Jacques Prévert aurait 117 ans… Et pas une ride !

7 Déc

40 ans, que Jacques Prévert (1900-1977) est décédé !

2017  l’occasion rêvée, donc, de le célébrer à travers toutes sortes de commémorations, de spectacles, de rééditions en France (nouvelle fenêtre) et à l’étranger… On le savait poète et parolier (Paroles, Fatras), conteur (contes pour enfants pas sages – nouvelle fenêtre), L’opéra de la lune), peut-être moins connu, plasticien et auteur de magnifiques collages Mais les plus jeunes d’entre nous ont peut-être oublié le rôle capital qu’il a joué dans le cinéma français des années 30 à 60.

Un immense scénariste et une direction d’acteurs hors pair

Mêlant travail scénaristique et direction d’acteurs, il écrit des rôles sur mesure, magnifiques et poétiques, aux plus talentueux acteurs de l’époque : Arletty (son alter ego féminin), Pierre Brasseur, Jean Gabin, Yves Montand… Il leur fait dire des mots simples, « des mots de tous les jours » comme le dit Garance (Arletty dans les enfants du paradis) mais associés avec fantaisie et humour afin de donner à chaque personnage une épaisseur et une énergie propre.

Sur un plateau, conscient de la confiance que lui portent aussi bien les réalisateurs que les acteurs, il est bien plus qu’un scénariste : pendant le tournage des enfants du paradis, il temporise avec Marcel Carné, réalisateur extrêmement exigeant, qui malmène Maria Casarès (novice au cinéma, alors), jusqu’à la faire pleurer.

Auteur engagé, sa collaboration avec Jean Renoir, Marcel Carné, Christian-Jacque sera toujours récompensée par un succès durable.

L’amitié, un art de vivre !

Parce que ces acteurs, il les connait bien, confident et ami ! Il place l’amitié au centre de sa vie. Pendant la guerre, il cache Joseph Kosma et Alexandre Trauner, respectivement musicien et décorateur, recherchés qu’ils sont juifs.

À partir de la fin des années 1950, installé cité Véron (derrière le Moulin rouge), il prend l’habitude de recevoir ses amis chaque jour ; il réalise une belle éphéméride : une fleur dessinée au feutre et colorée aux côtés de laquelle il notait les noms des invités. La liste donne le vertige….

On y retrouve les intimes : Arletty (nouvelle fenêtre) , Maurice Baquet, Pierre Brasseur, Robert Doisneau, Marcel Duhamel, Jean Gabin (nouvelle fenêtre), Paul Grimault, Joan Mirò, Aimé Maeght, Edith Piaf, Marcel Mouloudji, Pablo Picasso, Pierre Prévert, Simone Signoret, Alexandre Trauner et Boris Vian.

Le cinéma de toute une époque défile sous nos yeux, disparue à jamais et indémodable.

Je vous propose une sélection de mes films préférés, disponibles à La Médiathèque :

Le crime de Monsieur Lange de Jean Renoir

Lumière d’été de Jean Grémillon

Une femme dans la nuit d’Edmond Gréville

Le roi et l’oiseau de Paul Grimault

et puis bien sûr les films de Marcel Carné : Quai des brumes, Les portes de la nuit, Les enfants du paradis programmé par Cin’Eiffel en 2017.

Hommage !

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