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70ème Festival de Cannes. Les nominés

19 Avr

Épisode 1 : la sélection des nominés

Le plus grand festival de cinéma du monde vient de divulguer la fameuse liste des films nominés en sélection officielle. Pierre Lescure, président du festival et Thierry Fremaux, délégué général, ont présenté jeudi 13 avril 2017, dans un cinéma des Champs-Élysées, les films qui ont obtenu le précieux sésame. 18 films sélectionnés sur 1930 visionnés, c’est dire l’extrême sélectivité et la reconnaissance internationale du Festival de Cannes.

« Cannes » débutera mercredi 17 mai 2017, avec en ouverture, hors compétition, Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Despleschin, et finira dimanche 28 mai avec la projection de la Palme d’or.

Les films attendus :

Happy End, de Michael Haneke, l’immense réalisateur autrichien est un habitué du Festival, détenteur de 2 palmes d’or pour Le ruban blanc en 2009 et Amour en 2012.

Les Proies (The Beguiled), de Sofia Coppola

Rodin, de Jacques Doillon avec Vincent Lindon dans le rôle d’Auguste Rodin

Le Redoutable Michel Hazanavicius, lauréat de l’Oscar et du César 2012 pour The Artist.

L’Amant double de François Ozon, auteur en 2016 du très beau film sur la guerre de 14, Frantz

Wonderstruck Todd Haynes

Geu-hu Hong Sang-soo, chef de file du cinéma sud-coréen.

Nelyubov, Andrei Zvyagintsev, grand réalisateur russe et fin spectateur de notre monde, « J’opère un diagnostique médical de notre société… »   : Elena, Le retour (Lion d’or à Venise en 2003) et Léviathan, présenté à La Médiathèque dans le cadre de Cin’Eiffel « .

Les outsiders :

Lynne Ramsay, You Were Never Really Here

Benny et Josh Safdie, Good Time

Kornel Mundruczo, Jupiter’s Moon

Sergei Loznitsa, A Gentle Creature

Yorgos Lanthimos, The Killing of a Sacred Deer (Mise à mort du cerf sacré)

Robin Campillo, 120 battements par minute.

Nous attendons avec impatience de savoir à qui sera confiée la difficile mission de statuer et d’attribuer cette mythique Palme d’or ! Épisode 2 : la sélection des jurés…

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

 

Les intervenants de Cin’Eiffel : la playlist de Guillaume Tonning

11 Avr

Guillaume Tonning, docteur en philosophie, enseignant et éditeur, est venu nous présenter, en début d’année 2017,  le très poétique film de Wim Wenders (nouvelle fenêtre) : Der Himmel Über Berlin, Le ciel au-dessus de Berlin, sorti en France sous le nom Les ailes du désir (nouvelle fenêtre).

Dans le film de Wenders réalisé en 1986, Berlin n’a plus grand chose à voir avec Le grand Berlin d’avant le nazisme,  filmé par Walther Ruttmann Berlin, symphonie d’une grande ville  (nouvelle fenêtre) une ville moderne et avant-gardiste. Démolie en 1945, défigurée par la guerre froide et le mur. La ville, que filme Wim Wenders, est devenue une sorte de no man’s land, de tour de Babel, comme nous l’a expliqué Guillaume, un lieu défiguré où la parole incessante y est devenue inaudible, exact reflet de la solitude des hommes.

Comme aux autres intervenants Cin’Eiffel du jeudi soir, nous avons proposé à Guillaume Tonning,  passionné de cinéma, de nous confier quels sont ses films préférés.

Et voici sa sélection :

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Quatre chefs-d’œuvre du cinéma mondial, à découvrir, émotion garantie!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Quand les jouets deviennent des stars de cinéma

5 Avr

Qui n’a jamais songé enfant à voir un jour ses jouets préférés s’animer ? Plus besoin de jouer tout seul et de faire toutes les voix en même temps, plus besoin de solliciter son petit frère, sa grande sœur, ou son papa et sa maman « dis, tu veux jouer avec moi ? », plus besoin de récurer le sol et de s’entendre dire « arrête de te traîner par terre, tu vas te salir ! ». Avec le cinéma, tout est permis, les jouets s’animent, prennent vie. Ils parlent, ils chantent, ils courent. Les nounours, les poupées, les soldats de plombs, les petits trains, deviennent des personnages et sont au cœur de l’intrigue. Ainsi, votre rêve devient réalité.
À l’occasion du film Lego Batman de Chris McKay sorti le 8 février 2017, redécouvrez avec ces films, l’univers des héros de votre enfance.

