Cin’Eiffel Le choix des spectateurs 2018 : 2/3 Les policiers

16 Avr

2/3 Les policiers ou films noirs

Cin’eiffel est votre ciné-club. Nous vous proposons donc de participer à la programmation : le dernier film programmé de l’année, le jeudi 20 décembre 2018, sera choisi par les spectateurs. A partir du 10 avril et jusqu’au 3 juin 2018, votez pour le film que vous voulez voir sur grand écran!

Le résultat du vote sera annoncé lors de notre dernière séance avant l’été, jeudi 28 juin 2018, après la projection de Sur la route de Madison réalisé par Clint Eastwood.

Cette année nous vous proposons une liste de 15 films : 5 comédies, 5 policiers, 5 drames choisis par les bibliothécaires, films rares ou connus, de qualité, tous réalisés par un auteur d’exception.

Petit historique : le film noir est nait en Amérique et en Allemagne en pleine crise des années 1920, et il donne des indications sur l’état d’une société ; Les truands ont des règles et « une morale » (discutable, bien sûr!) : il faut donc( implicitement) comprendre qu’il vaut mieux des truands avec des codes que des élites corrompues. Le cinéma et le public aiment les films noirs….

 

Policiers ou films noirs :

Les tueurs (nouvelle fenêtre) réal. par Robert Siodmak (nouvelle fenêtre)/ 1946

Deux tueurs surgissent dans une bourgade du New Jersey pour y assassiner le « Suédois», un simple pompiste de la station service de la ville. Ce dernier pourtant informé de la venue des criminels, ne tente pas de s’enfuir et est abattu. Intrigué par les circonstances du meurtre, l’enquêteur chargé de l’affaire remue ciel et terre pour percer ses mystères…

« L’un des intérêts essentiels des Tueurs (nouvelle fenêtre) est donc de faire croiser deux styles de mise en scène pour marquer l’évolution du film criminel vers plus de complexité psychologique, un fatalisme noir qui condamne les personnages, une approche visuelle plus agressive, biscornue et déstabilisante, et enfin vers un brouillage des repères moraux. Les films de gangsters défendaient un réalisme, tant du point de vue social et moral que visuel avec une réalisation nerveuse et agrémentée d’éclats de violence graphique (les productions Warner étaient la quintessence du genre). Et leur photographie bien plus « naturaliste » que baroque assignait parfaitement aux personnages leur positionnement éthique, selon qu’ils fussent flics ou voyous, dans un quotidien chamboulé par une criminalité amenée à être jugulée par des héros braves et uniquement brutaux si la profession l’exigeait. Ce genre de film criminel allait faire la part belle aux enquêteurs chevronnées dans les années 40 – alors que les truands flamboyants mais maudits tenaient le haut de l’affiche au cours de la décennie précédente – dans les films d’Anthony Mann, Henry Hathaway ou Richard Fleischer qui rendaient héroïque l’homme de loi faisant son travail avec modestie, pugnacité et abnégation. Nourri par l’expressionnisme allemand et influencé par le cinéma d’épouvante, le Film noir allait orienter le film criminel vers un univers cauchemardesque et névrosé où la frontière entre le Bien et le Mal s’effacerait progressivement et dans lequel les personnages seraient les jouets de forces extérieures qui condamneraient leur libre arbitre et leur fabriquerait un sort funeste. » DVDKlassik

 

Sparrow (nouvelle fenêtre) réal. par Johnny To Hong-Kong/2009

A Hong Kong, un Sparrow est un pickpocket. Kei est le plus habile de tous. Entre deux vols de portefeuilles avec les membres de son gang, il aime arpenter la ville à vélo, et prendre des photos.
Un jour, une femme ravissante, Chun Lei apparaît dans son viseur. Il est ensorcelé.
Chaque membre du gang va tomber sous le charme de cette femme qui ne les a pas croisés par hasard. Elle veut que les pickpockets dérobent pour son compte quelque chose de très précieux.

