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Frankenstein Junior : pastiche et hommage à James Whale adapté de l’œuvre de Mary Shelley

29 Nov

Frankenstein, personnage créé par Mary Shelley (nouvelle fenêtre) dans son roman épistolaire Frankenstein ou le Prométhée moderne (nouvelle fenêtre) (1818), constitue l’un des plus importants mythes modernes et n’a de cesse d’être réinterprété. Ce puzzle littéraire macabre inspiré de la science de l’époque d’abord publié anonymement puis, au vu du succès avec le nom de son autrice ouvre un nouveau genre, marque la naissance de la science-fiction et continue de questionner la recherche contemporaine.

 Frankenstein (Boris Karloff ) et Maria (Marilyn Harris), 1931

Frankenstein (Boris Karloff ) et Maria (Marilyn Harris), 1931

L’histoire

Le jeune et imprudent savant Henry Frankenstein fasciné par le mystère de la vie tente de créer un homme à partir de cadavre humains assemblés et de rayons plus puissants que les ultra-violets. Il engendre une créature couturée qui lui fait rapidement horreur et l’abandonne. Le monstre à la force herculéenne se retrouve alors seul. Il essaye d’apprendre à parler, à lire ainsi que le fonctionnement des relations humaines en observant discrètement une famille pendant des mois. Malgré tous ses efforts, il est rejeté et décide de se venger à son tour.

D’abord joué au théâtre à travers tout le XIXe siècle, le cinéma muet américain l’adapte ensuite par deux fois en 1910 (Film Edison- nouvelle fenêtre) puis en 1915 (Life Without Soul- nouvelle fenêtre). Une version italienne dirigée par Eugenio Testa sort en 1920. Mais le film d’horreur le plus connu et le plus important est celui de James Whale ( nouvelle fenêtre) avec le célèbre Boris Karloff ( nouvelle fenêtre), dont le rôle du monstre patibulaire lui collera trop longtemps à la peau. Suivront des dizaines de films rarement fidèles à l’œuvre originale, parfois complètement farfelus.

Jeudi 5 décembre Cin’Eiffel présente Frankenstein Junior de Mel Brooks (nouvelle fenêtre) une déférente et hilarante parodie des films d’horreur classiques, véritable hommage au cinéma des années 1930 (la photographie très expressionniste de Gerald Hirschfeld est en tous points identique aux films de Universal, la musique « à la manière de » est signée par John Morris…). La projection sera suivie d’une discussion menée par Rochelle Fack (nouvelle fenêtre) universitaire et romancière.

Pour aller plus loin à La Médiathèque :

Cin’Eiffel : And the winner is…?

22 Nov La rose pourpre du caire de Woody Allen

« La comédie que vous rêvez de voir sur Grand écran ! »

Vous êtes 150 à avoir voté pour la comédie, qui sera projetée jeudi 9 janvier 2020 à 19h30, toute l’équipe de Cin’Eiffel vous en remercie chaudement.

Le vainqueur est… ?

La rose pourpre du Caire de Woody Allen, film américain de 1985, grand succès critique et public dès sa sortie en salle.

Synopsis : « Aux Etats-Unis, pendant la Grande Dépression, au début des années 30. Cecilia se débat entre un mari ivrogne et violent et des petits boulots de serveuse. Malheureuse, elle se rend souvent au cinéma du quartier, qui est sa seule évasion et qui lui permet d’oublier son quotidien sordide. Cette semaine, on y passe une nouvelle romance, «La Rose pourpre du Caire». Cecilia, qui est subjuguée par l’acteur, s’y précipite et reste plusieurs séances d’affilée. Soudain, Tom Baxter, le héros du film, interrompt sa scène et apostrophe Cecilia, pour finalement s’échapper de l’écran et descendre dans la salle. Il entraîne la jeune femme avec lui. Une magnifique histoire d’amour commence… »

Pour commenter le film, nous recevrons Charlotte GARSON (nouvelle fenêtre), une de nos critiques préférées, passionnée de comédies.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Festival du film coréen de Paris FFCP du 29 octobre au 5 novembre 2019

24 Oct

14e édition du Festival du film coréen de Paris (nouvelle fenêtre), appelé aussi FFCP. Le festival se déroulera du 29 octobre au 5 novembre 2019 au Publiciscinémas sur les Champs-Elysées.

