Archive by Author

Festival d’automne : Festival du film américain de Deauville

8 Sep

Les grands festivals d’automne ont débuté avec le retour des estivants… La célébre Mostra de Venise du 29 août au 9 septembre 2018, le grand Festival international du film de Toronto du 6 au 16 septembre 2018… Mais c’est d’un festival qui se déroule en France dont j’avais envie de vous parler : vous pouvez encore vous y rendre ce week-end !

Du 30 aout au 9 septembre 2018 a lieu le 44e Festival du film américain de Deauville (nouvelle fenêtre), sous la présidence de l’actrice Sandrine Kimberlain à laquelle sont associés comme jurés : les actrices Sabine Azéma, Leila Bekhti et Sara Giraudeau, les réalisateurs Stéphane Brizé, Pierre Salvadori et Xavier Legrand, le musicien Alex Beaupain (nouvelle fenêtre) et la romancière Leila Slimani.

En 43 ans d’existence (1ère édition en 1975), il est devenu le plus grand festival européen du film américain, en recevant toutes les grandes stars du cinéma d’outre-Atlantique. Bette Davis, Elisabeth Taylor, Burt Lancaster, Robert de Niro ou Clint Eastwood…. ont contribué à sa renommée.

L’évènement majeur de ce Festival sera l’attribution du grand prix remis au meilleur film américain. Deux autres prix seront également décernés « Le prix de la révélation » par le grand réalisateur français Cédric Kahn (nouvelle fenêtre) et plus original, « Le Prix du public de la Ville de Deauville », qui donne, en impliquant le public, un aspect populaire à la manifestation.

Deauville, c’est aussi l’occasion de voir en exclusivité, de grandes avant-premières. Cette année la tendance est aux films réalisés par des Français mais joués par des acteurs américains. Ainsi Mélanie Laurent vient présenter son 1er film complètement américain Galveston, tiré du roman éponyme de Nic Pizzolatto (nouvelle fenêtre), avec Elle Fanning et Jacques Audiard (nouvelle fenêtre) habitué des festivals et souvent récompensé pour son travail (nouvelle fenêtre) propose son dernier film Les frères Sisters, western crépusculaire avec Joaquim Phoenix et Jake Gyllenhaal ; ce film, très attendu, sera d’ailleurs en compétition à la Mostra de Venise et à Toronto!

Enfin pas de festival sans hommage! En 2018 Morgan Freeman est donc célébré et fêté pour l’ensemble de sa carrière…

Rendez-vous pour le palmarès 2018 (nouvelle fenêtre) dimanche 9 septembre !

Publicités

« Sur la plage abandonnée »…

1 Sep

Les vacances d’été touchent à leur fin… Chacun se demande comment faire durer, un peu, les derniers moments de chaleur du soleil et de douceur des vagues.

Pour prolonger ces instants sensuels et estivaux, nous vous proposons une sélection de films sur la plage. La plage est un véritable de décor cinématographique, capable d’évoquer aussi bien les « premières fois », la jeunesse et l’amour que les rêves envolés, le désœuvrement ou les désillusions…

Je ne reviendrai pas bien sûr, sur Les dents de la mer 1, Les dents de la mer 2, Les dents de la mer 3, Les dents de la mer 4… ou bien sur Les bronzés 1 (nouvelle fenêtre), Les bronzés 2… Films qui n’ont pu échapper à personne !

Non, il s’agit plutôt de ma propre sélection, films avec lesquels j’ai des affinités réelles, pour une raison ou une autre. J’espère vous en faire découvrir certains, comme autant de petites criques rares et précieuses, loin des grandes plages bondées!

