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Truffaut ou Godard ?

23 Sep

Antoine de Baecque a écrit à la fois sur Truffaut et Godard. Dans quelques jours, jeudi 26 septembre, il viendra nous parler de Jules et Jim, dans le cadre de notre première soirée de la saison Cin’Eiffel. Mais alors Monsieur de Baecque, au final, vous le fin connaisseur des deux grands cinéastes, vous êtes plutôt Truffaut ou Godard ?

Benoît N.

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Le Samouraï de Melville quand le silence prend la parole

17 Nov

Dans le cadre du cycle La voie du silence, Cin’Eiffel présente jeudi 22 novembre 2018 Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Ce film totémique au ton épuré révèle le génie de la direction d’acteurs et condense toutes les caractéristiques du style Melville (nouvelle fenêtre) : la solitude, le perfectionnisme de la forme, les héros tragiques et les silences y sont poussés jusqu’à l’abstraction.

Le silence au cinéma

Au commencement, le cinéma était muet mais pas silencieux. Ensuite, l’arrivée du son et de la voix ont permis au cinéma de faire le silence ; ainsi obtenu, il prit de la place et du volume. Depuis, de nombreux cinéastes ont travaillé l’idée du silence. Prenant une nature différente pour chacun, comme le réalisateur japonais Yasujirō Ozu, l’iranien Abbas Kiarostami ou encore l’américaine Sofia Coppola, le silence devient un grand événement dramatique, prend une fonction tantôt descriptive tantôt psychologique.

Silence, mutisme et surdité

Il y a les personnages sourds comme Marlee Matlin dans Les enfants du silence de Randa Haines ou les accidents qui provoquent la surdité (There will be blood (nouvelle fenêtre) de Paul Thomas Anderson). Il arrive aussi que les mots ne trouvent pas leur place et rien n’est dit. Le silence est alors plus éloquent que les mots pour exprimer un traumatisme. Dans Persona (nouvelle fenêtre), Elizabeth Vogler interprétée par Liv Ullman (nouvelle fenêtre) se réfugie brusquement dans un mutisme complet en pleine représentation de la pièce Électre. Le silence est alors pour Élisabeth une forme de suicide : se taire pour ne pas mentir.

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Silence et violence

Les ambiances silencieuses et pesantes annoncent bien souvent le pire. Le passage du bruit au silence ou du silence à la fureur marque un terrifiant contraste avec la violence de la scène.

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Silence et au-delà

Le monde de l’au-delà est couramment caractérisé par le silence. Les êtres surnaturels (anges, vampires, fantômes, diables…) apparaissent alors sans bruit aux vivants.

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Silence et art

Bien souvent, le silence plane sur les scènes représentant des activés artistiques. Il invite à l’inspiration, la réflexion et à la concentration.

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Silence et humour

De grands réalisateurs ont joué du silence pour provoquer des effets comiques.

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Silence et viduité

Le silence accompagne les moments de solitude, d’ennui permettant à l’esprit de se reconnecter aux sens et aux émotions afin de trouver sa voie : Bonnie & Clyde (nouvelle fenêtre)  de Arthur Penn, Domicile conjugal de François TruffautOslo 31 août de Joachim Trier ou encore Ghost dog  de Jim Jarmush (nouvelle fenêtre)

Le silence a donc bien des choses à dire. On en parle jeudi 22 novembre avec Rochelle Fack universitaire et romancière, lors de la projection du Samourai incarné par Alain Delon beau et ténébreux, mais avant tout taiseux.

Le trou de Jacques Becker, une odyssée souterraine

9 Jan

Cinq prisonniers décident de s’évader de la prison de la Santé en creusant un tunnel dans les sous-sols de Paris. Réussiront-ils à s’échapper ?

Dernier film (1960) de Jacques Becker, tourné alors qu’il est déjà très malade. Il adapte un roman de José Giovanni (nouvelle fenêtre), histoire d’un fait divers qui l’avait étonné en son temps. La prouesse du réalisateur est déjà dans le titre du film : comment tourner un film de plus de 2 heures dans un espace souterrain (La prison de la Santé) et minuscule (la plupart du temps la cellule dans laquelle vivent les cinq hommes)?

Bien sûr, Jacques Becker a déjà réalisé plusieurs films indiscutables : assister Jean Renoir avant la guerre, notamment sur La chienne, lui avait révélé son envie de mettre en scène.

Il enchaîne deux drames très différents pendant la guerre : Goupil mains rouges (chronique paysanne, 1943) et Falbalas (monde de la mode,1945) puis des comédies, après-guerre : Antoine et Antoinette (Palme d’or au Festival de Cannes, 1947) et Rendez-vous de juillet, (film lumineux sur la jeune génération d’après-guerre, 1949). En 1952, sortie en salle de Casque d’or, superbe chronique des bas-fonds parisiens en 1900, incarné par Simone Signoret, probablement son film le plus connu.

