Archive | novembre, 2018

La sélection films des bibliothécaires : La vache de Mohamed Hamidi

24 Nov

Les bibliothécaires sont souvent aussi cinéphiles. Cette nouvelle rubrique de Cin’Eiffel leur permet de réveiller ces moments passés dans les salles obscures… Aujourd’hui Françoise M. évoque La vache de Mohamed Hamidi (nouvelle fenêtre)

« C’est la faute d’la poire ! »

Fatah est un pauvre paysan d’Algérie qui a un rêve : présenter sa vache Jacqueline au salon de l’agriculture de Paris. Aussi lorsqu’il reçoit l’invitation, il quitte aussitôt son petit village et après avoir débarqué à Marseille, commence la traversée de la France.

Non sans rappeler le célèbre film La vache et le prisonnier d’Henri Verneuil en 1959 avec Fernandel, le parcours de ce petit paysan sur le sol français ne manque pas d’humour et de tendresse.

À travers ce voyage, le réalisateur Mohamed Hamidi  nous raconte les difficultés et les bonheurs du milieu rural et agricole tant en France qu’en Algérie. Les dialogues sont drôles, justes et sincères. « Qui veut voyager loin … il achète une voiture…. »

La musique d’Ibrahim Maalouf (nouvelle fenêtre) tout en cuivres et résonances manouches, rythme la marche du héros et de sa vache.

Une comédie toute simple, ponctuée d’optimisme, de candeur et de générosité !

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Le Samouraï de Melville quand le silence prend la parole

17 Nov

Dans le cadre du cycle La voie du silence, Cin’Eiffel présente jeudi 22 novembre 2018 Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Ce film totémique au ton épuré révèle le génie de la direction d’acteurs et condense toutes les caractéristiques du style Melville (nouvelle fenêtre) : la solitude, le perfectionnisme de la forme, les héros tragiques et les silences y sont poussés jusqu’à l’abstraction.

Le silence au cinéma

Au commencement, le cinéma était muet mais pas silencieux. Ensuite, l’arrivée du son et de la voix ont permis au cinéma de faire le silence ; ainsi obtenu, il prit de la place et du volume. Depuis, de nombreux cinéastes ont travaillé l’idée du silence. Prenant une nature différente pour chacun, comme le réalisateur japonais Yasujirō Ozu, l’iranien Abbas Kiarostami ou encore l’américaine Sofia Coppola, le silence devient un grand événement dramatique, prend une fonction tantôt descriptive tantôt psychologique.

Silence, mutisme et surdité

Il y a les personnages sourds comme Marlee Matlin dans Les enfants du silence de Randa Haines ou les accidents qui provoquent la surdité (There will be blood (nouvelle fenêtre) de Paul Thomas Anderson). Il arrive aussi que les mots ne trouvent pas leur place et rien n’est dit. Le silence est alors plus éloquent que les mots pour exprimer un traumatisme. Dans Persona (nouvelle fenêtre), Elizabeth Vogler interprétée par Liv Ullman (nouvelle fenêtre) se réfugie brusquement dans un mutisme complet en pleine représentation de la pièce Électre. Le silence est alors pour Élisabeth une forme de suicide : se taire pour ne pas mentir.

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Silence et violence

Les ambiances silencieuses et pesantes annoncent bien souvent le pire. Le passage du bruit au silence ou du silence à la fureur marque un terrifiant contraste avec la violence de la scène.

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Silence et au-delà

Le monde de l’au-delà est couramment caractérisé par le silence. Les êtres surnaturels (anges, vampires, fantômes, diables…) apparaissent alors sans bruit aux vivants.

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Silence et art

Bien souvent, le silence plane sur les scènes représentant des activés artistiques. Il invite à l’inspiration, la réflexion et à la concentration.

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Silence et humour

De grands réalisateurs ont joué du silence pour provoquer des effets comiques.

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Silence et viduité

Le silence accompagne les moments de solitude, d’ennui permettant à l’esprit de se reconnecter aux sens et aux émotions afin de trouver sa voie : Bonnie & Clyde (nouvelle fenêtre)  de Arthur Penn, Domicile conjugal de François TruffautOslo 31 août de Joachim Trier ou encore Ghost dog  de Jim Jarmush (nouvelle fenêtre)

Le silence a donc bien des choses à dire. On en parle jeudi 22 novembre avec Rochelle Fack universitaire et romancière, lors de la projection du Samourai incarné par Alain Delon beau et ténébreux, mais avant tout taiseux.

Ad Vitam, la nouvelle série d’Arte, va-t-elle trouver son public ?

7 Nov

Une nouvelle série d’anticipation vient de voir le jour et sera diffusée jeudi 8 novembre 2018, en première partie de soirée sur Arte. Ad Vitam, série française créée par Thomas Cailley et Sébastien Mounier s’inscrit dans le genre science-fiction : l’histoire vous emmène dans un futur où le vieillissement n’existe plus !

Arte nous propose, lors de cette soirée, les deux premiers épisodes sur les six de la saison 1 (format de 52 minutes).

Au casting : Yvan Attal, Garance Marillier, Niels Schneider, Adel Bencherif et Rod Paradot…

Dans un monde futuriste, la mort due au vieillissement a été vaincue grâce à un bain de jouvence permettant la génération des cellules. Darius Asram, un policier de 119 ans est bientôt appelé à enquêter sur le décès de quatre jeunes gens, abattus à bout pourtant. Tous appartenaient à une secte pro-suicide.

 

Je vous conseille vivement ce polar futuriste, l’idée est originale, le scénario très bien ficelé. Une recherche esthétique et une mise en scène subtile sont au rendez-vous, l’ambiance d’Ad Vitam peut faire penser à l’univers des mangas de science-fiction.

Déjà récompensée dans la catégorie meilleure série au dernier Festival Série Mania (nouvelle fenêtre), cette série fait beaucoup parler d’elle, avant même sa diffusion, va-t-elle trouver son public …

Commémoration de l’Armistice de 1918 : « Là où poussent les coquelicots »

3 Nov

Dans le cadre des Rencontres de Cin’Eiffel (« le cinéma par ceux qui le font ») et à l’occasion de la Commémoration de l’Armistice de 1918, La Médiathèque vous propose la projection du film documentaire « Là où poussent les coquelicots : fragments d’une Guerre dessinée » le jeudi 8 novembre à 19h30, en présence du producteur Laurent Segal.

 

©Kanari films

 

Synopsis : D’où viennent les images de la Première Guerre mondiale qui hantent notre imaginaire ? Voir la Grande Guerre, ne plus se contenter de la raconter, mais la montrer et l’incarner : voilà ce que propose aujourd’hui la bande dessinée.
En interrogeant l’archive et l’histoire, les auteurs présents dans ce film dialoguent avec la profondeur du temps. Ils ressuscitent la Première Guerre mondiale dans notre imaginaire : leurs dessins sont plus que des traits.
Ces artistes majeurs ont fait de la Grande Guerre le sujet principal de leur récit graphique. En leur compagnie, nous chercherons à esquisser la mémoire fragmentée d’une chronique dessinée de 14-18.

 

 

Un film réalisé avec la participation de Jacques Tardi, Henrik Rehr, Kris & Maël, David Vandermeulen, Joe Sacco, Charlie Adlard, Robbie Morrison et Delphine Priet-Mahéo.

 

Rendez-vous dans l’auditorium de la médiathèque Gustave-Eiffel, jeudi 8 novembre à 19h30. Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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