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Retiens la nuit !

6 Fév

De tout temps, la nuit a inspiré les artistes. En peinture par exemple, c’est une source d’inspiration majeure, de la nuit étoilée de Van Gogh, en passant par Nighthawks d’Edward Hopper, ou bien de New Moon, New York de George Ault. Mais également en poésie, avec Victor Hugo et les Nuits de juin, ou Chateaubriand avec Nuits de printemps.

 

Si la nuit a inspiré autant les artistes, c’est parce qu’elle est à la fois propice à la rêverie, mais aussi mystérieuse et effrayante.

Au cinéma, la nuit nous enveloppe, nous émerveille, nous fait frissonner.

« La nuit transforme le paysage, le métamorphose, fait apparaître de nouveaux paysages, des paysages terrestres, maritimes mais aussi célestes, puisque la nuit fait apparaître les étoiles, la lune, les astres.
La nuit apporte avec elle des pulsions, des angoisses, elle nous ramène à l’enfance. La nuit réveille également des formes surnaturelles, et même comment elle fait émerger des créatures fantomatiques ou extraterrestres« . Marcos Uzal, Programmateur Cinéma au Musée d’Orsay.

La nuit du chasseur de Charles Laughton (1956)

Un prêcheur inquiétant poursuit dans l’Amérique rurale deux enfants dont le père vient d’être condamné pour vol et meurtre. Avant son incarcération, le père leur avait confié dix mille dollars, dont ils ne doivent révéler l’existence à personne. Pourchassés sans pitié par ce pasteur psychopathe et abandonnés à eux-mêmes, les enfants se lancent sur les routes.

Charles Laughton a beaucoup été influencé par l’expressionnisme allemand pour créer l’atmosphère de son film, un brin fantastique. L’utilisation de la lumière par le chef opérateur Stanley Cortez, offre tour à tout une ambiance réaliste, onirique, et font de ce film une oeuvre magnifique, différente et indispensable à tout cinéphile.

Pour aller plus loin, une critique du cinéclub de caen (nouvelle fenêtre)

 

 

Nuits blanches de Luchino Visconti (1957)

Une nuit, Mario rencontre sur un pont au bord d’un canal Natalia, une jeune femme en pleurs. Elle vit dans l’espoir du retour d’un homme qui lui a donné rendez-vous sur ce même pont un an auparavant. Fasciné par ce récit qu’il tient pour un fantasme, Mario tente de lui faire comprendre que cet inconnu l’a oubliée et espère se substituer à lui.

Plein de poésie, ce film également en noir et blanc est une adaptation d’une longue nouvelle de Fiodor Dostoïevski (nouvelle fenêtre) publié en 1848 et occupe une place à part dans la carrière de Luchino Visconti. En effet, celui-ci rompt de manière définitive avec le néoréalisme de ces précédents films.
Le film est découpé en trois parties nocturnes : la rencontre, l’histoire de Natalia, l’épilogue.
Eclairage somptueux, jeux d’ombres et de lumières grâce au directeur de la photographie Giuseppe Rotunno, et confère à ce film une dimension onirique et fantastique.

 

Pour aller plus loin, une analyse de la Revue du Cinéma de 1966 (nouvelle fenêtre)

D’autres films sur le thème de la nuit disponibles à La Médiathèque

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

 

 

La lune, si loin si proche…

18 Juin

La lune, objet de fascination pour les uns, d’angoisse pour les autres. Qu’elle soit pleine et éclaire nos pas dans la nuit, qu’elle soit en croissant , tous les artistes l’ont sublimée.
À l’occasion de l’exposition au Grand Palais, La Lune, du voyage réel aux voyages imaginaires, du 3 avril 2019 au 22 juillet 2019 (nouvelle fenêtre), revenons ensemble sur cet astre si bien mis en valeur au cinéma.

Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902)

Lors d’un congrès du Club des Astronomes, le professeur Barbenfouillis, président de ce club, surprend l’auditoire en faisant part de son projet de voyage dans la lune. Il organise ensuite pour ses confrères la visite de l’atelier où l’obus spatial est en chantier. Il sera propulsé en direction de la Lune au moyen d’un canon géant de 300 mètres de long, embarquant à son bord six savants astronomes, dont Barbenfouillis.

Ce court-métrage, classique du début du cinéma, a ouvert la voie a d’autres films dits de « science-fiction ». Une oeuvre qui fait date tant par ses prouesses techniques pour l’époque – nous sommes en 1902 – que par sa poésie. Georges Méliès s’est inspiré de deux romans phares de l’époque, De la Terre à la Lune de Jules Verne (nouvelle fenêtre) et de Les premiers Hommes dans la Lune de H.G Wells.

Alors oui, avec nos yeux d’aujourd’hui et à l’heure des films réalisés par monsieur ou madame tout le monde avec un téléphone, ce film parait disons un peu désuet 🙂
Mais rappelez-vous, il n’est pas si loin le temps où dans les années 80 où l’on nous vantait les lunettes en relief !

 

La Femme sur la lune de Fritz Lang (1929)

Le professeur Manfeldt est moqué par ses confrères lorsqu’il prétend qu’il existe des mines d’or sur l’astre lunaire. Trente ans plus tard, Wolf Helius souhaite construire une fusée pour aller sur la Lune. Friede Velten et l’ingénieur Hans Windegger sont intéressés par ce projet. Un groupement financier contrôlant le marché de l’or impose sa participation à leur expédition.

La Femme sur la lune, réalisé deux ans après Métropolis (nouvelle fenêtre), est le dernier film muet de Fritz Lang. Il se compose de deux parties, la préparation de l’expédition sur terre, et l’arrivée sur la lune. Pour son film, Fritz Lang voulait se rapprocher au plus près de la réalité et s’entoura de scientifiques dont Hermann Oberth (1994-1989), spécialiste de l’astronautique et qui a joué un grand rôle dans l’avènement des fusées en Allemagne.

D’autres films sur le thème de la lune disponibles à La Médiathèque

Les bibliothécaires et bibliothèques, stars de cinéma ?

21 Mai

Ah les bibliothèques ! Enfants, nous dévorions les livres de toutes sortes, nous y passions des heures, attirés par la découverte, l’évasion. Puis vint l’adolescence où nous désertions ces lieux, peu enclins à découvrir de nouvelles pépites, nous y venions juste pour réviser nos cours à l’approche des examens ou faire des rencontres 🙂
Le cinéma a bien compris que la bibliothèque pouvait être un décor à part entière, au même titre qu’une école ou un hôpital. Mais quelle vision le cinéma a-t-il des bibliothèques et des bibliothécaires ?
Bibliothèques imaginaires ou bibliothèques bien réelles ? Bibliothécaires à chignons et lunettes ou bibliothécaires geek ? C’est ce que nous allons voir avec ces films sélectionnés pour vous.

La bibliothèque secrète de l’abbaye dans Le Nom de la rose, film réalisé par Jean-Jacques Annaud (1986)

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, des moines sont retrouvés morts dans des circonstances suspectes. Cette abbaye doit réunir des franciscains et des représentants du pape — à cette époque, les papes d’Avignon — pour une confrontation en terrain neutre.
Un des franciscains les plus importants est Guillaume de Baskerville, accompagné du jeune novice Adso de Melk confié par son père au clergé. Tous deux mènent l’enquête sur les morts mystérieuses.

Au cours de leur enquête, les deux moines découvrent le point névralgique de l’abbaye : la bibliothèque (la plus belle de la chrétienté) où les moines copient les ouvrages anciens, et surtout une bibliothèque secrète, dont l’accès est interdite à toutes personnes, excepté à Jorge de Burgos, ancien bibliothécaire, qui conservent des trésors.

Guillaume de Baskerville : Personne ne devrait se voir interdire de consulter ces livres.

Adso : Peut-être sont-ils considérés comme trop précieux ? Trop fragiles ?

