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Un peu de chair humaine au menu ce soir ?

6 Juin

Le blog Cin’Eiffel vous propose des mets de choix : un barbecue de cuisses, des rôtis de bras, des raviolis un peu spéciaux !
Mais quelle horreur me direz-vous ! Pourtant, le cinéma regorge de films sur le cannibalisme. Pas de panique, je ne vous parlerai pas de Cannibal Holocost de Ruggero Deodato (1980) mais plutôt de Trouble Every day de Claire Denis (2001) ou de Vorace d’Antonia Bird (1999).
Souvent traité de manière à susciter le dégoût, la répulsion, le cannibalisme aborde pourtant des thèmes bien plus profonds qu’ils n’y paraissent.
À l’occasion du film Grave de Julia Ducournau sorti le 15 mars 2017, redécouvrez ces films d’un genre bien particulier.

Le cannibalisme est une pratique qui consiste à consommer (complètement ou partiellement) un individu de sa propre espèce. L’expression s’applique à la fois aux animaux qui dévorent des membres de leur groupe (cannibalisme animal) et aux êtres humains qui consomment de la chair humaine (cannibalisme et/ou anthropophagie). Extrait de la définition de Wikipédia.

image extraite du film

Trouble Every Day de Claire Denis (2001) ou l’amour « dévorant »

June (Tricia Vessey) et Shane (Vincent Gallo) deux jeunes mariés américains, viennent passer leur voyage de noces à Paris. Shane souhaite rencontrer son ami médecin Léo pour comprendre le mal étrange qui le ronge. Léo lui-même contraint de s’enfermer avec sa femme Coré (Béatrice Dalle) elle-même possédée par cette maladie mystérieuse…
La réalisatrice Claire Denis a réussi le pari de faire un film d’horreur sensuel et captivant. Dialogues quasi inexistants, c’est le visuel qui prime.

J’ai choisi le camp des cinéastes qui font confiance à l’image. Claire Denis

Des gestes, des regards, jamais un film n’a été aussi loin dans ce que la sexualité peut avoir de bestial, de vorace. Coré et Shane sont des êtres à part, dont la vie est dominée par des pulsions de sexe et de mort. Deux bêtes sauvages incarnés par Vincent Gallo et Béatrice Dalle incroyables de présence.
Claire Denis filme les corps d’une manière magistrale. Des images que l’on a du mal à oublier !
À écouter, la bande-originale du film, composée par Tindersticks

image extraite du film

Vorace d’Antonia Bird (1999) ou le cannibalisme comme allégorie de l’état du monde

En 1847, lors d’un combat pendant la guerre américano-mexicaine, le capitaine John Boyd (Guy Pearce) est décoré pour acte de bravoure ambigu. Son supérieur n’étant pas dupe, il est envoyé dans un fort isolé de Californie. Une nuit, un étrange personnage Colqhoun (Robert Carlyle) raconte une histoire pour le moins bizarre…

Inspiré par un fait-divers, l’expédition Donner en 1847-1848 (nouvelle fenêtre), Vorace est un film d’horreur atypique mêlant le gore et l’humour noir et la deuxième collaboration de l’acteur Robert Carlyle et de la réalisatrice Antonia Bird. Le scénariste Ted Griffin – à qui l’on doit le scénario du film Ocean’s Eleven – a eu l’habile idée de combiner plusieurs genres tels que le western, l’horreur, le fantastique, la comédie. Mais Vorace nous parle de « nous », de notre instinct de survie dans un monde où « l’homme est un loup pour l’homme ». Et surtout sur les fondements de l’Amérique, assoiffée de pouvoir. Manger son ennemi pour être plus fort, quitte à perdre toute trace d’humanité.
À écouter, la bande-originale du film, composée par Michael Nyman et Damon Albraz

Et si vous avez encore les crocs, d’autres films ou uniquement des scènes de cannibalisme vont vous mettre l’eau à la bouche ou vous feront définitivement devenir végétarien. Bon appétit !

Quand les jouets deviennent des stars de cinéma

5 Avr

Qui n’a jamais songé enfant à voir un jour ses jouets préférés s’animer ? Plus besoin de jouer tout seul et de faire toutes les voix en même temps, plus besoin de solliciter son petit frère, sa grande sœur, ou son papa et sa maman « dis, tu veux jouer avec moi ? », plus besoin de récurer le sol et de s’entendre dire « arrête de te traîner par terre, tu vas te salir ! ». Avec le cinéma, tout est permis, les jouets s’animent, prennent vie. Ils parlent, ils chantent, ils courent. Les nounours, les poupées, les soldats de plombs, les petits trains, deviennent des personnages et sont au cœur de l’intrigue. Ainsi, votre rêve devient réalité.
À l’occasion du film Lego Batman de Chris McKay sorti le 8 février 2017, redécouvrez avec ces films, l’univers des héros de votre enfance.