Toy Story de John Lasseter (1995)

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image extraite du film Toy Story

Toy Story est le premier long-métrage d’animation en images de synthèse des studios Pixar (nouvelle fenêtre). Ce dessin animé novateur pour l’époque, entraîne les spectateurs dans une histoire extraordinaire : lorsque le jeune Andy sort de sa chambre, ses jouets s’animent et vont vivre des aventures trépidantes notamment avec l’arrivée d’un nouveau venu, Buzz l’éclair, un cosmonaute…

Small soldiers de Joe Dante (1998)

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image extraite du film Small Soldiers

Alan Abernathy est un adolescent solitaire, rebelle, qui a du mal à s’adapter. Son père, tient une boutique de jouets un peu désuete. Incompris par son entourage, rejeté par ses camarades de classe, le jeune Alan décide de se racheter en achetant en douce des jouets beaucoup plus modernes. Des figurines d’actions divisées en 2 groupes antagonistes : le Commando d’Élite, ayant pour chef le très martial Chip Hazard, et les Gorgonites, créatures pacifiques victimes de leur faciès monstrueux ayant pour chef Archer. Sauf que par erreur, les jouets ont été dotés de microprocesseurs militaires… La guerre des jouets est déclarée !

Ted de Seth MacFarlane (2012)

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image extraite du film Ted

John Bennet est un garçon solitaire de huit ans. Le soir de Noël, il fait le vœu que son ours en peluche qu’il vient de recevoir à Noël prenne vie et qu’il soit son meilleur ami pour la vie. Seulement voilà, trente ans plus tard, Ted l’ours en peluche est toujours là ! Et bien sûr, ce dernier complique sa vie, et sa vie de couple en particulier… 

La grande aventure Lego de Phil Lord et Christopher Miller (2014)

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image extraite du film la grande aventure Lego

Emmet travaille comme ouvrier sur un chantier et chute accidentellement dans une galerie qui le conduit dans un monde parallèle. Là, on va le prendre pour l’élu, le sauveur de l’humanité. Il va croiser des personnages extraordinaires comme Batman, Superman, Wonder Woman, ou encore Abraham Lincoln…Inventif et drôle.

D’autres films sur le thème des jouets  sont disponibles à la médiathèque Albert-Camus.

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John Turturro do the right thing !

22 Mar

John Turturro reprend son rôle de Jesus Quintana, un latino-américain haut en couleurs et au passé trouble du film des frères Coen The Big Lebowski. Ce spin-off Going Places sera aussi une réinvention des Valseuses de Bertrand Blier. Retour sur le parcours du comédien et sur sa collaboration avec « le réalisateur à deux têtes » (Joel et Ethan Coen).

John Turturro et John Goodman

John Turturro et John Goodman dans Barton Fink

John Turturro nait le 28 février 1957 à New York. À l’adolescence, il se découvre une passion pour le cinéma. Il intègre alors l’école d’art dramatique de Yale et commence à se produire sur les planches (Mort d’un commis-voyageur à Broadway en 1984). Ensuite, il apparait pour la première fois au cinéma dans Raging Bull de Martin Scorsese (nouvelle fenêtre) qu’il retrouve six plus tard dans La Couleur de l’argent. Après plusieurs apparitions et petits rôles, Spike Lee (nouvelle fenêtre) le remarque lors de sa prestation dans Five Corners (Tony Bill, 1987) et lui confie par la suite des rôles secondaires mais marquants : Do the right thing (1989), Mo’ Better Blues (1990), Clockers (1995), She Hate me (2004)…

Son allure dégingandée attire l’attention des frères Coen (nouvelle fenêtre) et il devient un de leurs acteurs fétiches. Leur collaboration débute dans les années 90, avec Miller’s Crossing le révélant alors au grand public, dans le rôle d’un truand fourbe et minable, et se poursuit avec Barton Fink (1991), Palme d’or à Cannes et prix d’interprétation pour son rôle de dramaturge angoissé. Il tourne ensuite The Big Lebowski et O’ Brother aux côtés de Georges Clooney.

