John Turturro do the right thing !

22 Mar

John Turturro reprend son rôle de Jesus Quintana, un latino-américain haut en couleurs et au passé trouble du film des frères Coen The Big Lebowski. Ce spin-off Going Places sera aussi une réinvention des Valseuses de Bertrand Blier. Retour sur le parcours du comédien et sur sa collaboration avec « le réalisateur à deux têtes » (Joel et Ethan Coen).

John Turturro et John Goodman

John Turturro et John Goodman dans Barton Fink

John Turturro nait le 28 février 1957 à New York. À l’adolescence, il se découvre une passion pour le cinéma. Il intègre alors l’école d’art dramatique de Yale et commence à se produire sur les planches (Mort d’un commis-voyageur à Broadway en 1984). Ensuite, il apparait pour la première fois au cinéma dans Raging Bull de Martin Scorsese (nouvelle fenêtre) qu’il retrouve six plus tard dans La Couleur de l’argent. Après plusieurs apparitions et petits rôles, Spike Lee (nouvelle fenêtre) le remarque lors de sa prestation dans Five Corners (Tony Bill, 1987) et lui confie par la suite des rôles secondaires mais marquants : Do the right thing (1989), Mo’ Better Blues (1990), Clockers (1995), She Hate me (2004)…

Son allure dégingandée attire l’attention des frères Coen (nouvelle fenêtre) et il devient un de leurs acteurs fétiches. Leur collaboration débute dans les années 90, avec Miller’s Crossing le révélant alors au grand public, dans le rôle d’un truand fourbe et minable, et se poursuit avec Barton Fink (1991), Palme d’or à Cannes et prix d’interprétation pour son rôle de dramaturge angoissé. Il tourne ensuite The Big Lebowski et O’ Brother aux côtés de Georges Clooney.

Désormais comédien reconnu et incontournable du cinéma indépendant américain, il enchaine les tournages dans des genres très différents. On le voit dans pas moins de soixante films, sous la direction notamment de Robert Redford (nouvelle fenêtre) (Quiz Show, 1994), de Francesco Rosi (La trêve, 1997) de Nicolas Winding Refn (nouvelle fenêtre) (Inside Job, 2003), de Robert De Niro (Raison d’État, 2004), de Michael Bay (Transformers 1,2 et3), de Ridley Scott (L’Attaque du métro 123 ; Exodus: Gods and Kings) ou encore de Nanni Moretti (Mia madre, 2015).

L’acteur mène en parallèle une carrière de réalisateur. En 1992, il passe derrière la caméra et consacre son premier film Mac (Caméra d’Or à Cannes), au monde des maçons, la profession de son père. Il continue avec un film sur le monde du théâtre, Illuminata (1998) puis une comédie musicale sombre, plongeant un homme dans le cauchemar de l’infidélité, Romance and Cigarettes (2005). Et en 2013, il réalise et joue aux cotés de Woody Allen dans Apprenti Gigolo (nouvelle fenêtre).

John Turturro apparait aussi dans des séries Deux flics à Miami, Monk et plus récemment The Night Of, un thriller passionnant.

Retrouvez l’acteur aux multiples registres dans Barton Fink, jeudi 23 mars 2017 à 19h30 en présence de Nicolas Roncier, philosophe et universitaire.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)!

Les sorties cinéma du 15 mars 2017

16 Mar

Vous avez envie de vous faire une toile ce week-end ? Pas toujours facile de choisir parmi la dizaine de films qui sortent régulièrement toutes les semaines (je ne compte pas les rediffusions !). À Cin’Eiffel, on a tranché ! Choix d’autant plus facile que cette semaine est riche en films très attendus…

Voici les 3 films qui ont particulièrement attiré notre attention :

1- The Lost city of Z réalisé par James Gray avec Charlie Hunnam, Sienna Miller et Robert Pattinson.

« L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire… « 

Pourquoi on aime ?

