Archive | janvier, 2017

Penelope Cruz, l’enchanteresse espagnole

28 Jan Penelope Cruz

Penelope Cruz, l’une des muses d’Almodovar a enchanté Cin’Eiffel jeudi 19 janvier 2017, lors de la projection de Volver. Entre la muse et son pygmalion, c’est une idylle qui dure et tourne bien. Retour sur la carrière de l’icône latine.

Penelope Cruz Sánchez est née le 28 avril 1974 à Madrid. Très tôt, elle développe un certain goût pour la performance et en particulier pour la danse. Elle étudie le ballet classique pendant neuf ans, au conservatoire national d’Espagne, ainsi que la danse jazz à l’école de Cristina Rota de Madrid.

Après avoir vu Attache-moi de Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre), elle commence à s’intéresser au métier d’actrice, elle a alors une dizaine d’année. En 1989, elle participe à une audition organisée par une agence de talents et la remporte face aux 300 autres candidates. Cela lui permet d’obtenir des rôles dans des émissions télévisées, de devenir mannequin et d’apparaître dans les clips du groupe Mecano (nouvelle fenêtre)

A 17 ans, elle démarre sa carrière d’actrice, de manière peu conventionnelle, dans une série érotique française (Série Rose, 1991). Repérée par le réalisateur Bigas Luna, la jolie brunette aux mines boudeuses se voit offrir un premier rôle dans son film Jambon Jambon (1992). Sa carrière est alors lancée et les propositions de réalisateurs affluent. On la voit dans des comédies comme Belle époque (Fernando Trueba, 1992), qui lui ouvre les portes du cinéma international et Amour, piments et bossa nova (Fina Torres, 2000), où elle joue pour la première fois dans une production américaine. On la voit également dans des drames comme Ouvre les yeux d’Alejandro Amenábar (nouvelle fenêtre), en 1997 et son remake hollywoodien Vanilla Sky (Cameron Crowe, 2001), reprenant le même rôle aux côtés de Tom Cruise. Elle interprète des rôles majeurs dans deux films de Sergio Castellitto (À corps perdus – David di Donatello Award de la meilleure actrice et Venir au monde) et plus récemment dans Mama (Julio Medem, 2015), mélange de fable optimiste et de chronique lucide. Elle tourne aussi dans des films d’action tels que The Hi-Lo Country  de Stephen Frears (nouvelle fenêtre), en 1999, et Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence (Rob Marshall, 2011). En 2008, la star donne une éblouissante performance dans Vicky Cristina Barcelona (nouvelle fenêtre) en 2008) de Woody Allen (nouvelle fenêtre) et reçoit de nombreuses récompenses (le Bafta, l’Oscar et le Goya de la meilleure actrice dans un second rôle). Elle travaille une nouvelle fois avec le cinéaste dans la comédie chorale To Rome with love (2012).

Mais de tous ses films, ce sont ceux de son ami et réalisateur fétiche Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre) qui la subliment. Elle tourne dans En chair et en os (1997), Tout sur ma mère (1999), Volver (2006), Etreintes brisées (2009) et Les amants passagers (2013).

Je reviens une dernière fois à Volver (revenir en espagnol), film dans lequel le cinéaste revient à la comédie et effectue un retour au pays, dans sa région natale, La Mancha. Il reprend les thèmes majeurs parsemés dans l’ensemble de son œuvre (l’enfance martyrisée, la quête des origines, les pulsions d’amour et de mort…). Trois générations de femmes, magnifiquement dirigées, se partagent l’histoire, entre rire et larmes. Et puis, il y a le retour d’une autre de ses actrices fétiches, Carmen Maura (nouvelle fenêtre), qui incarne le fantôme de la mère de Raimunda joué par Penelope. On y redécouvre aussi un vieux tango de Carlos Gardel (nouvelle fenêtre) merveilleusement revisité par Estrella Morente.