Guillaume de Baskerville : Non, ce n’est pas cela. C’est parce qu’ils renferment souvent une sagesse différente de la nôtre, et des idées qui pourraient nous amener à douter de l’infaillibilité de la parole divine. Et le doute, Adso, est l’ennemi de la foi.

Ce film, tiré du best-seller du même nom d’Umberto Eco, nous permet de mettre en lumière l’univers parfois sombre et austère du Moyen-Âge, à l’image du Grand Inquisiteur Bernardo Gui (nouvelle fenêtre), dont la formule la plus connue est la suivante :

Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens

Ce film a reçu de nombreuses récompenses dont le César du meilleur film étranger en 1987. Vous trouverez le DVD à la médiathèque Albert-Camus (nouvelle fenêtre).

La bibliothèque nationale de Berlin (Staatsbibliothek zu Berlin) dans Les Ailes du désir, film réalisé par Wim Wenders (1987)

Deux anges, Damiel et Cassiel, contemplent les hommes du haut du ciel berlinois. Éternels, ces deux êtres ne connaissent ni le froid, ni la faim, ni l’amour, mais une compassion détachée pour ces hommes trop souvent malheureux. Parce qu’ils sont invisibles, Damiel et Cassiel se mêlent à eux, lisent leurs pensées et tentent de les aider à leur manière, de les détourner de certaines idées noires.

Ce film magnétique a été tourné en 1986, alors que la ville était encore coupée en deux et reçu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1987.

La bibliothèque de la ville, lieu de mémoire collective, constitue pour ces spectateurs invisibles un poste d’observation des destinées humaines. In Universalis.eu

  • L’avis de Télérama : Les Ailes du désir est aussi un film sur le cinéma, l’art de contempler sans manipuler, l’envie de voir la vie en couleurs.

 

  • L’avis du Figaroscope : Un film calme, sans pesanteur, ce qui, de nos jours, est plutôt audacieux.

 

  • L’avis du blog.lemonde.fr : La musique de Nick Cave and the Bad Seeds contribue à restituer l’atmosphère de la ville à la veille de la chute du Mur. Tourné sans scénario formalisé, Les Ailes du Désir apparaît au spectateur comme une véritable œuvre de création.

 

  • A écouter

L’entretien avec Gérard Lefort, critique de cinéma sur France Culture (nouvelle fenêtre)

Le DVD est disponible à la médiathèque Albert-Camus (nouvelle fenêtre)

Le bibliothécaire frustré dans le film On n’y joue qu’à deux (Only Two Can Play) de Sydney Gilliat (1962)

Modeste bibliothécaire dans une petite ville du pays de Galles, John Lewis est malheureux. Son travail est monotone, sa vie familiale un désastre, entre des gamins épuisants et une femme épuisée. John aimerait connaître l’ardente gloire de l’ascension sociale. Mais comment peut-il s’y prendre ?..

Une comédie hilarante avec l’acteur Peter Sellers dans le rôle du bibliothécaire et dont le réalisateur Peter Hall disait de lui :

Peter avait la capacité de s’identifier complètement à une autre personne, et de penser comme s’il était physiquement, mentalement et émotionnellement dans sa peau. D’où cela vient-il ? Je n’en ai aucune idée. Est-ce une malédiction ?

 

  • L’avis de Télécâble Sat : Toujours extraordinaire, Peter Sellers campe avec brio ce personnage savoureux. Le satire du mariage est férocement drôle.

Nous n’avons pas le film mais vous pourrez retrouver Peter Sellers acteur à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Ci-dessous, un diaporama avec des bibliothécaires et des bibliothèques dans les films.

Pour finir, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager le titre du groupe Tears For Fears dont le clip se passe dans une bibliothèque un peu… désuète 🙂

Quant à nous, nous espérons vous voir très nombreux(ses) à La Médiathèque de Levallois !

