Archive by Author

Le baccalauréat approche… et si on regardait un film sur le bac !

7 Juin

Le baccalauréat approche à grands pas et les révisions s’intensifient pour les 700 000 candidats.
Source de stress, de fatigue pour les ados comme pour leurs parents, faites une pause.
Outre les conseils d’usage tels que, dormez bien, buvez bien, mangez bien, faites le plein de vitamines, etc, pourquoi ne pas se détendre entre deux révisions en regardant un film, ayant pour thème principal ou secondaire le baccalauréat.

Pour ceux qui ont raté le bac :

image extraite du film

À nous les petites anglaises de Michel Lang, 1975

Été 1959. Après avoir raté leur baccalauréat, deux lycéens français, Jean-Pierre et Alain, voient leurs vacances à Saint-Tropez annulées par leurs parents, au profit d’un séjour linguistique d’un mois dans le sud de l’Angleterre pour, officiellement, améliorer leur anglais. Alain est d’une nature romantique et est déçu de laisser sa petite amie à Paris, mais Jean-Pierre lui remonte le moral : ces vacances forcées seront l’occasion de faire de nouvelles conquêtes car selon lui, c’est bien connu, les Anglaises sont beaucoup plus libérées et adorent les « Frenchies »…

Pour ceux dont le bac est un super souvenir :

image extraite du film

Le péril jeune de Cédric Klapisch, 1994 (nouvelle fenêtre)

Ce film retrace les retrouvailles après cinq ans de quatre amis qui furent lycéens de terminale au printemps 1976. Ils se retrouvent à l’hôpital pour l’accouchement de la femme de celui qui fut le cinquième de la bande et qui est mort quelques semaines plus tôt d’une overdose. C’est l’occasion pour eux de se remémorer les souvenirs des années de lycée, sur fond de révolte étudiante, de drogues, d’amour et de rock…

Le bac vu par les professeurs :

image extraite du film

P.R.O.F.S. de Patrick Schulmann, 1985

L’enseignement vu du côté des profs à travers l’histoire de Frédéric, jeune professeur de lettres révolté et subversif qui arrive dans un nouveau lycée et agit comme un révélateur sur Michel, prof de dessin, Gérard, prof de gym et Francis, bibliothécaire qui oseront enfin aller jusqu’au bout de leurs velléités…

Une chute annoncée

image extraite du film

Baccalauréat de Cristian Mungiu, 2016 (nouvelle fenêtre)

Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis en oeuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu’une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat. Cependant, Eliza se fait agresser et le précieux Sésame semble brutalement hors de portée…

Pour finir, d’autres films sur le thème du baccalauréat ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

Leni Riefensthal

13 Fév

Cin’Eiffel présente jeudi 15 février 2018, La Lumière bleue de Leni Riefensthal, Lion d’argent à la Mostra de Venise (nouvelle fenêtre) en 1932.  Pour l’occasion, Lilian Auzas (nouvelle fenêtre), auteur de Riefensthal (nouvelle fenêtre) présentera, commentera et échangera avec les spectateurs sur son film préféré.

@Leni Riefensthal

Quand on parle de Leni Riefensthal (1902-2003), on pense immédiatement à « la cinéaste du IIIème Reich ». Certes, elle fut la « douce amie d’Hitler » et réalisa des films de propagande avec notamment Le triomphe de la Volonté, documentaire sur le 6ème Congrès du parti nazi à Nuremberg en 1934. Considéré comme le film de propagande par excellence, Leni Riefensthal emploie des techniques cinématographiques spectaculaires pour l’époque (rails de travelling, ascenseur construit pour élever la caméra à la hauteur de 38 mètres), bénéficie d’un budget illimité et d’une équipe de 120 personnes (16 opérateurs, 16 assistants réalisateurs, 30 caméras, 4 équipes de prise de son, 22 voitures avec chauffeurs, etc). L’objectif de la réalisatrice, mettre son talent au service du régime, glorifier et mythifier son sujet, Adolf Hitler. Interrogée sur son film, Leni Riefensthal dira :

« A chaque congrès national-socialiste, des dizaines de films ont été tournés. Si les miens sont restés en mémoire, c’est qu’ils étaient peut-être les meilleurs ».

