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Se divertir avec le site internet de France Télévisions

23 Mai

Le site de France télévisions (nouvelle fenêtre) propose de nombreux programmes à regarder en replay. Trié par catégorie, il est très simple d’y trouver son bonheur. Cela peut être des séries, des émissions, des tutos cuisine, des documentaires ou encore des chroniques culturelles. Voici un petit panorama de ce qu’on peut trouver sur ce site plein de ressources.

Des séries en intégralité (nouvelle fenêtre)

Stalk

Le titre « Stalk » vient de l’anglais qui signifie « traquer ». Ici c’est par le biais des réseaux sociaux et d’internet que le fait de « stalker » prend tout son sens. Lucas alias Lux sur les réseaux est un génie en informatique. Suite à un bizutage, il se retrouve humilié sur les réseaux sociaux. Il décide de se venger en traquant les secrets de ses camarades et en infiltrant leur vie privée. Mais son engouement pour espionner les autres va rapidement se retourner contre lui. Retrouvez la série ici (nouvelle fenêtre).

 

On retrouve Théo Fernandez dans le rôle de Lucas, connu pour son rôle de Donald Tuche dans Les Tuche, Gaston Lagaff dans le film du même nom ou encore Julien de la Ferté dans la série Le Bazar de la Charité (la bande-son est écoutable en ligne (nouvelle fenêtre)).

Parlement

Samy vient d’arriver à Bruxelles en tant qu’Assistant parlementaire. Sauf que, problème, il n’y connait rien en Institutions européennes. Et le député pour qui il travaille non plus. Il va donc devoir se débrouiller seul pour faire adopter les amendements interdisant le « shark finning », c’est-à-dire l’interdiction de la « pêche aux ailerons » (de requins).

Les premiers épisodes, diffusés en avril 2020,  reflètent la complexité du fonctionnement du Parlement européen à travers des scènes comiques et des personnages parfois caricaturés. Un série drôle et éducative à retrouver ici (nouvelle fenêtre).

Le créateur est Noé Debré, également scénariste des films Le Brio (disponible en DVD à La Médiathèque – nouvelle fenêtre), Le monde est à toi (disponible en DVD à La Médiathèque – nouvelle fenêtre), et Dheepan (également disponible en DVD à La Médiathèque – nouvelle fenêtre).

Les Culottées

Nouveauté de mars 2020 sur France télévisions : l’adaptation de la bande-dessinée de Pénélope Bagieu « Les Culottées » !

Des portraits de femmes qui ont fait avancer la cause des femmes à leur manière. Chaque épisode de 3 min 30 sec (il y en a 30) dresse le portrait d’une femme. On retrouve par exemple Annette Kellerman l’inventrice du maillot de bain une pièce, Josephine Baker ou encore Mae Jamison, astronaute. Toutes les voix sont faites par l’actrice Cécile de France. Les épisodes sont à retrouver ici (nouvelle fenêtre).

Les deux tomes de la série sont à télécharger sur le site de La Médiathèque (tome 1tome 2) ou à retrouver dans nos rayons à la réouverture.

La Petite mort

Encore une adaptation BD….de Davy Mourier cette fois, avec sa série La petite mort, ou l’histoire du fils de la Mort en personne, qui doit apprendre le métier de faucheur tout en s’adaptant à sa nouvelle « non-vie ». Le créateur de la série n’est autre que Davy Mourier lui-même. La première saison fut diffusée en 2017 et les deux suivantes entre 2019 et 2020. Tous les épisodes sont à retrouver ici (nouvelle fenêtre).

Voici l’épisode 1 :

Les bandes-dessinées seront à retrouver à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Des émissions sur la nature (nouvelle fenêtre)

Le plus beau pays du monde

Une émission en deux parties sur la faune de France, sa nature sauvage et sa diversité. Les réalisateurs, Frédéric Fougea et Jacques Malaterre, rendent hommage aux paysages époustouflants des différentes régions. Plus qu’un documentaire, ils ont voulu nous raconter des histoires, et pour ça il a fallut rencontrer des spécialistes et tourner pendant des heures afin de capter le bon moment, celui où les louveteaux sortent de leur tanière, celui où les cerfs se bagarrent. Ces histoires sont narrées par Guillaume de Tonquédec. Pour réaliser un travail de cette ampleur, c’est une quinzaine de caméramen qui ont travaillé nuit et jour, avec du matériel spécialisé et ultra-perfectionné.

