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La sélection films des bibliothécaires : Andreï Roublev de Tarkovski

27 Oct

Les bibliothécaires sont souvent aussi cinéphiles. Cette nouvelle rubrique de Cin’Eiffel leur permet de réveiller ces moments passés dans les salles obscures… Aujourd’hui Valérie N. se souvient de sa découverte de Andreï Roublev d’Andrei Tarkovski (nouvelle fenêtre) :

La caméra d’Andrei Tarkovski explore le temps et pose un regard sur la création et le rêve mais ses films nous amènent aussi à réfléchir sur notre condition. Ici on est bercé par les images, les lieux et la langue russe.  Andreï Roublev est aussi puissant qu’une cantate ou qu’un requiem. Andreï Tarkovski aime filmer la nature, les objets et surtout l’âme humaine, il filme l’invisible et rappelle l’essentiel.

Laissez-vous envouter par cette magnifique fresque historique sur un peintre d’icônes!

Si vous souhaitez en apprendre plus sur ce réalisateur solitaire, qui a tout quitté, pour se consacrer à sa démarche artistique, lisez le temps scellé (nouvelle fenêtre)  et découvrez le miroir (nouvelle fenêtre) 4eme film du réalisateur, partiellement autobiographique.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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Le Western au cinéma

6 Oct

Le genre du Western repose sur une légende connue de tous : la conquête de l’Ouest américain. Le XXème siècle marque son apogée aux États-Unis, puis les Européens s’emparent du genre dans les années 1960. Le mythe de la frontière est important dans l’histoire américaine et le cinéma est un moyen moderne de transmettre ces récits.

Les différents genres de Western

Le Western classique américain

Des codes précis sont à respecter. On y trouve des Indiens, des cowboys, des bandits sans foi ni loi, un shérif intègre, les décors sauvages du Far West. Le héros représente souvent une forme de perfection avec des valeurs morales fortes et sans faiblesse. Ce genre cinématographique popularise la « destinée manifeste » des États-Unis.

Le Western Spaghetti

L’Italie se réapproprie le genre du Western des années 1960 à la fin des années 1970. On peut citer Sergio Leone comme réalisateur clef de cette période. Les héros transgressent parfois la loi pour rendre justice. La violence est plus banalisée. Les scénarios se renouvellent, le visuel également.  Les intrigues et les comportements des personnages se rapprochent plus de la réalité.

Le Western contemporain

Les lieux rappellent les vieux westerns, l’histoire est différente et se passe dans le présent ou dans le futur. Le genre est remis aux goûts du jour avec des scénarios plus complexes, des histoires qui dépassent les guerres de clans et nous plongent dans la psychologie des personnages.

Les réalisateurs incontournables

John Ford (1894-1973) (nouvelle fenêtre) : il commence la réalisation avec le cinéma muet en 1915. Sur cent quarante-deux films réalisés, cinquante-trois auraient disparus. Il reçut quatre fois l’Oscar du meilleur réalisateur, tous pour des films autres que des westerns.

Howard Hawks (1896-1977) (nouvelle fenêtre) : cinquante films réalisés dont une dizaine de westerns.

Anthony Mann (1906-1967) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1942, il réalisa onze westerns sur quarante-quatre films dont L’homme de la plaine (1955) (nouvelle fenêtre).

John Sturges (1910-1992) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1949, il réalisa quarante films dont douze westerns.

Sam Peckinpah (1925-1984) (nouvelle fenêtre) : réalisateur dès 1954, il réalisa six westerns sur seize films dont Pat Garrett et Billy le Kid (1973) (nouvelle fenêtre).

Sergio Leone (1929-1989) (nouvelle fenêtre) : il réalise son premier western en 1964 et sur seulement huit films réalisés, cinq sont des westerns.

Clint Eastwood (1930 – …) (nouvelle fenêtre) : acteur dès 1955 et réalisateur depuis 1971. Il a réalisé trente-neuf films et joué dans soixante-dix-huit films.

