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Cendrillon, l’histoire la plus adaptée au cinéma

13 Mai

Cendrillon, une histoire archaïque et contemporaine

Ce conte est un récit d’origine orale, qui s’est répandu à travers les siècles et les continents. Cendrillon est désormais une figure importante de notre imaginaire liant l’intime et l’universel. Rendu célèbre grâce à la version de Charles Perrault en 1697 (plus tard revu par les frères Grimm, Aschenputtel), il est source d’inspiration autant que sujet d’études et connait plus de 70 versions cinématographiques, un record !

L’histoire : Cendrillon, souillon martyrisée par sa marâtre et ses deux belles-sœurs va passer de la cendre vers la lumière.

Les films

En 1899, Georges Méliès réalise la première adaptation avec des visuels sophistiqués inspirés de Gustave Doré dans un film muet Cendrillon (5’41) et réitère en 1912 avec Cendrillon ou la pantoufle merveilleuse (23’45). En 1907, Albert Capellani sort Cendrillon ou la pantoufle merveilleuse (14′), produit par Pathé Frères. Ensuite sortent différentes versions plus ou moins réussies jusqu’à très récemment.

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Les dessins animés

En 1922, Walter Elias Disney est le premier à réaliser l’adaptation du conte avec son studio d’animation Laugh-O-Gram dans le court-métrage Cinderella (7’). En 1950, Disney produit une nouvelle version à la technique très maîtrisée dans laquelle il prend de nombreuses libertés par rapport à Charles Perrault et banalise certains thèmes. C’est pourtant le film qui donne son rayonnement international au conte.

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Retrouvez toutes les versions de Cendrillon à La Médiathèque.

Et retrouvez sur le blog Liseur l’article Cendrillon renait de ses cendres (nouvelle fenêtre) publié lors de la sortie du film Cendrillon de Kenneth Brannagh en 2015.

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Ma loute de Bruno Dumont, un film folklorique et carnavalesque

23 Mar

En mai 2016, Bruno Dumont (nouvelle fenêtre) sortait Ma Loute, retour sur un film étonnant.

Ma Loute, c’est la rencontre des classes sociales où tous les extrêmes convergent et de la fusions des genres cinématographiques : polar burlesque à la frontière du fantastique, comédie théâtrale ou encore tragédie romantique.

Le pitch

Début XXème, les Van Peteghem, riches bourgeois lillois arrivent dans leur résidence secondaire dans la Baie de la Slack. Ils font la connaissance des Brufort, modestes pêcheurs mystérieusement anthropophages qui gagnent leur vie en faisant traverser la baie aux riches aristocrates venus en plaisance au bord de la Manche. Le séjour est soudain perturbé par de mystérieuses disparitions sur lesquelles enquête un tandem de policiers excentriques à la Dupond et Dupont ou tout droit sortis d’un Laurel & Hardy, l’inspecteur Machin et son sagace Malfoy. S’ajoute au tableau, l’histoire d’amour déchirante entre Ma Loute, fils ainé des Brufort aux mœurs bien particulières et Billie figure androgyne de la famille Van Peteghem, à l’identité sexuelle réversible.

Chacun est une caricature : les acteurs connus assument un surjeu totalement délirant comme les illustres inconnus un jargon picard parfois inintelligible. Tous donnent le meilleur d’eux-mêmes pour exprimer le pire de l’humain.

Côté technique, les paysages côtiers des Flandres et du Nord-Pas-de-Calais sont magnifiés par la lumière et le travail de Guillaume Deffontaines, directeur de la photographie. On peut y voir des autochromes inspirés des frères Lumière ou de Jacques-Henri Lartigue (nouvelle fenêtre) montrant la bourgeoisie provinciale, mais aussi la peinture réaliste rappelant la cruauté visionnaire des maîtres de la peinture flamande comme Bosch et Brueghel.

Drôle et terrifiant voire malaisant !

Retrouvez les films et les séries de Bruno Dumont à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre) en DVD ou en VOD.

Michel Serrault : un monstre sacré du cinéma français

13 Fév

Pour sa Carte blanche à … 2019, Cin’Eiffel reçoit François-Guillaume Lorrain qui présentera et commentera son film préféré L’argent des autres (Christian de Chalonge, 1978), une satire cruelle à la Kafka, à l’excellent casting, dont on retient les interprétations remarquables de Jean-Louis Trintignant et de Michel Serrault. L’occasion de faire un retour sur les 53 ans de carrière de ce dernier, le « plus grand acteur du monde » d’après Michel Audiard.

Michel Serrault est un acteur français né le 24 janvier 1928 à Brunoy. Après avoir abandonné sa vocation de prêtre, il se destine au théâtre et s’inscrit au centre d’art dramatique de la rue Blanche. Au terme de ces deux années d’étude, il n’est pas pris au Conservatoire et part en 1946 pour une tournée en Allemagne, au cours de laquelle il joue Les fourberies de Scapin. Ensuite, il rejoint la troupe des Branquignols et rencontre son compère et ami Jean Poiret avec lequel il monte de nombreux sketches et joue plusieurs films.

Au cinéma, il débute avec un petit rôle dans Ah ! les belles bacchantes (Jean Loubignac, 1954), puis joue dans Les Diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1955) (nouvelle fenêtre) et dans Assassins et voleurs (Sacha Guitry, 1957). Peu apprécié des grands réalisateurs du moment, il est cantonné à des rôles secondaires et aux comédies légères jusqu’aux années soixante-dix, où il trouve enfin des rôles à sa mesure comme dans Le viager de Pierre Tchernia (1972).

