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Journées mondiales sans téléphone portable vues par Cin’Eiffel

7 Fév Journée sans portable

Blague ou effet d’annonce? Du 6 au 8 février 2017 ont lieu les journées mondiales sans téléphone portable. Au cinéma, le téléphone est un ressort dramatique irremplaçable, qui provoque de nouvelles péripéties, conduit dans de nouveaux espaces. Le téléphone portable a remplacé le poste fixe, mais le résultat est le même : pour un réalisateur,  s’en passer semble presque impossible!

En juin 2014, Nadia C., notre bloggeuse spécialiste des objets au cinéma écrivait ceci :

Les objets incontournables au cinéma

N°4 Allô ?

 » Au commencement du récit cinématographique – à son origine même peut-être – fut le téléphone. […] Le téléphone, au cinéma, n’est pas qu’un accessoire pittoresque ou un simple prétexte à des scènes effrayantes ou amusantes.  Il est, historiquement, l’une des sources avérées du procédé de montage alterné ou parallèle dans les courts-métrages muets de David W. Griffith. Dans ses différentes versions techniques, il ne cesse de suggérer à la fois de nouvelles situations dramatiques et de nouvelles formules cinématographiques. »
Michel Chion, compositeur, enseignant de cinéma, et critique.

Si, comme moi, vous avez pleuré toutes les larmes de votre corps en regardant pour la énième fois le petit E.T. qui disait « E.T. téléphone maison », vous comprendrez aisément que cet objet est un « appareil de communication conçu pour transmettre la voix humaine et permettre une conversation à distance ». Autant dire, une vraie révolution de la fin du XIXème siècle.
Au cinéma, le téléphone donne lieu à des scènes particulièrement savoureuses notamment dans les films policiers (La Mort aux trousses, Le Crime était presque parfait), bouleversantes dans des drames (La Femme d’à côté). Puis le téléphone se fait « sans fil » et annihile la notion de distance (Scream) pour enfin devenir téléphone « portable ».

Voici quelques bandes-annonces de films devenus pour certains mythiques :

– Thelma et Louise de Ridley Scott

 

La Femme d’à côté de François Truffaut

 

The Player de Robert Altman

 

Scream de Wes Craven

 

Phone Game de Joel Schumacher

 

 

Hit-parade 2016 des bloggeuses de Cin’Eiffel

11 Jan palmares

Cette année encore, nous avons vu beaucoup de films, au cinéma aussi souvent que possible, en DVD et en VOD, à La Médiathèque. Les bloggeuses de Cin’Eiffel sont plutôt d’accord avec les critiques, valident les choix des grands festivals et donnent un accessit au cinéma d’animation, qui nous a proposé des merveilles !

Notre sélection  « Meilleurs films 2016 » en 6 catégories : comédie dramatique, film d’aventure, comédie, film d’animation, film documentaire, série !

 

Catégorie comédie dramatique

Marie L., Soizic N., Line R.

Elle de Paul Verhoeven

Elle de Paul Verhoeven (Golden Globe 2017)

Marianne G., Soizic N.

Paterson réalisé par Jim Jarmusch

Ariane C., Line R.

Marianne G.

mademoiselle-park-chan-wook

Mademoiselle de Park Chan Wook

Ariane C.

Toni Erdmann de Maren Ade

Toni Erdmann de Maren Ade

Marianne G., Line R.

Catégorie film d’aventure

The revenant réalisé par Alejandro Gonzalez Inarritu (Oscar du meilleur réalisateur 2016; Oscar du meilleur acteur 2016; Oscar de la meilleure photographie 2016).

Cécile P., Marie L., Ariane C., Line R.

 

Cécile P. (Hommage à Carrie Fischer).

 

Catégorie comédie

Retour chez ma mère

Retour chez ma mère d’Eric Lavaine

Cecile P.

 

Catégorie film d’animation

La tortue rouge réalisé par Michaël Dudok de wit (Prix spécial du jury, Un Certain Regard, Festival de Cannes 2016).

Marie L., Florence B., Line R., Soizic N.

 

The boy and the beast

La bête et le garçon de Mamoru Hosoda

Florence B.

 

Catégorie documentaire

les-pepites

Les pépites de X. de Lauzanne

Florence B.

 

Catégorie série

The night of crée par Richard Price et Steven Zaillian

Nadia C., Ariane C.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

La playlist de François-Guillaume Lorrain

23 Déc Jean-Hugues Anglade à Cin'Eiffel

Nous avons eu l’honneur de recevoir des invités aussi prestigieux que Jean Douchet, Irène Frain ou Jean-Hugues Anglade pour parler de cinéma… Cin’Eiffel souhaite garder une trace de ces moments privilégiés partagés et créée aujourd’hui une nouvelle rubrique « Playlist des invités ».

