Archive | novembre, 2017

Akira Kurosawa, maître du cinéma japonais

29 Nov

L’humanisme dAkira Kurosawa (nouvelle fenêtre) a fait du réalisateur l’un des plus grands maîtres du cinéma japonais. Arrivé au cinéma par hasard, il n’a jamais caché son aversion envers le milieu et accuse volontiers les acteurs de trop forcer leur jeu. Dans tous ses films, sa création se partage entre la critique de l’esprit samouraï et la révolte contre l’injustice sociale. Toutefois, il ne se considérait pas comme un cinéaste engagé. Avec plus d’une quarantaine de réalisations, le cinéma de Kurosawa donne à voir des films réalistes en passant du film noir aux grandes épopées du Japon médiéval. À partir de 1948, il va de chef-d’œuvre en chef d’œuvre. Mais en 1970, l’échec commercial de Dodes’kaden plonge le cinéaste dans une profonde dépression. En 1975, c’est le splendide Dersou Ouzala, joyau sibérien tourné dans d’admirables paysages de steppes et de forêt, retraçant l’histoire d’amitié entre un jeune explorateur russe et un vieux trappeur qui lui permit de revenir au sommet de son art. À 83 ans, Kurosawa sortait son dernier film, un des plus originaux en forme de testament philosophique Madadayo, portrait d’un vieux maître au crépuscule de sa vie.

Cin’Eiffel présente jeudi 30 novembre 2017 à 19h30, Dersou Ouzala, fine adaptation du récit de l’explorateur russe Vladimir Arseniev (nouvelle fenêtre) et Oscar 1976 du meilleur film étranger. La projection sera suivie d’une discussion animée par Christophe Champclaux, historien du cinéma, auteur et réalisateur, spécialiste de cinéma japonais.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

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Bienvenue dans la tête d’un profileur avec la série Mindhunter

23 Nov

On est là pour les électrocuter ces types…, pas pour les écouter…

Voilà ce à quoi étaient promis les tueurs, jusqu’à ce qu’à la fin des années soixante dix, deux agents du FBI créent une unité spécialisée en Science du Comportement afin de comprendre les tueurs de plus en plus nombreux et de plus en plus monstrueux. Car ces enquêteurs restent persuadés que derrière ces tueurs de sang froid se cachent des êtres meurtris. Non loin de vouloir les glorifier ou les excuser, les agents veulent entendre ce qu’ils ont à dire.

Mais comment arrêter les meurtriers fous si on ne sait pas comment ils pensent ?

La série suit donc les deux agents Holden Ford et Bill Tench aux quatre coins des États-Unis afin d’ interviewer ceux que la société traite de fous, pour pénétrer au plus profond de leur âme.
Leur but est de réaliser une étude qui servira de cadre, de modèle pour les futurs agents : un profil type. Une méthode révolutionnaire qui va donner naissance au profilage tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Dans Mindhunter, vous ne verrez donc aucun crime, pas d’hémoglobine ou de cervelle sur les murs, pas de scènes d’actions, de traques interminables. Mais un face à face glaçant entre ces tueurs et les deux agents du FBI.

Produite par David Fincher, qui réalise quatre épisodes, et Charlize Théron, la série est disponible sur Netflix depuis le 13 octobre 2017.
Quant à ceux qui n’ont pas la chance d’être abonné à Netflix, ils devront patienter…

Il était une fois … Vol au dessus d’un nid de coucou …

17 Nov

Tout le monde a vu ou connait le célèbre film, Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre) de Milos Forman (1975) avec Jack Nicholson (nouvelle fenêtre) et Louise Fletcher, mais saviez-vous que ce film n’aurait jamais vu le jour sans Kirk Douglas …

En effet, Kirk Douglas, l’acteur de Spartacus (nouvelle fenêtre), une des plus grandes stars du cinéma américain des années 50/60, eut un véritable coup de cœur pour cette histoire. Il acquit les droits de livre de Ken Keseyen (nouvelle fenêtre), avant même sa publication en 1962, pour interpréter à Broadway le personnage principal : Mc Murphy. Au fil des représentations l’idée d’adapter la pièce en film devint pour lui une nécessité.