Il s’attaque au film de genre en 1954 avec Touchez pas au grisbi (qui relance la carrière de Jean Gabin), prototype du film noir « à la française », d’après un roman d’Albert Simonin, passionné d’argot et dont les romans inspireront de nombreux films de l’époque.

Mais le trou est vraiment un film de défi, dans lequel le réalisateur repousse toutes les limites. La virtuosité de la mise en scène, l’audace et la fluidité des mouvements de caméra en font un film indépassable. Un suspense intense, une grande histoire d’hommes…

François Truffaut, Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Melville (nouvelle fenêtre) ont salué le talent de Jacques Becker, pourtant « ancienne vague » mais tellement moderne!

Si vous voulez entrer avec nous dans ce tunnel insondable, rendez-vous à la médiathèque Eiffel, jeudi 11 janvier 2018, 19h30 !

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Journées mondiales sans téléphone portable vues par Cin’Eiffel

7 Fév Journée sans portable

Blague ou effet d’annonce? Du 6 au 8 février 2017 ont lieu les journées mondiales sans téléphone portable. Au cinéma, le téléphone est un ressort dramatique irremplaçable, qui provoque de nouvelles péripéties, conduit dans de nouveaux espaces. Le téléphone portable a remplacé le poste fixe, mais le résultat est le même : pour un réalisateur,  s’en passer semble presque impossible!

En juin 2014, Nadia C., notre bloggeuse spécialiste des objets au cinéma écrivait ceci :

Les objets incontournables au cinéma

N°4 Allô ?

 » Au commencement du récit cinématographique – à son origine même peut-être – fut le téléphone. […] Le téléphone, au cinéma, n’est pas qu’un accessoire pittoresque ou un simple prétexte à des scènes effrayantes ou amusantes.  Il est, historiquement, l’une des sources avérées du procédé de montage alterné ou parallèle dans les courts-métrages muets de David W. Griffith. Dans ses différentes versions techniques, il ne cesse de suggérer à la fois de nouvelles situations dramatiques et de nouvelles formules cinématographiques. »
Michel Chion, compositeur, enseignant de cinéma, et critique.

Si, comme moi, vous avez pleuré toutes les larmes de votre corps en regardant pour la énième fois le petit E.T. qui disait « E.T. téléphone maison », vous comprendrez aisément que cet objet est un « appareil de communication conçu pour transmettre la voix humaine et permettre une conversation à distance ». Autant dire, une vraie révolution de la fin du XIXème siècle.
Au cinéma, le téléphone donne lieu à des scènes particulièrement savoureuses notamment dans les films policiers (La Mort aux trousses, Le Crime était presque parfait), bouleversantes dans des drames (La Femme d’à côté). Puis le téléphone se fait « sans fil » et annihile la notion de distance (Scream) pour enfin devenir téléphone « portable ».

Voici quelques bandes-annonces de films devenus pour certains mythiques :

– Thelma et Louise de Ridley Scott

 

La Femme d’à côté de François Truffaut

 

The Player de Robert Altman

 

Scream de Wes Craven

 

Phone Game de Joel Schumacher

 

 

La playlist de François-Guillaume Lorrain

23 Déc

Nous avons eu l’honneur de recevoir des invités aussi prestigieux que Jean Douchet, Irène Frain ou Jean-Hugues Anglade pour parler de cinéma… Cin’Eiffel souhaite garder une trace de ces moments privilégiés partagés et créée aujourd’hui une nouvelle rubrique « Playlist des invités ».

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Chaque invité nous confiera les 5 films qui l’ont le plus marqué : films qui l’ont bouleversé, qui ont changé sa vie, peut-être… Nous espérons que ces films vous inspireront comme autant de chemins sensibles à la découverte de l’histoire du cinéma. Nous avons proposé au dernier en date, François-Guillaume Lorrain journaliste au Point, romancier (L’année des volcans, Vends maison de famille et spécialiste de cinéma de se prêter à cet exercice. Il est venu nous parler de Voyage en Italie, jeudi 24 novembre (Roberto Rossellini et de Ingrid Bergman) et nous espérons le retrouver rapidement pour un autre Cineiffel.

Voici sa réponse :

N°1

La dolce vita de Federico Fellini

La dolce vita réal. Federico Fellini

N°2

decalogue

Le Décalogue réal. Kieslowski

N°3

Yi-Yi réal. Edward Yang

Yi-Yi réal. Edward Yang

N°4

Les 400 coups réal. François Truffaut

Les 400 coups réal. François Truffaut

N°5

conversation-secrete

Conversation secrète réal. Francis Ford Coppola

Dans le cadre de Cin’Eiffel, François-Guillaume Lorrain viendra nous présenter Journal intime réalisé par Nanni Moretti le jeudi 23 février 2017.

 

 

 

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