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La vulgarisation scientifique autrement…

4 Fév

Pour finir le cycle « Technologie, reflet des craintes d’une époque » Cin’eiffel vous propose, Jeudi 7 février 2019, une grande soirée autour de la vulgarisation scientifique.

Le diabolique docteur Mabuse de Fritz Lang et Promised land de Gus Van Sant donnaient une vision inquiétante et pessimiste de notre époque. Cependant sciences et technologies apportent également espoir et optimisme, pour peu qu’on en connaisse les enjeux… A moins d’être chercheur, c’est le rôle capital que joue la vulgarisation scientifique aujourd’hui!

Comment parler simplement, drôlement de sujets scientifiques et technologiques (très) sérieux? La pop-culture, les vidéos et les réseaux sociaux ont-ils révolutionné la vulgarisation scientifique?

Pour tenter de répondre à ces questions, notre invité sera Pierre KERNER, Maître de Conférences, institut Jacques Monod Stem Cells, Development and Evolution, CNRS/Université Paris Diderot, biologiste et blogueur : «Café des sciences» et Stange Stuff and Funky Things (nouvelle fenêtre).  Il nous proposera quelques pistes et répondra aux questions, après avoir assister à la projection de quelques court-métrages de Marion Montaigne : Tu mourras moins bête… Mais tu mourras quand même!

 

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

 

 

 

 

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Rencontre avec Guillaume Brac, réalisateur

2 Déc

Guillaume Brac, jeune réalisateur, invité à La Bibliothèque de France, a présenté, fin septembre, un des ses derniers films Contes de juillet. Comment ne pas tomber sous le charme de la fausse simplicité, de la finesse de mise en scène de ce film, à tout point de vue, hors du commun?

Diplômé de HEC et de La Fémis (nouvelle fenêtre) en production, Guillaume Brac travaille d’abord comme assistant de réalisation d’ Emmanuel Mouret (nouvelle fenêtre). En 2014, il réalise son 1er long-métrage Tonnerre (nouvelle fenêtre), interprété par Vincent Macaigne et Bernard Ménez.

Pour faire un film aujourd’hui en France, un réalisateur, même reconnu, doit attendre (la plupart du temps) entre 3 et 5 ans entre le moment où il écrit le scénario et le moment où il peut commencer à tourner. Entre ces deux moments, il devra se bagarrer pour trouver un producteur, des financements, passer devant des commissions de subventions (CNC, Régions, grandes chaines de télévisions…) : un vrai parcours du combattant! À l’issue de ces nombreuses batailles, si tout va bien, il peut commencer les repérages… Il arrive aussi qu’on ne trouve pas les financements et dans ce cas, c’est Waterloo!

Photographie extraite du site Allociné

C’est pour s’être trouvé dans cette situation que Guillaume Brac s’est lancé dans cette aventure inédite : Le conservatoire National d’Art Dramatique (nouvelle fenêtre) lui propose, non pas de faire un film, mais de réaliser un atelier avec 16 jeunes comédiens, de les faire travailler devant une caméra avec des moyens techniques légers : un ingénieur du son et un chef opérateur.

Au montage, l’équipe découvre des rushes de qualité et décide d’en faire un film. Il en résulte un diptyque : 2 moyens-métrages associés : L’amie du dimanche, prix Jean Vigo du court métrage 2018 et Hanne et la fête nationale sur l’été, la jeunesse et les amours passagères. On sent l’hommage à Eric Rohmer (un de ses mentors, l’autre est Jacques Rozier (nouvelle fenêtre)! et l’influence du grand réalisateur sud-coréen Hong Song-Soo (nouvelle fenêtre), palme d’or à Cannes en 2017.

La fraicheur des jeunes comédiens, filmés pour la 1ere fois apporte, naturellement, beaucoup à la réussite de ces contes. Mais le film doit également à la maîtrise des cadrages et des panoramiques du réalisateur, ainsi qu’à l’utilisation des hors champ. Avec la sensibilité d’un moraliste, il filme avec justesse, durant une journée d’été, le badinage amoureux, la fragilité des sentiments mais surtout la maladresse des hommes dans la séduction.

Loin des réalisateurs de Blockbusters ou de « Comédies », comme on dit maintenant, pour signaler pudiquement, un film à gros budget !, Guillaume Brac est un réalisateur discret et subtil qui compte vraiment dans le paysage du cinéma français.

