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Les bibliothécaires et bibliothèques, stars de cinéma ?

21 Mai

Ah les bibliothèques ! Enfants, nous dévorions les livres de toutes sortes, nous y passions des heures, attirés par la découverte, l’évasion. Puis vint l’adolescence où nous désertions ces lieux, peu enclins à découvrir de nouvelles pépites, nous y venions juste pour réviser nos cours à l’approche des examens ou faire des rencontres 🙂
Le cinéma a bien compris que la bibliothèque pouvait être un décor à part entière, au même titre qu’une école ou un hôpital. Mais quelle vision le cinéma a-t-il des bibliothèques et des bibliothécaires ?
Bibliothèques imaginaires ou bibliothèques bien réelles ? Bibliothécaires à chignons et lunettes ou bibliothécaires geek ? C’est ce que nous allons voir avec ces films sélectionnés pour vous.

La bibliothèque secrète de l’abbaye dans Le Nom de la rose, film réalisé par Jean-Jacques Annaud (1986)

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, des moines sont retrouvés morts dans des circonstances suspectes. Cette abbaye doit réunir des franciscains et des représentants du pape — à cette époque, les papes d’Avignon — pour une confrontation en terrain neutre.
Un des franciscains les plus importants est Guillaume de Baskerville, accompagné du jeune novice Adso de Melk confié par son père au clergé. Tous deux mènent l’enquête sur les morts mystérieuses.

Au cours de leur enquête, les deux moines découvrent le point névralgique de l’abbaye : la bibliothèque (la plus belle de la chrétienté) où les moines copient les ouvrages anciens, et surtout une bibliothèque secrète, dont l’accès est interdite à toutes personnes, excepté à Jorge de Burgos, ancien bibliothécaire, qui conservent des trésors.

Guillaume de Baskerville : Personne ne devrait se voir interdire de consulter ces livres.

Adso : Peut-être sont-ils considérés comme trop précieux ? Trop fragiles ?

Guillaume de Baskerville : Non, ce n’est pas cela. C’est parce qu’ils renferment souvent une sagesse différente de la nôtre, et des idées qui pourraient nous amener à douter de l’infaillibilité de la parole divine. Et le doute, Adso, est l’ennemi de la foi.

Ce film, tiré du best-seller du même nom d’Umberto Eco, nous permet de mettre en lumière l’univers parfois sombre et austère du Moyen-Âge, à l’image du Grand Inquisiteur Bernardo Gui (nouvelle fenêtre), dont la formule la plus connue est la suivante :

Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens

Ce film a reçu de nombreuses récompenses dont le César du meilleur film étranger en 1987. Vous trouverez le DVD à la médiathèque Albert-Camus (nouvelle fenêtre).

La bibliothèque nationale de Berlin (Staatsbibliothek zu Berlin) dans Les Ailes du désir, film réalisé par Wim Wenders (1987)

Deux anges, Damiel et Cassiel, contemplent les hommes du haut du ciel berlinois. Éternels, ces deux êtres ne connaissent ni le froid, ni la faim, ni l’amour, mais une compassion détachée pour ces hommes trop souvent malheureux. Parce qu’ils sont invisibles, Damiel et Cassiel se mêlent à eux, lisent leurs pensées et tentent de les aider à leur manière, de les détourner de certaines idées noires.

Ce film magnétique a été tourné en 1986, alors que la ville était encore coupée en deux et reçu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1987.

La bibliothèque de la ville, lieu de mémoire collective, constitue pour ces spectateurs invisibles un poste d’observation des destinées humaines. In Universalis.eu

  • L’avis de Télérama : Les Ailes du désir est aussi un film sur le cinéma, l’art de contempler sans manipuler, l’envie de voir la vie en couleurs.

 

  • L’avis du Figaroscope : Un film calme, sans pesanteur, ce qui, de nos jours, est plutôt audacieux.

 

  • L’avis du blog.lemonde.fr : La musique de Nick Cave and the Bad Seeds contribue à restituer l’atmosphère de la ville à la veille de la chute du Mur. Tourné sans scénario formalisé, Les Ailes du Désir apparaît au spectateur comme une véritable œuvre de création.

 

  • A écouter

L’entretien avec Gérard Lefort, critique de cinéma sur France Culture (nouvelle fenêtre)

Le DVD est disponible à la médiathèque Albert-Camus (nouvelle fenêtre)

Le bibliothécaire frustré dans le film On n’y joue qu’à deux (Only Two Can Play) de Sydney Gilliat (1962)

Modeste bibliothécaire dans une petite ville du pays de Galles, John Lewis est malheureux. Son travail est monotone, sa vie familiale un désastre, entre des gamins épuisants et une femme épuisée. John aimerait connaître l’ardente gloire de l’ascension sociale. Mais comment peut-il s’y prendre ?..

Une comédie hilarante avec l’acteur Peter Sellers dans le rôle du bibliothécaire et dont le réalisateur Peter Hall disait de lui :

Peter avait la capacité de s’identifier complètement à une autre personne, et de penser comme s’il était physiquement, mentalement et émotionnellement dans sa peau. D’où cela vient-il ? Je n’en ai aucune idée. Est-ce une malédiction ?

 

  • L’avis de Télécâble Sat : Toujours extraordinaire, Peter Sellers campe avec brio ce personnage savoureux. Le satire du mariage est férocement drôle.

Nous n’avons pas le film mais vous pourrez retrouver Peter Sellers acteur à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Ci-dessous, un diaporama avec des bibliothécaires et des bibliothèques dans les films.

Pour finir, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager le titre du groupe Tears For Fears dont le clip se passe dans une bibliothèque un peu… désuète 🙂

Quant à nous, nous espérons vous voir très nombreux(ses) à La Médiathèque de Levallois !

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