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Cin’Eiffel s’attaque à Mars !

4 Avr

Le samedi 7 avril 2018 à 15h, Les rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre) vous invitent à La Médiathèque de Levallois pour un Voyage sur Mars avec le planétologue Aymeric Spiga, disciple de François Forget. À l’occasion de cette conférence, Cin’Eiffel vous propose d’explorer l’univers martien à travers quelques livres et adaptations cinématographiques.

À voir :

 

Chroniques martiennes (nouvelle fenêtre) est une série réalisée par Michael Anderson en 1980. Elle est adaptée du cycle de nouvelles de Ray Bradbury paru aux États-Unis en 1950, un texte bien écrit, intelligent, poétique et moraliste. Le classique par excellence !

 

Total recall (1990) de Paul Verhoeven (nouvelle fenêtre) est inspiré de la nouvelle We Can Remember It for You Wholesale de Philip Kindred Dick (nouvelle fenêtre) (1966). Verhoeven catalogué comme réalisateur de film d’anticipation ouvre la voie au film d’action mental et livre une critique du capitalisme outrancier, de l’omniprésence, du poids des médias et de la publicité, de la course au profit et du goût pour le pouvoir.

 

 

Planète rouge (nouvelle fenêtre) (2000) est un film réalisé par Antony Hoffman. Un scénario original mais un peu faiblard qui permet tout de même de poser des questions sur une possible adaptation de la vie sur la planète Mars.

 

 

Mission to Mars (2000) est réalisé par Brian De Palma (nouvelle fenêtre). Un film peu remarquable dans l’œuvre d’un des plus brillants réalisateurs contemporains !

 

 

 

Cowboy Bebop (nouvelle fenêtre) (2003) est un film d’animation réalisé par Shinichiro Watanabe, ici le jazz des années 1940 côtoie le mythe du cow-boy lancé à la conquête de l’Ouest et les combats spatiaux.

 

Watchmen : Les Gardiens (nouvelle fenêtre) (2009) réalisé par Zack Snyder est une adaptation assez fidèle du comic Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons paru à la fin des années 80. Le film est construit comme un film à sketchs à l’humour très noir. La déroutante complexité narrative, l’ambiguïté morale de cet univers et la bande originale perpétuellement en décalage plairont aux amateurs du genre.

 

 

Seul sur Mars (nouvelle fenêtre) (2015) réalisé par Ridley Scott est une fidèle adaptation du roman The Martian d’Andy Weir ; il décrit la survie d’un astronaute laissé pour mort sur la planète Mars. Un « feel good movie » au rendu visuel soigné mais avec quelques inexactitudes de vraisemblances.

 

Life : Origine inconnue (nouvelle fenêtre) (2017) réalisé par Daniel Espinosa n’est pas sans rappeler le cultissime Alien (1979) : une équipe de scientifiques recueille volontairement à bord de leur vaisseau une forme de vie extra-terrestre, responsable de la destruction de toute vie sur Mars. Le film tient plus du film d’horreur que du film de science-fiction.

 

À voir mais aussi à lire :

 

La Guerre des mondes (nouvelle fenêtre) de  H. G. Wells, publié en 1898. L’une des premières œuvres d’imagination dont le sujet est l’humanité confrontée à l’envahisseur extraterrestre hostile, répugnant et tentaculaire dans l’Angleterre victorienne.

 

 

Le Prisonnier de la planète Mars (nouvelle fenêtre) et La Guerre des Vampires de Gustave Le Rouge. Un roman classique. Ceux qui exècre les descriptions mieux vaut passez votre tour!

 

 

 

Le cycle de Mars de Edgar Rice Burrough (nouvelle fenêtre). Le créateur de Tarzan est aussi l’un des précurseurs de la SF avec les aventures de son personnage de John Carter, terrien devenu martien.

 

 

 

Glissement de temps sur Mars (nouvelle fenêtre), un roman tourmenté, digne de l’univers de son auteur parfois étrange qu’est Philip K. Dick.

 

 

 

La machine à explorer l’espace de Christopher Priest (nouvelle fenêtre)  est un hommage à l’un des pères de la science fiction (H. G. Wells).

 

 

 

Voyage (nouvelle fenêtre) de Stephen Baxter, uchronie sortie en 1996, dans laquelle l’auteur imagine que le premier pas sur la lune serait suivi d’un projet encore plus audacieux, aller sur Mars.

 

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

 

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Akira Kurosawa, maître du cinéma japonais

29 Nov

L’humanisme dAkira Kurosawa (nouvelle fenêtre) a fait du réalisateur l’un des plus grands maîtres du cinéma japonais. Arrivé au cinéma par hasard, il n’a jamais caché son aversion envers le milieu et accuse volontiers les acteurs de trop forcer leur jeu. Dans tous ses films, sa création se partage entre la critique de l’esprit samouraï et la révolte contre l’injustice sociale. Toutefois, il ne se considérait pas comme un cinéaste engagé. Avec plus d’une quarantaine de réalisations, le cinéma de Kurosawa donne à voir des films réalistes en passant du film noir aux grandes épopées du Japon médiéval. À partir de 1948, il va de chef-d’œuvre en chef d’œuvre. Mais en 1970, l’échec commercial de Dodes’kaden plonge le cinéaste dans une profonde dépression. En 1975, c’est le splendide Dersou Ouzala, joyau sibérien tourné dans d’admirables paysages de steppes et de forêt, retraçant l’histoire d’amitié entre un jeune explorateur russe et un vieux trappeur qui lui permit de revenir au sommet de son art. À 83 ans, Kurosawa sortait son dernier film, un des plus originaux en forme de testament philosophique Madadayo, portrait d’un vieux maître au crépuscule de sa vie.

Cin’Eiffel présente jeudi 30 novembre 2017 à 19h30, Dersou Ouzala, fine adaptation du récit de l’explorateur russe Vladimir Arseniev (nouvelle fenêtre) et Oscar 1976 du meilleur film étranger. La projection sera suivie d’une discussion animée par Christophe Champclaux, historien du cinéma, auteur et réalisateur, spécialiste de cinéma japonais.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

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Il était une fois … Vol au dessus d’un nid de coucou …

17 Nov

Tout le monde a vu ou connait le célèbre film, Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre) de Milos Forman (1975) avec Jack Nicholson (nouvelle fenêtre) et Louise Fletcher, mais saviez-vous que ce film n’aurait jamais vu le jour sans Kirk Douglas …

En effet, Kirk Douglas, l’acteur de Spartacus (nouvelle fenêtre), une des plus grandes stars du cinéma américain des années 50/60, eut un véritable coup de cœur pour cette histoire. Il acquit les droits de livre de Ken Keseyen (nouvelle fenêtre), avant même sa publication en 1962, pour interpréter à Broadway le personnage principal : Mc Murphy. Au fil des représentations l’idée d’adapter la pièce en film devint pour lui une nécessité.

Mais cependant, malgré son statut de star, tous les studios de cinéma de l’époque rejettent son projet. Ce sera finalement son fils Michael Douglas qui, quelques années plus tard, prendra le relais en proposant l’adaptation au réalisateur Milos Forman : il l’acceptera avec enthousiasme.

Michael Douglas va mettre cinq années pour réaliser le rêve de son père …

Le film est tourné de janvier à mars 1975, dans un hôpital psychiatrique de Salem, en Oregon. Une des particularités du film demeure le fait que certains personnages secondaires étaient en réalité d’authentiques patients de l’hôpital.

Initialement, le rôle principal devait être joué par Michael Douglas lui-même, mais Milos Forman finit par choisir Jack Nicholson qui interprète de manière magistrale le personnage de Randall Patrick Mc Murphy.

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Vol au-dessus d’un nid de coucou est l’un des rares films à avoir obtenu 5 Oscars : en 1976, il remporte ceux du Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure actrice, Meilleur scénario. Il fait partie des films incontournables qui ont marqué l’histoire du cinéma américain.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les secrets du tournage, La Médiathèque de Levallois vous propose de découvrir sur La Médiathèque en ligne un documentaire de Edler Auberi, regorgeant d’anecdotes passionnantes : Il était une fois Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre).

Vous pouvez également voir ou revoir Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre) en empruntant le DVD à l’Espace Image et Son de la médiathèque Albert Camus.

Synopsis :

Randall Patrick Mc Murphy, prisonnier de droit commun, échappe aux travaux forcés en simulant la folie. Il se retrouve dans un hôpital psychiatrique et va mener une rébellion face à la dureté d’une infirmière, madame Ratched.

Réplique culte :

  • « C’est l’heure des médicaments, des médicaments ! »

Petite anecdote :

Avant le tournage, Jack Nicholson venait de subir une opération esthétique d’implants capillaires et c’est pour cette raison qu’il porte son fameux bonnet tout au long du film, afin de protéger sa tête !

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Stephen King « Ça » fait peur !

6 Oct

« J’écris des histoires sur des gens ordinaires dans des circonstances extraordinaires … » explique  Stephen King (nouvelle fenêtre). Il y a quelques jours, Ça, son célèbre roman d’horreur publié en 1986 a été une nouvelle fois adapté, mais cette fois-ci pour le grand écran, par Andrés Muschietti (nouvelle fenêtre).

Pour ce long métrage, le réalisateur a choisi de se concentrer sur la période de l’enfance des personnages principaux du roman. Il a également fait le choix de retranscrire l’histoire du roman à l’époque des années 80 avec une certaine forme de nostalgie. Le public connaisseur appréciera ce savoureux mélange de Stranger Things (nouvelle fenêtre), de Stand by me ou de Super 8 (nouvelle fenêtre) à la sauce horreur !

À l’occasion de la sortie du film en France le 22 septembre 2017, le blog Cin’Eiffel revient sur les débuts des adaptations, sur grand et petit écran, d’un des plus grands romanciers contemporains de littérature fantastique. En effet, depuis plus de quarante ans, entre le Stephen King littéraire et le Stephen King cinématographique, il n’y a qu’un pas …

En 1976, Carrie, son premier roman publié en 1974, est adapté au cinéma par Brian de Palma, et deviendra avec le temps un classique du genre. Ce film marque le début de la grande histoire de Stephen King au cinéma. Jusqu’aux années 80, suivirent Shining de Stanley Kubrick, La part des ténèbres de George Romero, Dead zone de David Cronenbreg puis Christine de John Carpenter.

Tous ces grands noms prestigieux d’Hollywood ont eu le génie de voir dans les livres de Stephen King l’extraordinaire potentiel de ces histoires au cinéma …

Durant toutes ces dernières années, plus d’une quarantaine de romans de Stephen King ont été adaptés  : films (La ligne verte, Cujo), séries ( Le fléau, Under the dome) ou téléfilms (Shining, Il est revenu), cela va du pire au meilleur, du film culte à la série Z… Mais que le public aime ou n’aime pas, il ne reste jamais indifférent à ces adaptations, les comparaisons et les critiques entre le film et le livre étant toujours au centre des discussions !

Car, livre ou film, quel est le plus terrifiant ? À chacun de se faire sa propre opinion …

Voici mes trois coups de cœur disponibles à La Médiathèque, à voir ou revoir :

Shining (nouvelle fenêtre) de Stanley Kubrick (1980) avec Jack Nicholson (nouvelle fenêtre), Shelley Duvall et Danny Lloyd.

L’histoire :  Jack Torrance, romancier en panne d’inspiration, se retrouve gardien d’un hôtel fermé l’hiver. Il est accompagné de sa femme et de son fils Danny, qui possède un don, le « shining ». Tous les trois s’apprêtent à vivre de longues semaines de solitude, dans ce lieu marqué par de terribles événements passés …

 

Stand by me (nouvelle fenêtre) de Rob Reiner (1986) avec River Phoenix, Richard Dreyfuss, Corey Feldmann. Adapté d’une des histoires du roman Les différentes saisons.

L’histoire : au cours de l’été 1959, un adolescent a disparu mystérieusement dans l’Oregon. Gordie et ses inséparables copains, Chris, Teddy et Verne, savent qu’il est mort. Ils décident de partir à la recherche du corps. Cette aventure va rester pour les quatre amis la plus étrange et la plus exaltante de leur vie…

 

Misery (nouvelle fenêtre) également de Rob Reiner (1991) avec James Caan, Kathy Bates et Laureen Bacall.

L’histoire : Paul Sheldon, écrivain à succès, s’est isolé pour écrire son dernier roman, qui doit clôre une série intitulée, Misery. Après un accident de voiture, il reprend connaissance chez une infirmière retraitée, Annie Wilkes. Celle-ci, fervente admiratrice de Misery, est prête au pire pour que le romancier ressuscite son héroïne …

 

Mais également :

Et maintenant, à vous de faire votre choix à La Médiathèque …

Ces cinéastes devenus célèbres avec UN seul film (2/2)

26 Sep

Certains réalisateurs sont prolifiques, voyez Woody Allen qui réalise avec la régularité d’un métronome un film tous les ans, 48 longs-métrages depuis 1965 ! D’autres le sont moins… Enfin, certains sont devenus célèbres avec UN seul film. Célèbres, soit à titre posthume, soit de leur vivant mais en refusant de rentrer dans la norme. Toujours est-il que ces réalisateurs ne laissent pas indifférents. En voici quelques exemples avec des films dits « cultes ». Après Les nuits fauves de Cyril Collard, voici :

image extraite du film

Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1971)

Durant les premiers jours de la Première Mondiale, un jeune engagé volontaire Joe Bonham est gravement blessé par un obus. Il n’a plus de bras, plus de jambe, est aveugle et sourd-muet. Dans la chambre d’un hôpital, il est maintenu en vie par les médecins sous prétexte qu’il n’a pas perdu l’usage de son cerveau. Prisonnier de son propre corps, Joe essaie de comprendre ce qu’il lui est arrivé. Il parvient à entrer en contact avec une infirmière grâce au langage morse… (source Wikipédia)

Johnny s’en va-t-en guerre est un film américain réalisé par Dalton Trumbo en 1971 d’après son roman publié en 1939. Dalton Trumbo (1905-1976) commence par une carrière de scénariste, de Spartacus avec Kirk Douglas et est surtout connu pour avoir fait partie des « 10 d’Hollywood » (nouvelle fenêtre).
En effet, à la fin de la seconde guerre mondiale, un grand nombre de politiciens s’affolent du fait que le communisme atteint l’industrie du cinéma. Réalisateurs, scénaristes, producteurs, sont convoqués. C’est le début de la « Chasse aux sorcières » menée par Joseph McCarthy (nouvelle fenêtre).

Pour Arte, voici les 5 bonnes raisons de voir ou de revoir Johnny s’en va-t-en guerre :

Vous trouverez également à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) le livre, et le DVD.

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