Archive | A l’affiche RSS feed for this section

À l’affiche : « Give me liberty », trace un esprit de liberté

25 Sep Affiche Give me liberty

Je vous recommande le « road movie » foutraque de Kirill Mikhanovsky (nouvelle fenêtre) Give me liberty (sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, Festival de Cannes) sorti le 24 juillet 2019, encore visible dans quelques salles de la région parisienne. Je préfère vous prévenir tout de suite : vous n’aurez pas une seule seconde de répit mais ne pourrez pas non plus rester indifférent à cette folle course totalement jouissive.

Le réalisateur

Kirill Mikhanovsky nait à Moscou, en 1971 et s’installe à 17 ans aux États-Unis. Dans les années 90, il travaille en tant qu’ambulancier, tout en étudiant les langues et obtient son diplôme en cinéma à l’université de New-York. Give me liberty est son deuxième film dont la fiction est nourrie de faits autobiographiques. Il a mis quatre ans pour le finaliser notamment pour des raisons financières. Kirill Mikhanovsky est un cinéaste pour le moins prometteur!

L’histoire

Vic, malchanceux jeune américain d’origine russe, conduit une camionnette médicalisée pour personnes handicapées à Milwaukee. Alors que des manifestations éclatent, il est déjà très en retard et sur le point d’être licencié.

À contrecœur, il accepte cependant de conduire son grand-père et une douzaine de vieux Russes à des funérailles. En chemin, Vic s’arrête dans un quartier afro-américain pour retrouver Tracy, une femme atteinte de « la maladie de Lou Gehrig ». C’est alors que la journée de Vic devient complètement incontrôlable…

Mon avis

Give me liberty est un magnifique portrait de Milwaukee (nouvelle fenêtre), ville bouillonnante d’activité. Le film est porté par une troupe d’acteurs amateurs (Chris Galust a déjà tout d’un grand). On peut y voir une sorte de documentaire sur le handicap et ou bien une comédie sociale, le tout dans une cacophonie de langues, de voix ou encore de situations. Mais ici pas de caricature facile. Le van de Vic crée une connexion singulière entre tous ces personnages cabossés de la vie et les conduits vers un rêve américain inaccessible.

La mise en scène est nerveuse et riche de grandes ambitions artistiques. Le rythme du film est rapide. L’énergie de la caméra et le montage saccadé peuvent être étourdissants parfois épuisants voire dérangeants. Malgré cela, je me suis laissée embarquer dans cette aventure émouvante et drôle. En effet, Kirill Mikhanovsky a réalisé un excellent travail d’écriture comique où l’humour absurde et les dialogues savoureux créent des scènes parfois comparables à de petits sketchs. Un film à l’énergie contagieuse à découvrir sans tarder !

Une sélection de film de voyage et de road trip disponibles à la Médiathèque.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Into the Wild, Carnets de voyages, Dans les forêts de Sibérie, Little miss sunshine, Une histoire vraie, Sur la route, Easy rider, A bord du Darjeeling, Hasta la vista, Thelma et Louise, Nebraska, Exils, Voyage en famille, Away We Go

Publicités

Monsieur Clint Eastwood : une légende …

9 Fév

Alors que le film La mule est sorti, le 23 janvier 2019, sur grand écran, l’occasion est trop belle pour se priver d’écrire quelques lignes sur le talentueux et légendaire monsieur Clint Eastwood …

 

La mule est le nouveau film de Clint Eastwood, qui avait déclaré, il y a quelques années, qu’il ne « ferait plus l’acteur », pour se consacrer à la mise en scène. Mais Monsieur Eastwood a fini par craquer, et à 88 ans, le voilà à nouveau devant la caméra. La mule est un film inspiré d’une histoire vraie, celle d’un vétéran de la Seconde guerre mondiale, devenu horticulteur et recruté à l’âge de 80 ans, à son insu, comme passeur de drogue pour le compte d’un cartel mexicain.

