Politique-fiction : ces présidents américains qui crèvent l’écran

9 Mar

Yes they did !

Alors que Donald Trump, 45ème président des Etats-Unis vient d’être fraîchement élu, le blog Cin’Eiffel profite de cette occasion pour faire le point sur les différentes représentations  du président américain au cinéma. Qu’elle soit réelle ou imaginaire, la fonction du président des États-Unis est une source intarissable d’inspiration pour les cinéastes. Héros ou anti-héros, qu’on l’admire ou qu’on le déteste, le président de la plus grande démocratie du monde fascine, agace, mais ne laisse jamais indifférent.

Mon président, ce héros

Les Américains ont un patriotisme très affirmé et aiment donc célébrer leur président en grande pompe. Lui, ce président qu’ils considèrent comme charismatique, extraordinaire, providentiel.
Depuis sa première apparition au cinéma dans les années 30, le président des États-Unis est dans un premier temps un personnage positif. Il a tout du héros ! En effet, il mobilise les foules, c’est un guide capable d’amener son pays le plus haut et le plus loin possible, il porte des valeurs de tolérance, de justice. Le 16ème président des États-Unis incarne tout cela, le nommé Abraham Lincoln (1809-1865) (nouvelle fenêtre).

 

Vers sa destinée (Young Mr. Lincoln) de John Ford (1939)

1832, petit village de l’Illinois. Le jeune Abraham Lincoln étudie le droit en autodidacte, poussé par sa bien aimée Ann Rutledge. À la mort de sa dulcinée pendant l’hiver, Abraham part pour Springfield pour continuer ses études et ouvre un cabinet d’avocats. Lors de la fête d’Indépendance, une bagarre éclate. Matt et Adam Clay se battent avec deux voyous « Scrub » White et John Palmer Cass. « Scrub » White est retrouvé mort et les deux frères Clay sont accusés de ce meurtre. Le jeune Abraham Lincoln devient leur avocat…
Considéré à sa sortie comme un film mineur de l’œuvre de John Ford, Young Mr. Lincoln marque la rencontre d’un cinéaste et d’un acteur Henry Fonda. Ce dernier tournera dans Sur la piste des Mohawks (1939), Les raisins de la colère (1940), La poursuite infernale (1946), Dieu est mort (1947), Le massacre de Fort-Apache (1948), Permission jusqu’à l’aube (1955), La conquête de l’Ouest (1962).
Film hommage à l’Amérique rurale, le film a été nominé aux Oscars pour le Meilleur Scénario en 1940.

Lincoln de Steven Spielberg (2012)

Le film retrace les quatre derniers mois de la présidence d’Abraham Lincoln, avant que celui-ci ne soit assassiné en 1865. Steven Spielberg a choisi de se concentrer sur les stratégies du président pour résoudre le conflit de la guerre civile et parvenir à abolir l’esclavage. Un biopic épique grâce à la présence d’un Daniel Day Lewis habité. L’acteur irlandais, fidèle à la « méthode » de l’Actors Studio (nouvelle fenêtre), par sa capacité à « incarner » n’importe quelle personne. Comme l’acteur le dit lui même dans une interview au journal le Figaro en 2008 (nouvelle fenêtre) : « Mon travail est de mettre de côté toute subjectivité parce qu’il est essentiel de ne porter aucun jugement sur la vie du personnage que j’explore. Il faut être curieux de l’expérience humaine de l’autre, qui, en l’occurrence, est à l’opposé de la mienne ! ». Daniel Day Lewis obtiendra pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur en 2013.

Mon président, un homme controversé

Les Américains aiment détruire, piétiner leur président, défaire le mythe. Le 37ème président Richard Nixon, personne controversée, voire détestée, ou dans tous les cas, mal-aimée en est la parfaite illustration. La guerre du Vietnam, le premier choc pétrolier, et surtout le scandale du Watergate (nouvelle fenêtre)  le contraindra à démissionner.

La crise du Watergate a montré que personne n’est au-dessus des lois même le président.

a expliqué le journaliste Carl Bernstein (nouvelle fenêtre), – l’homme qui révéla l’affaire – lors d’un événement commémoratif, quarante ans plus tard.

nixon

Nixon d’Oliver Stone (1995)

Le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai. Il adore les biopics : JFK en 1991 et W. l’improbable Président en 2008. Réalisateur engagé, Oliver Stone est fasciné par l’Histoire de son pays et par les hommes qui le gouvernent. Il traque les mensonges historiques, les manipulations des politiciens, dénonce les scandales, il fouille, il piétine, jusqu’à nous dévoiler son point de vue, sa vérité. Film après film, Oliver Stone n’a de cesse de comprendre son pays et surtout d’informer le peuple, quitte parfois à être trop didactique et à manipuler lui-même.
Avec Nixon, Oliver Stone dresse le portrait d’un homme, de son enfance à sa chute. Fresque de plus de trois heures, Nixon, interprété par Anthony Hopkins, qui obtint pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur en 1995, apparaît comme un homme mal dans sa peau, pathétique, complexe. Pas le meilleur film d’Oliver Stone – si tant est que l’on aime ce réalisateur – mais on ne pourra lui reprocher sa volonté de raconter un pan de l’Histoire américaine, d’avoir soigné la reconstitution, mais aussi de surprendre les spectateurs.

Pour aller plus loin, vous pouvez visionner sur la Médiathèque numérique, un excellent documentaire Our Nixon, réalisé par Penny Lane (nouvelle fenêtre).

Dans ce diaporama ci-dessous, d’autres films avec des présidents américains.

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Et en France, quel sera notre prochain président ?
Pour le savoir, rendez-vous le 23 avril 2017 et surtout le 7 mai 2017, date à laquelle nous élirons notre 11ème président de la V République.

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