Archive | octobre, 2018

La sélection films des bibliothécaires : Andreï Roublev de Tarkovski

27 Oct

Les bibliothécaires sont souvent aussi cinéphiles. Cette nouvelle rubrique de Cin’Eiffel leur permet de réveiller ces moments passés dans les salles obscures… Aujourd’hui Valérie N. se souvient de sa découverte de Andreï Roublev d’Andrei Tarkovski (nouvelle fenêtre) :

La caméra d’Andrei Tarkovski explore le temps et pose un regard sur la création et le rêve mais ses films nous amènent aussi à réfléchir sur notre condition. Ici on est bercé par les images, les lieux et la langue russe.  Andreï Roublev est aussi puissant qu’une cantate ou qu’un requiem. Andreï Tarkovski aime filmer la nature, les objets et surtout l’âme humaine, il filme l’invisible et rappelle l’essentiel.

Laissez-vous envouter par cette magnifique fresque historique sur un peintre d’icônes!

Si vous souhaitez en apprendre plus sur ce réalisateur solitaire, qui a tout quitté, pour se consacrer à sa démarche artistique, lisez le temps scellé (nouvelle fenêtre)  et découvrez le miroir (nouvelle fenêtre) 4eme film du réalisateur, partiellement autobiographique.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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La Fête du cinéma d’animation 2018 : pour petits et grands

20 Oct

Vous êtes passionnés de cinéma d’animation? il vous reste quelques jours (jusqu’au 31 octobre) pour assister (avec ou sans vos enfants) à l’un des évènements de cette 17e édition de la Fête du cinéma d’animation!

« La Fête du cinéma d’animation a pour objectif de valoriser le cinéma « image par image » et de contribuer ainsi à la promotion des films et de leurs auteurs. Sa genèse et sa mise en place sont articulées avec la Journée mondiale du film d’animation, célébrée le 28 octobre en hommage à Émile Reynaud, pionnier du « film » image par image et en commémoration de sa première projection publique de bandes animées, à Paris, au Musée Grévin, précisément le 28 octobre 1892. » Association Française du Cinéma d’Animation (AFCA).

1500 manifestations sont organisées dans le monde, pour fêter l’animation, comme il se doit.
Vous pourrez, par exemple :
  • ASSISTER à l’avant-première du très attendu Funan réalisé par Denis Do, le 29 octobre 2018 à 20h – 10 Quai de la Seine, MK2 Quai de Seine Paris.

 

  • PARTICIPER avec vos enfants à un atelier autour du film Le chant de la mer réalisé par Tomm Moore le 26 octobre 2018 – 7 Boulevard de Strasbourg, L’Archipel Paris

  • ASSISTER à la remise du prix du meilleur court-métrage d’animation  : Le prix Émile-Reynaud (nouvelle fenêtre) sera remis le vendredi 26 octobre au Carreau du Temple à Paris, en présence de professionnels.
  • REGARDER Dilili à Paris, le dernier film de Michel Ocelot (nouvelle fenêtre) et ECHANGER avec le chanteur et comédien Pascal Nowak de son métier de doubleur, 3 Bis rue Marguerite Renaudin, Cinéma Trianon Sceaux.

Pour tout autre renseignement, rendez vous directement sur le site de La Fête du cinéma d’animation! (nouvelle fenêtre)

 

Maîtres et domestiques au cinéma

13 Oct

Le succès international de la série Downton Abbey, au début des années 2010, a réveillé un genre qu’on avait peut-être un peu oublié : la figure du domestique au cinéma…

  • Au cinéma ou dans la littérature, la relation maître/domestique déclenche immédiatement dans notre imaginaire, un stéréotype, bien présent dans les chroniques sociales : le quotidien difficile du domestique (en comparaison de la vie futile et facile du maître), les relations de pouvoir, l’injustice de classe, le travail harassant…
  • Pourtant la relation maître/serviteur peut également être un levier dramatique très efficace, que certains metteurs en scène ont su mettre a profit : cette figure du domestique mi-confident, mi-esclave, intime et sacrifié volontaire, invisible socialement mais qui mime les postures de son maître, peut devenir une sorte de reflet du maître, dans un effet miroir : on touche alors des thèmes comme « le double », très cinématographique, qui ouvre au scénariste une foule de rebondissements possibles et au réalisateur des motifs esthétiques infinis.

La règle du jeu de Jean Renoir (nouvelle fenêtre)

Le journal d’une femme de chambre de Luis Bunuel (nouvelle fenêtre)

Gosford Park de Robert Altmann (nouvelle fenêtre)

  • Avant les années 60, les domestiques sont le plus souvent représentés comme des proies, des objets de désir et de domination, subissant le pouvoir du maître. La servante notamment est presque toujours fortement érotisée et très souvent victime du maître ou des circonstances…

Une vie d’Alexandre Astruc 1958

La ferme du pendu de Jean Dreville 1945

L’impasse de l’amour et de la haine de Kenji Mizogushi (nouvelle fenêtre) 1937

  • Après les années 60, le nombre de domestiques dans les pays occidentaux baisse massivement, ils ne vivent plus chez leurs employeurs. Ils ne sont plus forcément assujettis à leur maitre. Libérés de conventions sociales qui ont donc changé, les réalisateurs s’autorisent à leur attribuer d’autres types de rôles, une épaisseur dramatique intrinsèque, et même à les rendre menaçants pour le maître.