« Johnnie To est un virtuose. Ce n’est pas forcément une condition enviable. On peut être esclave de sa virtuosité, victime de l’addiction que la facilité d’expression provoque. Le meilleur antidote à ces poisons, c’est la liberté de ton. Et Sparrow, comédie légère teintée de mélancolie, montre que Johnnie To sait s’affranchir de toutes les contraintes, de toutes les attentes, pour faire un cinéma qui ne procède que de son désir….Dans Sparrow, la ville se calme, au point de paraitre presque provinciale. Il n’y a pas de foules, pas d’embouteillages, et l’on découvre tout ce qui reste du passé dans les interstices ménagés entre les gratte-ciel. L’énergie cède le pas un instant à l’élégance et au rêve. Sparrow est un vrai film d’amour, entre hommes et femme, entre Johnnie To et Hongkong. » Thomas Sotinel, Le Monde. 

 

Ascenseur pour l’échafaud réal. Louis Malle FR/1958

Un homme assassine son patron avec l’aide de sa femme dont il est l’amant. Voulant supprimer un indice compromettant, il se retrouve bloqué dans l’ascenseur qui l’emporte sur les lieux du crime.

« …D’un côté, un homme enfermé ; de l’autre, une femme qui erre dans ­Paris. Entre eux : l’ombre du crime. Louis Malle alterne scènes muettes où le moindre bruit devient inquiétant et scènes pleines de bruits inutiles, qui semblent retarder l’instant où les amants pourront se voir et s’expliquer. L’intrigue policière laisse place, tout doucement, à une atmosphère à la fois morbide et sensuelle. Pour accompagner Jeanne Moreau déambulant dans les rues, la trompette de Miles Davis improvise. Elle semble exprimer le désarroi indicible de la jeune femme. Ascenseur pour l’échafaud préfigure le plus beau film de Louis Malle, Le Feu follet (nouvelle fenêtre), où Maurice Ronet s’égare dans la douleur et se suicide. » Philippe Piazzo, Télérama.

 

Le solitaire réal. par Michael Mann (nouvelle fenêtre) USA/1981

Après onze ans passés en prison, Frank, un talentueux voleur de bijoux, décide de se lancer dans un dernier coup avant de se ranger pour de bon avec son ami Jessie.

« … Le Solitaire est pourtant le meilleur de ses polars, idéalement équilibré par rapport à l’hypertrophié Heat et au plus épuré et conceptuel Collateral, ce qui n’enlève rien à leurs immenses qualités. La force de Thief, c’est de définir tous les motifs visuels et thématiques mannien à l’état brut. Heat est certes plus épique, flamboyant et stylisé, Collateral plus immersif, mais Thief s’avère plus intense et immédiat dans son côté direct, à l’image de son personnage principal. Le héros chez Michael Mann est un personnage obsessionnel, un professionnel acharné qui ne laisse aucune distraction interférer avec ses objectifs. C’est lorsqu’il se laisse gagner par une certaine humanité qu’il signe indirectement sa perte (De Niro perdant un temps précieux dans sa fuite finale pour sa petite amie dans Heat, Tom Cruise voyant sa détermination légèrement vaciller dans le lien qu’il noue avec Jamie Foxx dans Collateral). Ici c’est James Caan, braqueur aguerri et dur à cuire qui ne s’en laisse pas compter. Sa grande force est une farouche indépendance acquise à la dure école de la prison dès le plus jeune âge et qui le rend imprévisible s’il est menacé. Pourtant, le sort dramatique d’un mentor encore détenu (magnifique Willie Nelson) va lui faire comprendre combien son existence est incomplète… On trouve déjà le désir d’ailleurs du héros défini par un objet innocent, ici avec le collage de photos fait en prison par Caan représentant sa vie rêvée en famille et qui anticipe celle accompagnant Jamie Foxx dans son taxi durant Collateral. Sous sa présence virile, James Caan y ajoute une dimension vulnérable, presque enfantine dans la définition naïve de son objectif. Peu au fait de la vie en société, le personnage hors de ses compétences criminelles est un être fragile en quête de repères « ordinaires » et rassurants en réponse à une enfance difficile. Dès lors on peut voir en Willie Nelson et le méchant incarné par Robert Prosky deux figures du père, l’une positive et l’autre néfaste. Le premier met Caan sur la voie d’un avenir autre que criminel, le deuxième (la bonhomie menaçante et le ton paternel justement de Robert Prosky font merveille) lui fait miroiter ce futur pour mieux le manipuler et soumettre… » Justin Kwedi, DvdKlassik

 

De battre mon cœur s’est arrêté réal. Jacques Audiard (nouvelle fenêtre) FR./2009

À 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l’immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu’il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu’il rêvait de devenir, à l’image de sa mère.
Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.