1er et plus important festival de cinéma coréen en Europe, il permet de faire découvrir au public français le cinéma coréen, en présentant chaque année, 60 films coréens variés et inédits, tous les genres sont représentés, blockbusters et cinéma d’auteur.

Le cinéma coréen est riche, diversifié, très prisé, considéré parfois comme le plus grand cinéma mondial, avec un modèle économique, qui n’a rien à envier à « l’exception culturelle française » (nouvelle fenêtre)

Les grands festivals récompensent, presque tous les ans, les œuvres majeures de réalisateurs de grand talent (énorme succès de Parasite palme d’or au dernier festival de Cannes!) mais de nombreux films plus « entertainment » obtiennent aussi un grand succès populaire : la plateforme Netflix propose de nombreux programmes coréens : films et séries.

Après les projections de Memories of murder de Bong Joon-ho en 2017 et de La servante de Kim Ki-Young en 2018, Cin’Eiffel vous emmène de nouveau en voyage, jeudi 7 novembre 2019, La Médiathèque présentera un de ces grands films coréen, commenté par Frédéric Monvoisin, universitaire : Ivre de femmes et de peinture de Im Kwon-Taek, prix de la mise en scène au Festival de Cannes et César du meilleur film étranger : comment un artiste en rupture avec son temps explore de nouveaux territoires esthétiques…

En attendant cette soirée, les très bons films ne manquent pas, et voici ma sélection de dvds disponibles à La Médiathèque!

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Cin’Eiffel le choix des spectateurs 2019/2020. Votez !

3 Oct

Cin’eiffel est votre ciné-club.

Nous vous proposons donc de participer à la programmation : le premier film de l’année 2020, projeté jeudi 9 janvier, sera choisi par les spectateurs.

À partir du 3 octobre et jusqu’au 21 novembre 2019, votez pour le film que vous voulez voir sur grand écran!

Le résultat du vote sera annoncé lors de notre dernière séance avant Noël, jeudi 19 décembre 2019, après la projection de L’étreinte du serpent de Ciro Guerra (nouvelle fenêtre) .

Le film élu l’année dernière, L‘argent de la vieille de Luigi Comencini (nouvelle fenêtre) a rencontré un franc succès. Cette année, nous avons sélectionné 10 comédies, films rares ou connus, de qualité, tous réalisés par un auteur d’exception.

Pour vous aider à choisir, nous vous proposons pour chaque film : bande annonce, synopsis, critique.

1-Le Pigeon (nouvelle fenêtre) de Mario Monicelli, Italie, 1975 , 1H39

Cosimo se fait arrêter par la police alors qu’il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un « pigeon », quelqu’un qui prendra sa place derrière les barreaux. C’est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité; mais celui-ci décide de les coffrer tous les deux. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu’il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo…

« Une comédie grinçante [qui] rassemble la crème du cinéma italien de l’époque (Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Totò, Claudia Cardinale, Renato Salvatori) pour raconter les déboires d’une bande de bras cassés (…) ». Libération

 

2- La dame du vendredi de Howard Hawks (nouvelle fenêtre)

Hildy Baldwin, une journaliste, se sépare de son époux, Bruce, et retourne travailler dans le journal de son ancien fiancé, Walter. Celui-ci, toujours amoureux d’elle, l’envoie interroger un condamné à mort. Elle assiste à son évasion et l’aide à se cacher avec l’appui de Walter. Mais la police arrive et découvre le fugitif…

 