Des chroniques littéraires

Un livre un jour (nouvelle fenêtre)

Des journalistes, des lecteurs ou encore des blogueurs nous racontent l’histoire d’un roman, accompagnés de croquis ils nous donnent leur avis en 1 min 30 sec. De quoi nous donner de nouvelles idées de lecture ! Par exemple :

Dans la bibliothèque de… (nouvelle fenêtre)

Des célébrités nous parlent de leurs livres favoris, des livres qui les ont marqués étant enfants, de ceux qu’il se font une joie d’offrir et de ceux qui les ont bouleversés. Par exemple Benjamin Biolay :

Et bien d’autres à découvrir directement sur le site de France télévisions : Jane Birkin (nouvelle fenêtre), Guillaume de Tonquédec (nouvelle fenêtre), Gringe (nouvelle fenêtre), etc.

Nous vous rappelons que France télévisions diffuse tous les après-midi des films grands publics, plus d’informations dans notre article qui y est consacré (nouvelle fenêtre) !

Les mini-séries de réalité alternative

25 Avr

Le futur est un thème littéraire et artistique prisé des auteurs et réalisateurs du XXIe siècle. Les romans dystopiques et les romans de science-fiction remplissent les rayons des bibliothèques et librairies. C’est le cas également des films et séries qui imaginent des sociétés avec d’autres lois, d’autres règles de vie. Souvent plus sombres que celles qui régissent nos vies. La frontière entre leur réalité et la notre est parfois ténue. La Médiathèque vous propose dans cet article, une sélection de mini-séries qui imaginent d’autres réalités dans un futur proche ou lointain. Certaines sont disponibles via la Médiathèque numérique (nouvelle fenêtre), accessible avec votre carte de Médiathèque.

Ad Vitam (2018) – disponible en VOD (nouvelle fenêtre)

Cette mini-série de 2018 a été créée par Thomas Cailley (nouvelle fenêtre) . En six épisodes, elle développe le concept de la vie éternelle. On suit l’enquête d’un policier centenaire, Darius, interprété par Yvan Attal (nouvelle fenêtre), face à une vague de suicide d’adolescents. Le monde exploré pourrait-être celui dans lequel nous vivons. La différence est le principe de régénération, accessible à la majorité, qui permet de ne plus subir les conséquences du temps. Aux côtés d’Yvan Attal, on retrouve l’actrice Garance Marillier (nouvelle fenêtre), révélée par son rôle dans le film Grave (2017) (nouvelle fenêtre) disponible en DVD à La Médiathèque.

Un article de notre blog lui a été dédié à sa sortie, vous le trouverez à l’adresse suivante :

https://cineiffelblog.wordpress.com/2018/11/07/ad-vitam-la-nouvelle-serie-darte-va-t-elle-trouver-son-public/

Love, Death + Robots (2019) et Black Mirror (2011)

Ces deux séries se ressemblent par leur format court et leur mode de visionnage. En effet chaque épisode est indépendant et met en scène son propre futur.

Dans Love, Death + Robots, les épisodes ont chacun un graphisme et une histoire propre, c’est de l’animation qui se rapproche des jeux vidéo ou du manga. La série présentée par David Fincher (nouvelle fenêtre) et créée par Tim Miller (réalisateur du premier Deadpool (2016) et du dernier Terminator : Dark Fate (2019)) est interdite aux moins de 18 ans et comporte dix-huit épisodes de moins de 20 minutes. L’hétérogénéité de l’ensemble fait que chacun peut trouver un épisode qui lui convient. On peut par exemple cité l’épisode « Histoires alternatives » qui proposent huit options décrivant la mort d’Hitler avant la seconde guerre mondiale. Ce principe, l’uchronie, rappelle le roman d’Eric-Emmanuel Schmitt, La part de l’autre.

Dans Black Mirror, les épisodes sont plus longs, de 40 à 90 minutes et plus réels car ils décrivent une réalité proche de la notre, dans laquelle la technologie est poussée à l’extrême. La série démarrée en 2011 et réalisée par Charlie Brooker (nouvelle fenêtre) compte vingt-deux épisodes répartis en cinq saisons ; la dernière ayant été diffusée en juin 2019. Un épisode spécial, plus proche du film interactif, a également été diffusé en 2018. Dans ce film appelé Bandersnatch, le spectateur est amené à faire des choix qui changent le scénario du film et rend les fins différentes.