« Ce polar consacra le cinéma français mais pas franchouillard de Jacques Audiard, qui avait trouvé l’argument de son scénario dans un film américain, Fingers (1978), de James Toback. Tout, ici, dit l’envie d’une échappée au large des repères connus. Une envie que Romain Duris fait vibrer jusqu’au bout de ses doigts, dans un rôle qui le révéla. Petite frappe, il magouille dans l’immobilier mais décide de devenir pianiste virtuose. Pour échapper à la violence que son malfrat de père l’incite à reproduire ? Jacques Audiard se garde des éclairages psychologiques. Il raconte l’avancée d’un jeune homme vers l’inconnu : un autre lui-même. Mené avec brio, le film est palpitant. » Frédéric Strauss, Télérama.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

 

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Cin’Eiffel Le choix des spectateurs 2018 : 1/3 Les comédies

10 Avr

1/3 Les comédies

Cin’eiffel est votre ciné-club. Nous vous proposons donc de participer à la programmation : le dernier film programmé de l’année, le jeudi 20 décembre 2018, sera choisi par les spectateurs. A partir du 10 avril et jusqu’au 3 juin 2018, votez pour le film que vous voulez voir sur grand écran!

Le résultat du vote sera annoncé lors de notre dernière séance avant l’été, jeudi 28 juin 2018, après la projection de Sur la route de Madison réalisé par Clint Eastwood.

Cette année nous vous proposons une liste de 15 films : 5 comédies, 5 policiers, 5 drames choisis par les bibliothécaires, films rares ou connus, de qualité, tous réalisés par un auteur d’exception.

 

Pour vous aider à choisir, nous vous proposons pour chaque film : bande annonce, synopsis, critique.

La comédie est une des catégories « reines » au cinéma, très recherchée. Beaucoup de comédies ne sont que des produits commerciaux stéréotypés, attendus, sans saveur, dans lesquelles seule la bande annonce nous amuse vaguement, alors de là, à y trouver vraiment de l’humour!! Nous avons sélectionné plusieurs styles, plusieurs époques, et espérons avoir réussi à vous convaincre…

 

Comédies :

Whisky a gogo (nouvelle fenêtre) réal. Alexander MacKendrick GB/1949

1943 : Todday, petite île ecossaise, vit un drame unique dans son histoire : une penurie de whisky. Les vieux ne veulent plus de la vie, les jeunes ne s’aiment plus. Mais, miracle, un cargo transportant des caisses de whisky s’echoue sur les récifs.

 

L’argent de la vieille réal. Luigi Comencini (nouvelle fenêtre) IT/1977

Une américaine très riche est passionnée par les jeux de cartes. Son jeu préféré est le « scopone scientifico » auquel elle joue quand elle est en Italie. Là-bas, sa demeure surplombe un bidonville de Rome et madame se plaît à défier les pauvres gens au cours de parties où elle est sûre de remporter la mise…

François Chevassu (La Revue du Cinéma) : « L’affrontement du bidonville et de la bourgeoisie, à travers une comédie fort drôle, nourrie de tendresse et d’humour noir. Une nouvelle démonstration de l’habileté des cinéastes italiens à mêler spectacle et réflexion. »

 

New-York Miami réal. Frank Capra (nouvelle fenêtre) USA/ 1939

Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New York. Elle rencontre Pete, un journaliste, dans le bus, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l’argent commence à leur faire défaut et qu’ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaître Pete.

 « Inventif, insolent… pour les années 1930 : une femme mariée passe ses nuits dans la chambre d’un inconnu. Tous deux ne sont séparés que par de simples couvertures, baptisées les « murs de Jéricho » ! Pire : au contact de cet homme socialement inférieur (un journaliste), la riche héritière découvre la vraie vie. Bref, le puritanisme américain en prenait un sacré coup. Jusque dans les scènes finales, où le père autorise son futur gendre à « abattre les murs de Jéricho »… Alors que le mariage (imminent, certes) n’avait pas encore eu lieu ! Clark Gable et Claudette Colbert remportèrent chacun un oscar. Et le film, aussi. » Pierre Murat, Télérama.

 

Maine océan réal. Jacques Rozier FR/1982

Confortablement installée dans un compartiment de première classe de l’express Maine Ocean, Dejanira somnole. Le contrôleur survient et tente de lui expliquer qu’elle est en infraction, mais Dejanira ne comprend pas ce qu’on lui demande malgré l’intervention d’un second contrôleur.
Mimi De Saint Marc, une passagère, avocate de métier, se rendant à Angers pour défendre un de ses clients, le marin Petigas, prend fait et cause pour Dejanira.