Mais cependant, malgré son statut de star, tous les studios de cinéma de l’époque rejettent son projet. Ce sera finalement son fils Michael Douglas qui, quelques années plus tard, prendra le relais en proposant l’adaptation au réalisateur Milos Forman : il l’acceptera avec enthousiasme.

Michael Douglas va mettre cinq années pour réaliser le rêve de son père …

Le film est tourné de janvier à mars 1975, dans un hôpital psychiatrique de Salem, en Oregon. Une des particularités du film demeure le fait que certains personnages secondaires étaient en réalité d’authentiques patients de l’hôpital.

Initialement, le rôle principal devait être joué par Michael Douglas lui-même, mais Milos Forman finit par choisir Jack Nicholson qui interprète de manière magistrale le personnage de Randall Patrick Mc Murphy.

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Vol au-dessus d’un nid de coucou est l’un des rares films à avoir obtenu 5 Oscars : en 1976, il remporte ceux du Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure actrice, Meilleur scénario. Il fait partie des films incontournables qui ont marqué l’histoire du cinéma américain.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les secrets du tournage, La Médiathèque de Levallois vous propose de découvrir sur La Médiathèque en ligne un documentaire de Edler Auberi, regorgeant d’anecdotes passionnantes : Il était une fois Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre).

Vous pouvez également voir ou revoir Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre) en empruntant le DVD à l’Espace Image et Son de la médiathèque Albert Camus.

Synopsis :

Randall Patrick Mc Murphy, prisonnier de droit commun, échappe aux travaux forcés en simulant la folie. Il se retrouve dans un hôpital psychiatrique et va mener une rébellion face à la dureté d’une infirmière, madame Ratched.

Réplique culte :

  • « C’est l’heure des médicaments, des médicaments ! »

Petite anecdote :

Avant le tournage, Jack Nicholson venait de subir une opération esthétique d’implants capillaires et c’est pour cette raison qu’il porte son fameux bonnet tout au long du film, afin de protéger sa tête !

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Brisons le Quatrième mur

9 Nov

Le quatrième mur est d’abord un concept, développé par Denis Diderot (nouvelle fenêtre) au milieu du XVIIIe siècle. S’appliquant au théâtre,  il souhaitait que les acteurs imaginent un mur virtuel les séparant du public. Le but était de faire évoluer les acteurs sur scène comme dans un monde clôt, sans qu’ils se préoccupent des spectateurs. L’idée a été reprise au milieu du XIXe siècle par le metteur en scène André Antoine (nouvelle fenêtre) qui invente la notion de « quatrième mur » afin que la mise en scène au théâtre soit la plus réaliste possible. Les acteurs ne sont plus obligés de faire face aux spectateurs.

Le quatrième mur est donc à la fois physique (l’écran pour le cinéma, la page pour le livre) et virtuel.

C’est de ce concept qu’est issue l’expression « briser le quatrième mur », un procédé qu’on retrouve au cinéma, dans les séries, les romans, les bandes-dessinées ou encore les jeux vidéo.

Au théâtre, les acteurs brisent le quatrième mur quand ils font un aparté.

Dans les séries et les films, les acteurs brisent le quatrième mur en regardant ou en parlant directement à la caméra et donc aux spectateurs. L’acteur dans ce cas traverse la frontière entre le réel et la fiction en prenant conscience de son statut de personnage et en s’adressant à son public.

Pour de plus amples explications :

Les films de La Médiathèque (nouvelle fenêtre) qui brisent le quatrième mur :

  • Lord of war (nouvelle fenêtre) – Andrew Niccol (2005): Le personnage principal Yuri (Nicolas Cage) introduit l’histoire en faisant un point sur le trafic d’armes.

