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Commémoration de l’Armistice de 1918 : « Là où poussent les coquelicots »

3 Nov

Dans le cadre des Rencontres de Cin’Eiffel (« le cinéma par ceux qui le font ») et à l’occasion de la Commémoration de l’Armistice de 1918, La Médiathèque vous propose la projection du film documentaire « Là où poussent les coquelicots : fragments d’une Guerre dessinée » le jeudi 8 novembre à 19h30, en présence du producteur Laurent Segal.

 

©Kanari films

 

Synopsis : D’où viennent les images de la Première Guerre mondiale qui hantent notre imaginaire ? Voir la Grande Guerre, ne plus se contenter de la raconter, mais la montrer et l’incarner : voilà ce que propose aujourd’hui la bande dessinée.
En interrogeant l’archive et l’histoire, les auteurs présents dans ce film dialoguent avec la profondeur du temps. Ils ressuscitent la Première Guerre mondiale dans notre imaginaire : leurs dessins sont plus que des traits.
Ces artistes majeurs ont fait de la Grande Guerre le sujet principal de leur récit graphique. En leur compagnie, nous chercherons à esquisser la mémoire fragmentée d’une chronique dessinée de 14-18.

 

 

Un film réalisé avec la participation de Jacques Tardi, Henrik Rehr, Kris & Maël, David Vandermeulen, Joe Sacco, Charlie Adlard, Robbie Morrison et Delphine Priet-Mahéo.

 

Rendez-vous dans l’auditorium de la médiathèque Gustave-Eiffel, jeudi 8 novembre à 19h30. Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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« Coincoin et les Z’inhumains » : ce soir le retour de P’tit Quinquin

20 Sep

Quatre ans après la diffusion de la mini-série française « P’tit Quinquin » sur Arte, le réalisateur Bruno Dumont nous livre enfin la suite de cette fantastique comédie burlesque. Cette fois-ci, ses héros vont être confrontés à une attaque d’extraterrestres dans le Nord de la France…

Synopsis : Le p’tit Quinquin, devenu Coincoin, a grandi. Son amoureuse Ève l’a abandonné pour une fille, Corinne. Avec son copain L’Gros, il fait toujours les quatre cents coups dans la région où des migrants errent sur les routes. C’est alors qu’il découvre dans un pré la présence d’un curieux magma, qu’on dirait tombé du ciel. L’inénarrable commandant Van der Weyden, secondé par son fidèle Carpentier, mène l’enquête, tandis que de nouvelles manifestations « inhumaines » surviennent.

Un O.V.N.I dans la télévision française actuelle

Cette série au format court, 4 épisodes, casse les codes de tout ce qu’on peut regarder habituellement à la télévision et les spectateurs, tout comme pour P’tit Quinquin, riront de bon cœur ou zapperont sans tarder.
Comme le dit Bruno Dumont, « on accepte difficilement que l’art soit malséant ». Le réalisateur tente de combattre la bien-pensance et dit des choses « qu’on n’a pas le droit de dire », et en effet, la télévision devrait sans cesse essayer d’éduquer et d’instruire plutôt que de distraire voire d’abêtir…
Par ailleurs, à la différence d’autres séries en quête de célébrités, le réalisateur a l’habitude de faire travailler des acteurs non professionnels et de les pousser dans leurs derniers retranchements, ce qui permet un résultat tout à fait authentique.

Des sujets sociétaux et politiques toujours en toile de fond

Avec Coincoin, Dumont dit qu’il est aussi question de clonage, d’homosexualité, d’extrême droite, de migrants. Sans pour autant qu’il ne traite ces sujets, il se réfère plutôt au regard que porte la société sur eux. Par exemple, les migrants dans cette région du Nord, sont de simples passants, ils déambulent dans les rues sans que les habitants ne leur portent le moindre intérêt.

L’effet de surprise, qui avait largement contribué au succès de la première saison, sera sans doute absent dans ce deuxième volet. Il faut donc espérer que le réalisateur réussisse à nous estomaquer une fois de plus, et que Coincoin ne soit pas juste un prolongement sans grande saveur de P’tit Quinquin. Pour le savoir, rendez-vous ce soir à 20h55 sur Arte, et retrouvez aussi ces épisodes sur La Médiathèque Numérique, en vous connectant à votre compte lecteur sur le site de La Médiathèque.

Festival de Cannes 2018 : le palmarès

26 Mai

Comme chaque année, on l’attend avec beaucoup d’impatience, et comme chaque année, on est à la fois déçu qu’il se termine mais aussi de ce qui s’y est passé : le 71è festival de Cannes s’est ainsi clôturé le 19 mai dernier sur la Croisette.

Malgré tout, on en retiendra le plus important, prioritairement : la Palme d’Or. Décernée au talentueux réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda (nouvelle fenêtre), cette nouvelle nous a forcément réjouis. Six de ses films avaient déjà été sélectionnés au Festival de Cannes, et enfin cette année, c’est la consécration ! On a hâte d’aller découvrir en salle si ce nouveau film saura nous émouvoir autant que les précédents tels que : « Après la tempête » (2016) ou encore « Tel père, tel fils » (2013). (Aucune date de sortie française n’a encore été publiée).

