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Filmer l’Histoire : cycle Cin’Eiffel introduit par le 7ème Salon du Roman Historique de Levallois

6 Mar

Pour accompagner le  7ème édition du Salon du Roman Historique de Levallois (nouvelle fenêtre) (dimanche 11 mars 2018), Cin’Eiffel a décidé de programmer, pour la 1ère fois, une sélection de films qui donnent un éclairage évènementiel, social ou culturel sur l’Histoire.

« Filmer l’Histoire » sera un évènement récurrent, qui aura lieu tous les ans, qui rappelle la spécificité qui est la nôtre :  un ciné-club dynamique, vivant au sein d’une médiathèque et qui permet de mettre à l’honneur littérature et cinéma en même temps!

Les films qui auraient pu rentrer dans ce cycle sont bien sûr très nombreux… Les bibliothécaires ont essayé de choisir, dans ce vaste corpus, des films qui n’étaient pas forcément attendus… Et d’étonner, peut-être, un public fidèle ou de passage.

Deux intervenants nous feront le plaisir de participer aux séances. Ils procéderont à chaque fois à une analyse qui permettra de dégager de nouvelles perspectives sur chacun des films : Nicolas Roncier, philosophe, jeudi 29 mars 2018 et Serge Chauvin (nouvelle fenêtre), universitaire et spécialiste de cinéma américain, jeudi 12 avril 2018.

Pour aller plus loin : cette vidéo produite par l’Académie du Forum des images où Jean-Pierre Bertin-Maghit présente le livre Cinéma et histoire de Marc Ferro . Livre disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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Le choix des bloggeuses de Cin’Eiffel en 2017

2 Fév

Je vous livre, aujourd’hui, la bonne résolution de toute l’équipe Cin’eiffel, pour la nouvelle année : continuer à chercher encore et toujours quelques « pépites », films connus ou moins connus, que nous sommes prêtes à aller découvrir dans une petite salle de banlieue, un dimanche matin, sous une pluie diluvienne !

Chaque bloggeuse a sélectionné les 3 films et les séries qui l’ont vraiment captivée en 2017 : le choix a parfois été difficile, mais voici le résultat.

 

LES FILMS :

N°1

Détroit réal. K. Bigelow : c’est vraiment notre coup de cœur.

Les émeutes de Détroit de 1967 demeurent un des actes fondateurs, qui ont vraiment fait avancer les droits civiques des afro-américains et mis à mal la ségrégation raciale aux États-Unis. Ces évènements sont évoqués dans la littérature américaine contemporaine [je conseille vivement la lecture du très troublant roman de Jeffrey Eugenides, Middlesex (nouvelle fenêtre), qui évoque le sujet], mais attendaient encore LEUR film. C’est chose faite!

 

Sur la 2ème marche : 4 très bons films à découvrir, si ce n’est pas encore fait. Ils sont tous disponibles à la médiathèque Albert-Camus.

 

Enfin quelques coups de cœurs personnels des unes ou des autres :

120 battements par minutes réal Robin Campillo (nouvelle fenêtre)

L’autre coté de l’espoir réal Aki Kaurismaki

Le sens de la fête réal. Eric Toledano et Olivier Nakache

Pour le réconfort réal. Vincent Macaigne

L’amant du jour réal Philippe Garrel (nouvelle fenêtre)

Après la tempête réal Hirokaru Kore-Eda (nouvelle fenêtre)

Les nouveaux sauvages réal. Damien Szifron

 

LES SERIES :

Sur la 1ère marche : cette série est tirée du superbe roman La servante écarlate (nouvelle fenêtre) de Margaret Atwood (nouvelle fenêtre), grand auteur canadien, les scénaristes ont réussi à en faire la série dont tout le monde parle ! Encore difficile à voir en France puisqu’elle n’est pas encore disponible sur les grands médias français et ne sortira en DVD que dans quelques mois… Alors patience!

 

D’autres séries n’ont pas échappé aux bloggeuses, je vous en propose une sélection :

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Pleins feux sur : Alain Delon

14 Déc

Rien ne prédestinait Alain Delon (nouvelle fenêtre) à faire carrière dans le septième art et pourtant il est l’une des plus fortes personnalités du cinéma français. Fin des années 50, après avoir décliné un contrat à Hollywood et tourné quelques films (Quand la femme s’en mêle (1957), Christine (1958)…) dans lesquels son physique de jeune premier éclate à l’écran, il est repéré par Luchino Visconti (nouvelle fenêtre). C’est le coup de foudre réciproque mais de nature différente. Le réalisateur lui offre un de ses plus grands rôles dans Rocco et ses frères (1960). L’acteur à la beauté insolente illumine cette poignante tragédie de mœurs, dont le lyrisme touchant en a fait un authentique film populaire. La rencontre entre le mentor et son apollon profite aux deux. Visconti reprend le meilleur du néoréalisme et de la Nouvelle Vague pour dresser un portrait de l’Italie d’après-guerre mêlant la réflexion politique et l’émotion la plus déchirante. Delon, lui,  montre toute la palette de son jeu, du jeune homme fragile à l’homme déterminé ; une dualité que l’on retrouve ensuite dans beaucoup de ses personnages, à la fois voyou et séducteur.

