Du livre au film, Maigret tend un piège, à La Médiathèque

18 Mar

Avec 300 adaptations, le célèbre commissaire est le personnage qui a été, avec plus ou moins de réussite, le plus adapté au cinéma. Julien Duvivier, Jean Renoir, Maurice Tourneur, Richard Pottier… ont réalisé à partir de romans de Georges Simenon des adaptations pour l’écran de Maigret, incarné par Harry Baur, Albert Préjean, Pierre Renoir, Gino Cervi , Charles Laughton, Michel Simon …

 

Parmi toutes ces adaptations, nous vous proposons, dans le cadre des « Rencontres de liseur », le samedi 19 mars (16h) à la médiathèque Gustave-Eiffel, un film de Jean Delannoy : Maigret tend un piège. La projection suivra la conférence illustrée de Marie Le Gouellec « cartographie du Paris disparu de Georges Simenon ».

Ce film reste à ce jour l’une des meilleures adaptations de Maigret (avec Panique de Julien Duvivier) et surtout celle que Simenon préférait : « Gabin a fait un travail hallucinant. Ça me gêne du reste un peu, parce que je ne vais plus pouvoir voir Maigret que sous les traits de Gabin. ». Il faut dire que le trio Gabin-Delannoy-Audiard marche à merveille : Jean Delannoy, très inspiré, choisit Annie Girardot et Jean Desailly, pour donner la réplique à Jean Gabin. Michel Audiard, scénariste et dialoguiste du film, a réalisé un véritable travail d’orfèvre, non seulement pour servir le personnage Maigret-Gabin avec des dialogues truculents, mais aussi pour adapter et ajouter des éléments percutants qui n’existent pas dans le texte de Simenon.

L’intrigue change de quartier : dans le roman, les crimes sont commis à Montmartre ; dans le film, Delannoy déplace l’action dans le Marais. Il en profite pour filmer et détailler un Paris ouvrier, un Paris de « petits métiers », un Paris de cours et de passages. Dans un de ces passages, il filme une vieille tisseuse, à la manière d’un documentariste, scène incroyable qui suspend le temps. Enfin, il ou ils (Delannoy/Audiard) règlent leur compte avec les femmes : car, dans le film, ce sont bien les névroses et la possessivité des femmes, qui rendent les hommes fous.

Trois raisons au moins pour venir voir le film sur grand écran, même si vous avez lu le roman !

 

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