Clint Eastwood en quelques chiffres :

  • 62 années de carrière
  • 92 films
  • 4 séries
  • 93 nominations
  • 16 récompenses
  • Il a (entre autres) obtenu : quatre Oscars, trois Césars, une Palme d’honneur lors du Festival de Cannes en 2009. Il a reçu à Lyon le Prix Louis-Lumière en 2009 pour l’ensemble de sa carrière. Clint Eastwood est également décoré de l’ordre des arts et des lettres, au rang d’officier.

La cinémathèque vient de lui rendre hommage lors de l’exposition Il était une fois Sergio Leone (nouvelle fenêtre) en mettant en valeur le travail de Sergio Leone avec Clint Eastwood …

Voici tous les titres avec ou de Clint Eastwood à la Médiathèque de Levallois :

A voir ou revoir ! Il suffit de choisir …

Les Oscars 2019 sous le signe de la musique …

24 Jan

La 91ème cérémonie des Oscars du cinéma, organisée par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (nouvelle fenêtre), aura lieu le 24 février 2019, au Théâtre Dolby de Los Angeles, pour récompenser les films hollywoodiens principalement, sortis en 2018. Cette année, la cérémonie sera placée sous le signe de la musique, puisqu’en 2019, deux films consacrés à la pop ne sont pas passés inaperçus, leurs interprètes non plus !

Zoom sur le premier, qui est aussi mon coup de cœur, A star is born de et avec Bradley Cooper (nouvelle fenêtre), dans lequel l’acteur incarne un chanteur sur le déclin, face à Lady Gaga, qui interprète une jeune chanteuse brillantissime et pleine d’avenir. L’actrice y est méconnaissable, pour son premier grand rôle au cinéma, elle abandonne son extravagance légendaire. Bradley Cooper, qui réalise son premier film à 43 ans a toute de suite pensé à la popstar pour son film, en l’avertissant qu’il ne la filmerait qu’au naturel !

A star is born est le troisième remake du film Une étoile est née réalisée en 1937 par William Wellmann, d’après Dorothy Parker, avec Janet Gaynor, 1er remake en 1954 avec Judy Garland, puis 2ème remake en 1976 (le plus connu) avec Barbara Streisand.

La bande originale (nouvelle fenêtre) de ce troisième remake est à tomber, les scènes de concert sont sublimes, on ressort du cinéma bouleversé et touché par cette histoire d’amour, exalté par la chanson Shallow (titre phare du film) gravée dans la tête pendant des heures et des heures… Même après plusieurs mois, je suis toujours transportée et passionnée par cette magnifique chanson!

Le second, Bohemian Rhapsody, réalisé par Bryan Singer (nouvelle fenêtre), est le biopic sur Freddie Mercury (nouvelle fenêtre), chanteur du groupe mythique The Queen. Le groupe a connu un succès fulgurant pendant les années 70/80 : des excès de Freddie Mercury, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène, lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie. Un long métrage phénoménal, pour un destin extraordinaire, une très belle mise en scène grandement menée, le film est un condensé d’émotion, surtout lors du concert final, fabuleux !

L’acteur Rami Malek, découvert dans la série Mr Robot (nouvelle fenêtre), mérite largement un Oscar, pour sa formidable performance d’acteur. Il a su incarner un Freddie Mercury, plus vrai que nature, la ressemblance est parfaite !!

Nul doute (en tout cas, je l’espère !) qu’il y aura plusieurs nominations pour A star is born et Bohemian Rhapsody dans différentes catégories et pourquoi pas de nombreuses récompenses distribuées au cours de cette soirée, récompenses qui seront, à mon humble avis, largement méritées.

Allez, on croise les doigts …

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Festival de Cannes 2018 : le palmarès

26 Mai

Comme chaque année, on l’attend avec beaucoup d’impatience, et comme chaque année, on est à la fois déçu qu’il se termine mais aussi de ce qui s’y est passé : le 71è festival de Cannes s’est ainsi clôturé le 19 mai dernier sur la Croisette.