Kevin Costner (1955 – …) (nouvelle fenêtre) : acteur et réalisateur, il a joué dans soixante-cinq films et en réalisa trois, tous des westerns : Danse avec les loups (1990) (nouvelle fenêtre) ; Postman (1997) ; Open Range (2003)

Les frères  Coen (nouvelle fenêtre) qui ont réalisé vingt films dont No country for old men (2007) (nouvelle fenêtre) et True Grit (2010) (nouvelle fenêtre)

Je vous laisse essayer de retrouver qui est qui… ?

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D’autres idées de films…

La rivière rouge (1949) de Howard Hawks

Rio Bravo (1959) de Howard Hawks (nouvelle fenêtre)

L’homme qui tua liberty Valance (1962) de John Ford (nouvelle fenêtre)

Little Big Man (1971) de Arthur Penn – bientôt à La Médiathèque

Dead man (1996) de Jim Jarmusch (nouvelle fenêtre)

Blueberry (2004) de Jan Kounen (nouvelle fenêtre)

Django unchained (2013) de Quentin Tarantino (nouvelle fenêtre)

Les 8 salopards (2016) de Quentin Tarantino (nouvelle fenêtre)

Comancheria (2016) de David Mackenzie (nouvelle fenêtre)

=> Pour ceux que cela intéresse, une exposition dédiée à l’œuvre de Sergio Leone (nouvelle fenêtre) se déroulera à la Cinémathèque du 10 octobre 2018 au 28 janvier 2019.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Cin’Eiffel Le choix des spectateurs 2018 : 2/3 Les policiers

16 Avr

2/3 Les policiers ou films noirs

Cin’eiffel est votre ciné-club. Nous vous proposons donc de participer à la programmation : le dernier film programmé de l’année, le jeudi 20 décembre 2018, sera choisi par les spectateurs. A partir du 10 avril et jusqu’au 3 juin 2018, votez pour le film que vous voulez voir sur grand écran!

Le résultat du vote sera annoncé lors de notre dernière séance avant l’été, jeudi 28 juin 2018, après la projection de Sur la route de Madison réalisé par Clint Eastwood.

Cette année nous vous proposons une liste de 15 films : 5 comédies, 5 policiers, 5 drames choisis par les bibliothécaires, films rares ou connus, de qualité, tous réalisés par un auteur d’exception.

Petit historique : le film noir est nait en Amérique et en Allemagne en pleine crise des années 1920, et il donne des indications sur l’état d’une société ; Les truands ont des règles et « une morale » (discutable, bien sûr!) : il faut donc( implicitement) comprendre qu’il vaut mieux des truands avec des codes que des élites corrompues. Le cinéma et le public aiment les films noirs….

 

Policiers ou films noirs :

Les tueurs (nouvelle fenêtre) réal. par Robert Siodmak (nouvelle fenêtre)/ 1946

Deux tueurs surgissent dans une bourgade du New Jersey pour y assassiner le « Suédois», un simple pompiste de la station service de la ville. Ce dernier pourtant informé de la venue des criminels, ne tente pas de s’enfuir et est abattu. Intrigué par les circonstances du meurtre, l’enquêteur chargé de l’affaire remue ciel et terre pour percer ses mystères…

« L’un des intérêts essentiels des Tueurs (nouvelle fenêtre) est donc de faire croiser deux styles de mise en scène pour marquer l’évolution du film criminel vers plus de complexité psychologique, un fatalisme noir qui condamne les personnages, une approche visuelle plus agressive, biscornue et déstabilisante, et enfin vers un brouillage des repères moraux. Les films de gangsters défendaient un réalisme, tant du point de vue social et moral que visuel avec une réalisation nerveuse et agrémentée d’éclats de violence graphique (les productions Warner étaient la quintessence du genre). Et leur photographie bien plus « naturaliste » que baroque assignait parfaitement aux personnages leur positionnement éthique, selon qu’ils fussent flics ou voyous, dans un quotidien chamboulé par une criminalité amenée à être jugulée par des héros braves et uniquement brutaux si la profession l’exigeait. Ce genre de film criminel allait faire la part belle aux enquêteurs chevronnées dans les années 40 – alors que les truands flamboyants mais maudits tenaient le haut de l’affiche au cours de la décennie précédente – dans les films d’Anthony Mann, Henry Hathaway ou Richard Fleischer qui rendaient héroïque l’homme de loi faisant son travail avec modestie, pugnacité et abnégation. Nourri par l’expressionnisme allemand et influencé par le cinéma d’épouvante, le Film noir allait orienter le film criminel vers un univers cauchemardesque et névrosé où la frontière entre le Bien et le Mal s’effacerait progressivement et dans lequel les personnages seraient les jouets de forces extérieures qui condamneraient leur libre arbitre et leur fabriquerait un sort funeste. » DVDKlassik