 

Maniac (2018)

Le réalisateur américain Cary Joji Fukunaga (nouvelle fenêtre) est très attendu ce printemps pour la sortie du dernier James Bond : Mourir peut attendre (nouvelle fenêtre). Avant de s’attaquer à 007, il a réalisé la première saison de True Detective et la mini-série Maniac, de dix épisodes. Deux personnages, Annie Landsberg (Emma Stone) et Owen Milgrim (Jonah Hill) sont atteints de troubles du comportement (tendance dépressive, paranoïaque et schizophrène) qui les poussent à accepter de participer à une expérience médicale. Cette expérience doit leur permettre de guérir de leurs troubles psychiques mais les effets secondaires se révèlent plus perturbants que prévu. On voyage dans des mondes parallèles aux graphismes kitsch et rétro et on retrouve de nombreuses références cinématographiques. Un clin d’œil général au 7e art.

Trepalium (2016) – disponible en VOD (nouvelle fenêtre)

Mini-série de six épisodes d’environ 50 minutes.

« Dans un futur proche, dans une société où 80% de la population est sans emploi, une jeune femme, Izia, tente de survivre. Elle est née dans « la Zone », du mauvais côté du Mur, un Mur qui a été dressé pour séparer les Zonards des 20% d’Actifs de la Ville. Au fil du temps, les tensions se sont accentuées entre les deux territoires : une rébellion est née parmi certains chômeurs. Les Activistes multiplient les actes de sabotage et de pression, et l’équilibre entre la Ville et la Zone se fragilise. Le Gouvernement décide alors de mettre en place la mesure des « Emplois Solidaires » pour calmer la situation : 10.000 habitants de la Zone vont être sélectionnés pour travailler dans la Ville. »  Source : Allociné (nouvelle fenêtre)

Years and Years (2019)

Mini-série anglaise de six épisodes d’environ une heure, elle est signée Russell T. Davies (nouvelle fenêtre). On peut voir au casting la fabuleuse Emma Thompson (My Lady – disponible en VOD (nouvelle fenêtre), Late Night – disponible en VOD (nouvelle fenêtre)) ainsi que Rory Kinnear (Broken – disponible en VOD (nouvelle fenêtre)).

« Imaginez un croisement édifiant entre Black Mirror et This Is Us. Un drama familial, suivant l’évolution de notre chère planète, des nouvelles technologies, et les bouleversements qui nous attendent. C’est ça, Years and Years !

Faites connaissance avec la famille Lyons. Une fratrie anglaise, issue de Manchester, qui vit sa vie comme tout le monde, alors que le monde poursuit sa course folle. Face aux crises financières, aux guerres qui menacent, face aux attentats, au changement climatique, au populisme carnassier qui pollue la vie démocratique, Stephen, Daniel, Rosie et Edith font de leur mieux, pour mener une existence sans heurt… » Source : Première (nouvelle fenêtre)

11.22.63 (2016)

On retrouve James Franco (nouvelle fenêtre) dans cette mini-série de neuf épisodes réalisée par Bridget Carpenter et adaptée du roman éponyme de Stephen King disponible dans nos rayons (nouvelle fenêtre).

« Imaginez si vous aviez le pouvoir de changer l’Histoire. Iriez-vous tout droit vers l’inconnu ? Cette série en huit parties suit Jake Epping, un professeur de lycée tout à fait banal, qui se voit confier la mission impensable de retourner dans le passé pour empêcher l’assassinat de Kennedy, le 22 novembre 1963. Jake a alors l’envie de se confronter à l’un des plus grands mystères du XXème siècle, voire de le résoudre. Qui est responsable ? Aurait-ce pu être évité ? Alors qu’il essaye de réécrire l’Histoire, Jake se rend compte que le passé ne veut pas être changé et qu’il va tout mettre en œuvre pour l’empêcher d’arriver à ses fins. » Source : Senscritique (nouvelle fenêtre)

En cette période de confinement, la Médiathèque vous rappelle que vous avez accès à 4 films en VOD par mois, accessibles via le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre) en vous connectant avec votre carte de lecteur !

