A grands pas dans le Festival de Cannes !

14 Mai

J-5 avant la projection de Juste la fin du monde… D’ici là, quelques belle éclaircies cinématographiques en prévision ! Poursuite de notre revue des films en compétition !

Jusque-là, tout va bien…

Samedi 14 mai

Un habitué de la croisette pour commencer, récompensé par le passé au Festival de Cannes du Grand prix pour Old boy (2004) et du prix du jury pour Thirst, ceci est mon sang (2009) : Park Chan-wook, fer de lance de la nouvelle vague sud-coréenne, présente  cette année Mademoiselle, dont la date de sortie française est prévue pour le 5 octobre 2016. Un film que l’on attend avec impatience tant l’univers de ce réalisateur est toujours rempli de surprises, entre esthétique léchée et violence de la déshérence humaine.

Le second film en compétition est Toni Erdmann de Maren Ade (sortie prévue le 17 août 2016). C’est le troisième long métrage de cette jeune réalisatrice allemande, après les prometteurs The Forest for the trees (2003), récompensé du prix spécial du jury à Sundance en 2005, et Everyone else (2009), récompensé cette même année d’un Ours d’Argent (Grand prix du jury) à la Berlinale.

Synopsis : Quand Ines, femme d’affaire d’une grande société allemande basée à Bucarest, voit son père débarquer sans prévenir, elle ne cache pas son exaspération. Sa vie parfaitement organisée ne souffre pas le moindre désordre mais lorsque son père lui pose la question « es-tu heureuse? », son incapacité à répondre est le début d’un bouleversement profond. Ce père encombrant et dont elle a honte fait tout pour l’aider à retrouver un sens à sa vie en s’inventant un personnage : le facétieux Toni Erdmann…

Dimanche 15 mai

Une journée consacrée aux réalisatrices !

Mal-de-Pierres-de-Nicole-GarciaDeuxième femme en compétition lors de ce 69ème Festival de Cannes, Nicole Garcia présente Mal de pierres, avec Marion Cotillard (l’un de ses 2 films en compétition) et Louis Garrel notamment (sortie prévue le 19 octobre 2016). C’est la troisième fois que la réalisatrice française présente un film à Cannes, après L’Adversaire en 2002 et Selon Charlie en 2016.

Synopsis : Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante.
Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.

La réalisatrice britannique Andrea Arnold, remarquée notamment pour Fish Tank (prix du jury à Cannes en 2009), présente, ce dimanche, American Honey, avec le sulfureux Shia LaBeouf à l’affiche.

American honeySynopsis : Star, une adolescente, quitte sa famille dysfonctionelle et rejoint une équipe de vente d’abonnements de magazines, qui parcourt le midwest américain en faisant du porte à porte.
Aussitôt à sa place parmi cette bande de jeunes, dont fait partie Jake, elle adopte rapidement leur style de vie, rythmé par des soirées arrosées, des petits méfaits et des histoires d’amour…

Lundi 16 mai

L’une des journées les plus attendues et les plus fertiles en sensations cinématographiques à n’en pas douter, avec les longs métrages de deux grands cinéastes américains : Jeff Nichols, l’un des meilleurs de la nouvelle génération, et Jim Jarmusch, l’un des meilleurs tout court !

Jeff Nicols n’a que 37 ans et il est le réalisateur, déjà, de films lumineux à l’atmosphère si particulière, qui laissent augurer une carrière remarquable : Shotgun Stories, Take Shalter (prix de la critique internationale au Festival de Cnnes 2011), Mud (en compétition à Cannes) et, dernièrement, Midnight special. C’est peu dire que l’on attend encore beaucoup de son dernier film, Loving, achevé juste à temps pour être présenté en sélection officielle. Avec l’acteur fétiche de Nichols, Michael Shannon.

LovingSynopsis : Mildred et Richard Loving s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les Loving ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt « Loving v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine. 

Après Jeff Nichols, Jim Jarmusch que l’on ne présente plus ! Grand prix à Cannes pour Broken flowers, il reste le réalisateur en passe de devenir culte de Stranger than paradise, Down by law, Mystery train ou encore Dead man, Ghost dog et, plus récemment, le très beau Only lovers left alives : Jarmusch présente cette année en compétition à Cannes Paterson, avec Adam Driver.

Mardi 17 mai

À suivre…

Benoît N.

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