Toy Story de John Lasseter (1995)

toy-story

image extraite du film Toy Story

Toy Story est le premier long-métrage d’animation en images de synthèse des studios Pixar (nouvelle fenêtre). Ce dessin animé novateur pour l’époque, entraîne les spectateurs dans une histoire extraordinaire : lorsque le jeune Andy sort de sa chambre, ses jouets s’animent et vont vivre des aventures trépidantes notamment avec l’arrivée d’un nouveau venu, Buzz l’éclair, un cosmonaute…

Small soldiers de Joe Dante (1998)

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image extraite du film Small Soldiers

Alan Abernathy est un adolescent solitaire, rebelle, qui a du mal à s’adapter. Son père, tient une boutique de jouets un peu désuete. Incompris par son entourage, rejeté par ses camarades de classe, le jeune Alan décide de se racheter en achetant en douce des jouets beaucoup plus modernes. Des figurines d’actions divisées en 2 groupes antagonistes : le Commando d’Élite, ayant pour chef le très martial Chip Hazard, et les Gorgonites, créatures pacifiques victimes de leur faciès monstrueux ayant pour chef Archer. Sauf que par erreur, les jouets ont été dotés de microprocesseurs militaires… La guerre des jouets est déclarée !

Ted de Seth MacFarlane (2012)

ted

image extraite du film Ted

John Bennet est un garçon solitaire de huit ans. Le soir de Noël, il fait le vœu que son ours en peluche qu’il vient de recevoir à Noël prenne vie et qu’il soit son meilleur ami pour la vie. Seulement voilà, trente ans plus tard, Ted l’ours en peluche est toujours là ! Et bien sûr, ce dernier complique sa vie, et sa vie de couple en particulier… 

La grande aventure Lego de Phil Lord et Christopher Miller (2014)

la-grande-aventure-lego

image extraite du film la grande aventure Lego

Emmet travaille comme ouvrier sur un chantier et chute accidentellement dans une galerie qui le conduit dans un monde parallèle. Là, on va le prendre pour l’élu, le sauveur de l’humanité. Il va croiser des personnages extraordinaires comme Batman, Superman, Wonder Woman, ou encore Abraham Lincoln…Inventif et drôle.

D’autres films sur le thème des jouets  sont disponibles à la médiathèque Albert-Camus.

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Faites vos jeux ! (5/5)

14 Mar

Après les jeux de cirques (Faites vos jeux 1/5)  les jeux de stratégie (Faites vos jeux 2/5), les jeux d’argent (Faites vos jeux 3/5) puis les jeux vidéos (Faites vos jeux 4/5), voici notre dernier billet sur ce thème.

5- Les jeux sportifs

Toujours à la recherche de nouveaux sujets, et dans un souci de divertissement, le sport trouve une large place sur grand écran. Parce que le sport est fédérateur, parce que le sport est dépassement de soi, quoi de mieux que le cinéma pour raconter l’Histoire du sport de notre siècle. Avec ses drames, ses joies, ses dérives, sa solidarité, le sport au cinéma est un spectacle qui nous montre le corps en mouvement.

Raging Bull de Martin Scorsese (1980)

Il existe beaucoup de films sur la boxe, mais Raging Bull est un film à part, un chef-d’oeuvre. Il retrace les moments forts de la carrière du boxeur Jake LaMotta, surnommé le « Taureau du Bronx ». Issu d’un milieu modeste, fils d’un Sicilien et d’une descendante d’immigrés italiens du Lower East Side, Giacobbe « Jake » LaMotta naît à New York, en juillet 1921, le jeune homme apprend à boxer dans la rue. Sa particularité : il prend les coups sans broncher, sans jamais faiblir, comme insensible à la douleur, parvenant ainsi à épuiser ses adversaires. Sa rage et sa détermination le mènera au sommet puisqu’il deviendra Champion du monde des poids moyens de 1949 (en battant Marcel Cerdan) à 1951. Mais la chute du géant n’est pas loin et Jake La Motta va sombrer dans l’alcool, la drogue, et les histoires pas nettes. Un parcours atypique qui lui fera connaître la case prison. Alors, qui d’autre que Robert de Niro pour incarner la puissance, l’animalité de Jake LaMotta. Fasciné par le personnage d’anti-héros, Robert de Niro réussit à convaincre Martin Scorsese d’adapter le roman du dit-boxeur. Le réalisateur qui traverse à cette époque des problèmes personnels accepte le projet et le film sera élu meilleur film de la décennie en 1990.