« Une journaliste hésite entre l’ambiance trépidante mais carnassière de sa rédaction et la vie honnête d’une épouse modèle. Hawks au sommet de son art du langage ». Les inrockuptibles

« Drôle de duel entre les sexes, à l’arrivée. L’homme ne cesse de désirer, et d’habiller son désir dans sa posture virile ; la femme, elle, affirme haut et fort son indépendance, mais pour finir par admettre qu’elle n’est pas imperméable à la séduction et reste soumise aux mouvements du cœur. On retrouve là la curieuse position de Hawks sur le sujet, lui qui aurait sans doute bien ricané si on l’avait de son vivant qualifié de « féministe » (ce qualificatif que commentateurs et experts en marketing s’appliquent aujourd’hui à vider de son sens), mais qui eut toujours à cœur de montrer l’humain (sans distinction de sexe) plus fort, plus faillible, plus noble, plus vil, plus surprenant qu’on le croit. » Critikat

3- L’aventure de Mme Muir de Joseph Mankievicz, Etats-Unis, 1947, 1h40

En Angleterre, au début du XXe siècle, Lucy Muir, une ravissante et jeune veuve, décide de s’installer au bord de la mer avec sa fille et sa servante dans un cottage réputé hanté par le fantôme du capitaine Gregg. Loin d’être terrorisée, elle est au contraire fascinée à l’idée d’habiter avec ce fantôme. Un soir, il lui apparaît…

« À la fois comédie brillante et spirituelle, surtout dans sa première partie, le film se transforme en fine méditation sur la supériorité mélancolique du rêve sur la réalité et nous nous retrouvons devant une seconde partie tout simplement déchirante et poignante. Tous les sentiments défilent sous nos yeux émerveillés et embués d’émotion devant ce mélange d’onirisme, de charme, de séduction, sans oublier la tendre ironie habituelle de Mankiewicz qui est un des éléments qui constituera en quelque sorte sa « marque de fabrique » pour les films à venir. » Dvdclassik

« Un chef-d’œuvre bouleversant sur la désillusion et la fuite du temps. L’histoire du cinéma hollywoodien est parsemée de rêveries et de récits d’amour teintés de fantastique, de Peter Ibbetson d’Henry Hathaway à Edward aux mains d’argent de Tim Burton, en passant par le Portrait de Jennie de William Dieterle. » Les inrockuptibles

4- Un drôle de paroissien de Jean-Pierre Mocky /France/1963/1H39

Georges, fils d’une famille aristocratique et catholique ruinée, croit recevoir un jour une révélation divine : pour subvenir aux besoins des siens, il va piller les troncs des églises.

« Le premier sommet cinématographique de Jean-Pierre Mocky. Comme Georges Brassens, le cinéaste nous dévoile un anarchisme mêlé d’une très grande tendresse tous ses personnages. Cibles préférées chez les deux, la bourgeoisie (catholique de préférence), le clergé et les flics pas très malins.
Dialogues acérés, situations cocasses, l’adaptation du premier roman de Michel Servin à laquelle l’auteur a participé est une joyeuse farce amorale. C’est farfelu, réussi et le film permet de voir André Bourvil dans un registre qu’il avait peu expérimenté. Oubliés les personnages lunaires et bêtas, ici il ne subit pas les événements et provoque les situations. L’acteur peut aussi faire montre d’une certaine délectation dans ces penchants pervers. Il semble d’ailleurs que Bourvil ait entamé cette collaboration avec Jean-Pierre Mocky contre l’avis de son entourage. Or ce drôle de paroissien est un magnifique rôle. Un des plus intéressants de sa carrière. » Rueducine.com