 

Sparrow (nouvelle fenêtre) réal. par Johnny To Hong-Kong/2009

A Hong Kong, un Sparrow est un pickpocket. Kei est le plus habile de tous. Entre deux vols de portefeuilles avec les membres de son gang, il aime arpenter la ville à vélo, et prendre des photos.
Un jour, une femme ravissante, Chun Lei apparaît dans son viseur. Il est ensorcelé.
Chaque membre du gang va tomber sous le charme de cette femme qui ne les a pas croisés par hasard. Elle veut que les pickpockets dérobent pour son compte quelque chose de très précieux.

« Johnnie To est un virtuose. Ce n’est pas forcément une condition enviable. On peut être esclave de sa virtuosité, victime de l’addiction que la facilité d’expression provoque. Le meilleur antidote à ces poisons, c’est la liberté de ton. Et Sparrow, comédie légère teintée de mélancolie, montre que Johnnie To sait s’affranchir de toutes les contraintes, de toutes les attentes, pour faire un cinéma qui ne procède que de son désir….Dans Sparrow, la ville se calme, au point de paraitre presque provinciale. Il n’y a pas de foules, pas d’embouteillages, et l’on découvre tout ce qui reste du passé dans les interstices ménagés entre les gratte-ciel. L’énergie cède le pas un instant à l’élégance et au rêve. Sparrow est un vrai film d’amour, entre hommes et femme, entre Johnnie To et Hongkong. » Thomas Sotinel, Le Monde. 

 

Ascenseur pour l’échafaud réal. Louis Malle FR/1958

Un homme assassine son patron avec l’aide de sa femme dont il est l’amant. Voulant supprimer un indice compromettant, il se retrouve bloqué dans l’ascenseur qui l’emporte sur les lieux du crime.

« …D’un côté, un homme enfermé ; de l’autre, une femme qui erre dans ­Paris. Entre eux : l’ombre du crime. Louis Malle alterne scènes muettes où le moindre bruit devient inquiétant et scènes pleines de bruits inutiles, qui semblent retarder l’instant où les amants pourront se voir et s’expliquer. L’intrigue policière laisse place, tout doucement, à une atmosphère à la fois morbide et sensuelle. Pour accompagner Jeanne Moreau déambulant dans les rues, la trompette de Miles Davis improvise. Elle semble exprimer le désarroi indicible de la jeune femme. Ascenseur pour l’échafaud préfigure le plus beau film de Louis Malle, Le Feu follet (nouvelle fenêtre), où Maurice Ronet s’égare dans la douleur et se suicide. » Philippe Piazzo, Télérama.

 

Le solitaire réal. par Michael Mann (nouvelle fenêtre) USA/1981

Après onze ans passés en prison, Frank, un talentueux voleur de bijoux, décide de se lancer dans un dernier coup avant de se ranger pour de bon avec son ami Jessie.