Le mur de Berlin

14 Déc

Construit le 13 août 1961 en pleine guerre froide, le mur de Berlin est un symbole de la séparation entre deux camps. Détruit le 9 novembre 1989, il reste dans les mémoires comme l’opposition entre deux mondes, entre deux modes de vie. Les cinéastes ont repris cette thématique et nous offrent des films traitant d’aspects différents, pour que notre esprit prennent pleinement conscience de la complexité du sujet.

Résumé : La mère d’Alex est dans le coma quand le mur de Berlin chute en 1889. Habituée à la vie austère et normalisée de la RDA, son fils craint qu’elle ne fasse un infarctus à son réveil en voyant les produits occidentaux qui ont envahis la ville au début des années 90. Il tente donc de recréer, dans leur petit appartement, la vie que sa mère a connu avant 1889.

César du meilleur film de l’union européenne en 2004.

L’avis de A voir à lire : « Le long métrage parvient à trouver la note juste entre l’émotion et la satire : ainsi, jamais l’amour filial à l’origine d’un mensonge soigneusement organisé, ne se dégrade en mélodramatique manifestation de tendresse. Pas plus qu’Alex ne s’épanche de manière outrancière, sa mère ne laissera l’émotion briser le cercle vertueux des affections tacites, comme le prouve le sourire entendu et bienveillant qu’elle adresse à son fils, à la fin du film, lorsque le mensonge n’est plus qu’un secret de polichinelle. »

L’avis de Critikat : « […] l’œuvre de Wolfgang Becker n’en reste pas moins un délicat témoignage, une réflexion pas totalement idiote de ce que pourrait être le social politique. Avec une certaine humilité, le réalisateur détourne l’événement avec une audacieuse ironie, allant même jusqu’à justifier la présence de réfugiés ouest-allemands venus, vraisemblablement, se protéger du capitalisme sauvage. Même s’il est aisé d’imaginer que le film s’opposera à des discours réfractaires, le film n’a pas vraiment l’ambition de faire son affaire de la politique, ni de regretter le communisme tel qu’il était appliqué au sein du bloc de l’Est. La mère n’en est pas moins présentée comme une ignorante de la tyrannie des pouvoirs politiques qu’elle célèbre. Le propos s’élève au-delà de tout ce formalisme, et pose une réflexion subtile sur une idée du paradis perdu. »

Résumé : A Berlin-est dans les années 80, un officier de la Stasi, Gerd Wiesler, est chargé d’espionner un dramaturge et sa compagne. Sur écoute, le couple est soupçonné d’être contre le régime. S’immisçant dans leur intimité et leur quotidien, Gerd Wiesler ne dit pas toute la vérité dans les rapports qu’il rend à ses supérieurs.

Oscar du meilleur film international en 2007.

Critique du Monde : « Thriller ou film d’espionnage ? La Vie des autres peut être goûté en fonction de critères esthétiques. On s’y divertira d’un suspense, d’une atmosphère, entretenus l’un et l’autre par une mise en scène solide et un travail de documentation manifeste. L’auteur, nous dit-on, a passé quatre années à consulter archives et experts. Mais il s’agit aussi d’un film politique, de ceux qui revisitent l’histoire de leur pays sans tabous et témoignent de l’état adulte d’une société […] » (la suite sur https://www.lemonde.fr/cinema/article/2007/01/30/la-vie-des-autres-au-temps-de-la-rda-et-du-soupcon_861418_3476.html)

Résumé : Dans les années 1980 à Berlin-est, Barbara est soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest. Chirurgien-pédiatre, elle est envoyée dans une clinique isolée dans une ville de la Baltique.

Ours d’argent au Festival de Berlin en 2012, ce film émeut par son contexte et la beauté de ses plans. Le réalisateur s’inspire de son histoire, ses parents ayant fui la RDA pour la RFA dans les années 50. Créant une intrigue et une atmosphère intenses et prenantes, la dualité de l’Allemagne séparée est également représentée par le déchirement de Barbara, entre l’envie de partir et celle de tenir ses engagements médicaux.