« On peut voir dans « Un drôle de paroissien » toutes sortes de références : les Marx Brothers, Raymond Queneau, Marcel Aymé, voire le « Pickpocket » de Bresson, dont Mocky récupère d’ailleurs le chef opérateur. Mais celle qui domine tout, et sans doute de manière inconsciente, c’est le dessin animé « Tom et Jerry », au point que le film apparaît comme une sorte de remake officieux. Des nombreux gadgets utilisés par Georges à la frénésie des courses-poursuites entre policiers et voleurs, en passant par le principe cartoonesque par essence du délire exponentiel (la petite entreprise de Georges finit par avoir les atours d’une multinationale florissante), Mocky reproduit à l’identique les grandes lignes de force du fameux programme de la Warner. » Guillaume Loison – L’Obs

5- Whisky à gogo de Alexander Mackendrick Grande-Bretagne/1950/1h22

1943 : Todday, petite île écossaise, vit un drame unique dans son histoire : une pénurie de whisky. Les vieux ne veulent plus de la vie, les jeunes ne s’aiment plus. Mais, miracle, un cargo transportant des caisses de whisky s’échoue sur les récifs.

« Ealing donne parfois l’impression d’avoir été une sorte de parenthèse enchantée, tant dans la production des films que dans leur nature, une synthèse assez parfaite de toutes les composantes (culturelles, sociales, humoristiques…) de l’esprit britannique qui aura débouché sur quelques films qui n’auraient pu être tournés ni dans un autre pays, ni à une autre époque, mais qui sont, tels qu’ils sont, très exactement ce qu’ils devaient être. Whisky à gogo en est l’un des exemples les plus représentatifs. » Antoine Royer – Dvdclassik

6- Monnaie de singe (Marx Brothers)/ États-Unis/1931/1h15

Quatre passagers sont confortablement installés au fond de la cale d’un paquebot qui fait route vers New York. Non seulement, ils sont des passagers clandestins, mais en plus ils chantent en quatuor. C’en est trop pour le capitaine qui décide de les mettre aux fers. S’ensuit une folle course poursuite ou nos quatre lascars provoquent et vivent les situations les plus loufoques.

« Évidemment, peu importe. Si les frères Marx ont marqué l’histoire du cinéma, c’est parce que la force de leurs films ne réside pas dans leur mise en image mais dans l’incroyable énergie et l’esprit hors normes qui s’en dégage. Basculement dans un monde qui ressemble au nôtre mais n’obéit donc pas aux mêmes règles (la gravité est d’ailleurs plusieurs fois bafouée dans leurs films), le cinéma des Marx repose sur la création d’un ailleurs, assez intemporel, qui explique autant les fortes réserves de ceux qui n’y accèdent pas que la manière dont ils perdurent, après tant d’années, dans la conscience cinéphile collective. Rares sont les personnalités du cinéma connues même par ceux qui n’ont pas – encore ? – vu leurs films, et grâce à leur caractère triple et néanmoins unique, les Marx BROTHERS ont accompli cette prouesse, bien aidés en cela par la multitude de leurs laudateurs ».Dvdclassik

7- La rose pourpre du Caire de W. Allen/États-Unis/1985/1h25

Cécilia mène une existence morne et tourmentée. Le cinéma est son seul refuge et sa seule évasion. Lors d’une projection, Tom Baxter, le héros d’un mélo la Rose pourpre du Caire sort de l’écran et l’enlève.

« La Rose pourpre est sans aucun doute l’œuvre la plus ambitieuse du cinéaste, une œuvre d’une poésie rare que Cocteau – on peut le présumer sans gêne – eût sans doute appréciée. Jusqu’alors, on avait adoré la plume surdouée du scénariste. La mise en scène, à la limite, on s’en fichait un peu. Il savait confortablement filmer Central Park, Times Square, les saisons, ça nous convenait. Woody Allen nous faisait rire, nous rendait intelligents. Que demander de plus ? Bien entendu, le noir et blanc de Manhattan ou de Broadway Danny Rose avait surpris : le cinéaste le plus bavard de la planète utilisait la pellicule des films muets. Car Woody Allen est avant tout un immense cinéphile, et La Rose pourpre un remarquable hommage à la magie du septième art, un époustouflant exercice de style technique sur le rêve. » Le Figaro

