Archive | Cin’Eiffel RSS feed for this section

Once upon a time…Quentin Tarantino

11 Sep

Réalisateur, producteur, scénariste et acteur, Quentin Tarantino est l’une des grandes figures du cinéma contemporain. Pour la sortie de son dernier film Once upon a time…in Hollywood, La Médiathèque revient sur le parcours de cet homme atypique.

Quentin_Tarantino_Césars_2011

Biographie

Commençons par une anecdote : son prénom. Il lui a été donné par sa mère en référence à deux personnages : Quentin Compson dans Le Bruit et la Fureur (disponible à La Médiathèque – nouvelle fenêtre) de William Faulkner et Quint Asper (Burt Reynolds) de la série Le tueur du Montana (nouvelle fenêtre).

Né en 1963 aux États-Unis, Quentin Tarantino quitte bien vite les bancs de l’école (à 15 ans) et trouve un travail dans un vidéoclub. Cette expérience est sans doute à l’origine de son goût pour le cinéma. Voulant devenir acteur, il multiplie les castings, sans succès. Jusqu’en 1996 où il obtient le rôle du frère psychopathe de Georges Clooney dans Une nuit en enfer (nouvelle fenêtre) de Robert Rodriguez.

une nuit en enfer

Rappelons que deux ans auparavant, Quentin Tarantino réalise Pulp fiction (nouvelle fenêtre) qui reçut la Palme d’or à Cannes en 1994 et l’Oscar du meilleur scénario. Ce rôle d’acteur qu’il attendait tant est peut-être plus dû à sa nouvelle notoriété qu’à son talent car en 1998 il a un nouveau rôle dans Wait Until Dark, une pièce de Broadway. La critique est exécrable quant à son jeu d’acteur.

Le réalisateur

On connait Quentin Tarantino plus comme réalisateur que comme acteur. Voici ces principaux films dont il est également le scénariste :

Once upon a time…in Hollywood (2019)

once upon a time in hollywood afficheNeuvième film du réalisateur se déroulant dans les années 1960. Quentin Tarantino y multiplie les références aux films mythiques de cette époque, de Bruce Lee à Steve McQueen, sans oublier la référence à Charles Manson, responsable de l’assassinat de Sharon Tate (Margot Robbie dans le film), la femme de Roman Polanski. Outre ces rappels visuels à certains événements des années 60, l’histoire est celle de Rick Dalton (Léonardo DiCaprio), un acteur sur le déclin qui essaye de trouver sa place à Hollywood et de son amitié avec son cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt). C’est l’essor d’un nouvel Hollywood où les westerns désuets ne trouvent plus leur place, l’âge d’or du cinéma est sur le déclin et l’industrie du cinéma est en plein renouvellement. C’est également l’histoire d’une Amérique sur fond de guerre du Vietnam où chacun tente d’atteindre son rêve américain et de l’envol d’une génération hippie qui rêve d’un monde idéal.

Pour ceux qui souhaitent voir le film et pour ceux qui l’ont vu mais qui aimeraient éclaircir certains points, cette vidéo explicite les différentes références du film :

Les anecdotes

– Le film est distribué par Sony et non par la Weinstein Company, depuis le scandale lié à Harvey Weinstein.

– La femme de Quentin Tarantino, Daniella Pick, fait une apparition dans le film, ainsi que Maya Hawk la fille d’Uma Thurman et Margaret Qualley la fille d’Andie MacDowell.

– C’est la dernière apparition de Luke Perry, l’acteur de Beverly Hills, décédé en mars 2019.

Once upon a time…in Hollywood est le deuxième plus gros budget des films de Quentin Tarantino, estimé à 95 millions de dollars, derrière Django : unchained (100 millions de dollars)

On attend mars prochain pour savoir le nombre d’Oscars que ce dernier film va gagner et nous avons hâte de l’ajouter à nos rayons !

Pour finir, une petite interview de Quentin Tarantino, Leornardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie :

Publicités

Ces nouvelles comédies françaises!

4 Sep

Toujours très attendue, la comédie est un genre difficile. On en sort souvent déçu, avec l’impression d’avoir été trompé par une bande-annonce qui révèle l’unique gag du film, des dialogues éculés, des sujets 100 fois évoqués, parfois très orientés : la paresse des fonctionnaires, la mixité des couples, la féminité des homosexuels, la malice des femmes… sujets de prédilection du théâtre de boulevard de Feydeau (1862-1921) ou Courteline (1858-1929) ! mais sans leur talent…

Une nouvelle génération de réalisateurs de comédies « à la française » se révèle depuis quelques années. Ils dépoussièrent le genre, abordent des thèmes différents mais ont en commun de faire entendre une voix différente, grâce à :

  • La qualité de leurs scénarios parfois loufoques, souvent originaux mais toujours très bien écrits.
  • De la verve, des dialogues justes et qui portent : notre mémoire rapatrie immédiatement le souvenir de très grands dialoguistes comme Michel Audiard, Jean Aurenche (nouvelle fenêtre), Henri Jeanson… :
«La démocratie, c’est quand on sonne chez vous à six heures du matin… et que c’est le laitier ! » Henri Jeanson

  • Un casting et une direction d’acteurs parfaites : que se soient Jean Dujardin, Yolande Moreau, Benoît Poelvoorde, François Cluzet ou de jeunes acteurs comme Adèle Haenel (nouvelle fenêtre) et Pio Marmai, on est frappé par leur capacité à se renouveler, leur haut potentiel comique et/ou émotionnel et leur sens du burlesque. Mes 4 comédies françaises de 2018 préférées :

Au poste de Quentin Dupieux, 2018

Synopsis : « Un poste de police. Un tête-à-tête, en garde à vue, entre un commissaire et son suspect ».