Selon Le Monde : « Il est d’autant plus intéressant de comparer le film avec les deux plus grands succès contemporains connus par le cinéma allemand dans son évocation de la RDA : Good Bye Lenin ! (2003), de Wolfgang Becker, et La Vie des autres (2006), de Florian Henckel von Donnersmarck. Entre la satire enjouée et nostalgique du premier et le drame paranoïde finement ciselé du second, ce que parvient à toucher Barbara est d’une autre nature, peut-être plus juste et plus profonde. Quelque chose qui montrerait l’horreur dans sa trivialité. »

Selon Libération : « On a rarement vu fiction totalitaire présenter une plastique si radieuse. Ouvert à tous les chatoiements et les lumières de la campagne environnante, le film est d’une beauté aussi époustouflante qu’il est glaçant (…). Ici, dans chaque bruissement, chaque interférence au souffle impassible du vent, dans chaque silence même, sembler gronder un danger, et l’orfèvrerie du travail sonore drape le film du climat de paranoïa coupante de l’époque. »

Résumé : Damiel et Cassiel sont deux anges qui tentent d’écarter les idées noires des hommes en lisant leurs pensées. Connaissant tous leurs secrets et leur vie intime, l’un des anges tombe amoureux. Sur terre l’acteur Peter Falk (qui joue son propre rôle),  erre dans le Berlin d’avant la chute du mur, sur les traces de sa grand-mère juive décédée.

Parmi les nombreuses récompenses reçues, on peut citer le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes de 1987 et le prix du meilleur réalisateur au Prix du cinéma européen en 1989.

Critique de blog : « […]Sorte de road-trip métaphysique, le film navigue aux travers des rencontres dans un Berlin inquiet en plein cœur de la guerre froide. C’est avant tout une construction humaine, l’histoire silencieuse des maux terrestres racontée avec la bienveillance d’un ange. […]Les Ailes du Désir est une invitation à l’émerveillement. Une injonction même : le film débute par un œil qui s’ouvre, comme pour rappeler au spectateur d’être attentif, d’apprendre à voir.. Le spectateur est un enfant qui doit réapprendre à ouvrir les yeux en grand. Eux seuls sont capable de voir les anges. Le cinéma lui offre l’ultime possibilité de retrouver une innocence perdue, et de percevoir l’invisible. L’image devient un lieu des possibles de l’imaginaire. Non plus un miroir, mais un reflet délicat de l’indicible qui s’ouvre à celui qui cherche à voir. »

Source : http://www.lebleudumiroir.fr/critique-les-ailes-du-desir-wim-wenders/

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Once upon a time…Quentin Tarantino

11 Sep

Réalisateur, producteur, scénariste et acteur, Quentin Tarantino est l’une des grandes figures du cinéma contemporain. Pour la sortie de son dernier film Once upon a time…in Hollywood, La Médiathèque revient sur le parcours de cet homme atypique.

Quentin_Tarantino_Césars_2011

Biographie

Commençons par une anecdote : son prénom. Il lui a été donné par sa mère en référence à deux personnages : Quentin Compson dans Le Bruit et la Fureur (disponible à La Médiathèque – nouvelle fenêtre) de William Faulkner et Quint Asper (Burt Reynolds) de la série Le tueur du Montana (nouvelle fenêtre).

Né en 1963 aux États-Unis, Quentin Tarantino quitte bien vite les bancs de l’école (à 15 ans) et trouve un travail dans un vidéoclub. Cette expérience est sans doute à l’origine de son goût pour le cinéma. Voulant devenir acteur, il multiplie les castings, sans succès. Jusqu’en 1996 où il obtient le rôle du frère psychopathe de Georges Clooney dans Une nuit en enfer (nouvelle fenêtre) de Robert Rodriguez.

une nuit en enfer

Rappelons que deux ans auparavant, Quentin Tarantino réalise Pulp fiction (nouvelle fenêtre) qui reçut la Palme d’or à Cannes en 1994 et l’Oscar du meilleur scénario. Ce rôle d’acteur qu’il attendait tant est peut-être plus dû à sa nouvelle notoriété qu’à son talent car en 1998 il a un nouveau rôle dans Wait Until Dark, une pièce de Broadway. La critique est exécrable quant à son jeu d’acteur.