Pour allez plus loin dans l’analyse du film, rendez-vous sur le site dvdclassik (nouvelle fenêtre).

Voici une liste non exhaustive de films autour du sport dans ce diaporama ci-dessous.

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Politique-fiction : ces présidents américains qui crèvent l’écran

9 Mar

Yes they did !

Alors que Donald Trump, 45ème président des Etats-Unis vient d’être fraîchement élu, le blog Cin’Eiffel profite de cette occasion pour faire le point sur les différentes représentations  du président américain au cinéma. Qu’elle soit réelle ou imaginaire, la fonction du président des États-Unis est une source intarissable d’inspiration pour les cinéastes. Héros ou anti-héros, qu’on l’admire ou qu’on le déteste, le président de la plus grande démocratie du monde fascine, agace, mais ne laisse jamais indifférent.

Mon président, ce héros

Les Américains ont un patriotisme très affirmé et aiment donc célébrer leur président en grande pompe. Lui, ce président qu’ils considèrent comme charismatique, extraordinaire, providentiel.
Depuis sa première apparition au cinéma dans les années 30, le président des États-Unis est dans un premier temps un personnage positif. Il a tout du héros ! En effet, il mobilise les foules, c’est un guide capable d’amener son pays le plus haut et le plus loin possible, il porte des valeurs de tolérance, de justice. Le 16ème président des États-Unis incarne tout cela, le nommé Abraham Lincoln (1809-1865) (nouvelle fenêtre).

 

Vers sa destinée (Young Mr. Lincoln) de John Ford (1939)

1832, petit village de l’Illinois. Le jeune Abraham Lincoln étudie le droit en autodidacte, poussé par sa bien aimée Ann Rutledge. À la mort de sa dulcinée pendant l’hiver, Abraham part pour Springfield pour continuer ses études et ouvre un cabinet d’avocats. Lors de la fête d’Indépendance, une bagarre éclate. Matt et Adam Clay se battent avec deux voyous « Scrub » White et John Palmer Cass. « Scrub » White est retrouvé mort et les deux frères Clay sont accusés de ce meurtre. Le jeune Abraham Lincoln devient leur avocat…
Considéré à sa sortie comme un film mineur de l’œuvre de John Ford, Young Mr. Lincoln marque la rencontre d’un cinéaste et d’un acteur Henry Fonda. Ce dernier tournera dans Sur la piste des Mohawks (1939), Les raisins de la colère (1940), La poursuite infernale (1946), Dieu est mort (1947), Le massacre de Fort-Apache (1948), Permission jusqu’à l’aube (1955), La conquête de l’Ouest (1962).
Film hommage à l’Amérique rurale, le film a été nominé aux Oscars pour le Meilleur Scénario en 1940.

Lincoln de Steven Spielberg (2012)

Le film retrace les quatre derniers mois de la présidence d’Abraham Lincoln, avant que celui-ci ne soit assassiné en 1865. Steven Spielberg a choisi de se concentrer sur les stratégies du président pour résoudre le conflit de la guerre civile et parvenir à abolir l’esclavage. Un biopic épique grâce à la présence d’un Daniel Day Lewis habité. L’acteur irlandais, fidèle à la « méthode » de l’Actors Studio (nouvelle fenêtre), par sa capacité à « incarner » n’importe quelle personne. Comme l’acteur le dit lui même dans une interview au journal le Figaro en 2008 (nouvelle fenêtre) : « Mon travail est de mettre de côté toute subjectivité parce qu’il est essentiel de ne porter aucun jugement sur la vie du personnage que j’explore. Il faut être curieux de l’expérience humaine de l’autre, qui, en l’occurrence, est à l’opposé de la mienne ! ». Daniel Day Lewis obtiendra pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur en 2013.

Mon président, un homme controversé

Les Américains aiment détruire, piétiner leur président, défaire le mythe. Le 37ème président Richard Nixon, personne controversée, voire détestée, ou dans tous les cas, mal-aimée en est la parfaite illustration. La guerre du Vietnam, le premier choc pétrolier, et surtout le scandale du Watergate (nouvelle fenêtre)  le contraindra à démissionner.

