Archive by Author

Ces cinéastes devenus célèbres avec UN seul film (2/2)

26 Sep

Certains réalisateurs sont prolifiques, voyez Woody Allen qui réalise avec la régularité d’un métronome un film tous les ans, 48 longs-métrages depuis 1965 ! D’autres le sont moins… Enfin, certains sont devenus célèbres avec UN seul film. Célèbres, soit à titre posthume, soit de leur vivant mais en refusant de rentrer dans la norme. Toujours est-il que ces réalisateurs ne laissent pas indifférents. En voici quelques exemples avec des films dits « cultes ». Après Les nuits fauves de Cyril Collard, voici :

image extraite du film

Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1971)

Durant les premiers jours de la Première Mondiale, un jeune engagé volontaire Joe Bonham est gravement blessé par un obus. Il n’a plus de bras, plus de jambe, est aveugle et sourd-muet. Dans la chambre d’un hôpital, il est maintenu en vie par les médecins sous prétexte qu’il n’a pas perdu l’usage de son cerveau. Prisonnier de son propre corps, Joe essaie de comprendre ce qu’il lui est arrivé. Il parvient à entrer en contact avec une infirmière grâce au langage morse… (source Wikipédia)

Johnny s’en va-t-en guerre est un film américain réalisé par Dalton Trumbo en 1971 d’après son roman publié en 1939. Dalton Trumbo (1905-1976) commence par une carrière de scénariste, de Spartacus avec Kirk Douglas et est surtout connu pour avoir fait partie des « 10 d’Hollywood » (nouvelle fenêtre).
En effet, à la fin de la seconde guerre mondiale, un grand nombre de politiciens s’affolent du fait que le communisme atteint l’industrie du cinéma. Réalisateurs, scénaristes, producteurs, sont convoqués. C’est le début de la « Chasse aux sorcières » menée par Joseph McCarthy (nouvelle fenêtre).

Pour Arte, voici les 5 bonnes raisons de voir ou de revoir Johnny s’en va-t-en guerre :

Vous trouverez également à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) le livre, et le DVD.

Publicités

Ces cinéastes devenus célèbres avec UN seul film (1/2)

12 Sep

Certains réalisateurs sont prolifiques, voyez Woody Allen qui réalise avec la régularité d’un métronome un film tous les ans, 48 longs-métrages depuis 1965 !  D’autres le sont moins ; enfin, certains sont devenus célèbres avec UN seul film. Célèbres, soit à titre posthume, soit de leur vivant mais en refusant de rentrer dans la norme. Toujours est-il que ces réalisateurs ne laissent pas indifférents. En voici quelques exemples avec des films dits « cultes ».

image extraite du film

Les nuits fauves de Cyril Collard (1992)

1986. Jean a 30 ans, il est chef opérateur, reconnu, doué, curieux de tout. Mais il est séropositif et sait qu’il sera un jour exclu de cette vie qu’il traque avec avidité à travers sa caméra. Au cours d’un casting pour une publicité, il rencontre Laura, jeune, belle, vivante. Une passion naît entre eux. Mais Jean est bisexuel et entretient d’autres liaisons, dont la découverte bouleverse la jeune femme. Laura découvrira que Jean est infecté par le virus du SIDA et que ses jours, à elle aussi, sont peut-être comptés… (source Wikipédia)

Cyril Collard  accède au statut de réalisateur culte (à titre posthume car il est décédé 3 jours avant la cérémonie des Césars) avec un seul film qui reçut 4 Césars : César du meilleur film, César de la meilleure première œuvre, César du meilleur espoir féminin pour Romane Bohringer, César du meilleur montage pour Lise Beaulieue.
Un film « coup de poing » qui a marqué les esprits. Un film qui prend aux trippes et qui eut le mérite de parler pour la première fois du sida. Le témoignage d’une génération « désenchantée » comme le chantait à l’époque Mylène Farmer.

Pour vous faire votre propre idée sur ce film, retrouvez Cyril Collard à propos de son film sur le plateau de l’émission de Bernard Pivot Bouillon de Culture.

Vous trouverez également à La Médiathèque le DVD.

L’occasion également d’aller voir le film 120 battements par minutes de Robin Campillo, sorti le 23 août 2017 et qui raconte les débuts de l’association Act Up, dont les objectifs consistent à venir en aide aux personnes touchées par le sida.

Un peu de chair humaine au menu ce soir ?

