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Les intervenants de Cin’Eiffel : la playlist de Guillaume Tonning

11 Avr

Guillaume Tonning, docteur en philosophie, enseignant et éditeur, est venu nous présenter, en début d’année 2017,  le très poétique film de Wim Wenders (nouvelle fenêtre) : Der Himmel Über Berlin, Le ciel au-dessus de Berlin, sorti en France sous le nom Les ailes du désir (nouvelle fenêtre).

Dans le film de Wenders réalisé en 1986, Berlin n’a plus grand chose à voir avec Le grand Berlin d’avant le nazisme,  filmé par Walther Ruttmann Berlin, symphonie d’une grande ville  (nouvelle fenêtre) une ville moderne et avant-gardiste. Démolie en 1945, défigurée par la guerre froide et le mur. La ville, que filme Wim Wenders, est devenue une sorte de no man’s land, de tour de Babel, comme nous l’a expliqué Guillaume, un lieu défiguré où la parole incessante y est devenue inaudible, exact reflet de la solitude des hommes.

Comme aux autres intervenants Cin’Eiffel du jeudi soir, nous avons proposé à Guillaume Tonning,  passionné de cinéma, de nous confier quels sont ses films préférés.

Et voici sa sélection :

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Quatre chefs-d’œuvre du cinéma mondial, à découvrir, émotion garantie!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

John Turturro do the right thing !

22 Mar

John Turturro reprend son rôle de Jesus Quintana, un latino-américain haut en couleurs et au passé trouble du film des frères Coen The Big Lebowski. Ce spin-off Going Places sera aussi une réinvention des Valseuses de Bertrand Blier. Retour sur le parcours du comédien et sur sa collaboration avec « le réalisateur à deux têtes » (Joel et Ethan Coen).

John Turturro et John Goodman

John Turturro et John Goodman dans Barton Fink

John Turturro nait le 28 février 1957 à New York. À l’adolescence, il se découvre une passion pour le cinéma. Il intègre alors l’école d’art dramatique de Yale et commence à se produire sur les planches (Mort d’un commis-voyageur à Broadway en 1984). Ensuite, il apparait pour la première fois au cinéma dans Raging Bull de Martin Scorsese (nouvelle fenêtre) qu’il retrouve six plus tard dans La Couleur de l’argent. Après plusieurs apparitions et petits rôles, Spike Lee (nouvelle fenêtre) le remarque lors de sa prestation dans Five Corners (Tony Bill, 1987) et lui confie par la suite des rôles secondaires mais marquants : Do the right thing (1989), Mo’ Better Blues (1990), Clockers (1995), She Hate me (2004)…

Son allure dégingandée attire l’attention des frères Coen (nouvelle fenêtre) et il devient un de leurs acteurs fétiches. Leur collaboration débute dans les années 90, avec Miller’s Crossing le révélant alors au grand public, dans le rôle d’un truand fourbe et minable, et se poursuit avec Barton Fink (1991), Palme d’or à Cannes et prix d’interprétation pour son rôle de dramaturge angoissé. Il tourne ensuite The Big Lebowski et O’ Brother aux côtés de Georges Clooney.

Désormais comédien reconnu et incontournable du cinéma indépendant américain, il enchaine les tournages dans des genres très différents. On le voit dans pas moins de soixante films, sous la direction notamment de Robert Redford (nouvelle fenêtre) (Quiz Show, 1994), de Francesco Rosi (La trêve, 1997) de Nicolas Winding Refn (nouvelle fenêtre) (Inside Job, 2003), de Robert De Niro (Raison d’État, 2004), de Michael Bay (Transformers 1,2 et3), de Ridley Scott (L’Attaque du métro 123 ; Exodus: Gods and Kings) ou encore de Nanni Moretti (Mia madre, 2015).

L’acteur mène en parallèle une carrière de réalisateur. En 1992, il passe derrière la caméra et consacre son premier film Mac (Caméra d’Or à Cannes), au monde des maçons, la profession de son père. Il continue avec un film sur le monde du théâtre, Illuminata (1998) puis une comédie musicale sombre, plongeant un homme dans le cauchemar de l’infidélité, Romance and Cigarettes (2005). Et en 2013, il réalise et joue aux cotés de Woody Allen dans Apprenti Gigolo (nouvelle fenêtre).

John Turturro apparait aussi dans des séries Deux flics à Miami, Monk et plus récemment The Night Of, un thriller passionnant.

Retrouvez l’acteur aux multiples registres dans Barton Fink, jeudi 23 mars 2017 à 19h30 en présence de Nicolas Roncier, philosophe et universitaire.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)!