Bref, un film qui nous dit qu’on peut toujours revenir à la vie. Nous avons eu grand plaisir à le voir avec un public, venu en nombre, pour notre deuxième séance sur le thème « Une ville, leur empreinte ». Nous vous attendons aussi nombreux pour la dernière séance du cycle, le jeudi 2 février avec Manhattan de Woody Allen (nouvelle fenêtre), en présence d’Ugo Battini, spécialiste de cinéma américain.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

Le festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez a 20 ans en 2017 !

23 Jan Festival Alpe d'Huez

Du 17 au 22 janvier 2017, le festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez a fêté ses 20 ans. Présidé par Omar Sy (nouvelle fenêtre), le jury était également composé d’Audrey Lamy, de Patrick Timsit (nouvelle fenêtre), de Pascale Arbillot et de Franck Gastambide.

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Ce festival, unique en son genre, est le seul en Europe à être entièrement consacré aux films de comédies. Le public peut y découvrir les futurs succès du box-office du cinéma français. Au fur et à mesure des années, il est devenu une véritable référence avec son florilège de films, ses invités, ses découvertes de jeunes talents du cinéma, de la télévision, de la scène ou du web.

L’année 2017 ne déroge pas à la règle avec, en perspective, de la joie, des fous rires et des moments de partages, grâce à toutes ces nouvelles comédies.

À découvrir entre amis ou en famille bientôt dans nos salles obscures …

Pour cette nouvelle saison il y avait 6 films en compétition :

 

 

  • L’ascension de Ludovic Bernard (1er film)

  • Sous le même toit de Dominique Farrugia

  • Baby phone de Olivier Casas (1er film)

  • L’embarras du choix de Eric Lavaine

  • Bienvenue au Gondwana de Mamane

  • Si j’étais un homme d’Audrey Dana

 

And the winner is …

L’ascension de Ludovic Bernard

Avec : Ahmed Sylla, Alice Belaïdi, Kevin Razy, Waly Dia …

Synopsis : « Pour toi, je pourrais gravir l’Everest ! » Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là … D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant, par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le toit du monde …

Sortie en salle : mercredi 25 janvier 2017

Palmarès complet :

  • Grand Prix : L’ascension de Ludovic Bernard
  • Prix du public : L’ascension de Ludovic Bernard
  • Prix Spécial du jury : Sous le même toit de Dominique Farrugia
  • Prix d’interprétation Masculine : Gilles Lellouche dans Sous le même toit de Dominique Farrugia
  • Prix d’interprétation Féminine: Alexandra Lamy dans L’embarras du choix de Eric Lavaine
  • Prix d’interprétation dans un second rôle : Alice Belaïdi dans Si j’étais un homme de Audrey Dana
  • Prix du court-métrage : Speed/Dating de Daniel Brunet et Nicolas Douste

 

Voici quelques films découvert à l’Alpe d’Huez, des comédies qui sont devenues cultes ou des classiques du genre, à voir ou revoir …

 

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Pour aller plus loin, visitez le Site officiel du Festival de comédie de l’Alpe d’Huez (nouvelle fenêtre)

Faites vos jeux ! (4/5)

18 Jan

Après Faites vos jeux, 1, les jeux de cirques et 2, les jeux de stratégie et 3, les jeux d’argent, passons aux jeux vidéos.

4- Les jeux vidéos

Les jeux vidéos font partie intégrante de notre société et n’ont pas forcément une bonne image. Pourtant, ils sont partout, sur nos téléphones, sur nos tablettes et sur nos écrans. Ils captivent les enfants dès leur plus jeune âge, et peuvent être addictifs à l’âge adulte. Même s’ils ont la réputation d’être violents, les jeux vidéos fascinent. Le jeu vidéo constitue donc un terrain de jeu inépuisable pour le cinéma.