Contes de juillet et l’Ile au trésor sortent en DVD. En attendant, il est toujours temps d’aller les voir en salles…

La sélection films des bibliothécaires : La vache de Mohamed Hamidi

24 Nov

Les bibliothécaires sont souvent aussi cinéphiles. Cette nouvelle rubrique de Cin’Eiffel leur permet de réveiller ces moments passés dans les salles obscures… Aujourd’hui Françoise M. évoque La vache de Mohamed Hamidi (nouvelle fenêtre)

« C’est la faute d’la poire ! »

Fatah est un pauvre paysan d’Algérie qui a un rêve : présenter sa vache Jacqueline au salon de l’agriculture de Paris. Aussi lorsqu’il reçoit l’invitation, il quitte aussitôt son petit village et après avoir débarqué à Marseille, commence la traversée de la France.

Non sans rappeler le célèbre film La vache et le prisonnier d’Henri Verneuil en 1959 avec Fernandel, le parcours de ce petit paysan sur le sol français ne manque pas d’humour et de tendresse.

À travers ce voyage, le réalisateur Mohamed Hamidi  nous raconte les difficultés et les bonheurs du milieu rural et agricole tant en France qu’en Algérie. Les dialogues sont drôles, justes et sincères. « Qui veut voyager loin … il achète une voiture…. »

La musique d’Ibrahim Maalouf (nouvelle fenêtre) tout en cuivres et résonances manouches, rythme la marche du héros et de sa vache.

Une comédie toute simple, ponctuée d’optimisme, de candeur et de générosité !

La sélection films des bibliothécaires : Andreï Roublev de Tarkovski

27 Oct

Les bibliothécaires sont souvent aussi cinéphiles. Cette nouvelle rubrique de Cin’Eiffel leur permet de réveiller ces moments passés dans les salles obscures… Aujourd’hui Valérie N. se souvient de sa découverte de Andreï Roublev d’Andrei Tarkovski (nouvelle fenêtre) :

La caméra d’Andrei Tarkovski explore le temps et pose un regard sur la création et le rêve mais ses films nous amènent aussi à réfléchir sur notre condition. Ici on est bercé par les images, les lieux et la langue russe.  Andreï Roublev est aussi puissant qu’une cantate ou qu’un requiem. Andreï Tarkovski aime filmer la nature, les objets et surtout l’âme humaine, il filme l’invisible et rappelle l’essentiel.

Laissez-vous envouter par cette magnifique fresque historique sur un peintre d’icônes!

Si vous souhaitez en apprendre plus sur ce réalisateur solitaire, qui a tout quitté, pour se consacrer à sa démarche artistique, lisez le temps scellé (nouvelle fenêtre)  et découvrez le miroir (nouvelle fenêtre) 4eme film du réalisateur, partiellement autobiographique.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

La Fête du cinéma d’animation 2018 : pour petits et grands

20 Oct

Vous êtes passionnés de cinéma d’animation? il vous reste quelques jours (jusqu’au 31 octobre) pour assister (avec ou sans vos enfants) à l’un des évènements de cette 17e édition de la Fête du cinéma d’animation!

« La Fête du cinéma d’animation a pour objectif de valoriser le cinéma « image par image » et de contribuer ainsi à la promotion des films et de leurs auteurs. Sa genèse et sa mise en place sont articulées avec la Journée mondiale du film d’animation, célébrée le 28 octobre en hommage à Émile Reynaud, pionnier du « film » image par image et en commémoration de sa première projection publique de bandes animées, à Paris, au Musée Grévin, précisément le 28 octobre 1892. » Association Française du Cinéma d’Animation (AFCA).

1500 manifestations sont organisées dans le monde, pour fêter l’animation, comme il se doit.
Vous pourrez, par exemple :
  • ASSISTER à l’avant-première du très attendu Funan réalisé par Denis Do, le 29 octobre 2018 à 20h – 10 Quai de la Seine, MK2 Quai de Seine Paris.

 

  • PARTICIPER avec vos enfants à un atelier autour du film Le chant de la mer réalisé par Tomm Moore le 26 octobre 2018 – 7 Boulevard de Strasbourg, L’Archipel Paris

  • ASSISTER à la remise du prix du meilleur court-métrage d’animation  : Le prix Émile-Reynaud (nouvelle fenêtre) sera remis le vendredi 26 octobre au Carreau du Temple à Paris, en présence de professionnels.
  • REGARDER Dilili à Paris, le dernier film de Michel Ocelot (nouvelle fenêtre) et ECHANGER avec le chanteur et comédien Pascal Nowak de son métier de doubleur, 3 Bis rue Marguerite Renaudin, Cinéma Trianon Sceaux.

Pour tout autre renseignement, rendez vous directement sur le site de La Fête du cinéma d’animation! (nouvelle fenêtre)

 

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