 

Synopsis:

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

 

On retiendra également la présence marquante des femmes : celle tout d’abord de la présidente du jury, Cate Blanchett, la classe par excellence. Celle aussi symbolique des 82 femmes qui ont monté ensemble les marches, 82 comme le nombre de films, réalisés par des femmes, sélectionnés en compétition sur un total de 1645. Celle encore des 16 co-auteures de « Noire n’est pas mon métier » montant les marches le poing levé pour dénoncer la sous-représentation des femmes de couleur au cinéma. Celle enfin d’Asia Argento, qui s’apprêtait à remettre le prix d’interprétation féminine, et qui a rappelé à tous que la lutte contre les violences faites aux femmes doit continuer.  Un festival marqué donc, par de véritables engagements sociaux.

 

Le Palmarès

  • Palme d’Or : Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda
  • Grand prix du jury : BlacKkKlansman de Spike Lee
  • Prix du jury : Capharnaüm de Nadine Labaki
  • La Palme d’or spéciale : Jean-Luc Godard, qui présentait Le Livre d’image
  • Prix d’interprétation féminine : Samal Yeslyamova, dans Ayka de Sergey Dvortsevoy
  • Prix d’interprétation masculine : Marcello Fonte, dans Dogman de Matteo Garrone
  • Prix du scénario : Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher, et Trois visages de Jafar Panahi
  • Prix de la mise en scène : Pawel Pawlikowski pour Cold War

Rendez-vous l’année prochaine !

Festival de Cannes 2018 : le jury

30 Avr

Comme chaque année, nous l’attendons tous avec beaucoup d’empressement, le fameux rendez-vous annuel de la Croisette ! Encore un peu de patience, l’immanquable manifestation des tapis rouges approche à grands pas. Cette année, la 71è édition du festival de Cannes se déroulera du 8 au 19 mai sous la présidence de la fabuleuse actrice australienne Cate Blanchett. 

Et pour nous donner l’eau à la bouche, le jury a été entièrement dévoilé mi-avril : une sélection de qualité avec des profils diversifiés, cinq femmes, quatre hommes, issus de cinq continents.

  • La présidente : Cate Blanchett

©Wikipédia

Née en 1969 à Melbourne, Cate Blanchett décide d’intégrer l’institut national d’art dramatique de Sydney suite à sa participation en tant que figurante sur un film de boxe égyptienne. A ses débuts, elle joue dans des pièces de théâtre, des séries ou encore des téléfilms, puis entame sa carrière cinématographique à la fin des années 90. Elle se fait connaître du grand public pour son rôle d’Elisabeth Ière, dans le film Elizabeth de Shekhar Kappur, pour lequel elle obtient le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice.

Dès lors, Blanchett devient célèbre et convoitée et va collaborer avec des réalisateurs prestigieux tels que Jim Jarmusch, Ron Howard, Wes Anderson, Martin Scorsese, Alejandro González Iñárritu, Steven Soderbergh, Steven Spielberg, David Fincher, Ridley Scott, Terrence Malick … En 2013, elle obtient le premier rôle dans le film de Woody Allen, Blue Jasmine  pour lequel elle recueille de nombreux éloges de la part des critiques et l’Oscar de la meilleure actrice en 2014.

 

  • Les acteurs / actrices

Kristen Stewart

Chang Chen

Léa Seydoux

 

 

 

 

 

 

 

  • Les réalisateurs / réalisatrices

Ava DuVernay

Robert Guédiguian

Andrey Zvyaginstev

Denis Villeneuve

 

 

 

 

 

 

  • L’auteur compositrice interprète 

Khadja Nin

 

 

 

 

 

 

Le jury révélera son Palmarès le samedi 19 mai ! À suivre …

« Le ciel attendra » à La Médiathèque

16 Jan

Dimanche 21 janvier 2018 à 15h, ne manquez pas votre séance Cin’Eiffel+ à la médiathèque Gustave-Eiffel !

La projection du film français Le ciel attendra de Marie-Castille Mention-Schaar nous donnera l’occasion d’échanger autour des questions de manipulation et de radicalisation en présence du sociologue Michel Fize (nouvelle fenêtre)

Synopsis : Sonia, 17 ans, a failli commettre l’irréparable pour « garantir » à sa mère une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l’école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d’un « prince » sur internet. Elles pourraient s’appeler Anaïs, Marion, Leïla ou Clara, et comme elles croiser un jour la route de l’embrigadement… Pourraient-elles en revenir ?

  • Un film important

La réalisatrice s’attache à montrer que ce ne sont pas nécessairement des êtres fragilisés ou habitant des quartiers difficiles qui tombent entre les mains des terroristes de Daesh. Nous sommes plongés dans le quotidien de deux jeunes filles qui semblent ne manquer de rien mais qui sont en recherche d’amour et d’absolu, et qui se laissent aveuglément manipuler. Tandis que l’une, entourée de ses parents, tente un chemin vers le sevrage, l’autre semble définitivement sombrer dans l’horreur. Grâce à son aspect grandement pédagogique, parfois proche du documentaire, et grâce aussi à l’interprétation magistrale des jeunes comédiennes, ce film doit être vu par le plus grand nombre.

 

À l’issue de la projection, Michel Fize, sociologue et spécialiste de l’adolescence et de la famille, animera la discussion. Auteur de Radicalisation de la jeunesse : la montée des extrêmes (livre numérique- nouvelle fenêtre) paru en 2016 aux éditions Eyrolles, il dédicacera son livre en fin de séance.

Radicalisation de la jeunesse de Michel Fize (catalogue de La Médiathèque- livre numérique-nouvelle fenêtre)

Rendez-vous dimanche 21 janvier 2018 à 15h, dans l’auditorium de la médiathèque Gustave-Eiffel.


Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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