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Tabou de Miguel Gomes rencontre de la poésie, de la littérature et du cinéma muet

23 Mai

Cin’Eiffel a choisi comme dernier film de son cycle « Nouvelles tendances » Tabou de Miguel Gomes. Poème mélancolique et hommage à Murnau (nouvelle fenêtre), le film a remporté plusieurs récompenses dont le Prix Alfred-Bauer à la Berlinale 2012. Il évoque l’esthétique du cinéma muet tout en le réinventant.

Serge Chauvin, critique et professeur de cinéma, a donné un intéressant décryptage de ce film à l’intensité romanesque, ce qui a encore une fois ravi le public de Cin’Eiffel.

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Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

Pablo Larraín filme l’Histoire

4 Mai

Pablo Larraín nait le 19 août 1976 à Santiago du Chili. Il est élevé par des parents très impliqués politiquement. Rapidement intéressé par les images et la communication, il fait des études à l’Université des Arts, des Sciences et de la Communication (UNIACC).

En 2003, Pablo et son frère Juan de Dios Larraín créent Fabula, une société de production pour longs métrages et publicité. Deux ans plus tard, il réalise son premier film Fuga et se fait déjà remarquer dans certains festivals internationaux. Fortement marqué par l’histoire de son pays, le cinéaste tourne ensuite une trilogie, dont chaque film se déroule durant la dictature de Pinochet (nouvelle fenêtre) : Tony Manero (2008), Santiago 73, post mortem (2010, meilleur film au Festival international du film de Carthagène 2013) et No (2013, Art Cinema Award à la Quinzaine des Réalisateurs). Dans ces films (nouvelle fenêtre), il traite les sujets avec un angle inhabituel : la petite histoire de ses personnages est une allégorie de la grande.

En 2015, le réalisateur sort son cinquième film El Club, un huis clos cruel et dérangeant basé sur une histoire réelle. Puis tandis que, dans ces précédents films les figures politiques étaient hors champs, il met alors en scène deux icônes en prise avec l’histoire du XXIe siècle : Neruda et Jackie (2017).

Pablo Larraín tourne également Profugos, une série dramatique produite par Fabula et HBO. Encore une fois, il rencontre un certain succès. En 2013, il se lance dans une nouvelle aventure et dirige un opéra : Katia Kabanova de Leos Janacek (nouvelle fenêtre).

Venez découvrir le cinéma engagé de Pablo Larrain  dans No, jeudi 04 mai 2017 à 19h30, en présence de Cédric Lépine, journaliste et spécialiste de cinéma sud-américain.

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John Turturro do the right thing !

22 Mar

John Turturro reprend son rôle de Jesus Quintana, un latino-américain haut en couleurs et au passé trouble du film des frères Coen The Big Lebowski. Ce spin-off Going Places sera aussi une réinvention des Valseuses de Bertrand Blier. Retour sur le parcours du comédien et sur sa collaboration avec « le réalisateur à deux têtes » (Joel et Ethan Coen).

John Turturro et John Goodman

John Turturro et John Goodman dans Barton Fink

John Turturro nait le 28 février 1957 à New York. À l’adolescence, il se découvre une passion pour le cinéma. Il intègre alors l’école d’art dramatique de Yale et commence à se produire sur les planches (Mort d’un commis-voyageur à Broadway en 1984). Ensuite, il apparait pour la première fois au cinéma dans Raging Bull de Martin Scorsese (nouvelle fenêtre) qu’il retrouve six plus tard dans La Couleur de l’argent. Après plusieurs apparitions et petits rôles, Spike Lee (nouvelle fenêtre) le remarque lors de sa prestation dans Five Corners (Tony Bill, 1987) et lui confie par la suite des rôles secondaires mais marquants : Do the right thing (1989), Mo’ Better Blues (1990), Clockers (1995), She Hate me (2004)…

Son allure dégingandée attire l’attention des frères Coen (nouvelle fenêtre) et il devient un de leurs acteurs fétiches. Leur collaboration débute dans les années 90, avec Miller’s Crossing le révélant alors au grand public, dans le rôle d’un truand fourbe et minable, et se poursuit avec Barton Fink (1991), Palme d’or à Cannes et prix d’interprétation pour son rôle de dramaturge angoissé. Il tourne ensuite The Big Lebowski et O’ Brother aux côtés de Georges Clooney.