Woody Allen, un américain à Paris

1 Fév

Il y a des personnalités qui reviennent chaque année avec leur livre, leur album ou encore leur nouveau film. Woody Allen en fait partie. Alors en ce début d’année 2017, nous ne connaissons pas encore la date de sortie de son nouveau film, Untitled Woody Allen’s 2017 movie (nouvelle fenêtre), mais nous savons déjà que ce drame social se situe à New York dans les années 50. En attendant de pouvoir découvrir son 49ème long métrage, Cin’Eiffel vous propose de revoir Manhattan, ode à sa ville fétiche.manhattanwoodyallengordonwillis08

Sur Woody tout a déjà été dit !

Allan Stewart Konigsberg dit Woody Allen est né le 1er décembre 1935 à New York. Il réalise, écrit des scénarii, fait l’acteur, est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre, de nouvelles et joue même de la clarinette. Ce petit bonhomme à lunettes et à gros nez, maladroit et timide, a su au fil de sa carrière développer un style très personnel, empreint de mélancolie, d’humour et d’une forte dose d’autodérision. Le public français, tout particulièrement, l’adore. Sa filmographie (nouvelle fenêtre) est longue et ses récompenses nombreuses.

Un cinéaste obnubilé par New-York

En 1979, Woody Allen tourne Manhattan (César du cinéma, meilleur film étranger et meilleur scénario et meilleur Film au BAFTA) film dans lequel il magnifie New York et joue avec sa première muse, la pétillante Diane Keaton (nouvelle fenêtre). Cette admirable symphonie en noir et blanc signée par Gordon Willis n’était pourtant pas, selon Woody, une réussite: « Quant à Manhattan, j’étais tellement déçu que je ne tenais pas à le sortir. Je voulais demander à United Artists de ne rien en faire. J’étais même prêt à réaliser un autre film gratuitement, pour qu’ils acceptent de mettre Manhattan à la poubelle. »

Venez vous faire votre propre avis, jeudi 2 février 2017 à 19h30, lors de la dernière séance du cycle Une ville, leur empreinte en présence de Ugo Batini, professeur de philosophie. Il apportera son éclairage sur ce film, véritable lapsus cinématographique, qui met à nu les obsessions du réalisateur tout autant que les motifs principaux qui ne cessent de travailler son œuvre.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)  !

Bruno Ganz – un irrésistible désir de jouer

4 Jan

BRUNO GANZBruno Ganz est né le 22 mars 1941 à Zurich. En 1961, il part étudier en Allemagne puis participe aux débuts de la compagnie Berliner Schaubühne animée par Peter Stein. Sous la direction de ce dernier, il joue notamment Brecht, Kleist, Gorki et Peter Handke. Dans le même temps, il fait quelques apparitions au cinéma et tourne pour Jerzy Skolimovski dans Hauts les mains (1967). En 1975, son rôle dans Sommergäste dirigé par son complice Peter Stein lui permet d’être acclamé par la critique.

Il revient ensuite au cinéma, dans le film d’Éric Rohmer (La Marquise d’O, 1976) où il impose sa haute stature d’acteur au jeu contenu et laconique. L’année suivante, il tourne dans L’Ami américain de Wim Wenders. Puis ils travaillent à deux reprises ensembles : Les Ailes du désir (1987) et Si loin, si proche ! (1993). Ayant acquis une célébrité internationale, il tourne en Allemagne : Le couteau dans la tête de Reinhard Hauff (1978), La femme gauchère de Peter Handke (1978), Nosferatu le fantôme de la nuit de Werner Herzog (1978) où il fait face à Dracula incarné par Klaus Kinski, Le Faussaire de Volker Schlöndorff (1981) et plus récemment La Chute d’Oliver Hirschbiegel (2004) dans lequel il endosse brillamment le personnage d’Adolf Hitler enfermé dans son bunker. Il tourne aussi en Suisse : La provinciale de Claude Goretta (1981), Polenta de Maya Simon (1982), Vitus de Fredi Murer (2006) et Heidi d’Alain Gsponer (2015) ainsi qu’en Grèce : L’Éternité et Un Jour (1998 – Palme d’or à Cannes) et La Poussière du temps (2008) de Theo Angelopoulos. On le voit également dans des films français : Lumière de Jeanne Moreau (1976),  Retour à la bien-aimée de Jean-François Adam (1979), Sport de filles de Patricia Mazuy  (2011) ou encore  Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières (2013) et des films italiens : La Dame aux camélias de Mauro Bolognini (1981) et Une femme italienne de Giuseppe Bertolucci (1981).

De plus, il participe à de grosses productions américano-britanniques : Ces garçons qui venaient du Brésil (Franklin J. Schaffner, 1978), Un crime dans la tête (Jonathan Demme, 2004), L’Homme sans âge (Francis Ford Coppola, 2007), The Reader (Stephen Daldry, 2008) et Cartel (Ridley Scott, 2013).

