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Mother de Bong Joon-Ho, film avant-coureur du réalisateur de Parasite, Palme d’or 2019

11 Juin

Bong Joon-ho, réalisateur et scénariste sud-coréen, remporte, en 2019, la Palme d’Or au festival de Cannes pour son film Parasite. Un des réalisateurs les plus excitants de sa génération.

Avant ce film décisif, qui lui permet de remporter (enfin) une des plus grandes distinctions du cinéma international, Bong Joon-ho a crée une œuvre variée et imposante par la qualité et le retentissement de certains de ses films :

Memories of Murder (2003) (nouvelle fenêtre), présenté dans le cadre de Cin’Eiffel

The host (nouvelle fenêtre) (2006)

Snowpiercer, le Transperceneige (nouvelle fenêtre) (2013)

Et surtout l’extraordinaire Mother (nouvelle fenêtre) (2009)!

Mother narre l’histoire d’une mère qui surprotège Do-Joon, son enfant de vingt-huit ans. Celui-ci est puéril, naïf. Lié à une trouble affaire de meurtre, il est jugé un peu trop hâtivement par la police. Perdant espoir en la justice, sa mère, persuadée que son fils est innocent, prend en main l’enquête et risque tout pour changer l’histoire…

La mère est ici loin des stéréotypes sur la maternité : pas de mère bienfaitrice et consolatrice, non, à travers ce portrait étrange et ambigu, dans une ambiance pesante, Bong Joon-ho nous propose la figure d’une mère, qui cultive à outrance la dépendance de ce fils un peu idiot, d’une mère finalement monstrueuse, qui devient une mère-tueuse. Pour dégager ce personnage d’ogresse, Bong Joon-ho dessine une étrange relation mère-fils, un face à face tout en subtilité mis en valeur par l’épatant jeu d’acteur de Kim Hye-Ja (la mère) et Won Bin (Do-Joon, le fils) !

Une œuvre obscure, en suspens, passionnante !…

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Voyages à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier

29 Avr

On l’a rêvé, il l’a fait!

Bertrand Tavernier, réalisateur (nouvelle fenêtre) et passionné de cinéma, a réalisé en 2016 le grand film sur le cinéma français des années 1930 à 1970, qui a été présenté au Festival de Cannes, Voyage à travers le cinéma français. Il est loué par la critique et le réalisateur américain Martin Scorcese (nouvelle fenêtre) lui rend un bel hommage.

Sa découverte du cinéma suit intimement sa vie d’enfant : en 1942, il « approche » le cinéma pour la 1ère fois (alors qu’il se soigne au sanatorium) avec le film Dernier atout de Jacques Becker (nouvelle fenêtre). C’est une révélation!

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 Adolescent, puis jeune homme, Il découvre des réalisateurs méconnus ou oubliés, s’enthousiasme pour l’originalité des sujets de Jean Grémillon (nouvelle fenêtre) et Edmond Greville.

Il nous rappelle qu’il y a eu de grandes réalisatrices comme Jacqueline Audry et Agnès Varda (nouvelle fenêtre); des réalisateurs étrangers, qui ont enrichi de nouvelles techniques, de nouveaux propos, le cinéma français : John Berry, les Russes des films Albatros, Anatole Litvak, Max Ophuls, et revient sans rien en occulter sur la période de l’Occupation.

Voyage à travers le cinéma français célèbre les musiciens, les compositeurs, qui ont largement enrichi le cinéma français et ont fait de la musique de films française, un art en soi : Joseph Kosma et Maurice Jaubert, par exemple.

Bien sûr, ces 3 heures de film se sont avérées insuffisantes pour parcourir 40 ans d’un des cinémas les plus féconds. Il réitère l’opération en tournant une suite, sous forme de série en 8 épisodes, programmée en septembre 2018 sur France 5.

« Ces films m’ont donné le goût de la mémoire »

C’est une œuvre considérable et colossale : 6 ans de préparation, 582 extraits de 94 films, des kilomètres d’archives visionnées, sélectionnées et pour finir commentées. Il nous offre un film-témoignage émaillé d’une foule d’anecdotes passionnantes, rapportées par les professionnels du cinéma, que Bertrand tavernier a rencontré, interrogé pendant toute sa carrière. Il nous rappelle que si le cinéma est aujourd’hui une industrie, il a aussi été longtemps le travail d’artisans exceptionnels et ambitieux, dont l’œuvre continue à nous faire rêver.