Le réalisateur

On connait Quentin Tarantino plus comme réalisateur que comme acteur. Voici ces principaux films dont il est également le scénariste :

Once upon a time…in Hollywood (2019)

once upon a time in hollywood afficheNeuvième film du réalisateur se déroulant dans les années 1960. Quentin Tarantino y multiplie les références aux films mythiques de cette époque, de Bruce Lee à Steve McQueen, sans oublier la référence à Charles Manson, responsable de l’assassinat de Sharon Tate (Margot Robbie dans le film), la femme de Roman Polanski. Outre ces rappels visuels à certains événements des années 60, l’histoire est celle de Rick Dalton (Léonardo DiCaprio), un acteur sur le déclin qui essaye de trouver sa place à Hollywood et de son amitié avec son cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt). C’est l’essor d’un nouvel Hollywood où les westerns désuets ne trouvent plus leur place, l’âge d’or du cinéma est sur le déclin et l’industrie du cinéma est en plein renouvellement. C’est également l’histoire d’une Amérique sur fond de guerre du Vietnam où chacun tente d’atteindre son rêve américain et de l’envol d’une génération hippie qui rêve d’un monde idéal.

Pour ceux qui souhaitent voir le film et pour ceux qui l’ont vu mais qui aimeraient éclaircir certains points, cette vidéo explicite les différentes références du film :

Les anecdotes

– Le film est distribué par Sony et non par la Weinstein Company, depuis le scandale lié à Harvey Weinstein.

– La femme de Quentin Tarantino, Daniella Pick, fait une apparition dans le film, ainsi que Maya Hawk la fille d’Uma Thurman et Margaret Qualley la fille d’Andie MacDowell.

– C’est la dernière apparition de Luke Perry, l’acteur de Beverly Hills, décédé en mars 2019.

Once upon a time…in Hollywood est le deuxième plus gros budget des films de Quentin Tarantino, estimé à 95 millions de dollars, derrière Django : unchained (100 millions de dollars)

On attend mars prochain pour savoir le nombre d’Oscars que ce dernier film va gagner et nous avons hâte de l’ajouter à nos rayons !

Pour finir, une petite interview de Quentin Tarantino, Leornardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie :

Le Festival P’tit Clap 2019

6 Mai

Cette année a lieu la 10e édition du Festival P’tit Clap, organisé par la Ville de Levallois. Ce festival est dédié aux jeunes réalisateurs de court-métrages ayant entre 15 et 25 ans. De nationalités différentes, ces réalisateurs ont pu envoyer leur film via une plateforme dédiée à cet effet et après inscription sur le site du festival (nouvelle fenêtre) entre janvier et mars 2019.

Pourquoi P’tit Clap ?

Ce festival a pour but de faire connaître de jeunes réalisateurs qui débutent et de leur apporter un tremplin professionnel. Ils ont ainsi le moyen d’exprimer leur créativité, leurs idées, de montrer l’image qu’ils ont de la société tout en étant sûr d’être visionnés par des professionnels et d’avoir une chance d’être récompensés.

Édition 2019

Cette année, 750 films ont été reçus, de nationalités différentes. Les réalisateurs avaient entre 17 et 25 ans. Les films d’animations n’étaient pas acceptés et chaque court-métrage ne devait pas durer plus de 14min59. Le comité de sélection composé de professionnels issus de la culture et de cinéphiles s’est réuni le 18 avril à l’auditorium de l’Escale afin de visionner 33 court-métrages sélectionnés parmi les 300 retenus pour la compétition officielle. Le plus court durait 2min20 et le plus long 14min59. Parmi la sélection, nous avons eu la chance d’apprécier des court-métrages de réalisateurs portugais, belges, chinois, croates, libanais, français, espagnols, italiens, norvégiens, canadiens et même levalloisiens.

Les court-métrages

Les sujets étaient variés ainsi que les genres. Quelques comédies, une satire de la société et des nouvelles technologies, un court-métrage sur la peur, un autre sur la jungle de Calais et quelques court-métrages sur les relations familiales et les vices de la société. Un beau panel qu’il a été difficile de départager, mais qui nous laisse de beaux souvenirs et bon espoir pour la nouvelle génération de réalisateurs.

La cérémonie finale

Pour la cérémonie finale, il faudra se rendre au cinéma Pathé à Levallois le 8 juin 2019les films finalistes (nouvelle fenêtre) seront projetés devant un jury de professionnels et 400 personnes. Les membres composants ce jury seront annoncés quelques semaines avant la cérémonie mais on peut rappeler quelques présidents des années précédentes : Alain Bouzigues pour l’édition 2018, Raphaël Mezrahi pour l’édition 2017, Philippe Lellouche en 2013 ou encore Olivier Nakache et Eric Toledano en 2010. Ce nouveau jury remettra les trois prix aux lauréats et le public votera pour décerner le prix du public.

 

 

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