Archive | décembre, 2018

Quand les animaux deviennent des stars de cinéma

22 Déc

La représentation de l’animal au cinéma existe depuis la naissance du cinéma. Mais attention ! La PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) France, association à but non lucratif dédiée à établir et protéger les droits de tous les animaux, rappelle que « Les animaux ne nous appartiennent pas, et que nous n’avons pas à les utiliser pour nos expérimentations, notre nourriture, nos vêtements ou nos divertissements, ni à leur faire subir la moindre autre forme de maltraitance ». 
Mais alors, qu’en est-t-il alors pour le cinéma ?

On peut dire que le cinéma n’a pas toujours été respectueux avec les animaux quels qu’ils soient. Leur dressage était plutôt rudimentaire et on pouvait effectivement parlé de maltraitance pendant le tournage, hors plateau, allant même jusqu’à leur mise à mort pour les besoins d’un film fusse-t-il d’horreur, fantastique ou d’aventure. Je ne citerai évidemment pas ces films et pourtant il y en a un nombre incalculable.
Aujourd’hui, il existe des dresseurs animaliers dont c’est le vrai métier et qui se sont orienté vers le cinéma.
La dresseuse Muriel Bec, ne parle pas de dressage :

C’est péjoratif, il y a l’idée de contrainte. Disons mise en scène animalière, en attendant celui qui inventera le bon terme. Le Parisien, 13 janvier 2018 (nouvelle fenêtre)

Loin d’un formatage, c’est l’utilisation des capacités de l’animal et de son envie de communiquer, de partager. LaCroix, 25 décembre 2012 (nouvelle fenêtre)

@DR

Uggie, le chien de The Artist de Michel Azanavicius (2011)

Le terrier Jack Russel a joué dans plus d’une dixaine de films avant de reconnaître la consécration suprême en ayant une empreinte de patte sur le Walk of Fame à Los Angeles, pour le film aux cinq oscars. Il a également reçu un « collier d’or » et une « palme d’or » au Festival de Cannes.

affiche du film

Crin-Blanc, le cheval épris de liberté dans le film d’Albert Lamorisse (1952)

Ce moyen métrage de quarante minutes raconte l’histoire magnifique d’une amitié entre un petit garçon Folco et un cheval Crin-Blanc. Un chef d’oeuvre de poésie, un hymne à la liberté, un hommage à la Camargue et à sa beauté sauvage.

Je n’étais pas fait pour être acteur. Mais Crin-Blanc a bouleversé ma vie. Alain Emery dans le journal Midi Libre du 5 janvier 2012 (nouvelle fenêtre)

 

Vers un cinéma sans animaux ?

Aujourd’hui, les progrès techniques permettent de réaliser en images de synthèse des animaux plus vrais que nature. Alors pourquoi s’en priver.

affiche du film

Le livre de la jungle de Jon Favreau (2016)

Nous avons utilisé de nombreuses techniques issues de différents films comme Avatar mais aussi des technologies provenant de l’univers des jeux vidéo. Nous avons également emprunté des choses au film Gravity. En fin de compte, nous avons pris le meilleur de chacun et avons mixé. Jon Favreau dans un article du Huffinton Post du 12 avril 2016 (nouvelle fenêtre).

Le seul acteur de ce film est Neel Sethi, qui interprète Mowgli, a du jouer avec des marionnettistes qui faisaient s’animer des peluches figurant les animaux.

Pour en savoir plus sur ce film, vous pouvez consulter l’article datant du 12 avril 2016 de Benoît Smith sur Critikat (nouvelle fenêtre).