« … Le Solitaire est pourtant le meilleur de ses polars, idéalement équilibré par rapport à l’hypertrophié Heat et au plus épuré et conceptuel Collateral, ce qui n’enlève rien à leurs immenses qualités. La force de Thief, c’est de définir tous les motifs visuels et thématiques mannien à l’état brut. Heat est certes plus épique, flamboyant et stylisé, Collateral plus immersif, mais Thief s’avère plus intense et immédiat dans son côté direct, à l’image de son personnage principal. Le héros chez Michael Mann est un personnage obsessionnel, un professionnel acharné qui ne laisse aucune distraction interférer avec ses objectifs. C’est lorsqu’il se laisse gagner par une certaine humanité qu’il signe indirectement sa perte (De Niro perdant un temps précieux dans sa fuite finale pour sa petite amie dans Heat, Tom Cruise voyant sa détermination légèrement vaciller dans le lien qu’il noue avec Jamie Foxx dans Collateral). Ici c’est James Caan, braqueur aguerri et dur à cuire qui ne s’en laisse pas compter. Sa grande force est une farouche indépendance acquise à la dure école de la prison dès le plus jeune âge et qui le rend imprévisible s’il est menacé. Pourtant, le sort dramatique d’un mentor encore détenu (magnifique Willie Nelson) va lui faire comprendre combien son existence est incomplète… On trouve déjà le désir d’ailleurs du héros défini par un objet innocent, ici avec le collage de photos fait en prison par Caan représentant sa vie rêvée en famille et qui anticipe celle accompagnant Jamie Foxx dans son taxi durant Collateral. Sous sa présence virile, James Caan y ajoute une dimension vulnérable, presque enfantine dans la définition naïve de son objectif. Peu au fait de la vie en société, le personnage hors de ses compétences criminelles est un être fragile en quête de repères « ordinaires » et rassurants en réponse à une enfance difficile. Dès lors on peut voir en Willie Nelson et le méchant incarné par Robert Prosky deux figures du père, l’une positive et l’autre néfaste. Le premier met Caan sur la voie d’un avenir autre que criminel, le deuxième (la bonhomie menaçante et le ton paternel justement de Robert Prosky font merveille) lui fait miroiter ce futur pour mieux le manipuler et soumettre… » Justin Kwedi, DvdKlassik

 

De battre mon cœur s’est arrêté réal. Jacques Audiard (nouvelle fenêtre) FR./2009

À 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l’immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu’il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu’il rêvait de devenir, à l’image de sa mère.
Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.

« Ce polar consacra le cinéma français mais pas franchouillard de Jacques Audiard, qui avait trouvé l’argument de son scénario dans un film américain, Fingers (1978), de James Toback. Tout, ici, dit l’envie d’une échappée au large des repères connus. Une envie que Romain Duris fait vibrer jusqu’au bout de ses doigts, dans un rôle qui le révéla. Petite frappe, il magouille dans l’immobilier mais décide de devenir pianiste virtuose. Pour échapper à la violence que son malfrat de père l’incite à reproduire ? Jacques Audiard se garde des éclairages psychologiques. Il raconte l’avancée d’un jeune homme vers l’inconnu : un autre lui-même. Mené avec brio, le film est palpitant. » Frédéric Strauss, Télérama.

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Cin’Eiffel Le choix des spectateurs 2018 : 1/3 Les comédies

10 Avr

1/3 Les comédies

Cin’eiffel est votre ciné-club. Nous vous proposons donc de participer à la programmation : le dernier film programmé de l’année, le jeudi 20 décembre 2018, sera choisi par les spectateurs. A partir du 10 avril et jusqu’au 3 juin 2018, votez pour le film que vous voulez voir sur grand écran!

Le résultat du vote sera annoncé lors de notre dernière séance avant l’été, jeudi 28 juin 2018, après la projection de Sur la route de Madison réalisé par Clint Eastwood.

Cette année nous vous proposons une liste de 15 films : 5 comédies, 5 policiers, 5 drames choisis par les bibliothécaires, films rares ou connus, de qualité, tous réalisés par un auteur d’exception.

 

Pour vous aider à choisir, nous vous proposons pour chaque film : bande annonce, synopsis, critique.

La comédie est une des catégories « reines » au cinéma, très recherchée. Beaucoup de comédies ne sont que des produits commerciaux stéréotypés, attendus, sans saveur, dans lesquelles seule la bande annonce nous amuse vaguement, alors de là, à y trouver vraiment de l’humour!! Nous avons sélectionné plusieurs styles, plusieurs époques, et espérons avoir réussi à vous convaincre…

 

Comédies :

Whisky a gogo (nouvelle fenêtre) réal. Alexander MacKendrick GB/1949

1943 : Todday, petite île ecossaise, vit un drame unique dans son histoire : une penurie de whisky. Les vieux ne veulent plus de la vie, les jeunes ne s’aiment plus. Mais, miracle, un cargo transportant des caisses de whisky s’echoue sur les récifs.