8- Noblesse oblige (nouvelle fenêtre) de Robert Hamer/GB/1949/1H42

Louis souhaite retrouver le titre qui lui est dû afin de venger sa mère, une ancienne aristocrate reniée par la noblesse anglaise. Le problème, c’est qu’il n’est pas l’héritier direct : il n’est au contraire que la neuvième personne pouvant prétendre à la succession. Une seule solution : se débarasser des huit autres successeurs…

« Difficile de croire, aujourd’hui, à la vision de Noblesse oblige, que le film date de 1949. En effet, sous des dehors de comédie jubilatoire (les performances des deux acteurs principaux, Dennis Price (Louis) et Alec Guinness (dans huit rôles plus un certain nombre de tableaux) sont redoutables), Noblesse oblige est une charge d’une efficacité redoutable contre l’aristocratie anglaise. C’est donc avec une horreur toujours plus bienveillante, un sourire méchant toujours plus prononcé, que nous suivons le parcours de Louis lorsqu’il remonte la chaîne alimentaire de la famille D’Ascoyne. Robert Hamer, à la réalisation, partage ce point de vue, et contemple avec une bienveillance amusée les épouvantables exactions de son héros, dans une mise en scène d’une rare élégance, servie par un somptueux noir et blanc, dans un film dont la finesse et la méchanceté en remontrent aux plus subversifs des films qui nous sont contemporains. » Critikat

9- Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro/France/1991/1h45

La vie des étranges habitants d’un immeuble de banlieue qui se dresse dans un immense terrain vague et qui tous vont se fournir chez le boucher-charcutier, à l’enseigne « Delicatessen.

« Répugnante, la chose? Que non pas. Abracadabrante plutôt, étonnante, détonante, sidérante, farfelue. Un monstre vif, bâtard dru de Jacques Tati et des Monty Python. Le Brazil de Terry Gilliam dans les décors décavés du Jour se lève. Les clowns rock du cirque Archaos se déchaînant sous les Toits de Paris. Les frères Kube fabriquent des boîtes qui meuglent. M. Potin, dans son appartement-marécage, élève des grenouilles et des escargots. Mlle Plusse orchestre l’activité des locataires au rythme de ses parties de jambes en l’air sur son sommier grinçant. Et Louison, le nouveau venu à la gueule de Popeye, joue des concertos pour scie et violoncelle avec une Olive pigeonnante: Julie, la fille unique du boucher. C’est la cocasserie de René Clair, le réalisme poétique de Carné et de Trauner ravagés par les fuites d’eau et l’humour mauvais genre des BD de Métal hurlant.  » L’express

10- Ninotchka de Ernst Lubitsch (nouvelle fenêtre)/Etats-Unis/1932/1h56

Iranoff, Buljanoff et Kopalski sont chargés par le gouvernement soviétique d’écouler à Paris des bijoux saisis pendant la révolution, et d’acheter avec l’argent ainsi obtenu des machines agricoles. L’ancienne propriétaire des bijoux, la grande Duchesse Swana, demande à un de ses amis, Léon, d’empêcher la vente et de récupérer les joyaux. Or Léon est précisément le guide, dans la capitale, des trois Russes. Ayant eu vent de l’affaire, les Soviétiques envoient à Paris Ninotchka, qui trouve les trois compères en train de mener la grande vie. Ceux-ci appellent à la rescousse leur ami Léon qui a déjà fait la connaissance de Ninotchka, sans savoir qui elle était …