« Artistiquement elle est un génie, et politiquement, elle est une imbécile. »- Liam O’Leary, historien du cinéma.

@Leni Riefensthal

Puis elle obtient la consécration et de nombreux prix en réalisant (à la demande d’Hitler) Les Dieux du stade (dont le titre original est Olympia) pour les Jeux Olympiques d’été de Berlin en 1936. Encore une fois, c’est sa vision esthétique qui retient l’attention mais également ses innovations techniques : elle filme les athlètes au ralenti, utilise des caméras sous-marines, invente la caméra catapulte pour filmer les épreuves de saut à la perche, etc. La réalisatrice veut magnifier les corps masculins pendant l’effort, montrer la virilité, la beauté. Les images des victoires de Jesse Owens (nouvelle fenêtre) feront le tour du monde, ainsi que la traversée européenne de la flamme olympique depuis l’Acropole. En 2003, Leni Riefensthal dira au journal l’Equipe :

J’ai tourné Olympia comme une célébration de tous les athlètes et un rejet de la théorie de la supériorité de la race aryenne.

Pour toutes ces raisons, le film de Leni Riefensthal rentrera dans l’Histoire du cinéma et est considéré comme l’un des plus grands documentaire sportif du XXème siècle.
Si vous souhaitez aller plus loin, voici une très bonne analyse du film faite par Ciné Qua Non, Association cinéphile & société de production étudiante (nouvelle fenêtre)

Une artiste avant tout en quête de la beauté et d’harmonie

En effet, bien avant d’être happée par l’Histoire, Leni Riefenstahl se destinait à une carrière de danseuse. Mais suite à un accident, elle se dirigea vers le cinéma. En tant qu’actrice de films alpestres (nouvelle fenêtre) puis en tant que réalisatrice.

Après la guerre, rejetée de toute part, l’industrie cinématographique lui tourne le dos. Elle devient une pestiférée. Elle se tourne vers la photographie et initie plusieurs projets documentaires. Car oui, elle n’a cessé de célébrer la beauté.
C’est en lisant Les vertes collines d’Afrique d’Ernest Hemingway (nouvelle fenêtre), récit autobiographique, où il conte ses exploits de chasseur, que Leni Riefensthal fascinée, part au Soudan, et obtient l’autorisation de se rendre dans les monts Noubas afin de rencontrer la tribu les Noubas (nouvelle fenêtre). De ces différents séjours au Soudan dans les années 60-70, elle publiera Les Noubas et Les Noubas de Kau.

Photographe des fonds marins

Elle parvient à la fin de sa vie à obtenir un brevet de plongée sous-marine et va filmer dans les années 70 les fonds marins du monde entier. Elle publie un livre de photographie intitulé Jardins de corail. Encore une fois, Leni Riefensthal veut exprimer et transmettre son ressenti face à la beauté du monde. Et elle le répète inlassablement jusqu’à sa mort en 2003 :

Depuis toujours, je suis fascinée par la beauté, la force, la santé et la vie. J’ai trouvé tout cela sous l’eau. C’est un jardin de pure harmonie, une liberté absolue.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Bienvenue dans la tête d’un profileur avec la série Mindhunter

23 Nov

On est là pour les électrocuter ces types…, pas pour les écouter…

Voilà ce à quoi étaient promis les tueurs, jusqu’à ce qu’à la fin des années soixante dix, deux agents du FBI créent une unité spécialisée en Science du Comportement afin de comprendre les tueurs de plus en plus nombreux et de plus en plus monstrueux. Car ces enquêteurs restent persuadés que derrière ces tueurs de sang froid se cachent des êtres meurtris. Non loin de vouloir les glorifier ou les excuser, les agents veulent entendre ce qu’ils ont à dire.

Mais comment arrêter les meurtriers fous si on ne sait pas comment ils pensent ?

La série suit donc les deux agents Holden Ford et Bill Tench aux quatre coins des États-Unis afin d’ interviewer ceux que la société traite de fous, pour pénétrer au plus profond de leur âme.
Leur but est de réaliser une étude qui servira de cadre, de modèle pour les futurs agents : un profil type. Une méthode révolutionnaire qui va donner naissance au profilage tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Dans Mindhunter, vous ne verrez donc aucun crime, pas d’hémoglobine ou de cervelle sur les murs, pas de scènes d’actions, de traques interminables. Mais un face à face glaçant entre ces tueurs et les deux agents du FBI.