 « L’originalité de l’attitude (de Rozier) vient de ce qu’elle est celle d’un ethnologue, ou d’un sociologue ou, mieux encore, d’un reporter. Mais, en elle-même, cette originalité ne servirait à rien si tout le travail de Rozier en tant que sociologue ou reporter ne se doublait en même temps d’un travail de Rozier en tant qu’artiste ». J-L. Godard.

« Quand on prend un train dont le maître de gare est Rozier, on n’est pas un usager : le cinéaste prend même cette horrible dénomination à rebours : on est pas usagé, usé, on est bousculé, requinqué, on a envie de bousculer à son tour ». Olivier Bitoun, DVDklassik.

 

Dr Folamour réal. Stanley Kubrick (nouvelle fenêtre) USA, 1964

Le général Jack Ripper, convaincu que les Russes ont décidé d’empoisonner l’eau potable des États-Unis, lance sur l’URSS une offensive de bombardiers B-52 en ayant pris soin d’isoler la base aérienne de Burpelson du reste du monde. Pendant ce temps, Muffley, le Président des Etats-Unis, convoque l’état-major militaire dans la salle d’opérations du Pentagone et tente de rétablir la situation.

« Comment arrêter un bombardier américain parti par erreur larguer ses charges nucléaires sur l’URSS ? Le président des Etats-Unis prend les choses en main pour corriger la bourde d’un général belliciste à l’extrême. Il faut se remettre dans le contexte de la guerre froide pour apprécier l’ironie mordante de Kubrick. Si, au début des années 1960, Hollywood produit plusieurs films décrivant les possibles engrenages menant à un conflit nucléaire, Docteur Folamour est le seul à traiter le sujet avec le sourire crispé du condamné en sursis, conscient d’être conduit à la catastrophe par un troupeau d’irresponsables.  » Aurélien Ferenczi, Télérama.

A vous de jouer!

Des bulletins de vote ainsi qu’une urne sont disponibles dans les médiathèques Gustave-Eiffel et Albert-Camus, vous pouvez également voter en ligne sur ce blog, en répondant au questionnaire à la fin de ce billet.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

 

 

Cin’Eiffel s’attaque à Mars !

4 Avr

Le samedi 7 avril 2018 à 15h, Les rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre) vous invitent à La Médiathèque de Levallois pour un Voyage sur Mars avec le planétologue Aymeric Spiga, disciple de François Forget. À l’occasion de cette conférence, Cin’Eiffel vous propose d’explorer l’univers martien à travers quelques livres et adaptations cinématographiques.

À voir :

 

Chroniques martiennes (nouvelle fenêtre) est une série réalisée par Michael Anderson en 1980. Elle est adaptée du cycle de nouvelles de Ray Bradbury paru aux États-Unis en 1950, un texte bien écrit, intelligent, poétique et moraliste. Le classique par excellence !

 

Total recall (1990) de Paul Verhoeven (nouvelle fenêtre) est inspiré de la nouvelle We Can Remember It for You Wholesale de Philip Kindred Dick (nouvelle fenêtre) (1966). Verhoeven catalogué comme réalisateur de film d’anticipation ouvre la voie au film d’action mental et livre une critique du capitalisme outrancier, de l’omniprésence, du poids des médias et de la publicité, de la course au profit et du goût pour le pouvoir.

 

 

Planète rouge (nouvelle fenêtre) (2000) est un film réalisé par Antony Hoffman. Un scénario original mais un peu faiblard qui permet tout de même de poser des questions sur une possible adaptation de la vie sur la planète Mars.

 

 

Mission to Mars (2000) est réalisé par Brian De Palma (nouvelle fenêtre). Un film peu remarquable dans l’œuvre d’un des plus brillants réalisateurs contemporains !

 

 

 

Cowboy Bebop (nouvelle fenêtre) (2003) est un film d’animation réalisé par Shinichiro Watanabe, ici le jazz des années 1940 côtoie le mythe du cow-boy lancé à la conquête de l’Ouest et les combats spatiaux.