 

En liberté de Pierre Salvadori, 2018

Synopsis  : « Yvonne, jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine, injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux ».

 

I feel good de Benoit Delépine et Guillaume Kervern 2018

Synopsis : « Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent. »

 

Normandie Nue de Philippe Le Guay 2018

Synopsis : « Au Mêle-sur-Sarthe, petit village normand, les éleveurs sont touchés par la crise. Georges Balbuzard, le maire de la ville, n’est pas du genre à se laisser abattre et décide de tout tenter pour sauver son village… Le hasard veut que Blake Newman, grand photographe conceptuel qui déshabille les foules, soit de passage dans la région. Balbuzard y voit l’occasion de sauver son village. Seulement voilà, aucun Normand n’est d’accord pour se mettre à nu.. ».

Je ne résiste pas à l’envie d’y ajouter un petit dernier à ne pas manquer : La mort de Staline, film anglo-français-belge (comme quoi notre belle union n’est pas finie) réalisé Armando Iannucci, adaptation de la bande dessinée de Thierry Robin et Fabien Nury (nouvelle fenêtre).

Entre les courses de rentrée et la reprise du travail, offrez-vous un petit moment de folie, tous ces films sont disponibles à La Médiathèque!

Pause estivale sur les blogs de La Médiathèque

13 Juil

Comme chaque année depuis leur création, les blogs de La Médiathèque sont en pause durant les mois d’été et les rédacteurs mettent leurs claviers au repos. 

Au cours de la saison 2018-2019, nous avons imaginé, écrit et publié plus de 300 articles, qui ont été lus par plus de 3 000 personnes chaque mois. C’est donc aujourd’hui l’occasion de vous remercier, vous lecteurs réguliers et/ou occasionnels, pour vos lectures, votre enthousiasme, votre curiosité, vos suggestions, vos likes, vos commentaires et vos partages de nos articles sur les réseaux.

Nous nous retrouverons à la rentrée, plein de nouvelles idées, de nouvelles rubriques et d’énergie pour une nouvelle saison. Nous vous souhaitons un merveilleux été, épanouissant, formateur, cinéphile, musical, patrimonial, littéraire et numérique !

Vive les grandes vacances !

25 Juin

Les enfants, l’année scolaire est finie, rangez vos cartables et vos trousses, jetez vos cahiers de textes. L’été 2019 arrive riche en Blockbusters!

Tous au cinéma …

 

  • Toy Story 4 le 26 juin

  • Spider-man : Far-From Home le 3 juillet

  • Uglydolls le 10 juillet

  • Le roi lion le 17 juillet

  • Comme des bêtes 2 le 31 juillet

  • Playmobil, le film le 7 août

  • Dora et la cité perdue le 14 août

 

En attendant les sorties au cinéma, retrouvez à La Médiathèque tous vos héros préférés : Toy Story (nouvelle fenêtre), Le roi lion (nouvelle fenêtre), Spider-man (nouvelle fenêtre), L’âge de glace (nouvelle fenêtre)

Et beaucoup d’autre encore (nouvelle fenêtre)

La lune, si loin si proche…

18 Juin

La lune, objet de fascination pour les uns, d’angoisse pour les autres. Qu’elle soit pleine et éclaire nos pas dans la nuit, qu’elle soit en croissant , tous les artistes l’ont sublimée.
À l’occasion de l’exposition au Grand Palais, La Lune, du voyage réel aux voyages imaginaires, du 3 avril 2019 au 22 juillet 2019 (nouvelle fenêtre), revenons ensemble sur cet astre si bien mis en valeur au cinéma.

Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902)

Lors d’un congrès du Club des Astronomes, le professeur Barbenfouillis, président de ce club, surprend l’auditoire en faisant part de son projet de voyage dans la lune. Il organise ensuite pour ses confrères la visite de l’atelier où l’obus spatial est en chantier. Il sera propulsé en direction de la Lune au moyen d’un canon géant de 300 mètres de long, embarquant à son bord six savants astronomes, dont Barbenfouillis.

Ce court-métrage, classique du début du cinéma, a ouvert la voie a d’autres films dits de « science-fiction ». Une oeuvre qui fait date tant par ses prouesses techniques pour l’époque – nous sommes en 1902 – que par sa poésie. Georges Méliès s’est inspiré de deux romans phares de l’époque, De la Terre à la Lune de Jules Verne (nouvelle fenêtre) et de Les premiers Hommes dans la Lune de H.G Wells.

Alors oui, avec nos yeux d’aujourd’hui et à l’heure des films réalisés par monsieur ou madame tout le monde avec un téléphone, ce film parait disons un peu désuet 🙂
Mais rappelez-vous, il n’est pas si loin le temps où dans les années 80 où l’on nous vantait les lunettes en relief !

 

La Femme sur la lune de Fritz Lang (1929)

Le professeur Manfeldt est moqué par ses confrères lorsqu’il prétend qu’il existe des mines d’or sur l’astre lunaire. Trente ans plus tard, Wolf Helius souhaite construire une fusée pour aller sur la Lune. Friede Velten et l’ingénieur Hans Windegger sont intéressés par ce projet. Un groupement financier contrôlant le marché de l’or impose sa participation à leur expédition.

La Femme sur la lune, réalisé deux ans après Métropolis (nouvelle fenêtre), est le dernier film muet de Fritz Lang. Il se compose de deux parties, la préparation de l’expédition sur terre, et l’arrivée sur la lune. Pour son film, Fritz Lang voulait se rapprocher au plus près de la réalité et s’entoura de scientifiques dont Hermann Oberth (1994-1989), spécialiste de l’astronautique et qui a joué un grand rôle dans l’avènement des fusées en Allemagne.

D’autres films sur le thème de la lune disponibles à La Médiathèque

%d blogueurs aiment cette page :