eXistenZ de David Cronenberg (1999)

exstenz

Allegra Geller, interprétée par Jennifer Jason Lee (nouvelle fenêtre) jeune conceptrice de logiciels, a mis au point un jeu révolutionnaire, organique et mental, « eXistenZ ». Ce jeu se branche directement sur le système nerveux du joueur, effaçant ainsi les frontières entre illusion et réalité. Pendant une séance de présentation, la jeune femme manque de se faire assassiner et prend la fuite en compagnie de Ted Piku, interprété par Jude Law (nouvelle fenêtre) un stagiaire en marketing, en emportant la console qui contient le jeu original…
Comme souvent, David Cronenberg joue avec le spectateur et mélange astucieusement le réel et le virtuel. Sommes- nous dans le jeu ? dans un futur proche ? Le jeu a-t-il une fin ?
Lors d’une interview au magazine Les Inrocks, David Cronenberg disait :

Je pense que nous mêlons constamment la fiction et la réalité pour créer la réalité. Les nouvelles technologies proposent des méthodes différentes, mais le concept et le processus sont les mêmes.

Cinéaste de la métamorphose, David Cronenberg nous invite dans un film-jeu et nous incite à nous poser la question sur notre place dans l’univers.

 

Le film (DVD) est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Voici une liste non exhaustive de films autour du jeu vidéo dans ce diaporama ci-dessous.

 

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Et pour finir, je ne résiste pas à vous montrer la bande-annonce du film Tron de Steven Lisberger, réalisé en 1982, film futuriste dans lequel des humains sont projetés dans un jeu vidéo. Kitsch à souhait mais tellement novateur pour l’époque.  En effet, c’est le premier long métrage à utiliser des images générées par ordinateur pour la conception d’un véritable monde virtuel. Il reçu un Oscar de la meilleur création de costumes et BAFTA Award des meilleurs effets spéciaux ! Une curiosité pour les plus jeunes, un parfum de nostalgie pour les plus de quarante ans ! Une suite Tron : l’Héritage en 3D réalisé par Joseph Kosinski est sorti en 2010 avec les mêmes acteurs qui figuraient dans le premier volet, Jeff Bridges et Bruce Boxleitner, mais beaucoup moins magique.

 

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Hit-parade 2016 des bloggeuses de Cin’Eiffel

11 Jan

Cette année encore, nous avons vu beaucoup de films, au cinéma aussi souvent que possible, en DVD et en VOD, à La Médiathèque. Les bloggeuses de Cin’Eiffel sont plutôt d’accord avec les critiques, valident les choix des grands festivals et donnent un accessit au cinéma d’animation, qui nous a proposé des merveilles !

Notre sélection  « Meilleurs films 2016 » en 6 catégories : comédie dramatique, film d’aventure, comédie, film d’animation, film documentaire, série !

 

Catégorie comédie dramatique

Marie L., Soizic N., Line R.

Elle de Paul Verhoeven

Elle de Paul Verhoeven (Golden Globe 2017)

Marianne G., Soizic N.

Paterson réalisé par Jim Jarmusch

Ariane C., Line R.

Marianne G.

mademoiselle-park-chan-wook

Mademoiselle de Park Chan Wook

Ariane C.

Toni Erdmann de Maren Ade

Toni Erdmann de Maren Ade

Marianne G., Line R.

Catégorie film d’aventure

The revenant réalisé par Alejandro Gonzalez Inarritu (Oscar du meilleur réalisateur 2016; Oscar du meilleur acteur 2016; Oscar de la meilleure photographie 2016).

Cécile P., Marie L., Ariane C., Line R.

 

Cécile P. (Hommage à Carrie Fischer).

 

Catégorie comédie

Retour chez ma mère

Retour chez ma mère d’Eric Lavaine

Cecile P.

 

Catégorie film d’animation

La tortue rouge réalisé par Michaël Dudok de wit (Prix spécial du jury, Un Certain Regard, Festival de Cannes 2016).

Marie L., Florence B., Line R., Soizic N.

 

The boy and the beast

La bête et le garçon de Mamoru Hosoda

Florence B.

