Archive | mai, 2018

Sortie le 6 juin 2018, Jurassic World 2 : « la vie reprend toujours ses droits »

31 Mai

Depuis 1993, la saga Jurassic Park a toujours été plus ou moins présente dans le paysage cinématographique, avec un public conquis : « les fans » depuis le premier volet en 1993 et « les désabusés » depuis le Jurassic Park 3 en 2001 …

Revenons sur la filmographie de la saga, qui comporte à l’heure actuelle 2 trilogies (dont l’une en cours) :

  • Jurassic Park de Steven Spielberg, 1993
  • Le monde perdu : Jurassic Park de Steven Spielberg, 1997
  • Jurassic Park 3 de Joe Johnston, 2001

 

  • Jurassic World de Colin Trevorrow, 2015
  • Jurassic World : Fallen Kingdom de Juan Antonio Bayona,  2018

Le sixième film, qui conclura cette deuxième trilogie est prévu pour 2021 !

Pour ce Jurassic World : Fallen Kingdom, l’attente des fans aura duré trois ans, mais cette attente sera récompensée par une merveilleuse surprise …

Et quelle surprise ! Car pour notre plus grande joie, à nous les fans, Ian Malcolm, mathématicien rocker, personnage sarcastique, charmeur plein de bagou, est de retour. Toujours une phrase ou une réflexion pour nous faire rire ! Ian Malcolm aura énormément marqué le premier Jurassic Park et certainement contribué au succès immédiat du film :

Y a quoi là dedans ? King-Kong ?

Auriez-vous projeté de mettre des dinosaures dans votre parc à dinosaures ?

Faites moi penser à remercier John pour ce charmant week-end !

En espérant que l’acteur Jeff Goldblum (nouvelle fenêtre) qui interprète Ian, ait un grand rôle et non pas juste une apparition (comme j’en ai bien peur 🙂 …

À l’origine des films :

Comme souvent au cinéma, il y a un livre avant le film. Les romans qui sont à l’origine du phénomène ont été écrits par le romancier Michael Crichton (nouvelle fenêtre), le premier Jurassic Park en 1990 et le second Le monde perdu en 1995.

Derrière un grand film, il y a un grand réalisateur, c’est Steven Spielberg, qui, en 1993, adapte Jurassic Park sur grand écran. Il marque ainsi un tournant dans l’histoire des effets spéciaux au cinéma. Jurassic Park (nouvelle fenêtre) a rapporté plus de 9 millions de dollars de recette et a battu ainsi le record jusque là détenu par E.T l’Extra-terrestre (nouvelle fenêtre) en 1982.

L’exposition :

En attendant la sortie, mercredi 6 juin, de Jurassic World 2 (nouvelle fenêtre), venez traverser le célèbre portail de Jurassic Park et parcourir les allées du parc des dinosaures comme les héros des films, à la cité du cinéma Paris/Saint Denis (nouvelle fenêtre)… L’exposition « Jurassic World » a ouvert ses portes le 13 avril 2018 et les refermera le 2 septembre 2018. Elle emmène le visiteur dans les incroyables décors du film et le fait frissonner devant les maquettes des dinosaures.

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Pour voir ou revoir les films de la saga Jurassic Park, les D.V.D vous attendent à La Médiathèque.

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Festival de Cannes 2018 : le palmarès

26 Mai

Comme chaque année, on l’attend avec beaucoup d’impatience, et comme chaque année, on est à la fois déçu qu’il se termine mais aussi de ce qui s’y est passé : le 71è festival de Cannes s’est ainsi clôturé le 19 mai dernier sur la Croisette.

Malgré tout, on en retiendra le plus important, prioritairement : la Palme d’Or. Décernée au talentueux réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda (nouvelle fenêtre), cette nouvelle nous a forcément réjouis. Six de ses films avaient déjà été sélectionnés au Festival de Cannes, et enfin cette année, c’est la consécration ! On a hâte d’aller découvrir en salle si ce nouveau film saura nous émouvoir autant que les précédents tels que : « Après la tempête » (2016) ou encore « Tel père, tel fils » (2013). (Aucune date de sortie française n’a encore été publiée).

 

Synopsis:

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

 

On retiendra également la présence marquante des femmes : celle tout d’abord de la présidente du jury, Cate Blanchett, la classe par excellence. Celle aussi symbolique des 82 femmes qui ont monté ensemble les marches, 82 comme le nombre de films, réalisés par des femmes, sélectionnés en compétition sur un total de 1645. Celle encore des 16 co-auteures de « Noire n’est pas mon métier » montant les marches le poing levé pour dénoncer la sous-représentation des femmes de couleur au cinéma. Celle enfin d’Asia Argento, qui s’apprêtait à remettre le prix d’interprétation féminine, et qui a rappelé à tous que la lutte contre les violences faites aux femmes doit continuer.  Un festival marqué donc, par de véritables engagements sociaux.