Quand la religion s’immisce dans les séries (2/2)

16 Mar

Après notre article Quand la religion s’immisce dans les séries (1/2) consacré à l’excellente série italienne signée Niccolo Ammaniti, Il Miracolo , voici :

2- The Leftlovers de Damon Lindelof et Tom Perotta (2014-2017)

Trois ans après la disparition soudaine de deux pour cent de la population mondiale, les résidents de Mapleton, dans l’État de New York, s’apprêtent à souligner la disparition de ces êtres chers. À l’approche des cérémonies de commémoration, le shérif Kevin Garvey est en état d’alerte maximale — des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule aux revendications mystérieuses, comparables à une secte. Cette émission suit en particulier les membres de la famille Garvey qui chacun à leur façon peinent à se remettre de cet étrange phénomène. (wikipédia)

 

L’avis de Pierre Langlais sur le site de Télérama, publié le 6 juin 2017 (nouvelle fenêtre)

« Ce qui s’annonçait comme un thriller sur le grand mystère de la disparition de 2 % de la population mondiale est devenu une aventure métaphysique sans pareil, un drame épique, métaphorique, drôle, poétique, déroutant et pourtant si familier, sur le grand mystère de l’amour, de l’amitié, de la famille, du deuil, de la solitude, du désespoir et de l’espoir. De la vie ». ( Extrait de l‘article à lire en intégralité sur Télérama.fr – nouvelle fenêtre)

https://www.youtube.com/watch?time_continue=11&v=FLT3YUALJno

L’avis de Marjolaine Jarry sur TéléObs, publié le 16 juillet 2017

« The Leftovers, c’est Six Feet Under ou Friday Night Lights sur lesquelles on aurait lâché une bombe ésotérique. Autrement dit, on abandonne bien vite le pourquoi pour se concentrer sur le comment… » (article à lire en intégralité sur Téléobs – nouvelle fenêtre)

L’avis de Maxime Bedini sur le blogducinéma.com, publié le 23 décembre 2017

« La série a cette capacité à nous stimuler par une écriture qui sait distiller avec minutie les réponses aux (nombreuses) interrogations sans nous décevoir.
Au lieu de nous asséner de réponses farfelues, la série nous propose de mettre à l’épreuve notre Foi. »(article à lire en intégralité sur Le blog du cinéma -nouvelle fenêtre)

L’interview de Justin Théroux (nouvelle fenêtre), l’acteur principal de la série, sur son rapport à la foi (Kombini.com le 19 avril 2017) :

Votre expérience sur The Leftovers a-t-elle changé votre rapport à la foi ?

« Pas vraiment, elle a plutôt confirmé ce en quoi je croyais déjà. Mais cela s’est révélé un super exercice. Je me considère comme un athéiste qui préférerait être agnostique. Je pense que Damon est proche de ce que je pense aussi. Nous privilégions tous les deux un point de vue scientifique et nous espérons tous les deux que nous avons tort ! »

Et vous cher lecteur-téléspectateur, quelle série préférez-vous, Il Miracolo ou The leftlovers ?

Quand la religion s’immisce dans les séries (1/2)

3 Mar

Les séries télés nous ont toujours fait voyager dans le temps (Outlander, nouvelle fenêtre), Downtown Abbey (nouvelle fenêtre) (pour ne citer qu’elles), et nous font ainsi connaître des pans entiers d’Histoire. Certaines séries deviennent cultes car elles ont marquées des générations entières de téléspectateurs : Dallas, Magnum, X-Files, La servante écarlate, La casa de Papel, Breaking Bad, Game of Thrones.
Les séries font également émerger des acteurs méconnus au cinéma et qui se révèlent littéralement dans un format court. On pense à Matthew McConaughey dans True Detective, Michael C. Hall dans la série Dexter par exemple.
Elles puisent leurs thèmes dans beaucoup d’univers :  dans le domaine carcéral avec la série Oz, dans l’espionnage avec Le bureau des légendes, dans la politique avec Le baron noir, etc. Et par là même elles offrent un miroir de nos sociétés actuelles.