6 Juin

Le blog Cin’Eiffel vous propose des mets de choix : un barbecue de cuisses, des rôtis de bras, des raviolis un peu spéciaux !
Mais quelle horreur me direz-vous ! Pourtant, le cinéma regorge de films sur le cannibalisme. Pas de panique, je ne vous parlerai pas de Cannibal Holocost de Ruggero Deodato (1980) mais plutôt de Trouble Every day de Claire Denis (2001) ou de Vorace d’Antonia Bird (1999).
Souvent traité de manière à susciter le dégoût, la répulsion, le cannibalisme aborde pourtant des thèmes bien plus profonds qu’ils n’y paraissent.
À l’occasion du film Grave de Julia Ducournau sorti le 15 mars 2017, redécouvrez ces films d’un genre bien particulier.

Le cannibalisme est une pratique qui consiste à consommer (complètement ou partiellement) un individu de sa propre espèce. L’expression s’applique à la fois aux animaux qui dévorent des membres de leur groupe (cannibalisme animal) et aux êtres humains qui consomment de la chair humaine (cannibalisme et/ou anthropophagie). Extrait de la définition de Wikipédia.

image extraite du film

Trouble Every Day de Claire Denis (2001) ou l’amour « dévorant »

June (Tricia Vessey) et Shane (Vincent Gallo) deux jeunes mariés américains, viennent passer leur voyage de noces à Paris. Shane souhaite rencontrer son ami médecin Léo pour comprendre le mal étrange qui le ronge. Léo lui-même contraint de s’enfermer avec sa femme Coré (Béatrice Dalle) elle-même possédée par cette maladie mystérieuse…
La réalisatrice Claire Denis a réussi le pari de faire un film d’horreur sensuel et captivant. Dialogues quasi inexistants, c’est le visuel qui prime.

J’ai choisi le camp des cinéastes qui font confiance à l’image. Claire Denis

Des gestes, des regards, jamais un film n’a été aussi loin dans ce que la sexualité peut avoir de bestial, de vorace. Coré et Shane sont des êtres à part, dont la vie est dominée par des pulsions de sexe et de mort. Deux bêtes sauvages incarnés par Vincent Gallo et Béatrice Dalle incroyables de présence.
Claire Denis filme les corps d’une manière magistrale. Des images que l’on a du mal à oublier !
À écouter, la bande-originale du film, composée par Tindersticks

image extraite du film

Vorace d’Antonia Bird (1999) ou le cannibalisme comme allégorie de l’état du monde

En 1847, lors d’un combat pendant la guerre américano-mexicaine, le capitaine John Boyd (Guy Pearce) est décoré pour acte de bravoure ambigu. Son supérieur n’étant pas dupe, il est envoyé dans un fort isolé de Californie. Une nuit, un étrange personnage Colqhoun (Robert Carlyle) raconte une histoire pour le moins bizarre…

Inspiré par un fait-divers, l’expédition Donner en 1847-1848 (nouvelle fenêtre), Vorace est un film d’horreur atypique mêlant le gore et l’humour noir et la deuxième collaboration de l’acteur Robert Carlyle et de la réalisatrice Antonia Bird. Le scénariste Ted Griffin – à qui l’on doit le scénario du film Ocean’s Eleven – a eu l’habile idée de combiner plusieurs genres tels que le western, l’horreur, le fantastique, la comédie. Mais Vorace nous parle de « nous », de notre instinct de survie dans un monde où « l’homme est un loup pour l’homme ». Et surtout sur les fondements de l’Amérique, assoiffée de pouvoir. Manger son ennemi pour être plus fort, quitte à perdre toute trace d’humanité.
À écouter, la bande-originale du film, composée par Michael Nyman et Damon Albraz

Et si vous avez encore les crocs, d’autres films ou uniquement des scènes de cannibalisme vont vous mettre l’eau à la bouche ou vous feront définitivement devenir végétarien. Bon appétit !

Quand les jouets deviennent des stars de cinéma

5 Avr

Qui n’a jamais songé enfant à voir un jour ses jouets préférés s’animer ? Plus besoin de jouer tout seul et de faire toutes les voix en même temps, plus besoin de solliciter son petit frère, sa grande sœur, ou son papa et sa maman « dis, tu veux jouer avec moi ? », plus besoin de récurer le sol et de s’entendre dire « arrête de te traîner par terre, tu vas te salir ! ». Avec le cinéma, tout est permis, les jouets s’animent, prennent vie. Ils parlent, ils chantent, ils courent. Les nounours, les poupées, les soldats de plombs, les petits trains, deviennent des personnages et sont au cœur de l’intrigue. Ainsi, votre rêve devient réalité.
À l’occasion du film Lego Batman de Chris McKay sorti le 8 février 2017, redécouvrez avec ces films, l’univers des héros de votre enfance.