 

Le Palmarès

  • Palme d’Or : Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda
  • Grand prix du jury : BlacKkKlansman de Spike Lee
  • Prix du jury : Capharnaüm de Nadine Labaki
  • La Palme d’or spéciale : Jean-Luc Godard, qui présentait Le Livre d’image
  • Prix d’interprétation féminine : Samal Yeslyamova, dans Ayka de Sergey Dvortsevoy
  • Prix d’interprétation masculine : Marcello Fonte, dans Dogman de Matteo Garrone
  • Prix du scénario : Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher, et Trois visages de Jafar Panahi
  • Prix de la mise en scène : Pawel Pawlikowski pour Cold War

Rendez-vous l’année prochaine !

Les séries du moment, en mai regarde ce qu’il te plaît … (1/3)

22 Mai

Puisque selon le dicton « en mai fait ce qu’il te plaît », le blog Cin’Eiffel vous propose son propre dicton « en mai regarde ce qu’il te plaît » sous le signe des séries-addict, nous vous présentons un aperçu des séries du moment, il n’y a plus qu’à faire votre choix …

La casa de papel, le succès surprise qui fait le buzz …

Superbe nouvelle série espagnole La casa de papel, catégorie drame, thriller, une saison 1 en 13 épisodes et une saison 2 en 9 épisodes diffusés sur Netflix. À l’origine, la série devait s’arrêter à deux saisons mais le succès est tel que la saison 3 est en préparation. Le rythme est endiablé, le casting est formidable avec beaucoup de personnages très différents, des épisodes plein de rebondissements et une musique très présente et entrainante.

Dans cette histoire de braquage « sans haine ni violence » sur fond de contestation sociale et politique, au fur et à mesure des épisodes, nous sommes comme les héros de la série, nous nous posons tous la même question : finalement qui sont les gentils et qui sont les méchants ?

Cette série est d’autant plus attachante, qu’il est très rare de voir en France des productions espagnoles ! On se souvient un peu de Un, dos, tres mais rien de comparable à La casa de papel qui va rester dans les annales !

Synopsis : un homme mystérieux, surnommé le professeur, planifie le meilleur braquage jamais organisé. Pour exécuter son plan, il recrute les meilleurs malfaiteurs du pays qui n’ont rien à perdre. Pour garder secret leurs identités, ils se surnommeront tous par des noms de villes : Tokyo, Nairobi, Rio, Berlin, Moscou, Berlin, Denver, Helsinki et Oslo. Le but est d’infiltrer la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre à Madrid afin d’imprimer 1 milliard d’euros, en onze jours, mais avec en charge 67 otages dont Alison Parker, la fille de l’ambassadeur du Royaume-Uni.

The Handmaid’s Tale : La servante écarlate, après une année d’attente, Defred (Elisabeth Moss ) revient …

Considérée par beaucoup comme étant la meilleure série de 2017 et multi-récompensée aux Golden Globes, La servante écarlate, catégorie drame, science fiction, à fait son retour sur OCS en avril dernier. La saison 1 comptait 10 épisodes, la saison 2 en comptera 13 et la saison 3 est bien évidemment en écriture.

Cette magnifique série est saisissante de réalisme et l’ambiance très pesante contribue à l’angoisse du déroulement de cette dystopie terrifiante. Il y a des moments extrêmement émouvants, car vous êtes pris par les personnages féminins principaux, vous vous projetez avec elles dans ce futur effrayant, un monde totalitaire dont les femmes sont les premières victimes et où règne la peur… Une mise en garde contre les dérives qui peuvent s’installer sous couvert d’exigence sécuritaire ?

Synopsis : l’histoire se passe dans un futur proche, où le taux de natalité est très bas à cause de la pollution, où la religion domine la politique et où les femmes sont considérées comme « en voie de disparition ». Elles sont divisées en trois classes :

  • Les épouses, seules femmes ayant du pouvoir, elles dominent le foyer.
  • Les marthas qui entretiennent la maison et font la cuisine.
  • Les servantes écarlates dont le rôle est la reproduction au sein des foyers.

Les autres femmes de cette société sont les tantes qui encadrent les servantes dans des camps de formation, les ouvrières (pauvres). Toutes les autres femmes (trop âgées, infertiles, etc.) sont déportées dans les Colonies ou elles manipulent des déchets toxiques.

Quand on pense que La servante écarlate est l’adaptation du roman du même nom (nouvelle fenêtre), de Margaret Atwood écrit en 1985, une dystopie tellement visionnaire pour l’époque !

Je m’étais fixé une règle : je n’inclurais rien que l’humanité n’ait pas déjà fait ailleurs ou à une autre époque, ou pour lequel la technologie n’existerait pas déjà. Je ne voulais pas me voir accusée de sombre inventions tordues, ou d’exagérer l’aptitude humaine à se comporter de façon déplorable.