Tabou de F. W. Murnau (nouvelle fenêtre)

 

Le sauvage de Jean-Paul Rappeneau (nouvelle fenêtre)

 

Les plages d’Agnès d’Agnès Varda (nouvelle fenêtre)

 

Les Descendants d’Alexander Payne

 

Bonjour tristesse d’Otto Preminger (nouvelle fenêtre)

 

Perfect Mothers d’Anne Fontaine (nouvelle fenêtre)

 

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

 

De la plume à la caméra (1) : Dans ses yeux

25 Juin

Liseur

On ne compte plus les adaptations littéraires au cinéma. Contes, épopées, romans, tout y passe. Certains films sont d’ailleurs plus connus que le livre dont il est tiré. Adaptation fidèle au texte, transposition dans notre époque, le succès est souvent au rendez-vous. Mais comme le dit Julien Gracq : 

Pour qu’un roman devienne un très bon film , il faut que le film soit autre chose. Il s’agit de chercher une sorte d’équivalent mais qui ne se limite pas à la simple transposition visuelle.

Le livre :

Dans ses yeux d'Eduardo Sacheri (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Dans ses yeux(La pregunta de sus ojos) d’Eduardo Sacheri (2009)

Buenos Aires, 1968. La jeune Liliana Morales est sauvagement étranglée. Bouleversé, Benjamin Chaparro, greffier au Palais de Justice, jure de dénouer cette affaire qui l’obsède. Mais dans l’Argentine des années de plomb, iniquité, trahisons politiques et exil sabreront sa quête éperdue de vérité. Trente ans plus tard, hanté par le souvenir…

View original post 488 mots de plus

Hommage à Stéphane Audran

8 Mai

Stéphan Audran est décédée le 27 mars 2018.

L’élégante et atypique actrice des films de Claude Chabrol, dans les années 60 à 80, a eu une seconde carrière, beaucoup moins connue. Je propose à ceux qui ne l’ont pas vu, de découvrir le magnifique film de Gabriel Axel le Festin de Babette (nouvelle fenêtre) et de relire ce qu’en disait notre blogueuse Line R., en février 2014.

Stéphane Audran, une vie d’actrice

Colette Suzanne Jeannine Dacheville, connue sous le nom de Stéphane Audran, est née en 1932, à Versailles.

Elle suit des cours d’art dramatique avec Charles Dullin, Michel Vitold et Tania Balachova, puis monte sur les planches pour interpréter Shakespeare. Elle apparait pour la première fois à l’écran en 1957, dans Le Jeu de la nuit de Daniel Costelle.

Claude Chabrol (nouvelle fenêtre) la découvre alors et lui donne en 1958 un petit rôle dans Les Cousins. C’est le début d’une longue collaboration. Égérie du réalisateur, elle tourne avec lui plus d’une vingtaine de films incarnant des femmes séductrices, perverses, parfois vulnérables : parmi ceux-ci,  Les bonnes Femmes, Les Biches (Ours d’argent de la meilleure actrice), Le Boucher (nouvelle fenêtre)  (Prix San Sebastian de la meilleure actrice), Violette Nozière (César de la meilleure actrice dans un second rôle).

Elle mène également une carrière avec d’autres réalisateurs : on la voit notamment dans Le Signe du Lion, premier film d’Éric Rohmer (nouvelle fenêtre), Sans Mobile apparent de Philippe Labro, Le Charme discret de la bourgeoisie (Oscar du meilleur film étranger) de Luis Bunuel, Vincent, François, Paul… et les autres de Claude Sautet, Au-delà de la gloire de Samuel Fuller, Coup de torchon de Bertrand Tavernier, ou encore Le Festin de Babette de Gabriel Axel.

À partir des années 90, elle incarne principalement des seconds rôles et change de registre, jouant dans des comédies, telles que Belle Maman, Ma femme s’appelle Maurice. Elle tourne aussi dans de nombreux feuilletons comme La Bicyclette bleue. La réalisatrice Anne Fontaine lui donne  son dernier rôle au cinéma dans La fille de Monaco.
En 2009, elle publie Une autre façon de vivre évoquant  son intérêt pour des modes de vie différents.

