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Le festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez a 20 ans en 2017 !

23 Jan Festival Alpe d'Huez

Du 17 au 22 janvier 2017, le festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez a fêté ses 20 ans. Présidé par Omar Sy (nouvelle fenêtre), le jury était également composé d’Audrey Lamy, de Patrick Timsit (nouvelle fenêtre), de Pascale Arbillot et de Franck Gastambide.

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Ce festival, unique en son genre, est le seul en Europe à être entièrement consacré aux films de comédies. Le public peut y découvrir les futurs succès du box-office du cinéma français. Au fur et à mesure des années, il est devenu une véritable référence avec son florilège de films, ses invités, ses découvertes de jeunes talents du cinéma, de la télévision, de la scène ou du web.

L’année 2017 ne déroge pas à la règle avec, en perspective, de la joie, des fous rires et des moments de partages, grâce à toutes ces nouvelles comédies.

À découvrir entre amis ou en famille bientôt dans nos salles obscures …

Pour cette nouvelle saison il y avait 6 films en compétition :

 

 

  • L’ascension de Ludovic Bernard (1er film)

  • Sous le même toit de Dominique Farrugia

  • Baby phone de Olivier Casas (1er film)

  • L’embarras du choix de Eric Lavaine

  • Bienvenue au Gondwana de Mamane

  • Si j’étais un homme d’Audrey Dana

 

And the winner is …

L’ascension de Ludovic Bernard

Avec : Ahmed Sylla, Alice Belaïdi, Kevin Razy, Waly Dia …

Synopsis : « Pour toi, je pourrais gravir l’Everest ! » Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là … D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant, par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le toit du monde …

Sortie en salle : mercredi 25 janvier 2017

Palmarès complet :

  • Grand Prix : L’ascension de Ludovic Bernard
  • Prix du public : L’ascension de Ludovic Bernard
  • Prix Spécial du jury : Sous le même toit de Dominique Farrugia
  • Prix d’interprétation Masculine : Gilles Lellouche dans Sous le même toit de Dominique Farrugia
  • Prix d’interprétation Féminine: Alexandra Lamy dans L’embarras du choix de Eric Lavaine
  • Prix d’interprétation dans un second rôle : Alice Belaïdi dans Si j’étais un homme de Audrey Dana
  • Prix du court-métrage : Speed/Dating de Daniel Brunet et Nicolas Douste

 

Voici quelques films découvert à l’Alpe d’Huez, des comédies qui sont devenues cultes ou des classiques du genre, à voir ou revoir …

 

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Pour aller plus loin, visitez le Site officiel du Festival de comédie de l’Alpe d’Huez (nouvelle fenêtre)

Hit-parade 2016 des bloggeuses de Cin’Eiffel

11 Jan palmares

Cette année encore, nous avons vu beaucoup de films, au cinéma aussi souvent que possible, en DVD et en VOD, à La Médiathèque. Les bloggeuses de Cin’Eiffel sont plutôt d’accord avec les critiques, valident les choix des grands festivals et donnent un accessit au cinéma d’animation, qui nous a proposé des merveilles !

Notre sélection  « Meilleurs films 2016 » en 6 catégories : comédie dramatique, film d’aventure, comédie, film d’animation, film documentaire, série !

 

Catégorie comédie dramatique

Marie L., Soizic N., Line R.

Elle de Paul Verhoeven

Elle de Paul Verhoeven (Golden Globe 2017)

Marianne G., Soizic N.

Paterson réalisé par Jim Jarmusch

Ariane C., Line R.

Marianne G.

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Mademoiselle de Park Chan Wook

Ariane C.

Toni Erdmann de Maren Ade

Toni Erdmann de Maren Ade

Marianne G., Line R.

Catégorie film d’aventure

The revenant réalisé par Alejandro Gonzalez Inarritu (Oscar du meilleur réalisateur 2016; Oscar du meilleur acteur 2016; Oscar de la meilleure photographie 2016).

Cécile P., Marie L., Ariane C., Line R.

 

Cécile P. (Hommage à Carrie Fischer).

 

Catégorie comédie

Retour chez ma mère

Retour chez ma mère d’Eric Lavaine

Cecile P.

 

Catégorie film d’animation

La tortue rouge réalisé par Michaël Dudok de wit (Prix spécial du jury, Un Certain Regard, Festival de Cannes 2016).

Marie L., Florence B., Line R., Soizic N.

 

The boy and the beast

La bête et le garçon de Mamoru Hosoda

Florence B.

 

Catégorie documentaire

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Les pépites de X. de Lauzanne

Florence B.