 

L’argent de la vieille réal. Luigi Comencini (nouvelle fenêtre) IT/1977

Une américaine très riche est passionnée par les jeux de cartes. Son jeu préféré est le « scopone scientifico » auquel elle joue quand elle est en Italie. Là-bas, sa demeure surplombe un bidonville de Rome et madame se plaît à défier les pauvres gens au cours de parties où elle est sûre de remporter la mise…

François Chevassu (La Revue du Cinéma) : « L’affrontement du bidonville et de la bourgeoisie, à travers une comédie fort drôle, nourrie de tendresse et d’humour noir. Une nouvelle démonstration de l’habileté des cinéastes italiens à mêler spectacle et réflexion. »

 

New-York Miami réal. Frank Capra (nouvelle fenêtre) USA/ 1939

Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New York. Elle rencontre Pete, un journaliste, dans le bus, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l’argent commence à leur faire défaut et qu’ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaître Pete.

 « Inventif, insolent… pour les années 1930 : une femme mariée passe ses nuits dans la chambre d’un inconnu. Tous deux ne sont séparés que par de simples couvertures, baptisées les « murs de Jéricho » ! Pire : au contact de cet homme socialement inférieur (un journaliste), la riche héritière découvre la vraie vie. Bref, le puritanisme américain en prenait un sacré coup. Jusque dans les scènes finales, où le père autorise son futur gendre à « abattre les murs de Jéricho »… Alors que le mariage (imminent, certes) n’avait pas encore eu lieu ! Clark Gable et Claudette Colbert remportèrent chacun un oscar. Et le film, aussi. » Pierre Murat, Télérama.

 

Maine océan réal. Jacques Rozier FR/1982

Confortablement installée dans un compartiment de première classe de l’express Maine Ocean, Dejanira somnole. Le contrôleur survient et tente de lui expliquer qu’elle est en infraction, mais Dejanira ne comprend pas ce qu’on lui demande malgré l’intervention d’un second contrôleur.
Mimi De Saint Marc, une passagère, avocate de métier, se rendant à Angers pour défendre un de ses clients, le marin Petigas, prend fait et cause pour Dejanira.

 « L’originalité de l’attitude (de Rozier) vient de ce qu’elle est celle d’un ethnologue, ou d’un sociologue ou, mieux encore, d’un reporter. Mais, en elle-même, cette originalité ne servirait à rien si tout le travail de Rozier en tant que sociologue ou reporter ne se doublait en même temps d’un travail de Rozier en tant qu’artiste ». J-L. Godard.

« Quand on prend un train dont le maître de gare est Rozier, on n’est pas un usager : le cinéaste prend même cette horrible dénomination à rebours : on est pas usagé, usé, on est bousculé, requinqué, on a envie de bousculer à son tour ». Olivier Bitoun, DVDklassik.

 

Dr Folamour réal. Stanley Kubrick (nouvelle fenêtre) USA, 1964

Le général Jack Ripper, convaincu que les Russes ont décidé d’empoisonner l’eau potable des États-Unis, lance sur l’URSS une offensive de bombardiers B-52 en ayant pris soin d’isoler la base aérienne de Burpelson du reste du monde. Pendant ce temps, Muffley, le Président des Etats-Unis, convoque l’état-major militaire dans la salle d’opérations du Pentagone et tente de rétablir la situation.

« Comment arrêter un bombardier américain parti par erreur larguer ses charges nucléaires sur l’URSS ? Le président des Etats-Unis prend les choses en main pour corriger la bourde d’un général belliciste à l’extrême. Il faut se remettre dans le contexte de la guerre froide pour apprécier l’ironie mordante de Kubrick. Si, au début des années 1960, Hollywood produit plusieurs films décrivant les possibles engrenages menant à un conflit nucléaire, Docteur Folamour est le seul à traiter le sujet avec le sourire crispé du condamné en sursis, conscient d’être conduit à la catastrophe par un troupeau d’irresponsables.  » Aurélien Ferenczi, Télérama.