 

Watchmen : Les Gardiens (nouvelle fenêtre) (2009) réalisé par Zack Snyder est une adaptation assez fidèle du comic Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons paru à la fin des années 80. Le film est construit comme un film à sketchs à l’humour très noir. La déroutante complexité narrative, l’ambiguïté morale de cet univers et la bande originale perpétuellement en décalage plairont aux amateurs du genre.

 

 

Seul sur Mars (nouvelle fenêtre) (2015) réalisé par Ridley Scott est une fidèle adaptation du roman The Martian d’Andy Weir ; il décrit la survie d’un astronaute laissé pour mort sur la planète Mars. Un « feel good movie » au rendu visuel soigné mais avec quelques inexactitudes de vraisemblances.

 

Life : Origine inconnue (nouvelle fenêtre) (2017) réalisé par Daniel Espinosa n’est pas sans rappeler le cultissime Alien (1979) : une équipe de scientifiques recueille volontairement à bord de leur vaisseau une forme de vie extra-terrestre, responsable de la destruction de toute vie sur Mars. Le film tient plus du film d’horreur que du film de science-fiction.

 

À voir mais aussi à lire :

 

La Guerre des mondes (nouvelle fenêtre) de  H. G. Wells, publié en 1898. L’une des premières œuvres d’imagination dont le sujet est l’humanité confrontée à l’envahisseur extraterrestre hostile, répugnant et tentaculaire dans l’Angleterre victorienne.

 

 

Le Prisonnier de la planète Mars (nouvelle fenêtre) et La Guerre des Vampires de Gustave Le Rouge. Un roman classique. Ceux qui exècre les descriptions mieux vaut passez votre tour!

 

 

 

Le cycle de Mars de Edgar Rice Burrough (nouvelle fenêtre). Le créateur de Tarzan est aussi l’un des précurseurs de la SF avec les aventures de son personnage de John Carter, terrien devenu martien.

 

 

 

Glissement de temps sur Mars (nouvelle fenêtre), un roman tourmenté, digne de l’univers de son auteur parfois étrange qu’est Philip K. Dick.

 

 

 

La machine à explorer l’espace de Christopher Priest (nouvelle fenêtre)  est un hommage à l’un des pères de la science fiction (H. G. Wells).

 

 

 

Voyage (nouvelle fenêtre) de Stephen Baxter, uchronie sortie en 1996, dans laquelle l’auteur imagine que le premier pas sur la lune serait suivi d’un projet encore plus audacieux, aller sur Mars.

 

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

 

La Forme de l’eau – Guillermo Del Toro

28 Mar

Récompensé en mars 2018 aux Oscars (4 récompenses dont meilleur film et meilleur réalisateur), à la Mostra de Venise par le Lion d’Or, primé par deux Golden Globes (Meilleur réalisateur et Meilleure bande originale), La forme de l’eau (Shape of water) fait couler beaucoup d’encre. Que ce soit par ceux qui ont adoré ou par ceux qui au contraire, ne comprennent pas l’engouement créé par ce film. Entre film fantastique, romance sur fond historique et ode poétique à une forme d’amour différent, les analyses et les critiques s’accumulent…

Le film

Dans un contexte de Guerre froide, Elisa (Sally Hawkins (nouvelle fenêtre)) travaille comme femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental américain. De nature discrète et étant muette, elle mène une vie plutôt solitaire. Ses seuls amis sont sa collègue Zelda (Octavia Spencer (nouvelle fenêtre)) et son voisin de palier Giles (Richard Jenkins (nouvelle fenêtre)). Un jour un étrange spécimen mi-homme mi-poisson est amené au laboratoire. Elisa parvient à créer un lien avec cette créature, prouvant que la parole n’est pas le seul moyen de communiquer et que l’amour voit au-delà des différences.

Le réalisateur

Guillermo Del Toro, réalisateur mexicain, est à l’origine de films comme L’échine du diable (2002), Hellboy (2004)(nouvelle fenêtre), Le Labyrinthe de Pan (2006)(nouvelle fenêtre), Pacific Rim (2013)(nouvelle fenêtre) ou encore Crimson Peak (2015)(nouvelle fenêtre) que vous pouvez retrouver à La Médiathèque.