3 DVD – 8 épisodes de 52 minutes, maintenant disponibles à La Médiathèque

Voyage 1 : « Mes cinéastes de chevet – première partie »: Jean Grémillon, Max Ophuls,  Henri Decoin.
Voyage 2 : « Mes cinéastes de chevet – seconde partie » : Sacha Guitry, Marcel Pagnol, Jacques Tati, Robert Bresson, la musique de Jean-Jacques Grünenwaldt.
Voyage 3 : « Les chansons, Julien Duvivier » : Les réalisateurs auteurs de chansons, Julien Duvivier.
Voyage 4 : « Les étrangers dans le cinéma français – Le cinéma sous l’Occupation, l’avant et l’après-guerre » : Viktor Tourjanski, Robert Siodmak, Albert Valentin, Jean-Paul Le Chanois.
Voyage 5 : « La nouvelle vague de l’Occupation » : Claude Autant-Lara, René Clément, Georges Clouzot.
Voyage 6 : « Les Oubliés »: Raymond Bernard, Maurice Tourneur, Anatole Litvak, René Clair,Georges Van Parys, Jean Boyer.
Voyage 7 : « Les Méconnus » : Louis Valray, Pierre Chenal, Henri Calef, Gilles Grangier, Les femmes réalisatrices
Voyage 8 : « Mes années 60 » : Pierre Granier-Deferre, Jacques Deray, Alain Resnais, Michel Deville, Jacques Rouffio, José Giovanni, Yves Boisset, Eric Rohmer…

Eddy Constantine

Eddy Constantine dans un film de John Berry

Venez rembobiner vos classiques au festival Play it Again ! (avec la présence de Cédric Klapisch)

3 Avr

Le festival Play it Again (nouvelle fenêtre) et le cinéaste français Cédric Klapisch vous invitent du 3 au 9 avril 2019  !

Venez découvrir ou redécouvrir, dans plus de 150 salles participantes, dans toute la France, des chefs d’œuvres du cinéma en version restaurée pour un vent de nostalgie ! On parle ici d’auteurs emblématiques ou d’autres qui se sont révélés, d’une sélection empreinte d’origines diverses (Europe du Nord et du Sud, Amérique, Asie, Afrique, Proche Orient…) mais aussi de genres variés tels que de la comédie, de la science-fiction, du western et du documentaire. De même, les thèmes abordés sont avant-gardistes, que ce soit pour exprimer une émancipation féminine, la sensibilité de l’adolescence ou des critiques sociétales.

« Créé en 2008 par l’Association des Distributeurs de Films de Patrimoine (ADFP), Fête du cinéma classique du mois d’avril durant laquelle près de 200 cinémas proposent à leur public une sélection des meilleures rééditions de l’année passée et des animations variées. A la demande de l’ADFP (Association des Distributeurs de Films de Patrimoine) et avec le soutien du CNC, l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma (ADRC) organise la prochaine édition du Festival du 3 au 9 avril 2019. »

Cette célébration du patrimoine cinématographique sera accompagnée du parrainage de Cédric Klapisch (nouvelle fenêtre), réalisateur, scénariste et producteur de cinéma français. Son court-métrage Ce qui me meut (1989), son téléfilm Péril Jeune (1994) et son adaptation de la pièce de théâtre française Un air de famille (1996) -César du meilleur scénario, et deux César pour les acteurs Catherine Frot et Jean-Pierre Darroussin-, l’ont projeté au cœur de l’industrie cinématographique. Pourtant, c’est en 2002 que son film L’auberge espagnole marque sa carrière avec un gros succès, celui-ci dépassant les 3 000 000 d’entrées.

Cédric Klapisch inaugurera la 5ème édition du festival Play it Again, en présentant en avant-première la séance des Lois de l’hospitalité de Buster Keaton.

Rejoignez-le mardi 2 Avril 2019 à 20h au Cinéma Le Grand Action, 5 rue des Écoles à Paris !