Désormais comédien reconnu et incontournable du cinéma indépendant américain, il enchaine les tournages dans des genres très différents. On le voit dans pas moins de soixante films, sous la direction notamment de Robert Redford (nouvelle fenêtre) (Quiz Show, 1994), de Francesco Rosi (La trêve, 1997) de Nicolas Winding Refn (nouvelle fenêtre) (Inside Job, 2003), de Robert De Niro (Raison d’État, 2004), de Michael Bay (Transformers 1,2 et3), de Ridley Scott (L’Attaque du métro 123 ; Exodus: Gods and Kings) ou encore de Nanni Moretti (Mia madre, 2015).

L’acteur mène en parallèle une carrière de réalisateur. En 1992, il passe derrière la caméra et consacre son premier film Mac (Caméra d’Or à Cannes), au monde des maçons, la profession de son père. Il continue avec un film sur le monde du théâtre, Illuminata (1998) puis une comédie musicale sombre, plongeant un homme dans le cauchemar de l’infidélité, Romance and Cigarettes (2005). Et en 2013, il réalise et joue aux cotés de Woody Allen dans Apprenti Gigolo (nouvelle fenêtre).

John Turturro apparait aussi dans des séries Deux flics à Miami, Monk et plus récemment The Night Of, un thriller passionnant.

Retrouvez l’acteur aux multiples registres dans Barton Fink, jeudi 23 mars 2017 à 19h30 en présence de Nicolas Roncier, philosophe et universitaire.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)!

Faites vos jeux ! (5/5)

14 Mar

Après les jeux de cirques (Faites vos jeux 1/5)  les jeux de stratégie (Faites vos jeux 2/5), les jeux d’argent (Faites vos jeux 3/5) puis les jeux vidéos (Faites vos jeux 4/5), voici notre dernier billet sur ce thème.

5- Les jeux sportifs

Toujours à la recherche de nouveaux sujets, et dans un souci de divertissement, le sport trouve une large place sur grand écran. Parce que le sport est fédérateur, parce que le sport est dépassement de soi, quoi de mieux que le cinéma pour raconter l’Histoire du sport de notre siècle. Avec ses drames, ses joies, ses dérives, sa solidarité, le sport au cinéma est un spectacle qui nous montre le corps en mouvement.

Raging Bull de Martin Scorsese (1980)

Il existe beaucoup de films sur la boxe, mais Raging Bull est un film à part, un chef-d’oeuvre. Il retrace les moments forts de la carrière du boxeur Jake LaMotta, surnommé le « Taureau du Bronx ». Issu d’un milieu modeste, fils d’un Sicilien et d’une descendante d’immigrés italiens du Lower East Side, Giacobbe « Jake » LaMotta naît à New York, en juillet 1921, le jeune homme apprend à boxer dans la rue. Sa particularité : il prend les coups sans broncher, sans jamais faiblir, comme insensible à la douleur, parvenant ainsi à épuiser ses adversaires. Sa rage et sa détermination le mènera au sommet puisqu’il deviendra Champion du monde des poids moyens de 1949 (en battant Marcel Cerdan) à 1951. Mais la chute du géant n’est pas loin et Jake La Motta va sombrer dans l’alcool, la drogue, et les histoires pas nettes. Un parcours atypique qui lui fera connaître la case prison. Alors, qui d’autre que Robert de Niro pour incarner la puissance, l’animalité de Jake LaMotta. Fasciné par le personnage d’anti-héros, Robert de Niro réussit à convaincre Martin Scorsese d’adapter le roman du dit-boxeur. Le réalisateur qui traverse à cette époque des problèmes personnels accepte le projet et le film sera élu meilleur film de la décennie en 1990.

Pour allez plus loin dans l’analyse du film, rendez-vous sur le site dvdclassik (nouvelle fenêtre).

Voici une liste non exhaustive de films autour du sport dans ce diaporama ci-dessous.

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