guillermo del toro

On retrouve pratiquement dans chacune de ses réalisations la figure d’un « monstre », qu’il soit physique ou symbolique. Cette récurrence vient de la passion de Guillermo Del Toro pour ces créatures fantastiques, qu’il qualifie « d’anges, de créatures totalement spirituelles ». Il s’emploie à prouver que le monstre est souvent celui qui agit mal et non celui qui est différent. Dans ses films, ce rôle est souvent joué par l’acteur Doug Jones (nouvelle fenêtre), « l’acteur sans visage le plus connu d’Hollywood » :

Le faune & L’homme pâle (Le Labyrinthe de Pan) :

Abe Sapiens (Hellboy) :

abe sapiens

Créature amphibie (La Forme de l’eau) :

amphibie

On le retrouve également dans les rôles de l’Ange de la Mort et du Chamberlain dans Hellboy, la légion d’or maudite et dans le rôle du fantôme de Lady Cushing dans Crimson Peak.

La polémique

Les scènes de La Forme de l’eau se passent principalement en intérieur, la nuit ou quand il pleut. Cette ambiance assez sombre rappelle l’univers des films de Tim Burton ou des récits de Jules Verne.  Certaines critiques rapprochent également La Forme de l’eau de La Belle et la Bête (nouvelle fenêtre) de Jean Cocteau.

jeunet - del toro

Jean-Pierre Jeunet et Guillermo Del Toro

La polémique vient du réalisateur du Fabuleux destin d’Amélie Poulain (nouvelle fenêtre), Jean-Pierre Jeunet. Il accuse Guillermo Del Toro de copier l’univers de son film fantastique Delicatessen (nouvelle fenêtre). Cet univers est caractérisé par la présence d’une jeune femme brune qui voit le monde différemment, un homme solitaire et des sons très marqués. Certaines scènes particulières rappellent directement le film de Jean-Pierre Jeunet comme celle où Eliza et Giles sont assis sur le canapé et commencent à danser :

Du côté de Guillermo Del Toro, l’inspiration viendrait de Terry Gilliam, membre des Monty Python (nouvelle fenêtre).

En France et plus largement en Europe, ces caractéristiques de réalisation ne sont pas nouvelles et le public y est habitué. Ce n’est pas le cas aux États-Unis où la surprise était réelle à Hollywood à la sortie du film…

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Guy Ribes a l’art du faux

21 Mar

À l’ère du copier-coller, l’art non plus n’y coupe pas. Depuis l’Antiquité romaine, la production de faux a toujours accompagné celle d’œuvres d’art. Et certains ont excellé dans celui de reproduire les grands Maîtres.

Cin’Eiffel+ s’intéresse au sujet en présentant dimanche 25 mars 2018 le film de Jean-Luc Léon, Un vrai faussaire (nouvelle fenêtre) (2016). Le réalisateur avait déjà fait un documentaire sur ce thème (Le marchand, l’artiste et le Collectionneur, 1996) mais sans réussir à filmer un faussaire, car très rares sont ceux qui acceptent de se montrer à visage découvert. Or dans le film, que nous allons vous présenter, on découvre le fascinant portrait de Guy Ribes (nouvelle fenêtre) l’un des plus grands faussaires français. Il inonda le marché de l’art, durant plusieurs décennies, en réalisant entre 1000 et 5000 faux, avant d’être condamné par la justice en 2010. Ce personnage romanesque raconte avec sa gouaille les combines du « métier » et ce qu’il pense du marché de l’art. Ses Picasso, Chagall, Renoir et autres Matisse ne sont pas de simples copies mais des tableaux fait « à la manière de », Ribes sait tout (contre)faire. Il a beaucoup travaillé pour retrouver leur technique, leur « âme » et prolonger l’œuvre des Maîtres.

Guy Ribes déclare : « J’ai tout appris en imitant les plus grands. Je les aimais, je voulais me comparer à eux, par orgueil puis par jeu. J’ai bien essayé d’adapter mon œuvre à celle de Picasso, mais c’était impossible. Les gens préféraient mes toiles inspirées des grands maîtres. C’était plus facile de réaliser des imitations que de peindre pour des gens qui se détournaient de mes œuvres. »

Alors on peut se demander qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Qu’est-ce qu’un vrai ? Qu’est-ce qu’un faux ? Pour en apprendre davantage, Cin’Eiffel+ est heureux de recevoir Jacqueline Lichtenstein (nouvelle fenêtre), philosophe et historienne de l’art, dimanche 25 mars à 15h00 à La Médiathèque de Levallois à l’occasion de la projection du film Un vrai faussaire.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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