 

Catégorie documentaire

les-pepites

Les pépites de X. de Lauzanne

Florence B.

 

Catégorie série

The night of crée par Richard Price et Steven Zaillian

Nadia C., Ariane C.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Bruno Ganz – un irrésistible désir de jouer

4 Jan

BRUNO GANZBruno Ganz est né le 22 mars 1941 à Zurich. En 1961, il part étudier en Allemagne puis participe aux débuts de la compagnie Berliner Schaubühne animée par Peter Stein. Sous la direction de ce dernier, il joue notamment Brecht, Kleist, Gorki et Peter Handke. Dans le même temps, il fait quelques apparitions au cinéma et tourne pour Jerzy Skolimovski dans Hauts les mains (1967). En 1975, son rôle dans Sommergäste dirigé par son complice Peter Stein lui permet d’être acclamé par la critique.

Il revient ensuite au cinéma, dans le film d’Éric Rohmer (La Marquise d’O, 1976) où il impose sa haute stature d’acteur au jeu contenu et laconique. L’année suivante, il tourne dans L’Ami américain de Wim Wenders. Puis ils travaillent à deux reprises ensembles : Les Ailes du désir (1987) et Si loin, si proche ! (1993). Ayant acquis une célébrité internationale, il tourne en Allemagne : Le couteau dans la tête de Reinhard Hauff (1978), La femme gauchère de Peter Handke (1978), Nosferatu le fantôme de la nuit de Werner Herzog (1978) où il fait face à Dracula incarné par Klaus Kinski, Le Faussaire de Volker Schlöndorff (1981) et plus récemment La Chute d’Oliver Hirschbiegel (2004) dans lequel il endosse brillamment le personnage d’Adolf Hitler enfermé dans son bunker. Il tourne aussi en Suisse : La provinciale de Claude Goretta (1981), Polenta de Maya Simon (1982), Vitus de Fredi Murer (2006) et Heidi d’Alain Gsponer (2015) ainsi qu’en Grèce : L’Éternité et Un Jour (1998 – Palme d’or à Cannes) et La Poussière du temps (2008) de Theo Angelopoulos. On le voit également dans des films français : Lumière de Jeanne Moreau (1976),  Retour à la bien-aimée de Jean-François Adam (1979), Sport de filles de Patricia Mazuy  (2011) ou encore  Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières (2013) et des films italiens : La Dame aux camélias de Mauro Bolognini (1981) et Une femme italienne de Giuseppe Bertolucci (1981).

De plus, il participe à de grosses productions américano-britanniques : Ces garçons qui venaient du Brésil (Franklin J. Schaffner, 1978), Un crime dans la tête (Jonathan Demme, 2004), L’Homme sans âge (Francis Ford Coppola, 2007), The Reader (Stephen Daldry, 2008) et Cartel (Ridley Scott, 2013).

Durant toutes ces années, il continue de faire le comédien au théâtre. En 1991, il joue notamment à Paris dans L’Hypérion, l’opéra inachevé de Bruno Maderna où il dit à la perfection les poèmes d’Hölderlin. En 2000, il retrouve Peter Stein et tient le rôle-titre de Faust I et II de Goethe dans une représentation qui dure 13 heures.

Il s’essaye aussi à la réalisation avec Otto Sander dans le film documentaire Mémoire (Gedächtnis: Ein Film für Curt Bois und Bernhard Minetti, 1982) sur les acteurs Curt Bois et Bernhard Minetti.

En 2007, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

Retrouvez jeudi 5 janvier à 19h30,  Bruno Ganz dans Les Ailes du désir, film dans lequel il incarne l’ange Damiel qui se languit d’amour. Ce drame épique plein de nostalgie et d’empathie, filmé dans un très beau noir et blanc magnifié par Henri Alekan et souligné par une musique céleste, sera présenté par le philosophe Guillaume Tonning.

Faites votre cinéma à La Médiathèque.

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