 

Catégorie série

The night of crée par Richard Price et Steven Zaillian

Nadia C., Ariane C.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Sortie le 9 novembre 2016 : Maman a tort réalisé par Marc Fitoussi

10 Nov maman-a-tort

Peut-on faire une comédie d’un sujet aussi grave que le harcèlement au travail ? C’est le tour de force qu’a tenté Marc Fitoussi…  Pari tenu !

Ce réalisateur s’est imposé depuis plusieurs années, avec des comédies fines, vives et légères, parfois douces-amères, réinventant avec tendresse et émotion les relations de couple (La ritournelle) ou explorant la complexité des relations mères-filles dans Copacabana.

Il reprend cette veine, dans son dernier film, qui sort en salle cette semaine : Anouk, adolescente perspicace effectue l’inévitable stage d’observation de classe de 3ème dans la société d’assurance où travaille sa mère. Elle y découvre les compromissions et les lâchetés des adultes mais aussi la violence du monde du travail. Tous les problèmes sont abordés de biais, à travers le regard subtil, tranchant et féroce de la jeune fille : la déception de l’adolescente pour sa mère, un certain désenchantement pour ce monde.

Pour appuyer encore sur le vide de cette vie de bureau et cette fausse convivialité, le réalisateur joue sur les couleurs contrastées des décors, pour faire apparaitre l’enfermement des personnages ; il exploite l’espace dans la mise en scène, déplacements, travellings et plans serrés.

Et la comédie dans tout ça?

La drôlerie et l’ironie résident dans le regard décalé que l’adolescente porte sur le monde, révélant les contradictions, le ridicule, les inconséquences des adultes.

Marc Fitoussi se déplace dans les salles pour faire la promotion de son film. A ne pas manquer donc !

La rentrée des séries 2016!

8 Oct tv

Vous avez soupiré début septembre avec la rentrée des classes, retrouvez le sourire avec la rentrée des séries ! Au programme, des retrouvailles émouvantes ou angoissantes avec les héros des séries qui ont déjà conquis leur public mais surtout un beau panel de créations alléchantes !

Petit tour d’horizon des séries du moment.

1. La plus attendue : Westworld

Déjà encensée par la presse, Westworld est une série de science-fiction créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, produite par J.J. Abrams et adaptée du film Mondwest de Michael Crichton sorti en 1973. Elle raconte l’histoire d’un parc d’attractions futuriste peuplé d’androïdes qui permet à ses visiteurs de se replonger dans plusieurs époques. Deux amis, immergés en plein Far West sont pris en chasse par un robot détraqué. Ce synopsis donne lieu à des réflexions sur l’intelligence artificielle et questionne en profondeur le rapport humain-robot. Elle bénéficie d’une bande-originale extra ainsi que d’un casting hors-pair avec entre autres Anthony Hopkins, Ed Harris et Evan Rachel Wood.

A voir à partir du 02 octobre 2016 sur HBO, le lendemain sur OCS.

2. Elle vient de commencer : Mr Robot

On l’attendait en France, c’est chose faite ! La série du hacker-justicier est diffusée sur France2 depuis le 19 septembre 2016. Créée par Sam Esmail, elle s’attache au personnage d’Elliot Alderson (magistralement interprété par l’énigmatique Rami Malek), génie de l’informatique comportant des troubles du comportement. Il travaille en tant qu’ingénieur en sécurité informatique pour Allsafe Security jusqu’au jour où il est contacté par « Mr Robot », un mystérieux anarchiste, chef d’un groupe de hackers luttant contre le capitalisme représenté par de grosses entreprises dont Allsafe Security fait partie. Une série originale qui interpelle sur les dérives du numérique et révèle le jeune acteur Rami Malek qui vient d’être récompensé aux Emmy Awards 2016 du prix du meilleur acteur dans une série dramatique.

En ce moment sur France 2.

3.Vous voulez du super-héros: Luke Cage

Après les succès de Daredevil et de Jessica Jones, une nouvelle collaboration entre Marvel et Netflix donne naissance à une super série de super-héros : Luke Cage. On avait déjà croisé Power Man, ce super-héros afro-américain à la force surhumaine et à la peau blindée dans Jessica Jones mais cette fois il a une série pour lui tout seul. Tiendra-t-elle les mêmes promesses que ses prédécesseurs ? Réjouissez-vous car Netflix a annoncé pour 2017 la sortie d’une 4ème série de super-héros Iron Fist avec Finn Jones dans le rôle-titre (l’acteur qui campait Loras Tyrell dans Game of Thrones) ainsi qu’une série originale dans laquelle nous retrouverons les quatre héros (Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist) : The Defenders.

À partir du 30 septembre 2016 sur Netflix.

