Audrey Hepburn, une icône à contre-courant

14 Déc

 

Audrey Kathleen Ruston, dite Audrey Hepburn, est née le 4 mai 1929 à Ixelles en Belgique. À l’âge de cinq, elle se découvre une passion pour la danse et entre au Conservatoire de Musique d’Arnhem. Se destinant à une carrière de danseuse, elle rejoint finalement le monde du théâtre, à la fin des années 40. Après la Seconde Guerre mondiale, elle travaille comme mannequin et joue dans des spectacles musicaux londoniens.

Pour sa première apparition sur les écrans, elle incarne le rôle d’une hôtesse de l’air dans Le Néerlandais en sept leçons, documentaire de Charles Huguenot van der Linden et Heinz Josephson sorti en 1948. On la voit ensuite dans Secret People de Thorold Dickinson (1952) et Nous irons à Monte-Carlo de Jean Boyer (1952). Sur le tournage de ce dernier, elle rencontre Colette qui la recommande vivement pour jouer Gigi à Broadway. C’est un succès immédiat qui lui ouvre les portes d’Hollywood. Et dès son premier grand rôle, au côté de Gregory Peck dans Vacances Romaines (William Wyler, 1953), elle  obtient un Oscar. Elle exprime la sensibilité du temps et apporte  un charme tout nouveau loin des pulpeuses vedettes de cinéma. L’actrice aux yeux de biche et à la silhouette gracile enchaine les comédies ; toutefois elle est aussi capable d’intensité notamment lorsqu’elle interprète Natacha Rostov dans Guerre et Paix (King Vidor, 1956).

Elle tourne peu mais reste fidèle à certains réalisateurs comme Billy Wilder (Sabrina, 1954 – Ariane, 1957), Stanley Donen (Drôle de frimousse, 1957 – Charade, 1963 – Voyage à deux, 1967) ou encore William Wyler (La Rumeur, 1961 – Comment voler un million de dollars, 1966). Fidèle aussi en amitié, c’est Hubert de Givenchy rencontré en 1952 qui dessine ses costumes. En 1960, avec Le vent dans la plaine, John Huston la révèle dans un nouveau genre : le western. Mais elle est décidément faite pour la comédie et crève l’écran dans Diamants sur canapé de Blake Edwards et surtout dans My Fair Lady de George Cukor (1964). Après Seule dans la nuit (Terence Young, 1967), elle abandonne les écrans pendant huit ans. Puis, elle fait un retour très remarqué dans La Rose et la Flèche (Richard Lester, 1976) avec Sean Connery et pour sa dernière apparition, elle est un ange (Always, Steven Spielberg, 1989).

À partir de 1988, l’actrice devient ambassadrice pour l’UNICEF et fait une cinquantaine de voyages à travers le monde. Audrey Hepburn est emportée par la maladie le 20 janvier 1993.

En ce moment et jusqu’au 8 janvier, Isabelle Carré redonne vie à la comédienne dans « Le Sourire d’Audrey Hepburn », un seul-en-scène signé Clémence Boulouque d’après son propre roman Un instant de grâce, l’occasion de découvrir un peu plus l’infinie délicatesse de l’actrice.

Et retrouvez jeudi 15 décembre à 19h30,  la rayonnante Audrey dans Voyage à deux, comédie sentimentale enchaînant des scènes dramatiques et burlesques où s’entrechoquent, pêle-mêle, souvenirs heureux et moments de tristesse intense.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

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