  • Parce que c’est James Gray : Little Odessa, Two lovers (nouvelle fenêtre) , La nuit nous appartient, The Immigrant (nouvelle fenêtre)… sont des bijoux d’intelligence et de sensibilité.
  • Parce qu’ il est capable de prendre des risques, de délaisser New-York pour la jungle équatoriale amazonienne.
  • Parce qu’il sait conjuguer les qualités d’un grand film d’aventures épique et des portraits introspectifs puissants.

 

2- De l’autre côté de l’espoir réalisé par Aki Kaurismaki

 « Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la  cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa    femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout… »

Pourquoi on aime ?

  • Un nouveau film du réalisateur finlandais A. Kaurismaki est toujours un évènement pour les cinéphiles !
  • Pour son art du dépouillement, qui donne à chacun de ses films ce style si personnel.
  • Parce que c’est un film humaniste et exigeant sur la solidarité et la dignité humaine.

 

3Grave réalisé par Julia Ducourneau.

« Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature ».

Pourquoi on aime ?

  • Parce que c’est un 1er film français étonnant : gore, initiatique, sensuel… Et surtout très abouti !
  • Parce qu’on est loin du monde des « barbapapas » et des comédies franchouillardes, voici un bon film audacieux et transgressif (N’emmenez pas vos pré-ado s! D’ailleurs le film est interdit au – de 16 ans).

 

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

 

Faites vos jeux ! (5/5)

14 Mar

Après les jeux de cirques (Faites vos jeux 1/5)  les jeux de stratégie (Faites vos jeux 2/5), les jeux d’argent (Faites vos jeux 3/5) puis les jeux vidéos (Faites vos jeux 4/5), voici notre dernier billet sur ce thème.

5- Les jeux sportifs

Toujours à la recherche de nouveaux sujets, et dans un souci de divertissement, le sport trouve une large place sur grand écran. Parce que le sport est fédérateur, parce que le sport est dépassement de soi, quoi de mieux que le cinéma pour raconter l’Histoire du sport de notre siècle. Avec ses drames, ses joies, ses dérives, sa solidarité, le sport au cinéma est un spectacle qui nous montre le corps en mouvement.

Raging Bull de Martin Scorsese (1980)

Il existe beaucoup de films sur la boxe, mais Raging Bull est un film à part, un chef-d’oeuvre. Il retrace les moments forts de la carrière du boxeur Jake LaMotta, surnommé le « Taureau du Bronx ». Issu d’un milieu modeste, fils d’un Sicilien et d’une descendante d’immigrés italiens du Lower East Side, Giacobbe « Jake » LaMotta naît à New York, en juillet 1921, le jeune homme apprend à boxer dans la rue. Sa particularité : il prend les coups sans broncher, sans jamais faiblir, comme insensible à la douleur, parvenant ainsi à épuiser ses adversaires. Sa rage et sa détermination le mènera au sommet puisqu’il deviendra Champion du monde des poids moyens de 1949 (en battant Marcel Cerdan) à 1951. Mais la chute du géant n’est pas loin et Jake La Motta va sombrer dans l’alcool, la drogue, et les histoires pas nettes. Un parcours atypique qui lui fera connaître la case prison. Alors, qui d’autre que Robert de Niro pour incarner la puissance, l’animalité de Jake LaMotta. Fasciné par le personnage d’anti-héros, Robert de Niro réussit à convaincre Martin Scorsese d’adapter le roman du dit-boxeur. Le réalisateur qui traverse à cette époque des problèmes personnels accepte le projet et le film sera élu meilleur film de la décennie en 1990.

Pour allez plus loin dans l’analyse du film, rendez-vous sur le site dvdclassik (nouvelle fenêtre).

Voici une liste non exhaustive de films autour du sport dans ce diaporama ci-dessous.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Politique-fiction : ces présidents américains qui crèvent l’écran

9 Mar

Yes they did !