Durant toutes ces années, il continue de faire le comédien au théâtre. En 1991, il joue notamment à Paris dans L’Hypérion, l’opéra inachevé de Bruno Maderna où il dit à la perfection les poèmes d’Hölderlin. En 2000, il retrouve Peter Stein et tient le rôle-titre de Faust I et II de Goethe dans une représentation qui dure 13 heures.

Il s’essaye aussi à la réalisation avec Otto Sander dans le film documentaire Mémoire (Gedächtnis: Ein Film für Curt Bois und Bernhard Minetti, 1982) sur les acteurs Curt Bois et Bernhard Minetti.

En 2007, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

Retrouvez jeudi 5 janvier à 19h30,  Bruno Ganz dans Les Ailes du désir, film dans lequel il incarne l’ange Damiel qui se languit d’amour. Ce drame épique plein de nostalgie et d’empathie, filmé dans un très beau noir et blanc magnifié par Henri Alekan et souligné par une musique céleste, sera présenté par le philosophe Guillaume Tonning.

Faites votre cinéma à La Médiathèque.

Audrey Hepburn, une icône à contre-courant

14 Déc

 

Audrey Kathleen Ruston, dite Audrey Hepburn, est née le 4 mai 1929 à Ixelles en Belgique. À l’âge de cinq, elle se découvre une passion pour la danse et entre au Conservatoire de Musique d’Arnhem. Se destinant à une carrière de danseuse, elle rejoint finalement le monde du théâtre, à la fin des années 40. Après la Seconde Guerre mondiale, elle travaille comme mannequin et joue dans des spectacles musicaux londoniens.

Pour sa première apparition sur les écrans, elle incarne le rôle d’une hôtesse de l’air dans Le Néerlandais en sept leçons, documentaire de Charles Huguenot van der Linden et Heinz Josephson sorti en 1948. On la voit ensuite dans Secret People de Thorold Dickinson (1952) et Nous irons à Monte-Carlo de Jean Boyer (1952). Sur le tournage de ce dernier, elle rencontre Colette qui la recommande vivement pour jouer Gigi à Broadway. C’est un succès immédiat qui lui ouvre les portes d’Hollywood. Et dès son premier grand rôle, au côté de Gregory Peck dans Vacances Romaines (William Wyler, 1953), elle  obtient un Oscar. Elle exprime la sensibilité du temps et apporte  un charme tout nouveau loin des pulpeuses vedettes de cinéma. L’actrice aux yeux de biche et à la silhouette gracile enchaine les comédies ; toutefois elle est aussi capable d’intensité notamment lorsqu’elle interprète Natacha Rostov dans Guerre et Paix (King Vidor, 1956).

Elle tourne peu mais reste fidèle à certains réalisateurs comme Billy Wilder (Sabrina, 1954 – Ariane, 1957), Stanley Donen (Drôle de frimousse, 1957 – Charade, 1963 – Voyage à deux, 1967) ou encore William Wyler (La Rumeur, 1961 – Comment voler un million de dollars, 1966). Fidèle aussi en amitié, c’est Hubert de Givenchy rencontré en 1952 qui dessine ses costumes. En 1960, avec Le vent dans la plaine, John Huston la révèle dans un nouveau genre : le western. Mais elle est décidément faite pour la comédie et crève l’écran dans Diamants sur canapé de Blake Edwards et surtout dans My Fair Lady de George Cukor (1964). Après Seule dans la nuit (Terence Young, 1967), elle abandonne les écrans pendant huit ans. Puis, elle fait un retour très remarqué dans La Rose et la Flèche (Richard Lester, 1976) avec Sean Connery et pour sa dernière apparition, elle est un ange (Always, Steven Spielberg, 1989).

À partir de 1988, l’actrice devient ambassadrice pour l’UNICEF et fait une cinquantaine de voyages à travers le monde. Audrey Hepburn est emportée par la maladie le 20 janvier 1993.

En ce moment et jusqu’au 8 janvier, Isabelle Carré redonne vie à la comédienne dans « Le Sourire d’Audrey Hepburn », un seul-en-scène signé Clémence Boulouque d’après son propre roman Un instant de grâce, l’occasion de découvrir un peu plus l’infinie délicatesse de l’actrice.

Et retrouvez jeudi 15 décembre à 19h30,  la rayonnante Audrey dans Voyage à deux, comédie sentimentale enchaînant des scènes dramatiques et burlesques où s’entrechoquent, pêle-mêle, souvenirs heureux et moments de tristesse intense.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

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