Toy Story de John Lasseter (1995)

toy-story

image extraite du film Toy Story

Toy Story est le premier long-métrage d’animation en images de synthèse des studios Pixar (nouvelle fenêtre). Ce dessin animé novateur pour l’époque, entraîne les spectateurs dans une histoire extraordinaire : lorsque le jeune Andy sort de sa chambre, ses jouets s’animent et vont vivre des aventures trépidantes notamment avec l’arrivée d’un nouveau venu, Buzz l’éclair, un cosmonaute…

Small soldiers de Joe Dante (1998)

small-soldiers

image extraite du film Small Soldiers

Alan Abernathy est un adolescent solitaire, rebelle, qui a du mal à s’adapter. Son père, tient une boutique de jouets un peu désuete. Incompris par son entourage, rejeté par ses camarades de classe, le jeune Alan décide de se racheter en achetant en douce des jouets beaucoup plus modernes. Des figurines d’actions divisées en 2 groupes antagonistes : le Commando d’Élite, ayant pour chef le très martial Chip Hazard, et les Gorgonites, créatures pacifiques victimes de leur faciès monstrueux ayant pour chef Archer. Sauf que par erreur, les jouets ont été dotés de microprocesseurs militaires… La guerre des jouets est déclarée !

Ted de Seth MacFarlane (2012)

ted

image extraite du film Ted

John Bennet est un garçon solitaire de huit ans. Le soir de Noël, il fait le vœu que son ours en peluche qu’il vient de recevoir à Noël prenne vie et qu’il soit son meilleur ami pour la vie. Seulement voilà, trente ans plus tard, Ted l’ours en peluche est toujours là ! Et bien sûr, ce dernier complique sa vie, et sa vie de couple en particulier… 

La grande aventure Lego de Phil Lord et Christopher Miller (2014)

la-grande-aventure-lego

image extraite du film la grande aventure Lego

Emmet travaille comme ouvrier sur un chantier et chute accidentellement dans une galerie qui le conduit dans un monde parallèle. Là, on va le prendre pour l’élu, le sauveur de l’humanité. Il va croiser des personnages extraordinaires comme Batman, Superman, Wonder Woman, ou encore Abraham Lincoln…Inventif et drôle.

D’autres films sur le thème des jouets  sont disponibles à la médiathèque Albert-Camus.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Faites vos jeux ! (5/5)

14 Mar

Après les jeux de cirques (Faites vos jeux 1/5)  les jeux de stratégie (Faites vos jeux 2/5), les jeux d’argent (Faites vos jeux 3/5) puis les jeux vidéos (Faites vos jeux 4/5), voici notre dernier billet sur ce thème.

5- Les jeux sportifs

Toujours à la recherche de nouveaux sujets, et dans un souci de divertissement, le sport trouve une large place sur grand écran. Parce que le sport est fédérateur, parce que le sport est dépassement de soi, quoi de mieux que le cinéma pour raconter l’Histoire du sport de notre siècle. Avec ses drames, ses joies, ses dérives, sa solidarité, le sport au cinéma est un spectacle qui nous montre le corps en mouvement.

Raging Bull de Martin Scorsese (1980)

Il existe beaucoup de films sur la boxe, mais Raging Bull est un film à part, un chef-d’oeuvre. Il retrace les moments forts de la carrière du boxeur Jake LaMotta, surnommé le « Taureau du Bronx ». Issu d’un milieu modeste, fils d’un Sicilien et d’une descendante d’immigrés italiens du Lower East Side, Giacobbe « Jake » LaMotta naît à New York, en juillet 1921, le jeune homme apprend à boxer dans la rue. Sa particularité : il prend les coups sans broncher, sans jamais faiblir, comme insensible à la douleur, parvenant ainsi à épuiser ses adversaires. Sa rage et sa détermination le mènera au sommet puisqu’il deviendra Champion du monde des poids moyens de 1949 (en battant Marcel Cerdan) à 1951. Mais la chute du géant n’est pas loin et Jake La Motta va sombrer dans l’alcool, la drogue, et les histoires pas nettes. Un parcours atypique qui lui fera connaître la case prison. Alors, qui d’autre que Robert de Niro pour incarner la puissance, l’animalité de Jake LaMotta. Fasciné par le personnage d’anti-héros, Robert de Niro réussit à convaincre Martin Scorsese d’adapter le roman du dit-boxeur. Le réalisateur qui traverse à cette époque des problèmes personnels accepte le projet et le film sera élu meilleur film de la décennie en 1990.

Pour allez plus loin dans l’analyse du film, rendez-vous sur le site dvdclassik (nouvelle fenêtre).

Voici une liste non exhaustive de films autour du sport dans ce diaporama ci-dessous.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

%d blogueurs aiment cette page :