéniablement, souffle sur cette 65ème édition de la Berlinale ! Et ces deux réalisateurs chiliens n’y sont pas pour rien !

A bientôt le palmarès !

Benoît N.

Publicités

2 Réponses to “Deux cinéastes chiliens à l’honneur de la Berlinale 2015”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Berlinale 2015 : primes aux « jeunes  et à la liberté ! | «Cin'Eiffel - 16 février 2015

    […] Pablo Larrain, Chilien, 38 ans : Grand Prix du jury pour El Club ; […]

  2. Les nommés aux César 2016 connus ! | Cin'Eiffel - 28 janvier 2016

    […] le Meilleur film documentaire, on trouve une sélection riche et aux sujets variés : Le Bouton de nacre de Patricio Guzmán, Cavana, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai, Demain, […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :