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Ma loute de Bruno Dumont, un film folklorique et carnavalesque

23 Mar

En mai 2016, Bruno Dumont (nouvelle fenêtre) sortait Ma Loute, retour sur un film étonnant.

Ma Loute, c’est la rencontre des classes sociales où tous les extrêmes convergent et de la fusions des genres cinématographiques : polar burlesque à la frontière du fantastique, comédie théâtrale ou encore tragédie romantique.

Le pitch

Début XXème, les Van Peteghem, riches bourgeois lillois arrivent dans leur résidence secondaire dans la Baie de la Slack. Ils font la connaissance des Brufort, modestes pêcheurs mystérieusement anthropophages qui gagnent leur vie en faisant traverser la baie aux riches aristocrates venus en plaisance au bord de la Manche. Le séjour est soudain perturbé par de mystérieuses disparitions sur lesquelles enquête un tandem de policiers excentriques à la Dupond et Dupont ou tout droit sortis d’un Laurel & Hardy, l’inspecteur Machin et son sagace Malfoy. S’ajoute au tableau, l’histoire d’amour déchirante entre Ma Loute, fils ainé des Brufort aux mœurs bien particulières et Billie figure androgyne de la famille Van Peteghem, à l’identité sexuelle réversible.

Chacun est une caricature : les acteurs connus assument un surjeu totalement délirant comme les illustres inconnus un jargon picard parfois inintelligible. Tous donnent le meilleur d’eux-mêmes pour exprimer le pire de l’humain.

Côté technique, les paysages côtiers des Flandres et du Nord-Pas-de-Calais sont magnifiés par la lumière et le travail de Guillaume Deffontaines, directeur de la photographie. On peut y voir des autochromes inspirés des frères Lumière ou de Jacques-Henri Lartigue (nouvelle fenêtre) montrant la bourgeoisie provinciale, mais aussi la peinture réaliste rappelant la cruauté visionnaire des maîtres de la peinture flamande comme Bosch et Brueghel.

Drôle et terrifiant voire malaisant !

Retrouvez les films et les séries de Bruno Dumont à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre) en DVD ou en VOD.

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Quand la religion s’immisce dans les séries (2/2)

16 Mar

Après notre article Quand la religion s’immisce dans les séries (1/2) consacré à l’excellente série italienne signée Niccolo Ammaniti, Il Miracolo , voici :

2- The Leftlovers de Damon Lindelof et Tom Perotta (2014-2017)

Trois ans après la disparition soudaine de deux pour cent de la population mondiale, les résidents de Mapleton, dans l’État de New York, s’apprêtent à souligner la disparition de ces êtres chers. À l’approche des cérémonies de commémoration, le shérif Kevin Garvey est en état d’alerte maximale — des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule aux revendications mystérieuses, comparables à une secte. Cette émission suit en particulier les membres de la famille Garvey qui chacun à leur façon peinent à se remettre de cet étrange phénomène. (wikipédia)

 

L’avis de Pierre Langlais sur le site de Télérama, publié le 6 juin 2017 (nouvelle fenêtre)

« Ce qui s’annonçait comme un thriller sur le grand mystère de la disparition de 2 % de la population mondiale est devenu une aventure métaphysique sans pareil, un drame épique, métaphorique, drôle, poétique, déroutant et pourtant si familier, sur le grand mystère de l’amour, de l’amitié, de la famille, du deuil, de la solitude, du désespoir et de l’espoir. De la vie ». ( Extrait de l‘article à lire en intégralité sur Télérama.fr – nouvelle fenêtre)

https://www.youtube.com/watch?time_continue=11&v=FLT3YUALJno

L’avis de Marjolaine Jarry sur TéléObs, publié le 16 juillet 2017

« The Leftovers, c’est Six Feet Under ou Friday Night Lights sur lesquelles on aurait lâché une bombe ésotérique. Autrement dit, on abandonne bien vite le pourquoi pour se concentrer sur le comment… » (article à lire en intégralité sur Téléobs – nouvelle fenêtre)

L’avis de Maxime Bedini sur le blogducinéma.com, publié le 23 décembre 2017

« La série a cette capacité à nous stimuler par une écriture qui sait distiller avec minutie les réponses aux (nombreuses) interrogations sans nous décevoir.
Au lieu de nous asséner de réponses farfelues, la série nous propose de mettre à l’épreuve notre Foi. »(article à lire en intégralité sur Le blog du cinéma -nouvelle fenêtre)

L’interview de Justin Théroux (nouvelle fenêtre), l’acteur principal de la série, sur son rapport à la foi (Kombini.com le 19 avril 2017) :

Votre expérience sur The Leftovers a-t-elle changé votre rapport à la foi ?

« Pas vraiment, elle a plutôt confirmé ce en quoi je croyais déjà. Mais cela s’est révélé un super exercice. Je me considère comme un athéiste qui préférerait être agnostique. Je pense que Damon est proche de ce que je pense aussi. Nous privilégions tous les deux un point de vue scientifique et nous espérons tous les deux que nous avons tort ! »

Et vous cher lecteur-téléspectateur, quelle série préférez-vous, Il Miracolo ou The leftlovers ?

Monsieur Clint Eastwood : une légende …

9 Fév

Alors que le film La mule est sorti, le 23 janvier 2019, sur grand écran, l’occasion est trop belle pour se priver d’écrire quelques lignes sur le talentueux et légendaire monsieur Clint Eastwood …

 

La mule est le nouveau film de Clint Eastwood, qui avait déclaré, il y a quelques années, qu’il ne « ferait plus l’acteur », pour se consacrer à la mise en scène. Mais Monsieur Eastwood a fini par craquer, et à 88 ans, le voilà à nouveau devant la caméra. La mule est un film inspiré d’une histoire vraie, celle d’un vétéran de la Seconde guerre mondiale, devenu horticulteur et recruté à l’âge de 80 ans, à son insu, comme passeur de drogue pour le compte d’un cartel mexicain.

Clint Eastwood en quelques chiffres :

  • 62 années de carrière
  • 92 films
  • 4 séries
  • 93 nominations
  • 16 récompenses
  • Il a (entre autres) obtenu : quatre Oscars, trois Césars, une Palme d’honneur lors du Festival de Cannes en 2009. Il a reçu à Lyon le Prix Louis-Lumière en 2009 pour l’ensemble de sa carrière. Clint Eastwood est également décoré de l’ordre des arts et des lettres, au rang d’officier.

La cinémathèque vient de lui rendre hommage lors de l’exposition Il était une fois Sergio Leone (nouvelle fenêtre) en mettant en valeur le travail de Sergio Leone avec Clint Eastwood …

Voici tous les titres avec ou de Clint Eastwood à la Médiathèque de Levallois :

A voir ou revoir ! Il suffit de choisir …

Les Oscars 2019 sous le signe de la musique …

24 Jan

La 91ème cérémonie des Oscars du cinéma, organisée par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (nouvelle fenêtre), aura lieu le 24 février 2019, au Théâtre Dolby de Los Angeles, pour récompenser les films hollywoodiens principalement, sortis en 2018. Cette année, la cérémonie sera placée sous le signe de la musique, puisqu’en 2019, deux films consacrés à la pop ne sont pas passés inaperçus, leurs interprètes non plus !

Zoom sur le premier, qui est aussi mon coup de cœur, A star is born de et avec Bradley Cooper (nouvelle fenêtre), dans lequel l’acteur incarne un chanteur sur le déclin, face à Lady Gaga, qui interprète une jeune chanteuse brillantissime et pleine d’avenir. L’actrice y est méconnaissable, pour son premier grand rôle au cinéma, elle abandonne son extravagance légendaire. Bradley Cooper, qui réalise son premier film à 43 ans a toute de suite pensé à la popstar pour son film, en l’avertissant qu’il ne la filmerait qu’au naturel !

A star is born est le troisième remake du film Une étoile est née réalisée en 1937 par William Wellmann, d’après Dorothy Parker, avec Janet Gaynor, 1er remake en 1954 avec Judy Garland, puis 2ème remake en 1976 (le plus connu) avec Barbara Streisand.

La bande originale (nouvelle fenêtre) de ce troisième remake est à tomber, les scènes de concert sont sublimes, on ressort du cinéma bouleversé et touché par cette histoire d’amour, exalté par la chanson Shallow (titre phare du film) gravée dans la tête pendant des heures et des heures… Même après plusieurs mois, je suis toujours transportée et passionnée par cette magnifique chanson!

Le second, Bohemian Rhapsody, réalisé par Bryan Singer (nouvelle fenêtre), est le biopic sur Freddie Mercury (nouvelle fenêtre), chanteur du groupe mythique The Queen. Le groupe a connu un succès fulgurant pendant les années 70/80 : des excès de Freddie Mercury, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène, lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie. Un long métrage phénoménal, pour un destin extraordinaire, une très belle mise en scène grandement menée, le film est un condensé d’émotion, surtout lors du concert final, fabuleux !

L’acteur Rami Malek, découvert dans la série Mr Robot (nouvelle fenêtre), mérite largement un Oscar, pour sa formidable performance d’acteur. Il a su incarner un Freddie Mercury, plus vrai que nature, la ressemblance est parfaite !!

Nul doute (en tout cas, je l’espère !) qu’il y aura plusieurs nominations pour A star is born et Bohemian Rhapsody dans différentes catégories et pourquoi pas de nombreuses récompenses distribuées au cours de cette soirée, récompenses qui seront, à mon humble avis, largement méritées.

Allez, on croise les doigts …

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Ad Vitam, la nouvelle série d’Arte, va-t-elle trouver son public ?

7 Nov

Une nouvelle série d’anticipation vient de voir le jour et sera diffusée jeudi 8 novembre 2018, en première partie de soirée sur Arte. Ad Vitam, série française créée par Thomas Cailley et Sébastien Mounier s’inscrit dans le genre science-fiction : l’histoire vous emmène dans un futur où le vieillissement n’existe plus !

Arte nous propose, lors de cette soirée, les deux premiers épisodes sur les six de la saison 1 (format de 52 minutes).

Au casting : Yvan Attal, Garance Marillier, Niels Schneider, Adel Bencherif et Rod Paradot…

Dans un monde futuriste, la mort due au vieillissement a été vaincue grâce à un bain de jouvence permettant la génération des cellules. Darius Asram, un policier de 119 ans est bientôt appelé à enquêter sur le décès de quatre jeunes gens, abattus à bout pourtant. Tous appartenaient à une secte pro-suicide.

 

Je vous conseille vivement ce polar futuriste, l’idée est originale, le scénario très bien ficelé. Une recherche esthétique et une mise en scène subtile sont au rendez-vous, l’ambiance d’Ad Vitam peut faire penser à l’univers des mangas de science-fiction.

Déjà récompensée dans la catégorie meilleure série au dernier Festival Série Mania (nouvelle fenêtre), cette série fait beaucoup parler d’elle, avant même sa diffusion, va-t-elle trouver son public …

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