Cin’Eiffel Le choix des spectateurs 2018 : 3/3 Les drames

24 Avr

Après Les comédies (nouvelle fenêtre) et les polars (nouvelle fenêtre), 3/3 Les drames

Les drames et les mélodrames sont des films, qui ont en commun des conflits de pouvoir ou de sentiments souvent passionnels, il en découle presque toujours des situations pathétiques ou tragiques. Nos 5 films vont approcher le conflit intérieur de leur héros et aborder la rigidité des carcans sociaux ou religieux, qui empêchent la personne de s’épanouir et de vivre sa vie…

 

Loin du paradis réal. Todd Haynes USA/2002

Dans l’Amérique provinciale des années cinquante, Cathy Whitaker est une femme au foyer exemplaire, une mère attentive, une épouse dévouée. Son sourire éclatant figure souvent dans les colonnes du journal local.
Cathy sourit toujours. Même quand son mariage s’effondre, même quand ses amies l’abandonnent. Quand l’amitié qui la lie à son jardinier provoquera un scandale, elle sera forcée, derrière son sourire, d’affronter la réalité.

« …Flamboyant mélo d’une intelligence et d’une sensibilité rares, Loin du paradis atteint le sommet d’un genre qu’il réinvente en se réappropriant ses codes et en allant au-delà de ce qui n’était alors que pudiquement suggéré. Grâce soit rendue à Todd Haynes, dont le travail à la mise en scène et à l’écriture témoigne d’une maîtrise et d’une finesse remarquables, tout comme à ses interprètes, les deux Dennis (Quaid et Haysbert) mais surtout Julianne Moore. Son visage est le miroir idéal des sourds tourments qui hantent Cathy Whitaker, femme ordinaire derrière qui se cache une actrice d’exception. » Nicolas Bardot, filmedeculte.com

 

Les neiges du Kilimanjaro réal. Robert Guédiguian FR/2011

Bien qu’ayant perdu son travail, Michel vit heureux avec Marie-Claire. Ces deux-là s’aiment depuis trente ans. Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent. Ils ont des amis très proches. Ils sont fiers de leurs combats syndicaux et politiques. Leurs consciences sont aussi transparentes que leurs regards. Ce bonheur va voler en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit… Leur désarroi sera d’autant plus violent lorsqu’ils apprennent que cette brutale agression a été organisée par l’un des jeunes ouvriers licenciés avec Michel.

« …Les Neiges du Kilimandjaro est une fable, au sens premier du terme : sous le voile de la fiction, le cinéaste exprime la vérité saisie par son œil incisif et doux, avisé mais jamais aigri. D’où une méprise quant à sa conclusion délibérément optimiste et lumineuse, décriée par certains mais qui répond avec panache à l’individualisme et l’arrogance érigés en valeur par nos dirigeants. L’immense talent de Guédiguian est de ne pas avoir son pareil pour brosser le portrait de personnages terriblement attachants, tiraillés par les doutes et les angoisses, jamais là où on les attend. Son regard bienveillant sur des héros ordinaires bouleverse par son infinie tendresse, toujours à la bonne distance, à la bonne hauteur. L’air de rien, Les Neiges du Kilimandjaro marque une sorte d’apothéose pour ce cinéaste si discret dont on ne s’était pas forcément rendu compte à quel point il nous est indispensable. » Fabien Reyre, Critikat

 

Les chevaux de feu de Sergueï Paradjanov RUS. (soviétique)/1966

L’amour de deux jeunes gens séparés par la haine que se vouent leurs familles et que seule la mort réunira.