Produite par David Fincher, qui réalise quatre épisodes, et Charlize Théron, la série est disponible sur Netflix depuis le 13 octobre 2017.
Quant à ceux qui n’ont pas la chance d’être abonné à Netflix, ils devront patienter…

Les jumeaux, ces êtres fascinants

26 Oct

Tout le monde a en tête la chanson des jumelles interprétée par Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy :

Nous sommes deux sœurs jumelles
Nées sous le signe des gémeaux
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do
Toutes deux demoiselles
Ayant eu des amants très tôt
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do…

Vous l’aurez donc sans doute deviné, à l’occasion de la sortie en DVD du dernier film de François Ozon le 26 septembre, L’amant double, nous parlerons des jumeaux dans ce billet.

Hélène délivrée par Castor et Pollux, @Jean-Bruno Gassies (1786-1832)

Depuis la nuit des temps, les jumeaux fascinent. La gémellité est troublante, complexe, et engendre des comportements spécifiques.

Tout commence évidemment avec Castor et Pollux,(nouvelle fenêtre) qui sont dans la mythologie grecque les fils jumeaux de Zeus et Léda.  Surnommés les Dioscures (enfants nés de Zeus), ce sont des frères inséparables, et ils resteront côte à côte tout au long de leur vie et de leurs aventures.

La louve du Capitole, @artiste inconnu

Nous pouvons évoquer également les jumeaux célèbres Remus et Romulus (nouvelle fenêtre), fils de la vestale Rhéa Silva et Mars, le dieu de la guerre. La légende racontent qu’ils furent sauvés de la noyade par une louve et élevés par un berger. Ensemble, Remus et Romulus décidèrent de fonder une ville (Rome), à l’endroit même où ils avaient été abandonnés.

Les jumeaux et les jumelles sont des êtres à la fois différents et identiques. Fusionnels et unis par une intimité affective profonde, ils ressentent parfois les mêmes choses au même moment, même lorsqu’ils ne sont physiquement pas au même endroit. Mais cela se gâtent lorsqu’ils sont dans une relation dominant-dominé. Dans ce cas, cela devient insupportable et cela aboutit à un conflit. Le psychologue Réné Zazzo explique ces composantes de la personnalité des jumeaux par le micromilieu qu’ils forment ensemble : leur vie en couple les isole du reste de la famille.

Et au cinéma, ça donne quoi ? Le montage, les effets spéciaux, permettent bien des fantaisies. Vrais jumeaux, deux comédiens différents ou le même se dédoublant ? Tout est possible.

image extraite du film

Faux-semblants de David Cronenberg (1988)

Beverly et Elliot Mantle, deux gynécologues réputés, sont des « vrais » jumeaux et partagent tout : leur appartement, leur clinique et les femmes. Lorsque Claire consulte Beverly, celui-ci tombe amoureux d’elle et refuse de la « partager ». C’est le début d’une descente vers la folie…


L’affiche originale qui contient le sous-titre : « Two bodies. Two spirits. One soul » (Deux corps, Deux esprits, Une âme) précise la relation qui existe entre Beverly et Elliot Mantle. Ils ne font qu’un. Pourtant même si leur physique est identique, leurs esprits divergent. Berverly est d’une timidité maladive alors que son frère Elliot est un séducteur à la limite de l’arrogance. L’irruption de Claire dans leur vie va faire éclore, mettre à jour leurs différences. En effet, pour la première fois, les frères vont penser, agir, sentir autrement et montrer leur incapacité à gérer la séparation.

David Croneneberg reprend l’un de ses thèmes de prédilection, l’obsession de la chair, des viscères et signe une œuvre singulière.

