Les frères Taviani mettent en scène Shakespeare en prison

10 Mar

Vittorio (1929-….) et Paolo (1931-….) Taviani reçoivent d’abord une formation musicale (opéras, spectacles lyriques) en famille durant l’enfance, puis suivent des cours d’Art à L’Université à Pise.

Avec leur ami Valentino Orsini, ils débutent en tant que metteurs en scène de théâtre et fondent un ciné-club. Ensuite, ils se forment, auprès de réalisateurs tels que Luciano Emmer ou encore Roberto Rosselini (Païsa),  au genre du néo-réalisme.

Photo de Paolo et Vittorio Taviani

Les frères Taviani sur le tournage de César doit mourir.

Désormais installés à Rome, les frères Taviani poursuivent leur collaboration  avec Valentino Orsini et tournent entre 1954 et 1959 une série de documentaires dont le premier est un court-métrage d’après leurs souvenirs d’enfance, sur le massacre de la population de leur village par les nazis : San Miniato luglio 1944. Leur premier long métrage, Un homme à brûler (Prix de la critique pour la Meilleure  première œuvre à la Mostra de Venise), sort en 1962. Le travail des trois camarades prend fin avec Les Hors-la loi du mariage en 1963. Les cinéastes enchainent ensuite deux films : Les Subversifs et Sous le signe des scorpions, avec un positionnement politique et moral plus personnel.

Le  succès arrive enfin avec Allonsafan et la reconnaissance internationale avec Padre Padrone (Palme d’or au Festival de Cannes 1977).  Ils sont à nouveau récompensés en 1982 à Cannes pour La nuit de San Lorenzo. Puis ce sont des producteurs américains qui les sollicitent pour faire un film US : Good morning Babylon sort en 1987. Deux ans plus tard, ils réalisent Le Soleil même la nuit puis Fiorile, Les Affinités électives avec Jean-Hugues Anglade et Le Mas des alouettes, co-production principalement française et allemande.

En 2012, retour au genre documentaire avec César doit mourir (Ours d’or du meilleur film à  la Berlinale), sorte de docufiction sur le processus de réinsertion, de reconquête de soi, de la part d’hommes qui ont commis des crimes parfois très graves.

Cin’Eiffel+ a choisi de présenter ce film lors de sa prochaine séance, le samedi 14 mars à 15h00 à la médiathèque Gustave-Eiffel. A l’issue de la projection, une discussion sur le thème « Les vertus libératrices de l’art » sera proposée en présence de Bénédicte Stalla-Bourdillon, comédienne et intervenante en prison qui anime, entre autres, des ateliers de « théâtre et écriture ».

En 2015 doit sortir leur film Maraviglioso Boccaccio,  nouvelle adaptation du Décaméron de Giovanni Boccaccio.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :