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Le mur de Berlin

14 Déc

Construit le 13 août 1961 en pleine guerre froide, le mur de Berlin est un symbole de la séparation entre deux camps. Détruit le 9 novembre 1989, il reste dans les mémoires comme l’opposition entre deux mondes, entre deux modes de vie. Les cinéastes ont repris cette thématique et nous offrent des films traitant d’aspects différents, pour que notre esprit prennent pleinement conscience de la complexité du sujet.

Résumé : La mère d’Alex est dans le coma quand le mur de Berlin chute en 1889. Habituée à la vie austère et normalisée de la RDA, son fils craint qu’elle ne fasse un infarctus à son réveil en voyant les produits occidentaux qui ont envahis la ville au début des années 90. Il tente donc de recréer, dans leur petit appartement, la vie que sa mère a connu avant 1889.

César du meilleur film de l’union européenne en 2004.

L’avis de A voir à lire : « Le long métrage parvient à trouver la note juste entre l’émotion et la satire : ainsi, jamais l’amour filial à l’origine d’un mensonge soigneusement organisé, ne se dégrade en mélodramatique manifestation de tendresse. Pas plus qu’Alex ne s’épanche de manière outrancière, sa mère ne laissera l’émotion briser le cercle vertueux des affections tacites, comme le prouve le sourire entendu et bienveillant qu’elle adresse à son fils, à la fin du film, lorsque le mensonge n’est plus qu’un secret de polichinelle. »

L’avis de Critikat : « […] l’œuvre de Wolfgang Becker n’en reste pas moins un délicat témoignage, une réflexion pas totalement idiote de ce que pourrait être le social politique. Avec une certaine humilité, le réalisateur détourne l’événement avec une audacieuse ironie, allant même jusqu’à justifier la présence de réfugiés ouest-allemands venus, vraisemblablement, se protéger du capitalisme sauvage. Même s’il est aisé d’imaginer que le film s’opposera à des discours réfractaires, le film n’a pas vraiment l’ambition de faire son affaire de la politique, ni de regretter le communisme tel qu’il était appliqué au sein du bloc de l’Est. La mère n’en est pas moins présentée comme une ignorante de la tyrannie des pouvoirs politiques qu’elle célèbre. Le propos s’élève au-delà de tout ce formalisme, et pose une réflexion subtile sur une idée du paradis perdu. »

Résumé : A Berlin-est dans les années 80, un officier de la Stasi, Gerd Wiesler, est chargé d’espionner un dramaturge et sa compagne. Sur écoute, le couple est soupçonné d’être contre le régime. S’immisçant dans leur intimité et leur quotidien, Gerd Wiesler ne dit pas toute la vérité dans les rapports qu’il rend à ses supérieurs.

Oscar du meilleur film international en 2007.

Critique du Monde : « Thriller ou film d’espionnage ? La Vie des autres peut être goûté en fonction de critères esthétiques. On s’y divertira d’un suspense, d’une atmosphère, entretenus l’un et l’autre par une mise en scène solide et un travail de documentation manifeste. L’auteur, nous dit-on, a passé quatre années à consulter archives et experts. Mais il s’agit aussi d’un film politique, de ceux qui revisitent l’histoire de leur pays sans tabous et témoignent de l’état adulte d’une société […] » (la suite sur https://www.lemonde.fr/cinema/article/2007/01/30/la-vie-des-autres-au-temps-de-la-rda-et-du-soupcon_861418_3476.html)

Résumé : Dans les années 1980 à Berlin-est, Barbara est soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest. Chirurgien-pédiatre, elle est envoyée dans une clinique isolée dans une ville de la Baltique.

Ours d’argent au Festival de Berlin en 2012, ce film émeut par son contexte et la beauté de ses plans. Le réalisateur s’inspire de son histoire, ses parents ayant fui la RDA pour la RFA dans les années 50. Créant une intrigue et une atmosphère intenses et prenantes, la dualité de l’Allemagne séparée est également représentée par le déchirement de Barbara, entre l’envie de partir et celle de tenir ses engagements médicaux.

Selon Le Monde : « Il est d’autant plus intéressant de comparer le film avec les deux plus grands succès contemporains connus par le cinéma allemand dans son évocation de la RDA : Good Bye Lenin ! (2003), de Wolfgang Becker, et La Vie des autres (2006), de Florian Henckel von Donnersmarck. Entre la satire enjouée et nostalgique du premier et le drame paranoïde finement ciselé du second, ce que parvient à toucher Barbara est d’une autre nature, peut-être plus juste et plus profonde. Quelque chose qui montrerait l’horreur dans sa trivialité. »

Selon Libération : « On a rarement vu fiction totalitaire présenter une plastique si radieuse. Ouvert à tous les chatoiements et les lumières de la campagne environnante, le film est d’une beauté aussi époustouflante qu’il est glaçant (…). Ici, dans chaque bruissement, chaque interférence au souffle impassible du vent, dans chaque silence même, sembler gronder un danger, et l’orfèvrerie du travail sonore drape le film du climat de paranoïa coupante de l’époque. »

Résumé : Damiel et Cassiel sont deux anges qui tentent d’écarter les idées noires des hommes en lisant leurs pensées. Connaissant tous leurs secrets et leur vie intime, l’un des anges tombe amoureux. Sur terre l’acteur Peter Falk (qui joue son propre rôle),  erre dans le Berlin d’avant la chute du mur, sur les traces de sa grand-mère juive décédée.

Parmi les nombreuses récompenses reçues, on peut citer le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes de 1987 et le prix du meilleur réalisateur au Prix du cinéma européen en 1989.

Critique de blog : « […]Sorte de road-trip métaphysique, le film navigue aux travers des rencontres dans un Berlin inquiet en plein cœur de la guerre froide. C’est avant tout une construction humaine, l’histoire silencieuse des maux terrestres racontée avec la bienveillance d’un ange. […]Les Ailes du Désir est une invitation à l’émerveillement. Une injonction même : le film débute par un œil qui s’ouvre, comme pour rappeler au spectateur d’être attentif, d’apprendre à voir.. Le spectateur est un enfant qui doit réapprendre à ouvrir les yeux en grand. Eux seuls sont capable de voir les anges. Le cinéma lui offre l’ultime possibilité de retrouver une innocence perdue, et de percevoir l’invisible. L’image devient un lieu des possibles de l’imaginaire. Non plus un miroir, mais un reflet délicat de l’indicible qui s’ouvre à celui qui cherche à voir. »

Source : http://www.lebleudumiroir.fr/critique-les-ailes-du-desir-wim-wenders/

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Once upon a time…Quentin Tarantino

11 Sep

Réalisateur, producteur, scénariste et acteur, Quentin Tarantino est l’une des grandes figures du cinéma contemporain. Pour la sortie de son dernier film Once upon a time…in Hollywood, La Médiathèque revient sur le parcours de cet homme atypique.

Quentin_Tarantino_Césars_2011

Biographie

Commençons par une anecdote : son prénom. Il lui a été donné par sa mère en référence à deux personnages : Quentin Compson dans Le Bruit et la Fureur (disponible à La Médiathèque – nouvelle fenêtre) de William Faulkner et Quint Asper (Burt Reynolds) de la série Le tueur du Montana (nouvelle fenêtre).

Né en 1963 aux États-Unis, Quentin Tarantino quitte bien vite les bancs de l’école (à 15 ans) et trouve un travail dans un vidéoclub. Cette expérience est sans doute à l’origine de son goût pour le cinéma. Voulant devenir acteur, il multiplie les castings, sans succès. Jusqu’en 1996 où il obtient le rôle du frère psychopathe de Georges Clooney dans Une nuit en enfer (nouvelle fenêtre) de Robert Rodriguez.

une nuit en enfer

Rappelons que deux ans auparavant, Quentin Tarantino réalise Pulp fiction (nouvelle fenêtre) qui reçut la Palme d’or à Cannes en 1994 et l’Oscar du meilleur scénario. Ce rôle d’acteur qu’il attendait tant est peut-être plus dû à sa nouvelle notoriété qu’à son talent car en 1998 il a un nouveau rôle dans Wait Until Dark, une pièce de Broadway. La critique est exécrable quant à son jeu d’acteur.

Le réalisateur

On connait Quentin Tarantino plus comme réalisateur que comme acteur. Voici ces principaux films dont il est également le scénariste :

Once upon a time…in Hollywood (2019)

once upon a time in hollywood afficheNeuvième film du réalisateur se déroulant dans les années 1960. Quentin Tarantino y multiplie les références aux films mythiques de cette époque, de Bruce Lee à Steve McQueen, sans oublier la référence à Charles Manson, responsable de l’assassinat de Sharon Tate (Margot Robbie dans le film), la femme de Roman Polanski. Outre ces rappels visuels à certains événements des années 60, l’histoire est celle de Rick Dalton (Léonardo DiCaprio), un acteur sur le déclin qui essaye de trouver sa place à Hollywood et de son amitié avec son cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt). C’est l’essor d’un nouvel Hollywood où les westerns désuets ne trouvent plus leur place, l’âge d’or du cinéma est sur le déclin et l’industrie du cinéma est en plein renouvellement. C’est également l’histoire d’une Amérique sur fond de guerre du Vietnam où chacun tente d’atteindre son rêve américain et de l’envol d’une génération hippie qui rêve d’un monde idéal.

Pour ceux qui souhaitent voir le film et pour ceux qui l’ont vu mais qui aimeraient éclaircir certains points, cette vidéo explicite les différentes références du film :

Les anecdotes

– Le film est distribué par Sony et non par la Weinstein Company, depuis le scandale lié à Harvey Weinstein.

– La femme de Quentin Tarantino, Daniella Pick, fait une apparition dans le film, ainsi que Maya Hawk la fille d’Uma Thurman et Margaret Qualley la fille d’Andie MacDowell.

– C’est la dernière apparition de Luke Perry, l’acteur de Beverly Hills, décédé en mars 2019.

Once upon a time…in Hollywood est le deuxième plus gros budget des films de Quentin Tarantino, estimé à 95 millions de dollars, derrière Django : unchained (100 millions de dollars)

On attend mars prochain pour savoir le nombre d’Oscars que ce dernier film va gagner et nous avons hâte de l’ajouter à nos rayons !

Pour finir, une petite interview de Quentin Tarantino, Leornardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie :

Le Festival P’tit Clap 2019

6 Mai

Cette année a lieu la 10e édition du Festival P’tit Clap, organisé par la Ville de Levallois. Ce festival est dédié aux jeunes réalisateurs de court-métrages ayant entre 15 et 25 ans. De nationalités différentes, ces réalisateurs ont pu envoyer leur film via une plateforme dédiée à cet effet et après inscription sur le site du festival (nouvelle fenêtre) entre janvier et mars 2019.

Pourquoi P’tit Clap ?

Ce festival a pour but de faire connaître de jeunes réalisateurs qui débutent et de leur apporter un tremplin professionnel. Ils ont ainsi le moyen d’exprimer leur créativité, leurs idées, de montrer l’image qu’ils ont de la société tout en étant sûr d’être visionnés par des professionnels et d’avoir une chance d’être récompensés.

Édition 2019

Cette année, 750 films ont été reçus, de nationalités différentes. Les réalisateurs avaient entre 17 et 25 ans. Les films d’animations n’étaient pas acceptés et chaque court-métrage ne devait pas durer plus de 14min59. Le comité de sélection composé de professionnels issus de la culture et de cinéphiles s’est réuni le 18 avril à l’auditorium de l’Escale afin de visionner 33 court-métrages sélectionnés parmi les 300 retenus pour la compétition officielle. Le plus court durait 2min20 et le plus long 14min59. Parmi la sélection, nous avons eu la chance d’apprécier des court-métrages de réalisateurs portugais, belges, chinois, croates, libanais, français, espagnols, italiens, norvégiens, canadiens et même levalloisiens.

Les court-métrages

Les sujets étaient variés ainsi que les genres. Quelques comédies, une satire de la société et des nouvelles technologies, un court-métrage sur la peur, un autre sur la jungle de Calais et quelques court-métrages sur les relations familiales et les vices de la société. Un beau panel qu’il a été difficile de départager, mais qui nous laisse de beaux souvenirs et bon espoir pour la nouvelle génération de réalisateurs.