Cliquez sur les points jaunes de l’image pour en découvrir davantage.

Cin’Eiffel présente jeudi 14 décembre 2017 à 19h30, Rocco et ses frères, sorte de tragédie grecque, inspirée des Frères Karamazov de Dostoïevski (nouvelle fenêtre) à l’occasion du film sélectionné par les spectateurs et les lecteurs de La Médiathèque !

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

 

M. Night Shyamalan …

2 Nov

Manoj Nelliyattu Shyamalan, plus connu sous le nom de M. Night Shyamalan, est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur américain. D’origine indienne né le 6 août 1970 à Pondichéry en Inde. Il grandit en Pennsylvanie et passe toute son temps à regarder des films, notamment ceux de Steven Spielberg !

Alors qu’il n’a que 17 ans, il a déjà a son actif plus d’une quarantaine de courts métrages et part étudier à l’école des arts de l’Université de New-York. C’est en 1992, qu’il en sort diplômé et qu’il se fait naturaliser américain.

Cette même année, il réalise son premier long métrage Praying witch anger (Prier avec colère) un drame autobiographique qui rencontre un fort succès au Festival International du Film de Toronto.

L’âge d’or commence pour M. Night Shyamalan en 1999 avec la sortie de Sixième sens. C’est un succès planétaire qui va marquer le début d’une longue collaboration avec Bruce Willis (quatre films tournés ensemble).

Suivront : Incassable (nouvelle fenêtre) en 2000, avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright ; Signes en 2002, avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Rory Culkin et Le village (nouvelle fenêtre) en 2004, avec Joaquin Phoenix, Adrien Brody, William Hurt et Sigourney Weaver.

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Comme Alfred Hitchcock, M. Night Shyamalan a la singulière particularité d’apparaître dans la plupart de ses films. Plus que des apparitions, il s’approprie parfois un petit rôle …

Entre 2004 et 2006, plusieurs films seront mal considérés par la critique et le public : La jeune fille de l’eau, Phénomène, Le dernier maître de l’air et After earth. Il faut attendre 2015 avec la sortie de The Visit et 2017 avec Split pour qu’il soit à nouveau plébiscité par le monde du cinéma et son public.

Son prochain film Glass est prévu en 2019, le scénario reprendra l’histoire des personnages dIncassable et de Split pour faire une suite. Bruce Willis reprendra son rôle de David Dunn, Samuel L. Jackson se remettra à nouveau dans la peau de Elijah Price alias M. Glass et l’acteur James McAvoy réitéra, quant à lui, celui de Kevin, individu aux 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune!

 

 

Les jumeaux, ces êtres fascinants

26 Oct

Tout le monde a en tête la chanson des jumelles interprétée par Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy :

Nous sommes deux sœurs jumelles
Nées sous le signe des gémeaux
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do
Toutes deux demoiselles
Ayant eu des amants très tôt
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do…

Vous l’aurez donc sans doute deviné, à l’occasion de la sortie en DVD du dernier film de François Ozon le 26 septembre, L’amant double, nous parlerons des jumeaux dans ce billet.

Hélène délivrée par Castor et Pollux, @Jean-Bruno Gassies (1786-1832)

Depuis la nuit des temps, les jumeaux fascinent. La gémellité est troublante, complexe, et engendre des comportements spécifiques.

Tout commence évidemment avec Castor et Pollux,(nouvelle fenêtre) qui sont dans la mythologie grecque les fils jumeaux de Zeus et Léda.  Surnommés les Dioscures (enfants nés de Zeus), ce sont des frères inséparables, et ils resteront côte à côte tout au long de leur vie et de leurs aventures.

La louve du Capitole, @artiste inconnu

Nous pouvons évoquer également les jumeaux célèbres Remus et Romulus (nouvelle fenêtre), fils de la vestale Rhéa Silva et Mars, le dieu de la guerre. La légende racontent qu’ils furent sauvés de la noyade par une louve et élevés par un berger. Ensemble, Remus et Romulus décidèrent de fonder une ville (Rome), à l’endroit même où ils avaient été abandonnés.