La consécration tant par ses pairs que par le public arrive avec La cage aux folles, comédie écrite par Jean Poiret et mise en scène par Pierre Mondy. L’adaptation cinématographique de la pièce par Édouard Molinaro lui permet d’obtenir en 1979 son premier César du meilleur acteur pour le rôle d’Albin, alias Zaza Napoli.

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Dès lors il enchaine les succès dans tous les genres : comique, dramatique et même historique, révélant un nouveau pan de sa personnalité et incarne des personnages plus complexes voire ambigus. On le voit ainsi dans Buffet froid (Bertrand Blier, 1979), Garde à vue (Claude Miller, 1981, César du meilleur acteur), Nelly et Monsieur Arnaud (Claude Sautet, 1994, César du meilleur acteur), Le bonheur est dans le pré (Étienne Chatiliez, 1995), Beaumarchais, l’insolent (Édouard Molinaro, 1996), Assassin(s) (Mathieu Kassovitz, 1997) ou encore Joyeux Noël (Christian Caron, 2004).

En 2001, il publie son autobiographie Vous avez dit Serrault puis se fait de plus en plus discret sur grand écran. Il se retire dans sa propriété du Calvados où il s’éteint le 29 juillet 2007.

Rendez-vous jeudi 14 février 2019 à 19h30, pour la projection de L’argent des autres (Prix Louis Delluc, César du meilleur film et du meilleur réalisateur en 1979), un film adapté du livre de Nancy Markham et dans lequel Chalonge s’emploie à dénoncer le pouvoir de l’argent et son inhumanité.

 

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

Des films à voir ou à revoir en famille à Noël

15 Déc

Les vacances de Noël approchent, l’occasion de passer un bon  moment en famille, en faisant découvrir à vos enfants des films cultes et indémodables, bien souvent de gentils contes qui ont marqué votre enfance ou des films plus récents dans lesquels vos enfants s’identifieront aux héros à leur tour. Je vous propose donc une sélection pour tous les âges de films dont l’action se passe à cette même période.

Les films d’animation

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Les comédies musicales

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Les comédies dramatiques, fantastiques ou tout simplement drôles

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Faîtes votre cinéma à la Médiathèque !

Le Samouraï de Melville quand le silence prend la parole

17 Nov

Dans le cadre du cycle La voie du silence, Cin’Eiffel présente jeudi 22 novembre 2018 Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Ce film totémique au ton épuré révèle le génie de la direction d’acteurs et condense toutes les caractéristiques du style Melville (nouvelle fenêtre) : la solitude, le perfectionnisme de la forme, les héros tragiques et les silences y sont poussés jusqu’à l’abstraction.

Le silence au cinéma

Au commencement, le cinéma était muet mais pas silencieux. Ensuite, l’arrivée du son et de la voix ont permis au cinéma de faire le silence ; ainsi obtenu, il prit de la place et du volume. Depuis, de nombreux cinéastes ont travaillé l’idée du silence. Prenant une nature différente pour chacun, comme le réalisateur japonais Yasujirō Ozu, l’iranien Abbas Kiarostami ou encore l’américaine Sofia Coppola, le silence devient un grand événement dramatique, prend une fonction tantôt descriptive tantôt psychologique.

Silence, mutisme et surdité

Il y a les personnages sourds comme Marlee Matlin dans Les enfants du silence de Randa Haines ou les accidents qui provoquent la surdité (There will be blood (nouvelle fenêtre) de Paul Thomas Anderson). Il arrive aussi que les mots ne trouvent pas leur place et rien n’est dit. Le silence est alors plus éloquent que les mots pour exprimer un traumatisme. Dans Persona (nouvelle fenêtre), Elizabeth Vogler interprétée par Liv Ullman (nouvelle fenêtre) se réfugie brusquement dans un mutisme complet en pleine représentation de la pièce Électre. Le silence est alors pour Élisabeth une forme de suicide : se taire pour ne pas mentir.

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Silence et violence

Les ambiances silencieuses et pesantes annoncent bien souvent le pire. Le passage du bruit au silence ou du silence à la fureur marque un terrifiant contraste avec la violence de la scène.

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Silence et au-delà

Le monde de l’au-delà est couramment caractérisé par le silence. Les êtres surnaturels (anges, vampires, fantômes, diables…) apparaissent alors sans bruit aux vivants.

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Silence et art

Bien souvent, le silence plane sur les scènes représentant des activés artistiques. Il invite à l’inspiration, la réflexion et à la concentration.

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Silence et humour

De grands réalisateurs ont joué du silence pour provoquer des effets comiques.

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Silence et viduité

Le silence accompagne les moments de solitude, d’ennui permettant à l’esprit de se reconnecter aux sens et aux émotions afin de trouver sa voie : Bonnie & Clyde (nouvelle fenêtre)  de Arthur Penn, Domicile conjugal de François TruffautOslo 31 août de Joachim Trier ou encore Ghost dog  de Jim Jarmush (nouvelle fenêtre)

Le silence a donc bien des choses à dire. On en parle jeudi 22 novembre avec Rochelle Fack universitaire et romancière, lors de la projection du Samourai incarné par Alain Delon beau et ténébreux, mais avant tout taiseux.

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