Margaret Atwood

Petit conseil, accrochez-vous sur les premiers épisodes, car le rythme est lent, mais ça vaut vraiment le coup. Cette série ne laisse personne indifférent, totalement portée par l’actrice principale Elisabeth Moss, vue précédemment en 2013 dans la mini série Top of the lake (nouvelle fenêtre) réalisée par Robin Griffin et dans Mad men de 2007/2015 de Peggy Olson. Dans le rôle de Defred, le visage d’Elisabeth Moss est devenu l’emblème de la servante écarlate, visage très expressif, filmé en gros plan, sans maquillage, la tête haute et la mâchoire serrée, le regard bleu azur vous fixe d’une rage fracassante !

Le coffret D.V.D de la saison 1sera prochainement disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) .

À suivre sur Cin’Eiffel : En mai, fais ce qu’il te plait, séries addicts spécial French touch …

Cristian Mungiu : figure de proue du « Jeune cinéma roumain »

15 Mai

Cristian Mungiu fait l’actualité : au Festival de Cannes 2018 (nouvelle fenêtre), le réalisateur sera le parrain de la Fabrique Cinéma (nouvelle fenêtre) et à Cin’Eiffel son film 4 mois, 3 semaines, 2 jours lancera le dernier cycle de l’année « Être femme, devenir mère ».

Membre éminent de la nouvelle vague roumaine, il réalise avec ce film un thriller social, situé quelques années avant la chute du communisme de l’ère Ceausescu. Mungiu (nouvelle fenêtre) montre les conditions de vie difficiles de ce pays : une société liberticide rongée par la corruption, le marché noir et l’omniprésence policière. Les plans séquences s’enchainent, créant une sensation proche du documentaire et insuffle à la narration un grand sentiment de réalisme. Le sujet délicat et la manière de traiter le thème ont provoqué plusieurs polémiques.

 

L’histoire

Une histoire d’amitié, de responsabilité et de liberté. Roumanie 1987, deux étudiantes,  Gabita et Ottila, l’amie fidèle, partagent une chambre en cité universitaire. Gabita est enceinte et tente de se faire avorter avec l’aide de sa colocataire et de Monsieur Bébé, un homme mystérieux qui opère secrètement dans un hôtel.

Cin’Eiffel présente jeudi 17 mai à 19h30, 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Palme d’Or à Cannes  2007. La projection sera suivie d’une discussion animée par Mathieu Rasoli, universitaire spécialiste de cinéma contemporain.

Faites votre cinéma à la Médiathèque ! (nouvelle fenêtre)

 

Hommage à Stéphane Audran

8 Mai

Stéphan Audran est décédée le 27 mars 2018.

L’élégante et atypique actrice des films de Claude Chabrol, dans les années 60 à 80, a eu une seconde carrière, beaucoup moins connue. Je propose à ceux qui ne l’ont pas vu, de découvrir le magnifique film de Gabriel Axel le Festin de Babette (nouvelle fenêtre) et de relire ce qu’en disait notre blogueuse Line R., en février 2014.

Stéphane Audran, une vie d’actrice

Colette Suzanne Jeannine Dacheville, connue sous le nom de Stéphane Audran, est née en 1932, à Versailles.

Elle suit des cours d’art dramatique avec Charles Dullin, Michel Vitold et Tania Balachova, puis monte sur les planches pour interpréter Shakespeare. Elle apparait pour la première fois à l’écran en 1957, dans Le Jeu de la nuit de Daniel Costelle.

Claude Chabrol (nouvelle fenêtre) la découvre alors et lui donne en 1958 un petit rôle dans Les Cousins. C’est le début d’une longue collaboration. Égérie du réalisateur, elle tourne avec lui plus d’une vingtaine de films incarnant des femmes séductrices, perverses, parfois vulnérables : parmi ceux-ci,  Les bonnes Femmes, Les Biches (Ours d’argent de la meilleure actrice), Le Boucher (nouvelle fenêtre)  (Prix San Sebastian de la meilleure actrice), Violette Nozière (César de la meilleure actrice dans un second rôle).

Elle mène également une carrière avec d’autres réalisateurs : on la voit notamment dans Le Signe du Lion, premier film d’Éric Rohmer (nouvelle fenêtre), Sans Mobile apparent de Philippe Labro, Le Charme discret de la bourgeoisie (Oscar du meilleur film étranger) de Luis Bunuel, Vincent, François, Paul… et les autres de Claude Sautet, Au-delà de la gloire de Samuel Fuller, Coup de torchon de Bertrand Tavernier, ou encore Le Festin de Babette de Gabriel Axel.

À partir des années 90, elle incarne principalement des seconds rôles et change de registre, jouant dans des comédies, telles que Belle Maman, Ma femme s’appelle Maurice. Elle tourne aussi dans de nombreux feuilletons comme La Bicyclette bleue. La réalisatrice Anne Fontaine lui donne  son dernier rôle au cinéma dans La fille de Monaco.
En 2009, elle publie Une autre façon de vivre évoquant  son intérêt pour des modes de vie différents.

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