La cérémonie finale

Pour la cérémonie finale, il faudra se rendre au cinéma Pathé à Levallois le 8 juin 2019les films finalistes (nouvelle fenêtre) seront projetés devant un jury de professionnels et 400 personnes. Les membres composants ce jury seront annoncés quelques semaines avant la cérémonie mais on peut rappeler quelques présidents des années précédentes : Alain Bouzigues pour l’édition 2018, Raphaël Mezrahi pour l’édition 2017, Philippe Lellouche en 2013 ou encore Olivier Nakache et Eric Toledano en 2010. Ce nouveau jury remettra les trois prix aux lauréats et le public votera pour décerner le prix du public.

 

 

Le Western au cinéma

6 Oct

Le genre du Western repose sur une légende connue de tous : la conquête de l’Ouest américain. Le XXème siècle marque son apogée aux États-Unis, puis les Européens s’emparent du genre dans les années 1960. Le mythe de la frontière est important dans l’histoire américaine et le cinéma est un moyen moderne de transmettre ces récits.

Les différents genres de Western

Le Western classique américain

Des codes précis sont à respecter. On y trouve des Indiens, des cowboys, des bandits sans foi ni loi, un shérif intègre, les décors sauvages du Far West. Le héros représente souvent une forme de perfection avec des valeurs morales fortes et sans faiblesse. Ce genre cinématographique popularise la « destinée manifeste » des États-Unis.

Le Western Spaghetti

L’Italie se réapproprie le genre du Western des années 1960 à la fin des années 1970. On peut citer Sergio Leone comme réalisateur clef de cette période. Les héros transgressent parfois la loi pour rendre justice. La violence est plus banalisée. Les scénarios se renouvellent, le visuel également.  Les intrigues et les comportements des personnages se rapprochent plus de la réalité.

Le Western contemporain

Les lieux rappellent les vieux westerns, l’histoire est différente et se passe dans le présent ou dans le futur. Le genre est remis aux goûts du jour avec des scénarios plus complexes, des histoires qui dépassent les guerres de clans et nous plongent dans la psychologie des personnages.

Les réalisateurs incontournables

John Ford (1894-1973) (nouvelle fenêtre) : il commence la réalisation avec le cinéma muet en 1915. Sur cent quarante-deux films réalisés, cinquante-trois auraient disparus. Il reçut quatre fois l’Oscar du meilleur réalisateur, tous pour des films autres que des westerns.

Howard Hawks (1896-1977) (nouvelle fenêtre) : cinquante films réalisés dont une dizaine de westerns.

Anthony Mann (1906-1967) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1942, il réalisa onze westerns sur quarante-quatre films dont L’homme de la plaine (1955) (nouvelle fenêtre).

John Sturges (1910-1992) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1949, il réalisa quarante films dont douze westerns.

Sam Peckinpah (1925-1984) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1954, il réalisa six westerns sur seize films dont Pat Garrett et Billy le Kid (1973) (nouvelle fenêtre).

Sergio Leone (1929-1989) (nouvelle fenêtre) : il réalise son premier western en 1964 et sur seulement huit films réalisés, cinq sont des westerns.

Clint Eastwood (1930 – …) (nouvelle fenêtre) : acteur dès 1955 et réalisateur depuis 1971. Il a réalisé trente-neuf films et joué dans soixante-dix-huit films.

Kevin Costner (1955 – …) (nouvelle fenêtre) : acteur et réalisateur, il a joué dans soixante-cinq films et en réalisa trois, tous des westerns : Danse avec les loups (1990) (nouvelle fenêtre) ; Postman (1997) ; Open Range (2003)

Les frères  Coen (nouvelle fenêtre) qui ont réalisé vingt films dont No country for old men (2007) (nouvelle fenêtre) et True Grit (2010) (nouvelle fenêtre)

Je vous laisse essayer de retrouver qui est qui… ?

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D’autres idées de films…

La rivière rouge (1949) de Howard Hawks

Rio Bravo (1959) de Howard Hawks (nouvelle fenêtre)

L’homme qui tua liberty Valance (1962) de John Ford (nouvelle fenêtre)

Little Big Man (1971) de Arthur Penn – bientôt à La Médiathèque

Dead man (1996) de Jim Jarmusch (nouvelle fenêtre)

Blueberry (2004) de Jan Kounen (nouvelle fenêtre)

Django unchained (2013) de Quentin Tarantino (nouvelle fenêtre)

Les 8 salopards (2016) de Quentin Tarantino (nouvelle fenêtre)

Comancheria (2016) de David Mackenzie (nouvelle fenêtre)

=> Pour ceux que cela intéresse, une exposition dédiée à l’œuvre de Sergio Leone (nouvelle fenêtre) se déroulera à la Cinémathèque du 10 octobre 2018 au 28 janvier 2019.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

La Forme de l’eau – Guillermo Del Toro

28 Mar

Récompensé en mars 2018 aux Oscars (4 récompenses dont meilleur film et meilleur réalisateur), à la Mostra de Venise par le Lion d’Or, primé par deux Golden Globes (Meilleur réalisateur et Meilleure bande originale), La forme de l’eau (Shape of water) fait couler beaucoup d’encre. Que ce soit par ceux qui ont adoré ou par ceux qui au contraire, ne comprennent pas l’engouement créé par ce film. Entre film fantastique, romance sur fond historique et ode poétique à une forme d’amour différent, les analyses et les critiques s’accumulent…

Le film

Dans un contexte de Guerre froide, Elisa (Sally Hawkins (nouvelle fenêtre)) travaille comme femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental américain. De nature discrète et étant muette, elle mène une vie plutôt solitaire. Ses seuls amis sont sa collègue Zelda (Octavia Spencer (nouvelle fenêtre)) et son voisin de palier Giles (Richard Jenkins (nouvelle fenêtre)). Un jour un étrange spécimen mi-homme mi-poisson est amené au laboratoire. Elisa parvient à créer un lien avec cette créature, prouvant que la parole n’est pas le seul moyen de communiquer et que l’amour voit au-delà des différences.

Le réalisateur

Guillermo Del Toro, réalisateur mexicain, est à l’origine de films comme L’échine du diable (2002), Hellboy (2004)(nouvelle fenêtre), Le Labyrinthe de Pan (2006)(nouvelle fenêtre), Pacific Rim (2013)(nouvelle fenêtre) ou encore Crimson Peak (2015)(nouvelle fenêtre) que vous pouvez retrouver à La Médiathèque.

guillermo del toro

On retrouve pratiquement dans chacune de ses réalisations la figure d’un « monstre », qu’il soit physique ou symbolique. Cette récurrence vient de la passion de Guillermo Del Toro pour ces créatures fantastiques, qu’il qualifie « d’anges, de créatures totalement spirituelles ». Il s’emploie à prouver que le monstre est souvent celui qui agit mal et non celui qui est différent. Dans ses films, ce rôle est souvent joué par l’acteur Doug Jones (nouvelle fenêtre), « l’acteur sans visage le plus connu d’Hollywood » :

Le faune & L’homme pâle (Le Labyrinthe de Pan) :

Abe Sapiens (Hellboy) :

abe sapiens

Créature amphibie (La Forme de l’eau) :

amphibie

On le retrouve également dans les rôles de l’Ange de la Mort et du Chamberlain dans Hellboy, la légion d’or maudite et dans le rôle du fantôme de Lady Cushing dans Crimson Peak.

La polémique

Les scènes de La Forme de l’eau se passent principalement en intérieur, la nuit ou quand il pleut. Cette ambiance assez sombre rappelle l’univers des films de Tim Burton ou des récits de Jules Verne.  Certaines critiques rapprochent également La Forme de l’eau de La Belle et la Bête (nouvelle fenêtre) de Jean Cocteau.

jeunet - del toro

Jean-Pierre Jeunet et Guillermo Del Toro

La polémique vient du réalisateur du Fabuleux destin d’Amélie Poulain (nouvelle fenêtre), Jean-Pierre Jeunet. Il accuse Guillermo Del Toro de copier l’univers de son film fantastique Delicatessen (nouvelle fenêtre). Cet univers est caractérisé par la présence d’une jeune femme brune qui voit le monde différemment, un homme solitaire et des sons très marqués. Certaines scènes particulières rappellent directement le film de Jean-Pierre Jeunet comme celle où Eliza et Giles sont assis sur le canapé et commencent à danser :

Du côté de Guillermo Del Toro, l’inspiration viendrait de Terry Gilliam, membre des Monty Python (nouvelle fenêtre).

En France et plus largement en Europe, ces caractéristiques de réalisation ne sont pas nouvelles et le public y est habitué. Ce n’est pas le cas aux États-Unis où la surprise était réelle à Hollywood à la sortie du film…

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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