Si vous souhaitez rembobiner votre mémoire cinématographique à La Médiathèque de Levallois ; voici les œuvres de Klapisch à ne pas manquer :

Monsieur Clint Eastwood : une légende …

9 Fév

Alors que le film La mule est sorti, le 23 janvier 2019, sur grand écran, l’occasion est trop belle pour se priver d’écrire quelques lignes sur le talentueux et légendaire monsieur Clint Eastwood …

 

La mule est le nouveau film de Clint Eastwood, qui avait déclaré, il y a quelques années, qu’il ne « ferait plus l’acteur », pour se consacrer à la mise en scène. Mais Monsieur Eastwood a fini par craquer, et à 88 ans, le voilà à nouveau devant la caméra. La mule est un film inspiré d’une histoire vraie, celle d’un vétéran de la Seconde guerre mondiale, devenu horticulteur et recruté à l’âge de 80 ans, à son insu, comme passeur de drogue pour le compte d’un cartel mexicain.

Clint Eastwood en quelques chiffres :

  • 62 années de carrière
  • 92 films
  • 4 séries
  • 93 nominations
  • 16 récompenses
  • Il a (entre autres) obtenu : quatre Oscars, trois Césars, une Palme d’honneur lors du Festival de Cannes en 2009. Il a reçu à Lyon le Prix Louis-Lumière en 2009 pour l’ensemble de sa carrière. Clint Eastwood est également décoré de l’ordre des arts et des lettres, au rang d’officier.

La cinémathèque vient de lui rendre hommage lors de l’exposition Il était une fois Sergio Leone (nouvelle fenêtre) en mettant en valeur le travail de Sergio Leone avec Clint Eastwood …

Voici tous les titres avec ou de Clint Eastwood à la Médiathèque de Levallois :

A voir ou revoir ! Il suffit de choisir …

Les Oscars 2019 sous le signe de la musique …

24 Jan

La 91ème cérémonie des Oscars du cinéma, organisée par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (nouvelle fenêtre), aura lieu le 24 février 2019, au Théâtre Dolby de Los Angeles, pour récompenser les films hollywoodiens principalement, sortis en 2018. Cette année, la cérémonie sera placée sous le signe de la musique, puisqu’en 2019, deux films consacrés à la pop ne sont pas passés inaperçus, leurs interprètes non plus !

Zoom sur le premier, qui est aussi mon coup de cœur, A star is born de et avec Bradley Cooper (nouvelle fenêtre), dans lequel l’acteur incarne un chanteur sur le déclin, face à Lady Gaga, qui interprète une jeune chanteuse brillantissime et pleine d’avenir. L’actrice y est méconnaissable, pour son premier grand rôle au cinéma, elle abandonne son extravagance légendaire. Bradley Cooper, qui réalise son premier film à 43 ans a toute de suite pensé à la popstar pour son film, en l’avertissant qu’il ne la filmerait qu’au naturel !

A star is born est le troisième remake du film Une étoile est née réalisée en 1937 par William Wellmann, d’après Dorothy Parker, avec Janet Gaynor, 1er remake en 1954 avec Judy Garland, puis 2ème remake en 1976 (le plus connu) avec Barbara Streisand.

La bande originale (nouvelle fenêtre) de ce troisième remake est à tomber, les scènes de concert sont sublimes, on ressort du cinéma bouleversé et touché par cette histoire d’amour, exalté par la chanson Shallow (titre phare du film) gravée dans la tête pendant des heures et des heures… Même après plusieurs mois, je suis toujours transportée et passionnée par cette magnifique chanson!

Le second, Bohemian Rhapsody, réalisé par Bryan Singer (nouvelle fenêtre), est le biopic sur Freddie Mercury (nouvelle fenêtre), chanteur du groupe mythique The Queen. Le groupe a connu un succès fulgurant pendant les années 70/80 : des excès de Freddie Mercury, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène, lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie. Un long métrage phénoménal, pour un destin extraordinaire, une très belle mise en scène grandement menée, le film est un condensé d’émotion, surtout lors du concert final, fabuleux !

L’acteur Rami Malek, découvert dans la série Mr Robot (nouvelle fenêtre), mérite largement un Oscar, pour sa formidable performance d’acteur. Il a su incarner un Freddie Mercury, plus vrai que nature, la ressemblance est parfaite !!

Nul doute (en tout cas, je l’espère !) qu’il y aura plusieurs nominations pour A star is born et Bohemian Rhapsody dans différentes catégories et pourquoi pas de nombreuses récompenses distribuées au cours de cette soirée, récompenses qui seront, à mon humble avis, largement méritées.

Allez, on croise les doigts …

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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