4. Vous aimez l’Histoire (et Jude Law)? The Young Pope

Présentée lors de la Mostra de Venise début septembre, cette mini-série, réalisée par Paolo Sorrentino, raconte la vie fictive de Lenny Belardo, devenu Pie XIII, plus jeune pape de l’Histoire et premier pape italo-américain. La série s’appuie sur un casting de taille : Jude Law, Diane Keaton, Cécile de France, Ludivine Sagnier… Jude Law campe un personnage empli de contradictions et détonne en fumeur, buveur invétéré de Coca-Cola à la cerise dans l’univers si codifié du Vatican.

À voir à partir du 27 octobre sur Canal +.

5. Vous aimez vraiment l’Histoire? The Collection

The Collection est une co-production Amazon/ France3 et BBC qui nous plonge dans l’univers d’une grande maison de couture parisienne au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Aux commandes, le réalisateur Oliver Goldstick à qui l’on doit déjà Ugly Betty et Pretty Little Liars.Une série pour les amateurs de mode et de costumes.

À voir sur Amazon Prime Instant Video.

Enfin, en cette rentrée, vous pourrez retrouver vos séries-phares:

  1. Narcos, saison 2, depuis le 2 septembre sur Netflix.
  2. Masters of Sex, saison 4, depuis le 12 septembre sur OCS.
  3. The Big Bang Theory, saison 10, depuis le 19 septembre sur CBS.
  4. Grey’s Anatomy, saison 13, depuis le 22 septembre sur ABC.
  5. Black Mirror, saison 3, le 21 octobre sur Netflix.
  6. Walking Dead, saison 7: le 23 octobre sur AMC, le 24 octobre sur OCS.
  7. The Affair, saison 3, le 20 novembre sur Showtime.

Cafe Society, un Woody Allen pour les amoureux

28 Juin affiche café society woody Allen

Depuis des années, Woody Allen et moi, ça se passait en automne : septembre pour Blue Jasmine, Magic in the Moonlight, octobre pour Irrational Man. Un an entre chaque retrouvaille pour avoir le temps de m’impatienter et, lui, de préparer un nouveau film. Mais voilà qu’en ce printemps 2016, avec Cafe Society sur les écrans, le réalisateur bouleverse mes habitudes, semblant avoir été atteint de prolixité et peut-être d’un soupçon de précipitation… Mais il en profite pour renouer avec le charme des premières amours. Les siennes et celles de ses inconditionnels de la première heure.
woody allenQuand on aime, il est clair qu’on accepte tout, le meilleur et le pire. Dans les passes difficiles, on essaie de retrouver l’étincelle qui confirme que l’objet d’amour est resté digne de cet amour, malgré des faiblesses, des longueurs et une certaine routine … Cafe Society présente tous les charmes d’un Woody Allen, bon, fidèle et virtuose. Mais il lui manque ce petit je-ne-sais-quoi qui en ferait un des films magiques d’une filmographie étonnamment riche. Pour mémoire, 76 œuvres (séries et films) au crédit du réalisateur de 81 ans…

Le reproche (de passionnée) que l’on pourrait faire à ce dernier film est que Woody Allen ne joue pas dedans. Quand le maître himself était sur l’écran, quelle merveille ! Depuis Scoop, son absence est une évidence, malgré une apparition dans To Rome with love qui ne laisse pas un grand souvenir. Mais il sait trouver des acteurs qui, sans jamais l’égaler (oui, je suis clairement de parti-pris), apportent un plus à ses personnages et, cette fois, c’est un Jesse Eisenberg tout en finesse qui remplace celui qui fut le premier à donner un ton si particulier au personnage allenien. Quoique, de mon point de vue, Woody Allen soit à jamais irremplaçable 🙂

Sans crainte de spoiler, je tiens à prévenir les spectateurs qui, comme moi, furent séduits par les Woody Allen d’origine : son personnage principal est un héros. Ainsi, suivant la tendance de ses derniers films, la comédie est devenue douce-amère, voire dramatique et l’angoisse profonde et existentielle…

Car Bobby Dorfman, incarné par Jesse Eisenberg, n’a plus la maladresse des anti-héros alleniens. Souvenez-vous d’eux  : tous ceux qui avaient toutes les chances de perdre mais restaient de façon hautement improbable persuadés de réussir : de Annie Hall à Escrocs mais pas trop, l’anti-héros a longtemps été la marque de WA.