A vous de jouer!

Des bulletins de vote ainsi qu’une urne sont disponibles dans les médiathèques Gustave-Eiffel et Albert-Camus, vous pouvez également voter en ligne sur ce blog, en répondant au questionnaire à la fin de ce billet.

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Aujourd’hui 17 mars 2018, Kurt Russell fête ses 67 ans !!

17 Mar

Le 17 mars 2018, Kurt Russell, acteur phare des années 80/90, souffle ses 67 bougies. Sa longue carrière, débuta dans les année 60 et fut parsemée d’échecs et de succès …

Aujourd’hui il revient sur le devant de la scène et c’est l’occasion pour Cin’Eiffel de vous présenter son actualité. En effet, tel le Phoenix qui renait de ses cendres, Kurt Russell revient sur grand écran, pour notre plus grande joie !

Parcours d’acteur

Kurt Russell est né le 17 mars 1951 dans le Massachusetts, États-Unis. Dès son plus jeune âge il passe son temps entre les terrains de sport et les plateaux de cinéma, plus particulièrement sur les tournages de Bonanza dont l’un des acteurs principaux était son père Bing Russell, qui interpréta le shérif de cette série pendant 6 années.

À l’âge de dix ans, Kurt est engagé pour tourner dans des séries et quelques téléfilms. Et quand il n’est pas sur les plateaux, il s’adonne à sa passion, le base-ball, il est d’ailleurs reconnu comme un talentueux joueur !

Quelques années plus tard, en 1966, il signe avec le Studio Disney, tourne plusieurs films et devient ainsi l’un des acteurs vedettes, c’est l’enfant star du moment.

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Suite à une blessure à l’épaule, Kurt Russell arrête sa carrière de sportif et se consacre entièrement à sa deuxième passion, le Cinéma. Les premières années sont difficiles, il enchaine quelques petits rôles jusqu’au moment où il fait la connaissance d’un certain John Carpenter (nouvelle fenêtre) : nous sommes en 1978 et cette rencontre va être décisive pour sa carrière. Entre Kurt Russell et John Carpenter, commence alors une longue histoire ….

Russell / Carpenter en 5 tournages

  • Le roman d’Elvis (1979)
  • New-York 1997 (1981)
  • The thing (nouvelle fenêtre) (1982)
  • Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986)
  • Los Angeles 2013 (1996)

En 1984, Kurt Russell obtint enfin un rôle sombre et plus complexe dans Swing Shift de Jonathan Demme. Ce film marquera sa rencontre avec sa futur compagne l’actrice Goldie Hawn.

Avec le temps il est ainsi (malgré lui) classé dans le registre des acteurs de films d’action, d’autant plus qu’il fait lui-même la plupart de ces cascades. Kurt enchainera deux films en tandem, le premier avec Mel Gibson dans Tequila sunrise en 1988 puis au côté de Sylvester Stallone dans Tango et cash réalisé par Andrei Konchalovsky (1989). Il incarne en 1991, un pompier dans Backdraft avec Robert De niro et Alec Baldwin.

     

Dans les années 90, il continue à collectionner les rôles physiques et les personnages risque-tout : Obsession fatale (1992), Tombstone (1993), Stargate (1994) et Breakdown (1997).

Mais suite à l’énorme échec commercial de Soldier (1998), sa carrière ralentit et les producteurs ne font plus appel à lui. Kurt continuera quand même à tourner dans quelques films qui passeront inaperçus !

Il faudra attendre 2007, pour le revoir en haut de l’affiche lorsque le réalisateur Quentin Tarantino (nouvelle fenêtre) le sollicitera pour interprèter Mike Stuntman, le grand psychopathe, dans son film Le boulevard de la mort (nouvelle fenêtre) !!

Kurt Russell is back …

 

 

Ses derniers grands films :

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