« …Fils d’antiquaire, ce Géorgien d’origine arménienne, né à Tbilissi en 1924, s’était formé au VGIK, la célèbre école de cinéma de Moscou. Mais dès son premier film, Les Chevaux de feu, en 1965, ­Paradjanov eut l’honneur fatal de déplaire au régime en portant à l’écran une nouvelle de l’écrivain ukrainien Mykhailo Kotsiubynski, L’Ombre des ancêtres oubliés. Il faut aller voir et revoir ce chef-d’œuvre absolu, réédité dans une superbe version numérique. C’est un conte qui nous emporte dans une Ukraine immortelle, bien au-delà des conflits politiques d’hier et d’aujourd’hui. Il y passe l’amour merveilleux et tragique d’Ivan et Marishka, petits Roméo et Juliette printaniers des montagnes des Carpates, les sortilèges chamaniques, le sang des crimes et la splendeur miséricordieuse des chants orthodoxes. Le temps n’a pas altéré ­cette fraîcheur incandescente. C’est la beauté pure. » Marie-Noelle Tranchant, Le figaro

 

My father my lord (nouvelle fenêtre) réal David Volach ISR./2007

Installé avec son épouse et son fils dans une communauté ultra-orthodoxe à Jérusalem, Rabbi Abraham voue sa vie à l’étude de la Torah et de la loi juive. Son fils Menahem est à l’âge où l’on voit le monde autour de soi comme un endroit merveilleux. Il n’oppose aucune résistance, mais suit sans conviction son père qui le guide sur le chemin étroit et rigide qu’empruntent les hommes de foi. Mais la volonté d’Abraham de guider son fils n’est qu’un grain de poussière dans l’univers. Pendant leurs vacances d’été au bord de la mer Morte, sa foi est mise à l’épreuve.

« … My Father, My Lord est dans la lignée de Kadosh ou Prendre femme. Il porte un regard critique sur certaines dérives religieuses. Mais David Volach n’est pas un homme en colère. Il pointe du doigt une vision de la vie, plus grande que nous, à l’image du cinéma. Et laisse aux autres le temps d’y réfléchir. « Emportez-le chez vous » dit-il. Et « Revenez-y », ajoutons-nous, ce film ne se dévoile pas en une seule fois. Ce cinéaste dessine un portrait réaliste sur une famille imaginaire, évitant le manichéisme, dans un cinéma intimiste, centré sur les individualités, les sentiments et n’hésite pas à secouer certains dogmes. L’heure n’est plus au silence, mais à l’introspection respectueuse. » Belinda Saligot, Critikat.

 

Panique réal. Julien Duvivier FR./1946

Monsieur Hire est un homme que les villageois jugent comme bizarre et presque inquiétant. Lorsqu’un crime est commis, le vrai coupable cherche donc à faire porter le chapeau à ce coupable idéal.

« … Là, on voit la haine ordinaire et l’effervescence de la violence s’étendre comme une traînée de poudre, d’abord insidieusement par le poids de la rumeur (et la lâcheté des individus isolés, incapables de tenir tête à Hire) puis, alors qu’elles ont trouvé un feu auquel se nourrir avec de fausses preuves, par des scènes surréalistes : la distraction de la foule vient de l’attente puis du lynchage d’un innocent, où la hardiesse des lâches s’exprime en brutalisant à plusieurs un homme seul. Toute la sophistication mise en place auparavant pour exprimer ce sentiment explose lors d’un impressionnant morceau de bravoure sur les toits, théâtre des regards furtifs entre Hire et Alice par fenêtres interposées et synonyme de danger et de mort en conclusion. Le constat final est d’un pessimisme terrible, Duvivier enfonçant le clou après la tragédie finale en ne nous montrant même pas à l’écran la justice rétablie. A la place, une tonitruante fête foraine tandis qu’on distingue une ambulance dont on connaît le malheureux occupant s’éloigner au loin. » DvdKlassik.

Cin’eiffel est votre ciné-club. Nous vous proposons donc de participer à la programmation : le dernier film programmé de l’année, le jeudi 20 décembre 2018, sera choisi par les spectateurs. A partir du 10 avril et jusqu’au 3 juin 2018, votez pour le film que vous voulez voir sur grand écran!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

%d blogueurs aiment cette page :