Archive | février, 2018

Le phénomène #MeToo s’invite à la 68e Berlinale

28 Fév

En France, les cinéphiles suivent avec attention le Festival de Cannes, qui se déroule au mois de mai de chaque année. Mais deux autres grands Festivals de cinéma font également référence dans le monde de la cinéphilie : La Mostra de Venise (nouvelle fenêtre) qui a lieu début septembre et La Berlinale créée en 1951 dans la capitale allemande ; le 15 février s’est donc ouvert le 1er grand festival de l’année au Berlinale Palast, sur la célèbre Postdamer Platz.

Après Paul Verhoeven (nouvelle fenêtre) en février 2017, c’est Tom Tykwer (nouvelle fenêtre) qui assure la présidence de cette nouvelle édition. 19 films en lice se disputent l’Ours d’or, qui sera attribué le 25 février 2018.

Corps et âme réalisé par Ildiko Enyedi, Ours d’or à la 67e Berlinale

Une fois de plus, La Berlinale assume sa spécificité de festival socialement engagé : le président du Festival, ‎Dieter Kosslick avait annoncé, avant l’ouverture du festival que cette 68e édition porterait sur le thème des agressions sexuelles dans le 7e art et avait adhéré au lancement de la structure en ligne « SpeakUp » pour soutenir les victimes. La résonance internationale de #MeToo, (cri de ralliement en ligne contre le harcèlement et les discriminations sexuelles), a clairement montré qu’il ne s’agit pas d’un problème limité à Hollywood, a-t-il déclaré devant la presse.

Des rencontres seront également prévues sur le problème de la parité devant les demandes de financement et d’aides publiques attribués aux réalisateurs et réalisatrices. Il semblerait que les arbitrages soient souvent défavorables à ces dernières et leur laissent par conséquent beaucoup moins de chance de pouvoir monter un dossier de distribution pourtant indispensable à l’industrie cinématographique.

Les professionnels du cinéma prévoient déjà que le débat est loin d’être clos et qu’il faudra dorénavant compter avec dans tous les grands Festivals…

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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Vive les vacances …

24 Fév

Voilà ! nous y sommes ! c’est les vacances de février, il fait froid, il pleut, pas de sortie extérieure possible et pourquoi pas le cinéma …

Vous avez envie d’emmener vos enfants ou vos petits-enfants voir un film, mais lequel ? Pas de panique, Cin’Eiffel vous a sélectionné plusieurs idées pour cette période de détente. Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts …

Direction nos salles de cinéma …

 

Pour les aventuriers

  • Belle et Sébastien 3 : Le dernier chapitre de Clovis Cornillac avec Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Clovos Cornillac et Thierry Neuvic.

 

Pour les passionné d’animation japonaise

  • Mary et la fleur de la sorcière de Hiromasa Yonebayashi

 

Pour les plus petits

  • L’étrange forêt de Bert et Joséphine de Filip Posivac et Bara Valecka

 

  • Contes sur moi !  5 histoires, 5 techniques d’animation différentes.

 

Pour les fans de bande dessinée 

  • Les aventures de Spirou et Fantasio de Alexandre Coffre avec Thomas Solivérès, Alex Lutz, Christian Clavier et Ramzy Bedia.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

Entre uppercut, direct et crochet …

20 Fév

Il y a quelques semaines (le 31 janvier 2018), la sortie en salle de Sparring, 1er film de Samuel Jouy nous rappelle à quel point entre le cinéma et la boxe, une grande histoire d’amour est née il y a déjà bien longtemps …

Il faut savoir que la boxe est le sport le plus représenté au cinéma depuis la naissance du 7ème art. Beaucoup d’acteurs ont enfilé les gants, se sont entrainés, parfois ont pris plaisir à donner et recevoir des coups sur le ring. Ils sont nombreux les réalisateurs à avoir filmé la boxe, à s’être exercé à rendre chaque mouvement si fidèle, si crédible, à produire toutes les décennies, des films « punchys » aux univers bien différents.