Il restait encore un thème peu traité dans les séries : la religion, thème ô combien glissant. En effet, sous quel angle et sous quel aspect l’aborder. C’est ce que nous allons essayer de voir avec deux séries.

1- Il Miracolo de Niccolo Ammaniti, Francesco Munzi, Luccio Pellegrini (2018)

L’Italie dans un avenir proche. Lors d’une descente dans le repaire d’un chef de la mafia calabraise, la police découvre non seulement le corps ensanglanté du mafieux, mais aussi une statuette en plastique de la Vierge qui pleure du sang. Mise au secret, analysée, la révélation de l’existence de la figurine revêt un enjeu considérable dans une Italie en proie à l’inquiétude et à l’agitation à quelques jours d’un référendum sur son maintien ou sa sortie de l’Union européenne.
Le président du Conseil des ministres et son épouse, une chercheuse en biologie, un général des carbiniers, une femme au passé incertain et un prêtre à la dérive, chacun des protagonistes, croyant ou non, est confronté au mystère et voit sa vie bouleversée. (wikipédia)

Cette série a été récompensée au festival Séries Mania en 2018 en recevant le Prix spécial du jury et le prix d’interprétation masculine pour l’acteur Tommaso Ragno.

Pourquoi on aime :

Parce que c’est une série atypique créée, coécrite et coréalisée par l’excellent écrivain italien Niccolo Ammaniti et qu’elle déroutera plus d’un/une téléspectateur/trice.
Nous suivons les personnages se débattre dans leurs doutes et leurs contradictions. Car tous on quelque chose à se faire « pardonner ».

de gauche à droite : Sole Pietromarchi (femme du premier Ministre), Fabrizio Pietromarchi (premier Ministre), Père Marcello, Général Giacomo Votta, Sandra Roversi, Clélia.

Sole (interpretée par Elena Lietti) femme complexe, épouse du premier ministre.

Fabrizio Pietromarchi, premier ministre et athée (interprété par Guido Caprino, nouvelle fenêtre)

Il est un spectateur catapulté dans un monde qui lui échappe. Et face au miracle, ses peurs se développent. C’est le converti de la série. (Niccolo Ammaniti sur France Inter le 10 janvier 2019)

Le prêtre Marcello (interprété par Tomasso Ragno, nouvelle fenêtre) accro au jeu et au sexe.

Il est esclave de ses pulsions. Il est face à un miracle, qui va probablement le sauver. Et pourtant ses pulsions vont rester. Il dit : je voudrais chercher et ne pas chercher à comprendre. Et ça, c’est la foi. La foi, c’est l’abandon du raisonnement et de la raison (Niccolo Ammaniti, France Inter le 10 janvier 2019)

Le Général Giacomo Votta (interpreté par Sergio Albelli) est le gardien de la statue, celui qui dirige l’équipe de scientifiques.

La biologiste et hématologue Sandra Roversi, (interprétée par Alba Rohrwacher, nouvelle fenêtre) celle qui représente la raison, est dévouée à sa mère en fin de vie et doit en tant que scientifique étudier le miracle à défaut de l’expliquer.  Mais elle devient obsessionnelle et est prête à tout pour atténuer les souffrances de sa mère, quitte à enfreindre les règles.

Clélia, qui n’est toujours pas loin du prêtre mais qui détient un lourd secret.

Et toi, est-ce que tu crois ? Voilà la question que se posent les personnages. Que vous soyez croyants ou pas, vous vous laisserez happés par ce mystère. Car au fond, croire ou ne pas croire à cette statue qui pleure du sang n’est pas au fond le plus important, mais savoir ce que l’on va faire de ce miracle et la manière dont on va réagir face à un phénomène inexpliqué.

Cette question renvoit à notre existence, à ce que nous sommes, au sens profond de notre vie. (Niccolo Ammaniti, France Inter le 10 janvier 2019)

 

Vous trouverez les romans de Niccolo Ammaniti à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

et pourrez regarder la série sur le site de La Médiathèque en vous connectant avec votre identifiant et mot de passe (nouvelle fenêtre).

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