© Les Films du Paradoxe — Warner

Funny Games (1997) & Funny Games (2007) – Michael Haneke

Un regard vers la caméra n’est pas toujours associé au fait de briser le quatrième mur. Parfois le cameraman, et donc le spectateur, prend la place d’un personnage qui interagit avec l’acteur. On a donc l’impression que ce dernier nous regarde alors qu’il regarde son interlocuteur. Voici un petit mélange de ces scènes :

Les séries de La Médiathèque qui brisent le quatrième mur :

  • House of cards (nouvelle fenêtre) : Frank Underwood (Kevin Spacey) s’adresse régulièrement au spectateur pour lui expliquer ses actions. Cela créé une sorte de complicité entre le personnage de la série et son public. Dans la bande-annonce (qui suit) Kevin Spacey nous fait même un petit signe de la main :

  • Mr. Robot (nouvelle fenêtre) : Elliot Alderson (Rami Malek) nous parle régulièrement, comme si nous étions son ami imaginaire à qui il demande des conseils, parle de sa vie et de ses projets. Le spectateur est dans l’intimité du personnage, il connait toutes ses pensées.

Les livres de La Médiathèque qui brisent le quatrième mur :

  • Le comics Deadpool (nouvelle fenêtre) : le personnage est schizoprène, plusieurs bulles qui représentent les différentes voix dans sa tête commentent ses actions et parfois sa situation de personnage. C’est la même chose dans le film où Deadpool commente les situations dans lesquelles il est. Le personnage est toujours à la frontière du réel, le fait qu’il s’adresse au public peut être perçu comme de la folie.

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  • La BD Le Chat (nouvelle fenêtre) – Philippe Geluck : Le Chat est pratiquement toujours de face, comme s’il s’adressait directement à nous. Ses blagues sont d’ailleurs exclusivement pour le lecteur.

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On peut bien sûr trouver d’autres films, livres ou jeux vidéo qui brisent le quatrième mur mais une liste exhaustive serait trop longue pour ce petit article !

M. Night Shyamalan …

2 Nov

Manoj Nelliyattu Shyamalan, plus connu sous le nom de M. Night Shyamalan, est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur américain. D’origine indienne né le 6 août 1970 à Pondichéry en Inde. Il grandit en Pennsylvanie et passe toute son temps à regarder des films, notamment ceux de Steven Spielberg !

Alors qu’il n’a que 17 ans, il a déjà a son actif plus d’une quarantaine de courts métrages et part étudier à l’école des arts de l’Université de New-York. C’est en 1992, qu’il en sort diplômé et qu’il se fait naturaliser américain.

Cette même année, il réalise son premier long métrage Praying witch anger (Prier avec colère) un drame autobiographique qui rencontre un fort succès au Festival International du Film de Toronto.

L’âge d’or commence pour M. Night Shyamalan en 1999 avec la sortie de Sixième sens. C’est un succès planétaire qui va marquer le début d’une longue collaboration avec Bruce Willis (quatre films tournés ensemble).

Suivront : Incassable (nouvelle fenêtre) en 2000, avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright ; Signes en 2002, avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Rory Culkin et Le village (nouvelle fenêtre) en 2004, avec Joaquin Phoenix, Adrien Brody, William Hurt et Sigourney Weaver.

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Comme Alfred Hitchcock, M. Night Shyamalan a la singulière particularité d’apparaître dans la plupart de ses films. Plus que des apparitions, il s’approprie parfois un petit rôle …

Entre 2004 et 2006, plusieurs films seront mal considérés par la critique et le public : La jeune fille de l’eau, Phénomène, Le dernier maître de l’air et After earth. Il faut attendre 2015 avec la sortie de The Visit et 2017 avec Split pour qu’il soit à nouveau plébiscité par le monde du cinéma et son public.

Son prochain film Glass est prévu en 2019, le scénario reprendra l’histoire des personnages dIncassable et de Split pour faire une suite. Bruce Willis reprendra son rôle de David Dunn, Samuel L. Jackson se remettra à nouveau dans la peau de Elijah Price alias M. Glass et l’acteur James McAvoy réitéra, quant à lui, celui de Kevin, individu aux 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune!

 

 

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