Alors que Donald Trump, 45ème président des Etats-Unis vient d’être fraîchement élu, le blog Cin’Eiffel profite de cette occasion pour faire le point sur les différentes représentations  du président américain au cinéma. Qu’elle soit réelle ou imaginaire, la fonction du président des États-Unis est une source intarissable d’inspiration pour les cinéastes. Héros ou anti-héros, qu’on l’admire ou qu’on le déteste, le président de la plus grande démocratie du monde fascine, agace, mais ne laisse jamais indifférent.

Mon président, ce héros

Les Américains ont un patriotisme très affirmé et aiment donc célébrer leur président en grande pompe. Lui, ce président qu’ils considèrent comme charismatique, extraordinaire, providentiel.
Depuis sa première apparition au cinéma dans les années 30, le président des États-Unis est dans un premier temps un personnage positif. Il a tout du héros ! En effet, il mobilise les foules, c’est un guide capable d’amener son pays le plus haut et le plus loin possible, il porte des valeurs de tolérance, de justice. Le 16ème président des États-Unis incarne tout cela, le nommé Abraham Lincoln (1809-1865) (nouvelle fenêtre).

 

Vers sa destinée (Young Mr. Lincoln) de John Ford (1939)

1832, petit village de l’Illinois. Le jeune Abraham Lincoln étudie le droit en autodidacte, poussé par sa bien aimée Ann Rutledge. À la mort de sa dulcinée pendant l’hiver, Abraham part pour Springfield pour continuer ses études et ouvre un cabinet d’avocats. Lors de la fête d’Indépendance, une bagarre éclate. Matt et Adam Clay se battent avec deux voyous « Scrub » White et John Palmer Cass. « Scrub » White est retrouvé mort et les deux frères Clay sont accusés de ce meurtre. Le jeune Abraham Lincoln devient leur avocat…
Considéré à sa sortie comme un film mineur de l’œuvre de John Ford, Young Mr. Lincoln marque la rencontre d’un cinéaste et d’un acteur Henry Fonda. Ce dernier tournera dans Sur la piste des Mohawks (1939), Les raisins de la colère (1940), La poursuite infernale (1946), Dieu est mort (1947), Le massacre de Fort-Apache (1948), Permission jusqu’à l’aube (1955), La conquête de l’Ouest (1962).
Film hommage à l’Amérique rurale, le film a été nominé aux Oscars pour le Meilleur Scénario en 1940.

Lincoln de Steven Spielberg (2012)

Le film retrace les quatre derniers mois de la présidence d’Abraham Lincoln, avant que celui-ci ne soit assassiné en 1865. Steven Spielberg a choisi de se concentrer sur les stratégies du président pour résoudre le conflit de la guerre civile et parvenir à abolir l’esclavage. Un biopic épique grâce à la présence d’un Daniel Day Lewis habité. L’acteur irlandais, fidèle à la « méthode » de l’Actors Studio (nouvelle fenêtre), par sa capacité à « incarner » n’importe quelle personne. Comme l’acteur le dit lui même dans une interview au journal le Figaro en 2008 (nouvelle fenêtre) : « Mon travail est de mettre de côté toute subjectivité parce qu’il est essentiel de ne porter aucun jugement sur la vie du personnage que j’explore. Il faut être curieux de l’expérience humaine de l’autre, qui, en l’occurrence, est à l’opposé de la mienne ! ». Daniel Day Lewis obtiendra pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur en 2013.

Mon président, un homme controversé

Les Américains aiment détruire, piétiner leur président, défaire le mythe. Le 37ème président Richard Nixon, personne controversée, voire détestée, ou dans tous les cas, mal-aimée en est la parfaite illustration. La guerre du Vietnam, le premier choc pétrolier, et surtout le scandale du Watergate (nouvelle fenêtre)  le contraindra à démissionner.