La cérémonie de Claude chabrol – Bientôt à La Médiathèque

Les blessures assassines de Jean-pierre Denis – Bientôt à La Médiathèque

  • Mais que se passe-t-il quand la relation de pouvoir s’inverse ? C’est ce à quoi nos intervenants vont tenter de répondre, lors de la présentation des deux chefs d’oeuvre, que nous projetons (cycle « Maîtres et domestiques : jeux de pouvoir et transgression sociale »). Si vous voulez en savoir plus, ne manquez pas nos rendez-vous :

Jeudi 4 octobre : The servant de Joseph Losey, présenté par Denitza Bantcheva, universitaire et romancière (nouvelle fenêtre)

Jeudi 18 octobre : La servante de Kim Ki-Young, présenté par Rochelle Fack, universitaire et romancière (nouvelle fenêtre)

 

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Le Western au cinéma

6 Oct

Le genre du Western repose sur une légende connue de tous : la conquête de l’Ouest américain. Le XXème siècle marque son apogée aux États-Unis, puis les Européens s’emparent du genre dans les années 1960. Le mythe de la frontière est important dans l’histoire américaine et le cinéma est un moyen moderne de transmettre ces récits.

Les différents genres de Western

Le Western classique américain

Des codes précis sont à respecter. On y trouve des Indiens, des cowboys, des bandits sans foi ni loi, un shérif intègre, les décors sauvages du Far West. Le héros représente souvent une forme de perfection avec des valeurs morales fortes et sans faiblesse. Ce genre cinématographique popularise la « destinée manifeste » des États-Unis.

Le Western Spaghetti

L’Italie se réapproprie le genre du Western des années 1960 à la fin des années 1970. On peut citer Sergio Leone comme réalisateur clef de cette période. Les héros transgressent parfois la loi pour rendre justice. La violence est plus banalisée. Les scénarios se renouvellent, le visuel également.  Les intrigues et les comportements des personnages se rapprochent plus de la réalité.

Le Western contemporain

Les lieux rappellent les vieux westerns, l’histoire est différente et se passe dans le présent ou dans le futur. Le genre est remis aux goûts du jour avec des scénarios plus complexes, des histoires qui dépassent les guerres de clans et nous plongent dans la psychologie des personnages.

Les réalisateurs incontournables

John Ford (1894-1973) (nouvelle fenêtre) : il commence la réalisation avec le cinéma muet en 1915. Sur cent quarante-deux films réalisés, cinquante-trois auraient disparus. Il reçut quatre fois l’Oscar du meilleur réalisateur, tous pour des films autres que des westerns.

Howard Hawks (1896-1977) (nouvelle fenêtre) : cinquante films réalisés dont une dizaine de westerns.

Anthony Mann (1906-1967) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1942, il réalisa onze westerns sur quarante-quatre films dont L’homme de la plaine (1955) (nouvelle fenêtre).

John Sturges (1910-1992) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1949, il réalisa quarante films dont douze westerns.

Sam Peckinpah (1925-1984) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1954, il réalisa six westerns sur seize films dont Pat Garrett et Billy le Kid (1973) (nouvelle fenêtre).

Sergio Leone (1929-1989) (nouvelle fenêtre) : il réalise son premier western en 1964 et sur seulement huit films réalisés, cinq sont des westerns.

Clint Eastwood (1930 – …) (nouvelle fenêtre) : acteur dès 1955 et réalisateur depuis 1971. Il a réalisé trente-neuf films et joué dans soixante-dix-huit films.

Kevin Costner (1955 – …) (nouvelle fenêtre) : acteur et réalisateur, il a joué dans soixante-cinq films et en réalisa trois, tous des westerns : Danse avec les loups (1990) (nouvelle fenêtre) ; Postman (1997) ; Open Range (2003)

Les frères  Coen (nouvelle fenêtre) qui ont réalisé vingt films dont No country for old men (2007) (nouvelle fenêtre) et True Grit (2010) (nouvelle fenêtre)

Je vous laisse essayer de retrouver qui est qui… ?

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D’autres idées de films…

La rivière rouge (1949) de Howard Hawks

Rio Bravo (1959) de Howard Hawks (nouvelle fenêtre)

L’homme qui tua liberty Valance (1962) de John Ford (nouvelle fenêtre)

Little Big Man (1971) de Arthur Penn – bientôt à La Médiathèque

Dead man (1996) de Jim Jarmusch (nouvelle fenêtre)

Blueberry (2004) de Jan Kounen (nouvelle fenêtre)

Django unchained (2013) de Quentin Tarantino (nouvelle fenêtre)

Les 8 salopards (2016) de Quentin Tarantino (nouvelle fenêtre)

Comancheria (2016) de David Mackenzie (nouvelle fenêtre)

=> Pour ceux que cela intéresse, une exposition dédiée à l’œuvre de Sergio Leone (nouvelle fenêtre) se déroulera à la Cinémathèque du 10 octobre 2018 au 28 janvier 2019.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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