Les images portent toutes, à l’écran, la beauté du corps, l’élégance du geste, la violence des coups. Le dépassement de soi et la rage de gagner sont également au cœur des films, round après round, ce n’est pas un simple combat entre deux boxeurs. C’est souvent le combat du personnage principal, qui cherche une vérité, à prouver quelque chose à lui-même ou à une tierce personne.

 

Le film Sparring est réalisé par Samuel Jouy (nouvelle fenêtre), connu en tant qu’acteur (cinéma, théâtre, télévision) sous le nom Samuel Hamelet,  avec Mathieu Kassovitz (nouvelle fenêtre), Olivia Merilahti et Souleymane M’Baye. Il relate l’histoire d’un boxeur de plus de 40 ans, Steve Landry qui a perdu plus de combats qu’il n’en a gagnés. Avant de raccrocher les gants, il accepte une offre que beaucoup de boxeurs préfèrent refuser : devenir sparring-Partner d’un grand champion.

Samuel Jouy y rend hommage à ce qu’il appelle « les ouvriers du ring ».

« Ils sont pour moi l’âme de la boxe. On les appelle parfois trois jours avant un combat pour remplacer un combattant qui s’est blessé, ou bien ils servent de combat test pour les jeunes stars en devenir du noble art. Même si ce genre de boxeurs fait tout pour gagner, à la base les dés sont pipés pour eux et ils sont souvent condamnés à perdre. Sparring est un film qui rend hommage à tous ces boxeurs qu’on ne voit jamais. »

A travers ce long métrage – et c’est souvent le cas dans les films de boxe- l’affrontement est aussi bien physique que moral, c’est une lutte pour un rêve, pour retrouver la confiance en soi ou pour défendre des opinions. Tous ces hommes se battent contre des idées reçues, des préjugés, des valeurs qu’ils réprouvent. La gent féminine n’est pas en reste, car elles sont également bien représentées, entre autre, dans Million dollar baby de Clint Eastwood (nouvelle fenêtre) ou Girlfight.

Mais le plus grand film jamais réalisé sur la boxe, reste à ce jour, le cultissime, Rocky, réalisé par John Avildsen (nouvelle fenêtre), avec bien sûr Sylvester Stallone….

« Toi, moi, n’importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie »

                                            Rocky Balboa.

Entre uppercut, direct et crochet du droit, voici quelques films sur ce noble art à voir ou à revoir :

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En passant

Clovis Cornillac à Levallois

17 Fév

Clovis Cornillac, réalisateur et acteur, de Belle et Sébastien 3 le dernier chapitre, viendra dédicacer roman et album jeunesse à la librairie DECITRE So ouest, samedi 17 février 2018, de 11h30 à 12h30.

Clovis Cornillac présente Belle et Sébastien 3, le dernier chapitre

Son public pourra ensuite le retrouver, après la projection du film au cinéma Pathé (nouvelle fenêtre), 28 rue d’Alsace à Levallois. (Se faire préciser l’heure de cette séance auprès du cinéma).

En attendant la sortie de  Belle et Sébastien 3 le dernier chapitre en DVD, retrouvez à La Médiathèque les précédents opus : Belle et Sébastien (1) de Nicolas Vanier (nouvelle fenêtre), Belle et Sébastien (2) l’aventure continue,  de Christian Dugay (nouvelle fenêtre). Ainsi que les épisodes de la célèbre série (nouvelle fenêtre) réalisée en 1964 par Cécile Aubry.

Leni Riefensthal

13 Fév

Cin’Eiffel présente jeudi 15 février 2018, La Lumière bleue de Leni Riefensthal, Lion d’argent à la Mostra de Venise (nouvelle fenêtre) en 1932.  Pour l’occasion, Lilian Auzas (nouvelle fenêtre), auteur de Riefensthal (nouvelle fenêtre) présentera, commentera et échangera avec les spectateurs sur son film préféré.