Désormais comédien reconnu et incontournable du cinéma indépendant américain, il enchaine les tournages dans des genres très différents. On le voit dans pas moins de soixante films, sous la direction notamment de Robert Redford (nouvelle fenêtre) (Quiz Show, 1994), de Francesco Rosi (La trêve, 1997) de Nicolas Winding Refn (nouvelle fenêtre) (Inside Job, 2003), de Robert De Niro (Raison d’État, 2004), de Michael Bay (Transformers 1,2 et3), de Ridley Scott (L’Attaque du métro 123 ; Exodus: Gods and Kings) ou encore de Nanni Moretti (Mia madre, 2015).

L’acteur mène en parallèle une carrière de réalisateur. En 1992, il passe derrière la caméra et consacre son premier film Mac (Caméra d’Or à Cannes), au monde des maçons, la profession de son père. Il continue avec un film sur le monde du théâtre, Illuminata (1998) puis une comédie musicale sombre, plongeant un homme dans le cauchemar de l’infidélité, Romance and Cigarettes (2005). Et en 2013, il réalise et joue aux cotés de Woody Allen dans Apprenti Gigolo (nouvelle fenêtre).

John Turturro apparait aussi dans des séries Deux flics à Miami, Monk et plus récemment The Night Of, un thriller passionnant.

Retrouvez l’acteur aux multiples registres dans Barton Fink, jeudi 23 mars 2017 à 19h30 en présence de Nicolas Roncier, philosophe et universitaire.

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Woody Allen, un américain à Paris

1 Fév

Il y a des personnalités qui reviennent chaque année avec leur livre, leur album ou encore leur nouveau film. Woody Allen en fait partie. Alors en ce début d’année 2017, nous ne connaissons pas encore la date de sortie de son nouveau film, Untitled Woody Allen’s 2017 movie (nouvelle fenêtre), mais nous savons déjà que ce drame social se situe à New York dans les années 50. En attendant de pouvoir découvrir son 49ème long métrage, Cin’Eiffel vous propose de revoir Manhattan, ode à sa ville fétiche.manhattanwoodyallengordonwillis08

Sur Woody tout a déjà été dit !

Allan Stewart Konigsberg dit Woody Allen est né le 1er décembre 1935 à New York. Il réalise, écrit des scénarii, fait l’acteur, est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre, de nouvelles et joue même de la clarinette. Ce petit bonhomme à lunettes et à gros nez, maladroit et timide, a su au fil de sa carrière développer un style très personnel, empreint de mélancolie, d’humour et d’une forte dose d’autodérision. Le public français, tout particulièrement, l’adore. Sa filmographie (nouvelle fenêtre) est longue et ses récompenses nombreuses.

Un cinéaste obnubilé par New-York

En 1979, Woody Allen tourne Manhattan (César du cinéma, meilleur film étranger et meilleur scénario et meilleur Film au BAFTA) film dans lequel il magnifie New York et joue avec sa première muse, la pétillante Diane Keaton (nouvelle fenêtre). Cette admirable symphonie en noir et blanc signée par Gordon Willis n’était pourtant pas, selon Woody, une réussite: « Quant à Manhattan, j’étais tellement déçu que je ne tenais pas à le sortir. Je voulais demander à United Artists de ne rien en faire. J’étais même prêt à réaliser un autre film gratuitement, pour qu’ils acceptent de mettre Manhattan à la poubelle. »

Venez vous faire votre propre avis, jeudi 2 février 2017 à 19h30, lors de la dernière séance du cycle Une ville, leur empreinte en présence de Ugo Batini, professeur de philosophie. Il apportera son éclairage sur ce film, véritable lapsus cinématographique, qui met à nu les obsessions du réalisateur tout autant que les motifs principaux qui ne cessent de travailler son œuvre.