 

photo tirée du film

La planète des singes : suprématie de Matt Reeves (2017)

La capture de mouvement, capture motion en anglais (nouvelle fenêtre), voilà la technique que le réalisateur a utilisé, et force est de constater que c’est spectaculaire ! En témoigne la scène d’ouverture qui est un moment de bravoure. Matt Reeves dira d’ailleurs :

Ce que nous avons fait n’est pas très éloigné du cinéma d’animation, précise le cinéaste. Sauf qu’il fallait que l’ensemble demeure réaliste ; une sacrée contrainte. Le public est devenu aussi exigeant que nous dans ce domaine. Chaque visage a été soigneusement travaillé pour que ses expressions soient crédibles. les possibilités offertes par cet univers sont infinies. Matt Reeves, article dans 20 minutes datant du 8 décembre 2017 (nouvelle fenêtre)

Et demain, un cinéma sans comédiens ? Pourrons-nous nous passer d’acteurs ? L’avenir nous le dira…

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Des films à voir ou à revoir en famille à Noël

15 Déc

Les vacances de Noël approchent, l’occasion de passer un bon  moment en famille, en faisant découvrir à vos enfants des films cultes et indémodables, bien souvent de gentils contes qui ont marqué votre enfance ou des films plus récents dans lesquels vos enfants s’identifieront aux héros à leur tour. Je vous propose donc une sélection pour tous les âges de films dont l’action se passe à cette même période.

Les films d’animation

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Les comédies musicales

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Les comédies dramatiques, fantastiques ou tout simplement drôles

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Faîtes votre cinéma à la Médiathèque !

Rencontre avec Guillaume Brac, réalisateur

2 Déc

Guillaume Brac, jeune réalisateur, invité à La Bibliothèque de France, a présenté, fin septembre, un des ses derniers films Contes de juillet. Comment ne pas tomber sous le charme de la fausse simplicité, de la finesse de mise en scène de ce film, à tout point de vue, hors du commun?

Diplômé de HEC et de La Fémis (nouvelle fenêtre) en production, Guillaume Brac travaille d’abord comme assistant de réalisation d’ Emmanuel Mouret (nouvelle fenêtre). En 2014, il réalise son 1er long-métrage Tonnerre (nouvelle fenêtre), interprété par Vincent Macaigne et Bernard Ménez.

Pour faire un film aujourd’hui en France, un réalisateur, même reconnu, doit attendre (la plupart du temps) entre 3 et 5 ans entre le moment où il écrit le scénario et le moment où il peut commencer à tourner. Entre ces deux moments, il devra se bagarrer pour trouver un producteur, des financements, passer devant des commissions de subventions (CNC, Régions, grandes chaines de télévisions…) : un vrai parcours du combattant! À l’issue de ces nombreuses batailles, si tout va bien, il peut commencer les repérages… Il arrive aussi qu’on ne trouve pas les financements et dans ce cas, c’est Waterloo!

Photographie extraite du site Allociné

C’est pour s’être trouvé dans cette situation que Guillaume Brac s’est lancé dans cette aventure inédite : Le conservatoire National d’Art Dramatique (nouvelle fenêtre) lui propose, non pas de faire un film, mais de réaliser un atelier avec 16 jeunes comédiens, de les faire travailler devant une caméra avec des moyens techniques légers : un ingénieur du son et un chef opérateur.

Au montage, l’équipe découvre des rushes de qualité et décide d’en faire un film. Il en résulte un diptyque : 2 moyens-métrages associés : L’amie du dimanche, prix Jean Vigo du court métrage 2018 et Hanne et la fête nationale sur l’été, la jeunesse et les amours passagères. On sent l’hommage à Eric Rohmer (un de ses mentors, l’autre est Jacques Rozier (nouvelle fenêtre)! et l’influence du grand réalisateur sud-coréen Hong Song-Soo (nouvelle fenêtre), palme d’or à Cannes en 2017.

La fraicheur des jeunes comédiens, filmés pour la 1ere fois apporte, naturellement, beaucoup à la réussite de ces contes. Mais le film doit également à la maîtrise des cadrages et des panoramiques du réalisateur, ainsi qu’à l’utilisation des hors champ. Avec la sensibilité d’un moraliste, il filme avec justesse, durant une journée d’été, le badinage amoureux, la fragilité des sentiments mais surtout la maladresse des hommes dans la séduction.

Loin des réalisateurs de Blockbusters ou de « Comédies », comme on dit maintenant, pour signaler pudiquement, un film à gros budget !, Guillaume Brac est un réalisateur discret et subtil qui compte vraiment dans le paysage du cinéma français.

Contes de juillet et l’Ile au trésor sortent en DVD. En attendant, il est toujours temps d’aller les voir en salles…

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