@Leni Riefensthal

Quand on parle de Leni Riefensthal (1902-2003), on pense immédiatement à « la cinéaste du IIIème Reich ». Certes, elle fut la « douce amie d’Hitler » et réalisa des films de propagande avec notamment Le triomphe de la Volonté, documentaire sur le 6ème Congrès du parti nazi à Nuremberg en 1934. Considéré comme le film de propagande par excellence, Leni Riefensthal emploie des techniques cinématographiques spectaculaires pour l’époque (rails de travelling, ascenseur construit pour élever la caméra à la hauteur de 38 mètres), bénéficie d’un budget illimité et d’une équipe de 120 personnes (16 opérateurs, 16 assistants réalisateurs, 30 caméras, 4 équipes de prise de son, 22 voitures avec chauffeurs, etc). L’objectif de la réalisatrice, mettre son talent au service du régime, glorifier et mythifier son sujet, Adolf Hitler. Interrogée sur son film, Leni Riefensthal dira :

« A chaque congrès national-socialiste, des dizaines de films ont été tournés. Si les miens sont restés en mémoire, c’est qu’ils étaient peut-être les meilleurs ».

« Artistiquement elle est un génie, et politiquement, elle est une imbécile. »- Liam O’Leary, historien du cinéma.

@Leni Riefensthal

Puis elle obtient la consécration et de nombreux prix en réalisant (à la demande d’Hitler) Les Dieux du stade (dont le titre original est Olympia) pour les Jeux Olympiques d’été de Berlin en 1936. Encore une fois, c’est sa vision esthétique qui retient l’attention mais également ses innovations techniques : elle filme les athlètes au ralenti, utilise des caméras sous-marines, invente la caméra catapulte pour filmer les épreuves de saut à la perche, etc. La réalisatrice veut magnifier les corps masculins pendant l’effort, montrer la virilité, la beauté. Les images des victoires de Jesse Owens (nouvelle fenêtre) feront le tour du monde, ainsi que la traversée européenne de la flamme olympique depuis l’Acropole. En 2003, Leni Riefensthal dira au journal l’Equipe :

J’ai tourné Olympia comme une célébration de tous les athlètes et un rejet de la théorie de la supériorité de la race aryenne.

Pour toutes ces raisons, le film de Leni Riefensthal rentrera dans l’Histoire du cinéma et est considéré comme l’un des plus grands documentaire sportif du XXème siècle.
Si vous souhaitez aller plus loin, voici une très bonne analyse du film faite par Ciné Qua Non, Association cinéphile & société de production étudiante (nouvelle fenêtre)

Une artiste avant tout en quête de la beauté et d’harmonie

En effet, bien avant d’être happée par l’Histoire, Leni Riefenstahl se destinait à une carrière de danseuse. Mais suite à un accident, elle se dirigea vers le cinéma. En tant qu’actrice de films alpestres (nouvelle fenêtre) puis en tant que réalisatrice.

Après la guerre, rejetée de toute part, l’industrie cinématographique lui tourne le dos. Elle devient une pestiférée. Elle se tourne vers la photographie et initie plusieurs projets documentaires. Car oui, elle n’a cessé de célébrer la beauté.
C’est en lisant Les vertes collines d’Afrique d’Ernest Hemingway (nouvelle fenêtre), récit autobiographique, où il conte ses exploits de chasseur, que Leni Riefensthal fascinée, part au Soudan, et obtient l’autorisation de se rendre dans les monts Noubas afin de rencontrer la tribu les Noubas (nouvelle fenêtre). De ces différents séjours au Soudan dans les années 60-70, elle publiera Les Noubas et Les Noubas de Kau.

Photographe des fonds marins

Elle parvient à la fin de sa vie à obtenir un brevet de plongée sous-marine et va filmer dans les années 70 les fonds marins du monde entier. Elle publie un livre de photographie intitulé Jardins de corail. Encore une fois, Leni Riefensthal veut exprimer et transmettre son ressenti face à la beauté du monde. Et elle le répète inlassablement jusqu’à sa mort en 2003 :

Depuis toujours, je suis fascinée par la beauté, la force, la santé et la vie. J’ai trouvé tout cela sous l’eau. C’est un jardin de pure harmonie, une liberté absolue.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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