Passons, l’amour rend nostalgique et on n’oublie jamais ses premières amours, réelles, fictionnelles ou cinématographiques. C’est bien ce que semble affirmer WA dans Cafe Society, qui a des accents de « retour sur ma vie » (la sienne). Car il y est question d’un jeune homme tenté par les sirènes d’Hollywood qui finalement revient à New York mais n’oublie rien du passé…

Cafe Society est bien un Woody Allen

Une chose est certaine : on trouve dans Cafe Society tous les ingrédients qui font la signature et les qualités du maître.

Site-officiel-woody-allenUne forme bâtie sur une structure qui a fait ses preuves avec :

  • un narrateur en voix off : regard et commentaires de démiurge regardant ses personnages se débattre avec leur Destin… avec un effet de mise à distance pour le spectateur.
  • des personnages caractérisés et archétypaux : outre le jeune juif new-yorkais au cœur pur, on trouve une jeune femme pragmatique, incarnée par Kristen Stewart, une famille haute en couleur, quelques riches héritières, et celui qui a réussi, l’oncle agent de stars à Hollywood.
  • une période, les années 30, avec une musique, le Jazz, des costumes fabuleux, des coiffures aux petits airs de Peaky Blinders et des décors années folles à la Gatsby.
  • un jeu sur l’esthétique : images, couleurs et lumière retravaillées. L’origine sociale et le milieu naturel des personnages sont l’occasion pour Allen de jouer sur le cadrage et la composition de véritables tableaux. Il insère des vignettes esthétiques, notamment dans les décors de l’appartement de la mère ou sur les docks, qui font indéniablement penser aux œuvres du photographe anglais Martin Parr, qui travaille, lui aussi, sur l’exagération, le décalage et les juxtapositions incongrues. Le plan de la chambre à coucher avec un dessus de lit, un papier peint, des cadres au mur et le pull-over du personnage est à ce titre un morceau d’anthologie.
  • de l’humour : un croisement réussi d’autodérision et de lucidité, composé de dialogues, de jeu sur le non-sens et d’ellipses dans la narration. Les scènes avec le frère mafieux sont ainsi des modèles du genre, où le raccourci de pensée s’exprime en images, matérialisé par une juxtaposition de plans.

Des thèmes récurrents :

  • les idéaux, en particulier ceux qu’on a perdus, soit des parcours de vie entre déception, aveuglement et aménagement de l’éthique personnelle.
  • la question de l’argent : en gagner, en perdre, en voler…
  • la question de l’échec ou de la réussite d’une vie… avec ses corollaires : lucidité, pessimisme, désespoir sous la légèreté apparente. (Noter à ce sujet le fond noir de l’affiche, que d’aucuns pourraient interpréter comme un message.)
  • le rapport au divin avec la remise en question des traditions culturelles ou religieuses, soulignée par des répliques savoureuses, teintées d’ironie et de réflexion sur l’absurde.

Je proteste contre le silence*

*dit un des personnages à propos de Dieu qui ne répond jamais à ses prières.

Café Society : Blake Lively, Jesse Eisenberg. Copyright Gravier productions Inc. Sabrina Lantos

Café Society : Blake Lively, Jesse Eisenberg. Copyright Gravier productions Inc. Sabrina Lantos

À cette liste non exhaustive de la « patte » WA,  il faut ajouter New York. L’attachement viscéral du réalisateur à sa ville se confond ici avec celui de son héros, le transformant en un double juvénile du réalisateur new-yorkais. Montrant une nouvelle fois la capacité du maître à se métamorphoser et se reproduire dans le jeu de ses acteurs… Après Barcelone, Rome et Paris, WA dit dans Cafe Society : rien ne vaut New York, Central Park, ses bagels et son Bronx.

Mais alors ? Qu’est-ce qui manque à Cafe Society  ?

Après réflexion, et le cœur lourd, je dirais le rythme…

Est-ce la multiplication d’intrigues secondaires (les affaires louches du frère, les relations de voisinage de la sœur, les amitiés du héros…) qui finissent par tisser une sorte de broderie de remplissage (oh pardon Woody) autour de la trame principale ? Est-ce cette profusion qui donne cette impression de trop confinant au pas assez ? Ou est-ce cette mélancolie latente et ce ralentissement inéluctable des choses, déjà sensibles dans les derniers films ?

Toujours est-il que malgré ses qualités formelles, stylistiques et intemporelles, la magie du contrepoint allenien fonctionne moins bien dans Cafe Society… Et je suis au regret de le dire, malgré mon admiration, mon respect et ma passion sans faille pour Woody Allen, on s’ennuie au Cafe Society. Un peu comme à ces réunions de famille, où l’on se retrouve avec plaisir, où l’on reconnait les histoires et les souvenirs, mais où finalement il manque l’étincelle… Et d’où on repart attristée à l’idée que peut-être ce sera le dernier…

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