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Chaque invité nous confiera les 5 films qui l’ont le plus marqué : films qui l’ont bouleversé, qui ont changé sa vie, peut-être… Nous espérons que ces films vous inspireront comme autant de chemins sensibles à la découverte de l’histoire du cinéma. Nous avons proposé au dernier en date, François-Guillaume Lorrain journaliste au Point, romancier (L’année des volcans, Vends maison de famille et spécialiste de cinéma de se prêter à cet exercice. Il est venu nous parler de Voyage en Italie, jeudi 24 novembre (Roberto Rossellini et de Ingrid Bergman) et nous espérons le retrouver rapidement pour un autre Cineiffel.

Voici sa réponse :

N°1

La dolce vita de Federico Fellini

La dolce vita réal. Federico Fellini

N°2

decalogue

Le Décalogue réal. Kieslowski

N°3

Yi-Yi réal. Edward Yang

Yi-Yi réal. Edward Yang

N°4

Les 400 coups réal. François Truffaut

Les 400 coups réal. François Truffaut

N°5

conversation-secrete

Conversation secrète réal. Francis Ford Coppola

Dans le cadre de Cin’Eiffel, François-Guillaume Lorrain viendra nous présenter Journal intime réalisé par Nanni Moretti le jeudi 23 février 2017.

 

 

 

Sortie le 9 novembre 2016 : Maman a tort réalisé par Marc Fitoussi

10 Nov maman-a-tort

Peut-on faire une comédie d’un sujet aussi grave que le harcèlement au travail ? C’est le tour de force qu’a tenté Marc Fitoussi…  Pari tenu !

Ce réalisateur s’est imposé depuis plusieurs années, avec des comédies fines, vives et légères, parfois douces-amères, réinventant avec tendresse et émotion les relations de couple (La ritournelle) ou explorant la complexité des relations mères-filles dans Copacabana.

Il reprend cette veine, dans son dernier film, qui sort en salle cette semaine : Anouk, adolescente perspicace effectue l’inévitable stage d’observation de classe de 3ème dans la société d’assurance où travaille sa mère. Elle y découvre les compromissions et les lâchetés des adultes mais aussi la violence du monde du travail. Tous les problèmes sont abordés de biais, à travers le regard subtil, tranchant et féroce de la jeune fille : la déception de l’adolescente pour sa mère, un certain désenchantement pour ce monde.

Pour appuyer encore sur le vide de cette vie de bureau et cette fausse convivialité, le réalisateur joue sur les couleurs contrastées des décors, pour faire apparaitre l’enfermement des personnages ; il exploite l’espace dans la mise en scène, déplacements, travellings et plans serrés.

Et la comédie dans tout ça?

La drôlerie et l’ironie résident dans le regard décalé que l’adolescente porte sur le monde, révélant les contradictions, le ridicule, les inconséquences des adultes.

Marc Fitoussi se déplace dans les salles pour faire la promotion de son film. A ne pas manquer donc !

Du livre au film, Maigret tend un piège, à La Médiathèque

18 Mar images

Avec 300 adaptations, le célèbre commissaire est le personnage qui a été, avec plus ou moins de réussite, le plus adapté au cinéma. Julien Duvivier, Jean Renoir, Maurice Tourneur, Richard Pottier… ont réalisé à partir de romans de Georges Simenon des adaptations pour l’écran de Maigret, incarné par Harry Baur, Albert Préjean, Pierre Renoir, Gino Cervi , Charles Laughton, Michel Simon …

 

Parmi toutes ces adaptations, nous vous proposons, dans le cadre des « Rencontres de liseur », le samedi 19 mars (16h) à la médiathèque Gustave-Eiffel, un film de Jean Delannoy : Maigret tend un piège. La projection suivra la conférence illustrée de Marie Le Gouellec « cartographie du Paris disparu de Georges Simenon ».

Ce film reste à ce jour l’une des meilleures adaptations de Maigret (avec Panique de Julien Duvivier) et surtout celle que Simenon préférait : « Gabin a fait un travail hallucinant. Ça me gêne du reste un peu, parce que je ne vais plus pouvoir voir Maigret que sous les traits de Gabin. ». Il faut dire que le trio Gabin-Delannoy-Audiard marche à merveille : Jean Delannoy, très inspiré, choisit Annie Girardot et Jean Desailly, pour donner la réplique à Jean Gabin. Michel Audiard, scénariste et dialoguiste du film, a réalisé un véritable travail d’orfèvre, non seulement pour servir le personnage Maigret-Gabin avec des dialogues truculents, mais aussi pour adapter et ajouter des éléments percutants qui n’existent pas dans le texte de Simenon.

L’intrigue change de quartier : dans le roman, les crimes sont commis à Montmartre ; dans le film, Delannoy déplace l’action dans le Marais. Il en profite pour filmer et détailler un Paris ouvrier, un Paris de « petits métiers », un Paris de cours et de passages. Dans un de ces passages, il filme une vieille tisseuse, à la manière d’un documentariste, scène incroyable qui suspend le temps. Enfin, il ou ils (Delannoy/Audiard) règlent leur compte avec les femmes : car, dans le film, ce sont bien les névroses et la possessivité des femmes, qui rendent les hommes fous.

Trois raisons au moins pour venir voir le film sur grand écran, même si vous avez lu le roman !

 

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