Les jumeaux et les jumelles sont des êtres à la fois différents et identiques. Fusionnels et unis par une intimité affective profonde, ils ressentent parfois les mêmes choses au même moment, même lorsqu’ils ne sont physiquement pas au même endroit. Mais cela se gâtent lorsqu’ils sont dans une relation dominant-dominé. Dans ce cas, cela devient insupportable et cela aboutit à un conflit. Le psychologue Réné Zazzo explique ces composantes de la personnalité des jumeaux par le micromilieu qu’ils forment ensemble : leur vie en couple les isole du reste de la famille.

Et au cinéma, ça donne quoi ? Le montage, les effets spéciaux, permettent bien des fantaisies. Vrais jumeaux, deux comédiens différents ou le même se dédoublant ? Tout est possible.

image extraite du film

Faux-semblants de David Cronenberg (1988)

Beverly et Elliot Mantle, deux gynécologues réputés, sont des « vrais » jumeaux et partagent tout : leur appartement, leur clinique et les femmes. Lorsque Claire consulte Beverly, celui-ci tombe amoureux d’elle et refuse de la « partager ». C’est le début d’une descente vers la folie…


L’affiche originale qui contient le sous-titre : « Two bodies. Two spirits. One soul » (Deux corps, Deux esprits, Une âme) précise la relation qui existe entre Beverly et Elliot Mantle. Ils ne font qu’un. Pourtant même si leur physique est identique, leurs esprits divergent. Berverly est d’une timidité maladive alors que son frère Elliot est un séducteur à la limite de l’arrogance. L’irruption de Claire dans leur vie va faire éclore, mettre à jour leurs différences. En effet, pour la première fois, les frères vont penser, agir, sentir autrement et montrer leur incapacité à gérer la séparation.

David Croneneberg reprend l’un de ses thèmes de prédilection, l’obsession de la chair, des viscères et signe une œuvre singulière.

Lors d’une interview au journal l’Express en 2000, David Croneneberg disait :

A défaut d’une analyse freudienne, je peux vous livrer une conviction philosophique : la première preuve de l’existence de l’homme, c’est son corps. Nous sommes des corps. Quand le corps meurt, nous mourons. Ce qui ne veut pas dire que nous manquons de spiritualité, au contraire. Mais celle-ci est également liée au corps et au fait que nous sommes mortels. Mes films parlent de la vie et la mort. En filmant le corps, j’explore la nature de l’existence humaine, à l’opposé de la plupart des représentations actuelles, où l’homme est désincarné. Depuis toujours, je suis fasciné par le corps, ses fonctions et la manière dont il gouverne l’espace, comme le design des meubles par exemple…

L’acteur Jeremy Irons qui joue les jumeaux, lui permet d’explorer différentes facette de son propre jeu.
Le DVD de Faux-semblants est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

image extraite du film

Sœurs de sang de Brian de Palma (1973)

Un soir, Danielle Breton ramène un homme chez elle. Au matin, l’homme est poignardé alors qu’une journaliste, Grace Collier, assiste au meurtre de sa fenêtre. Grace prévient la police mais aucun cadavre n’est découvert. Convaincue de ce qu’elle a vu, elle décide de mener l’enquête en ignorant que Danielle Breton a en réalité une sœur jumelle, Dominique…

Le jeudi 10 mars 2016, le film Sœurs de sang était projeté dans le cadre du cycle « A couper au couteau » (nouvelle fenêtre) et le philosophe Ugo Batini était venu nous parler de ce film.

Brian de Palma nous offre avec ce film tout ce qui fera sa renommée. Le voyeurisme – meurtre vu de la fenêtre de l’immeuble d’en face par la journaliste (référence évidente à Alfred Hitchkock) -, l’utilisation du split-screen (nouvelle fenêtre) qui joue sur le doute du spectateur et ainsi brouille les pistes, le dédoublement de personnalité avec Margot Kidder (Superman, Amytiville) habitée – le réalisateur s’étant inspiré d’un fait-divers sur deux sœurs siamoises, liées à la naissance par la hanche et séparées ensuite par une opération.

Et pour vous faire un aperçu de la carrière de Brian de Palma, un petit condensé de sa vie, son œuvre en 6 minutes écrit et réalisé par Luc Lagier pour Blow up d’Arte.

Le DVD  de Soeurs de sang est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Pour finir, petit rappel en images des films qui représentent des jumeaux au cinéma.

 

 

 

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