A la folie… pas du tout

2 Mai

La schizophrénie est une psychose, c’est-à-dire une maladie mentale dont le malade n’est pas conscient (contrairement à la névrose) et qui se caractérise par la perte de contact avec la réalité et par des troubles plus ou moins graves de la personnalité.

 Cette « scission de l’esprit « , comme le décrivait Eugen Bleuler (1857-1939), engendre une énorme souffrance et une exclusion.

A l’écran, les cinéastes se sont donc emparés de ce thème, pour le pire et le meilleur.
Edouard Zarifian (1941-2007)  spécialiste des états dépressifs et de la schizophrénie disait :

La schizophrénie, diagnostic connu du grand public, est souvent mise en scène avec une véracité discutable. Le mot sert à caractériser des états pathologiques divers souvent bien éloignés de la réalité clinique… mais il constitue une métaphore des drames de l’existence humaine.

Qu’importe donc, c’est bien parce que la schizophrénie fait peur, qu’elle dévaste tout sur son passage, que cette maladie fascine.  Nous nous concentrerons donc sur le meilleur avec deux films.

Roman Polanski et son Répulsion (1965).

Carol, manucure belge, qui vit à Londres avec sa sœur Helen a de drôles de comportements. Introvertie, Carol manifeste des problèmes relationnels avec les hommes. En fait, toute présence masculine lui fait horreur et elle ne supporte pas le moindre contact physique. Lorsque sa sœur et son amoureux partent en vacances, en la laissant seule, Carol sombre dans la folie…
Catherine Deneuve, magistrale, donne toute la mesure de son talent.

Projeté à Cin’Eiffel le 13 février 2014, Répulsion avait donné lieu à une très belle soirée, dans laquelle les fissures de l’identité avaient été explorées jusqu’à l’intérieur le plus profond !

Pour aller plus loin, l’analyse du film par Lionel Hurtrez sur le site Critikat.

Et bien sûr le film est disponible en DVD à la médiathèque Albert-Camus.

 

David Cronenberg et son Spider (2002)

Après des années passées en hôpital psychiatrique, Dennis Cleg surnommé « Spider » revient dans sa ville natale (les faubourgs de l’est londonien) pour retrouver enfin son foyer. Il veut comprendre, mener l’enquête sur sa propre vie. Il note minutieusement dans un petit carnet les évènements de son enfance dont il se souvient. Comment en est-il arrivé là ? Son père a-t-il réellement tué sa mère pour la remplacer par une prostituée ?
Les souvenirs du héros, révèlent une personne torturée, malade.

 

Pour aller plus loin, l’analyse du film de Jean-Luc Lacuve sur le site cinéclub de Caen.

Le DVD est disponible à la médiathèque Albert-Camus.

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