« Nous sommes en 1939. Ernst Lubitsch, cinéaste berlinois émigré à Hollywood et adulé, réalise Ninotchka. Ernst ose et frappe fort. Car, derrière cette histoire d’amour entre un aristocrate séducteur et une « femelle bolchevique » en mission à Paris, Ninotchka relève de la pure satire politique. Avec Billy Wilder au scénario, Greta Garbo, Melvyn Douglas en tête d’affiche et Bela Lugosi en commissaire russe, Lubitsch nous offre un petit bijou qui brille encore et toujours de son insolente beauté. Comment définir l’art indéfinissable de Lubitsch? C’est le charme et la satire mêlés, l’union mystérieuse de la gravité et de la légèreté et le rire à gorge déployée derrière une porte fermée. Le cinéaste nous sert un délicieux cocktail à base d’impertinence, d’humour et de romance. On se ressert une nouvelle fois pour mieux s’étourdir de rire. Brillantissime. » Critikat

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Michel Serrault : un monstre sacré du cinéma français

13 Fév

Pour sa Carte blanche à … 2019, Cin’Eiffel reçoit François-Guillaume Lorrain qui présentera et commentera son film préféré L’argent des autres (Christian de Chalonge, 1978), une satire cruelle à la Kafka, à l’excellent casting, dont on retient les interprétations remarquables de Jean-Louis Trintignant et de Michel Serrault. L’occasion de faire un retour sur les 53 ans de carrière de ce dernier, le « plus grand acteur du monde » d’après Michel Audiard.

Michel Serrault est un acteur français né le 24 janvier 1928 à Brunoy. Après avoir abandonné sa vocation de prêtre, il se destine au théâtre et s’inscrit au centre d’art dramatique de la rue Blanche. Au terme de ces deux années d’étude, il n’est pas pris au Conservatoire et part en 1946 pour une tournée en Allemagne, au cours de laquelle il joue Les fourberies de Scapin. Ensuite, il rejoint la troupe des Branquignols et rencontre son compère et ami Jean Poiret avec lequel il monte de nombreux sketches et joue plusieurs films.

Au cinéma, il débute avec un petit rôle dans Ah ! les belles bacchantes (Jean Loubignac, 1954), puis joue dans Les Diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1955) (nouvelle fenêtre) et dans Assassins et voleurs (Sacha Guitry, 1957). Peu apprécié des grands réalisateurs du moment, il est cantonné à des rôles secondaires et aux comédies légères jusqu’aux années soixante-dix, où il trouve enfin des rôles à sa mesure comme dans Le viager de Pierre Tchernia (1972).

La consécration tant par ses pairs que par le public arrive avec La cage aux folles, comédie écrite par Jean Poiret et mise en scène par Pierre Mondy. L’adaptation cinématographique de la pièce par Édouard Molinaro lui permet d’obtenir en 1979 son premier César du meilleur acteur pour le rôle d’Albin, alias Zaza Napoli.

Cliquez sur les points noirs de l’image pour en découvrir davantage.

Dès lors il enchaine les succès dans tous les genres : comique, dramatique et même historique, révélant un nouveau pan de sa personnalité et incarne des personnages plus complexes voire ambigus. On le voit ainsi dans Buffet froid (Bertrand Blier, 1979), Garde à vue (Claude Miller, 1981, César du meilleur acteur), Nelly et Monsieur Arnaud (Claude Sautet, 1994, César du meilleur acteur), Le bonheur est dans le pré (Étienne Chatiliez, 1995), Beaumarchais, l’insolent (Édouard Molinaro, 1996), Assassin(s) (Mathieu Kassovitz, 1997) ou encore Joyeux Noël (Christian Caron, 2004).

En 2001, il publie son autobiographie Vous avez dit Serrault puis se fait de plus en plus discret sur grand écran. Il se retire dans sa propriété du Calvados où il s’éteint le 29 juillet 2007.

Rendez-vous jeudi 14 février 2019 à 19h30, pour la projection de L’argent des autres (Prix Louis Delluc, César du meilleur film et du meilleur réalisateur en 1979), un film adapté du livre de Nancy Markham et dans lequel Chalonge s’emploie à dénoncer le pouvoir de l’argent et son inhumanité.

 

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