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Penelope Cruz, l’enchanteresse espagnole

28 Jan Penelope Cruz

Penelope Cruz, l’une des muses d’Almodovar a enchanté Cin’Eiffel jeudi 19 janvier 2017, lors de la projection de Volver. Entre la muse et son pygmalion, c’est une idylle qui dure et tourne bien. Retour sur la carrière de l’icône latine.

Penelope Cruz Sánchez est née le 28 avril 1974 à Madrid. Très tôt, elle développe un certain goût pour la performance et en particulier pour la danse. Elle étudie le ballet classique pendant neuf ans, au conservatoire national d’Espagne, ainsi que la danse jazz à l’école de Cristina Rota de Madrid.

Après avoir vu Attache-moi de Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre), elle commence à s’intéresser au métier d’actrice, elle a alors une dizaine d’année. En 1989, elle participe à une audition organisée par une agence de talents et la remporte face aux 300 autres candidates. Cela lui permet d’obtenir des rôles dans des émissions télévisées, de devenir mannequin et d’apparaître dans les clips du groupe Mecano (nouvelle fenêtre)

A 17 ans, elle démarre sa carrière d’actrice, de manière peu conventionnelle, dans une série érotique française (Série Rose, 1991). Repérée par le réalisateur Bigas Luna, la jolie brunette aux mines boudeuses se voit offrir un premier rôle dans son film Jambon Jambon (1992). Sa carrière est alors lancée et les propositions de réalisateurs affluent. On la voit dans des comédies comme Belle époque (Fernando Trueba, 1992), qui lui ouvre les portes du cinéma international et Amour, piments et bossa nova (Fina Torres, 2000), où elle joue pour la première fois dans une production américaine. On la voit également dans des drames comme Ouvre les yeux d’Alejandro Amenábar (nouvelle fenêtre), en 1997 et son remake hollywoodien Vanilla Sky (Cameron Crowe, 2001), reprenant le même rôle aux côtés de Tom Cruise. Elle interprète des rôles majeurs dans deux films de Sergio Castellitto (À corps perdus – David di Donatello Award de la meilleure actrice et Venir au monde) et plus récemment dans Mama (Julio Medem, 2015), mélange de fable optimiste et de chronique lucide. Elle tourne aussi dans des films d’action tels que The Hi-Lo Country  de Stephen Frears (nouvelle fenêtre), en 1999, et Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence (Rob Marshall, 2011). En 2008, la star donne une éblouissante performance dans Vicky Cristina Barcelona (nouvelle fenêtre) en 2008) de Woody Allen (nouvelle fenêtre) et reçoit de nombreuses récompenses (le Bafta, l’Oscar et le Goya de la meilleure actrice dans un second rôle). Elle travaille une nouvelle fois avec le cinéaste dans la comédie chorale To Rome with love (2012).

Mais de tous ses films, ce sont ceux de son ami et réalisateur fétiche Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre) qui la subliment. Elle tourne dans En chair et en os (1997), Tout sur ma mère (1999), Volver (2006), Etreintes brisées (2009) et Les amants passagers (2013).

Je reviens une dernière fois à Volver (revenir en espagnol), film dans lequel le cinéaste revient à la comédie et effectue un retour au pays, dans sa région natale, La Mancha. Il reprend les thèmes majeurs parsemés dans l’ensemble de son œuvre (l’enfance martyrisée, la quête des origines, les pulsions d’amour et de mort…). Trois générations de femmes, magnifiquement dirigées, se partagent l’histoire, entre rire et larmes. Et puis, il y a le retour d’une autre de ses actrices fétiches, Carmen Maura (nouvelle fenêtre), qui incarne le fantôme de la mère de Raimunda joué par Penelope. On y redécouvre aussi un vieux tango de Carlos Gardel (nouvelle fenêtre) merveilleusement revisité par Estrella Morente.

Bref, un film qui nous dit qu’on peut toujours revenir à la vie. Nous avons eu grand plaisir à le voir avec un public, venu en nombre, pour notre deuxième séance sur le thème « Une ville, leur empreinte ». Nous vous attendons aussi nombreux pour la dernière séance du cycle, le jeudi 2 février avec Manhattan de Woody Allen (nouvelle fenêtre), en présence d’Ugo Battini, spécialiste de cinéma américain.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

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