La crise du Watergate a montré que personne n’est au-dessus des lois même le président.

a expliqué le journaliste Carl Bernstein (nouvelle fenêtre), – l’homme qui révéla l’affaire – lors d’un événement commémoratif, quarante ans plus tard.

nixon

Nixon d’Oliver Stone (1995)

Le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai. Il adore les biopics : JFK en 1991 et W. l’improbable Président en 2008. Réalisateur engagé, Oliver Stone est fasciné par l’Histoire de son pays et par les hommes qui le gouvernent. Il traque les mensonges historiques, les manipulations des politiciens, dénonce les scandales, il fouille, il piétine, jusqu’à nous dévoiler son point de vue, sa vérité. Film après film, Oliver Stone n’a de cesse de comprendre son pays et surtout d’informer le peuple, quitte parfois à être trop didactique et à manipuler lui-même.
Avec Nixon, Oliver Stone dresse le portrait d’un homme, de son enfance à sa chute. Fresque de plus de trois heures, Nixon, interprété par Anthony Hopkins, qui obtint pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur en 1995, apparaît comme un homme mal dans sa peau, pathétique, complexe. Pas le meilleur film d’Oliver Stone – si tant est que l’on aime ce réalisateur – mais on ne pourra lui reprocher sa volonté de raconter un pan de l’Histoire américaine, d’avoir soigné la reconstitution, mais aussi de surprendre les spectateurs.

Pour aller plus loin, vous pouvez visionner sur la Médiathèque numérique, un excellent documentaire Our Nixon, réalisé par Penny Lane (nouvelle fenêtre).

Dans ce diaporama ci-dessous, d’autres films avec des présidents américains.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Et en France, quel sera notre prochain président ?
Pour le savoir, rendez-vous le 23 avril 2017 et surtout le 7 mai 2017, date à laquelle nous élirons notre 11ème président de la V République.

Les Optimistes, un autre regard sur les seniors

4 Mar

Dimanche 12 mars 2017 à 15h, ne manquez pas votre séance Cin’Eiffel+  à la médiathèque Gustave-Eiffel ! La projection du film documentaire suédo-norvégien Les Optimistes, de Gunhild Westhagen Magnor, nous permettra d’échanger autour de la question du vieillissement.

Les Optimistes

 

 

 

 

 

 

 

Synopsis: « Les Optimistes » est le nom d’une équipe de volley norvégienne hors du commun : les joueuses ont entre 66 et 98 ans ! Bien que ces mamies sportives n’aient pas joué un seul vrai match en 30 ans d’entraînement, elles décident de relever un grand défi : se rendre en Suède pour affronter leurs homologues masculins. Mais avant cela, il faut broder les survêtements, trouver un sponsor, convaincre l’entraîneur national de les coacher, mémoriser les règles qu’elles ont oubliées, se lever au petit matin pour aller courir… Croyez-les : être sénior est une chance, et ces « Optimistes » la saisissent en plein vol !

 

 

Les Optimistes est un film documentaire au sujet assez minimaliste mais qui fait tout de même preuve d’originalité. La réalisatrice a eu l’idée de ce projet lorsqu’elle a approché la trentaine ; la perspective de vieillir a en effet commencé à la préoccuper. En même temps sa propre mère de 72 ans lui a annoncé qu’elle se lançait dans la pratique du volley-ball, et c’est ainsi que la réalisation du documentaire a démarré. À travers différents portraits de femmes, Gunhild Westhagen Magnor nous offre une image différente de la vieillesse, plus énergique et plus positive que d’ordinaire.

Maël Garros, responsable Inter-Région Ile-De-France de l’Association Siel Bleu (ouvrir dans une nouvelle fenêtre), animera la discussion à l’issue de la projection. L’association S.I.E.L Bleu (Sport, Initiative Et Loisirs) est un acteur de prévention-santé qui utilise notamment l’activité physique adaptée comme moyen d’action ; l’association s’est fixée comme objectif de participer à l’amélioration de la qualité de vie et au maintien de l’autonomie.

Rendez-vous dimanche 12 mars 2017 à 15h, dans l’auditorium de la médiathèque Gustave-Eiffel.
Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

%d blogueurs aiment cette page :