Malgré tout, on en retiendra le plus important, prioritairement : la Palme d’Or. Décernée au talentueux réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda (nouvelle fenêtre), cette nouvelle nous a forcément réjouis. Six de ses films avaient déjà été sélectionnés au Festival de Cannes, et enfin cette année, c’est la consécration ! On a hâte d’aller découvrir en salle si ce nouveau film saura nous émouvoir autant que les précédents tels que : « Après la tempête » (2016) ou encore « Tel père, tel fils » (2013). (Aucune date de sortie française n’a encore été publiée).

 

Synopsis:

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

 

On retiendra également la présence marquante des femmes : celle tout d’abord de la présidente du jury, Cate Blanchett, la classe par excellence. Celle aussi symbolique des 82 femmes qui ont monté ensemble les marches, 82 comme le nombre de films, réalisés par des femmes, sélectionnés en compétition sur un total de 1645. Celle encore des 16 co-auteures de « Noire n’est pas mon métier » montant les marches le poing levé pour dénoncer la sous-représentation des femmes de couleur au cinéma. Celle enfin d’Asia Argento, qui s’apprêtait à remettre le prix d’interprétation féminine, et qui a rappelé à tous que la lutte contre les violences faites aux femmes doit continuer.  Un festival marqué donc, par de véritables engagements sociaux.

 

Le Palmarès

  • Palme d’Or : Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda
  • Grand prix du jury : BlacKkKlansman de Spike Lee
  • Prix du jury : Capharnaüm de Nadine Labaki
  • La Palme d’or spéciale : Jean-Luc Godard, qui présentait Le Livre d’image
  • Prix d’interprétation féminine : Samal Yeslyamova, dans Ayka de Sergey Dvortsevoy
  • Prix d’interprétation masculine : Marcello Fonte, dans Dogman de Matteo Garrone
  • Prix du scénario : Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher, et Trois visages de Jafar Panahi
  • Prix de la mise en scène : Pawel Pawlikowski pour Cold War

Rendez-vous l’année prochaine !

Festival de Cannes 2018 : le jury

30 Avr

Comme chaque année, nous l’attendons tous avec beaucoup d’empressement, le fameux rendez-vous annuel de la Croisette ! Encore un peu de patience, l’immanquable manifestation des tapis rouges approche à grands pas. Cette année, la 71è édition du festival de Cannes se déroulera du 8 au 19 mai sous la présidence de la fabuleuse actrice australienne Cate Blanchett. 

Et pour nous donner l’eau à la bouche, le jury a été entièrement dévoilé mi-avril : une sélection de qualité avec des profils diversifiés, cinq femmes, quatre hommes, issus de cinq continents.

  • La présidente : Cate Blanchett

©Wikipédia

Née en 1969 à Melbourne, Cate Blanchett décide d’intégrer l’institut national d’art dramatique de Sydney suite à sa participation en tant que figurante sur un film de boxe égyptienne. A ses débuts, elle joue dans des pièces de théâtre, des séries ou encore des téléfilms, puis entame sa carrière cinématographique à la fin des années 90. Elle se fait connaître du grand public pour son rôle d’Elisabeth Ière, dans le film Elizabeth de Shekhar Kappur, pour lequel elle obtient le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice.

Dès lors, Blanchett devient célèbre et convoitée et va collaborer avec des réalisateurs prestigieux tels que Jim Jarmusch, Ron Howard, Wes Anderson, Martin Scorsese, Alejandro González Iñárritu, Steven Soderbergh, Steven Spielberg, David Fincher, Ridley Scott, Terrence Malick … En 2013, elle obtient le premier rôle dans le film de Woody Allen, Blue Jasmine  pour lequel elle recueille de nombreux éloges de la part des critiques et l’Oscar de la meilleure actrice en 2014.

 

  • Les acteurs / actrices

Kristen Stewart

Chang Chen

Léa Seydoux

 

 

 

 

 

 

 

  • Les réalisateurs / réalisatrices

Ava DuVernay

Robert Guédiguian

Andrey Zvyaginstev

Denis Villeneuve

 

 

 

 

 

 

  • L’auteur compositrice interprète 

Khadja Nin

 

 

 

 

 

 

Le jury révélera son Palmarès le samedi 19 mai ! À suivre …

%d blogueurs aiment cette page :