Lors d’une interview au journal l’Express en 2000, David Croneneberg disait :

A défaut d’une analyse freudienne, je peux vous livrer une conviction philosophique : la première preuve de l’existence de l’homme, c’est son corps. Nous sommes des corps. Quand le corps meurt, nous mourons. Ce qui ne veut pas dire que nous manquons de spiritualité, au contraire. Mais celle-ci est également liée au corps et au fait que nous sommes mortels. Mes films parlent de la vie et la mort. En filmant le corps, j’explore la nature de l’existence humaine, à l’opposé de la plupart des représentations actuelles, où l’homme est désincarné. Depuis toujours, je suis fasciné par le corps, ses fonctions et la manière dont il gouverne l’espace, comme le design des meubles par exemple…

L’acteur Jeremy Irons qui joue les jumeaux, lui permet d’explorer différentes facette de son propre jeu.
Le DVD de Faux-semblants est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

image extraite du film

Sœurs de sang de Brian de Palma (1973)

Un soir, Danielle Breton ramène un homme chez elle. Au matin, l’homme est poignardé alors qu’une journaliste, Grace Collier, assiste au meurtre de sa fenêtre. Grace prévient la police mais aucun cadavre n’est découvert. Convaincue de ce qu’elle a vu, elle décide de mener l’enquête en ignorant que Danielle Breton a en réalité une sœur jumelle, Dominique…

Le jeudi 10 mars 2016, le film Sœurs de sang était projeté dans le cadre du cycle « A couper au couteau » (nouvelle fenêtre) et le philosophe Ugo Batini était venu nous parler de ce film.

Brian de Palma nous offre avec ce film tout ce qui fera sa renommée. Le voyeurisme – meurtre vu de la fenêtre de l’immeuble d’en face par la journaliste (référence évidente à Alfred Hitchkock) -, l’utilisation du split-screen (nouvelle fenêtre) qui joue sur le doute du spectateur et ainsi brouille les pistes, le dédoublement de personnalité avec Margot Kidder (Superman, Amytiville) habitée – le réalisateur s’étant inspiré d’un fait-divers sur deux sœurs siamoises, liées à la naissance par la hanche et séparées ensuite par une opération.

Et pour vous faire un aperçu de la carrière de Brian de Palma, un petit condensé de sa vie, son œuvre en 6 minutes écrit et réalisé par Luc Lagier pour Blow up d’Arte.

Le DVD  de Soeurs de sang est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Pour finir, petit rappel en images des films qui représentent des jumeaux au cinéma.

 

 

 

Ces cinéastes devenus célèbres avec UN seul film (2/2)

26 Sep

Certains réalisateurs sont prolifiques, voyez Woody Allen qui réalise avec la régularité d’un métronome un film tous les ans, 48 longs-métrages depuis 1965 ! D’autres le sont moins… Enfin, certains sont devenus célèbres avec UN seul film. Célèbres, soit à titre posthume, soit de leur vivant mais en refusant de rentrer dans la norme. Toujours est-il que ces réalisateurs ne laissent pas indifférents. En voici quelques exemples avec des films dits « cultes ». Après Les nuits fauves de Cyril Collard, voici :

image extraite du film

Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1971)

Durant les premiers jours de la Première Mondiale, un jeune engagé volontaire Joe Bonham est gravement blessé par un obus. Il n’a plus de bras, plus de jambe, est aveugle et sourd-muet. Dans la chambre d’un hôpital, il est maintenu en vie par les médecins sous prétexte qu’il n’a pas perdu l’usage de son cerveau. Prisonnier de son propre corps, Joe essaie de comprendre ce qu’il lui est arrivé. Il parvient à entrer en contact avec une infirmière grâce au langage morse… (source Wikipédia)

Johnny s’en va-t-en guerre est un film américain réalisé par Dalton Trumbo en 1971 d’après son roman publié en 1939. Dalton Trumbo (1905-1976) commence par une carrière de scénariste, de Spartacus avec Kirk Douglas et est surtout connu pour avoir fait partie des « 10 d’Hollywood » (nouvelle fenêtre).
En effet, à la fin de la seconde guerre mondiale, un grand nombre de politiciens s’affolent du fait que le communisme atteint l’industrie du cinéma. Réalisateurs, scénaristes, producteurs, sont convoqués. C’est le début de la « Chasse aux sorcières » menée par Joseph McCarthy (nouvelle fenêtre).

Pour Arte, voici les 5 bonnes raisons de voir ou de revoir Johnny s’en va-t-en guerre :

Vous trouverez également à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) le livre, et le DVD.

%d blogueurs aiment cette page :