La crise du Watergate a montré que personne n’est au-dessus des lois même le président.

a expliqué le journaliste Carl Bernstein (nouvelle fenêtre), – l’homme qui révéla l’affaire – lors d’un événement commémoratif, quarante ans plus tard.

nixon

Nixon d’Oliver Stone (1995)

Le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai. Il adore les biopics : JFK en 1991 et W. l’improbable Président en 2008. Réalisateur engagé, Oliver Stone est fasciné par l’Histoire de son pays et par les hommes qui le gouvernent. Il traque les mensonges historiques, les manipulations des politiciens, dénonce les scandales, il fouille, il piétine, jusqu’à nous dévoiler son point de vue, sa vérité. Film après film, Oliver Stone n’a de cesse de comprendre son pays et surtout d’informer le peuple, quitte parfois à être trop didactique et à manipuler lui-même.
Avec Nixon, Oliver Stone dresse le portrait d’un homme, de son enfance à sa chute. Fresque de plus de trois heures, Nixon, interprété par Anthony Hopkins, qui obtint pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur en 1995, apparaît comme un homme mal dans sa peau, pathétique, complexe. Pas le meilleur film d’Oliver Stone – si tant est que l’on aime ce réalisateur – mais on ne pourra lui reprocher sa volonté de raconter un pan de l’Histoire américaine, d’avoir soigné la reconstitution, mais aussi de surprendre les spectateurs.

Pour aller plus loin, vous pouvez visionner sur la Médiathèque numérique, un excellent documentaire Our Nixon, réalisé par Penny Lane (nouvelle fenêtre).

Dans ce diaporama ci-dessous, d’autres films avec des présidents américains.

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Et en France, quel sera notre prochain président ?
Pour le savoir, rendez-vous le 23 avril 2017 et surtout le 7 mai 2017, date à laquelle nous élirons notre 11ème président de la V République.

Faites vos jeux ! (4/5)

18 Jan

Après Faites vos jeux, 1, les jeux de cirques et 2, les jeux de stratégie et 3, les jeux d’argent, passons aux jeux vidéos.

4- Les jeux vidéos

Les jeux vidéos font partie intégrante de notre société et n’ont pas forcément une bonne image. Pourtant, ils sont partout, sur nos téléphones, sur nos tablettes et sur nos écrans. Ils captivent les enfants dès leur plus jeune âge, et peuvent être addictifs à l’âge adulte. Même s’ils ont la réputation d’être violents, les jeux vidéos fascinent. Le jeu vidéo constitue donc un terrain de jeu inépuisable pour le cinéma.

eXistenZ de David Cronenberg (1999)

exstenz

Allegra Geller, interprétée par Jennifer Jason Lee (nouvelle fenêtre) jeune conceptrice de logiciels, a mis au point un jeu révolutionnaire, organique et mental, « eXistenZ ». Ce jeu se branche directement sur le système nerveux du joueur, effaçant ainsi les frontières entre illusion et réalité. Pendant une séance de présentation, la jeune femme manque de se faire assassiner et prend la fuite en compagnie de Ted Piku, interprété par Jude Law (nouvelle fenêtre) un stagiaire en marketing, en emportant la console qui contient le jeu original…
Comme souvent, David Cronenberg joue avec le spectateur et mélange astucieusement le réel et le virtuel. Sommes- nous dans le jeu ? dans un futur proche ? Le jeu a-t-il une fin ?
Lors d’une interview au magazine Les Inrocks, David Cronenberg disait :

Je pense que nous mêlons constamment la fiction et la réalité pour créer la réalité. Les nouvelles technologies proposent des méthodes différentes, mais le concept et le processus sont les mêmes.

Cinéaste de la métamorphose, David Cronenberg nous invite dans un film-jeu et nous incite à nous poser la question sur notre place dans l’univers.

 

Le film (DVD) est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Voici une liste non exhaustive de films autour du jeu vidéo dans ce diaporama ci-dessous.

 

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Et pour finir, je ne résiste pas à vous montrer la bande-annonce du film Tron de Steven Lisberger, réalisé en 1982, film futuriste dans lequel des humains sont projetés dans un jeu vidéo. Kitsch à souhait mais tellement novateur pour l’époque.  En effet, c’est le premier long métrage à utiliser des images générées par ordinateur pour la conception d’un véritable monde virtuel. Il reçu un Oscar de la meilleur création de costumes et BAFTA Award des meilleurs effets spéciaux ! Une curiosité pour les plus jeunes, un parfum de nostalgie pour les plus de quarante ans ! Une suite Tron : l’Héritage en 3D réalisé par Joseph Kosinski est sorti en 2010 avec les mêmes acteurs qui figuraient dans le premier volet, Jeff Bridges et Bruce Boxleitner, mais beaucoup moins magique.

 

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