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Stephen King « Ça » fait peur !

6 Oct

« J’écris des histoires sur des gens ordinaires dans des circonstances extraordinaires … » explique  Stephen King (nouvelle fenêtre). Il y a quelques jours, Ça, son célèbre roman d’horreur publié en 1986 a été une nouvelle fois adapté, mais cette fois-ci pour le grand écran, par Andrés Muschietti (nouvelle fenêtre).

Pour ce long métrage, le réalisateur a choisi de se concentrer sur la période de l’enfance des personnages principaux du roman. Il a également fait le choix de retranscrire l’histoire du roman à l’époque des années 80 avec une certaine forme de nostalgie. Le public connaisseur appréciera ce savoureux mélange de Stranger Things (nouvelle fenêtre), de Stand by me ou de Super 8 (nouvelle fenêtre) à la sauce horreur !

À l’occasion de la sortie du film en France le 22 septembre 2017, le blog Cin’Eiffel revient sur les débuts des adaptations, sur grand et petit écran, d’un des plus grands romanciers contemporains de littérature fantastique. En effet, depuis plus de quarante ans, entre le Stephen King littéraire et le Stephen King cinématographique, il n’y a qu’un pas …

En 1976, Carrie, son premier roman publié en 1974, est adapté au cinéma par Brian de Palma, et deviendra avec le temps un classique du genre. Ce film marque le début de la grande histoire de Stephen King au cinéma. Jusqu’aux années 80, suivirent Shining de Stanley Kubrick, La part des ténèbres de George Romero, Dead zone de David Cronenbreg puis Christine de John Carpenter.

Tous ces grands noms prestigieux d’Hollywood ont eu le génie de voir dans les livres de Stephen King l’extraordinaire potentiel de ces histoires au cinéma …

Durant toutes ces dernières années, plus d’une quarantaine de romans de Stephen King ont été adaptés  : films (La ligne verte, Cujo), séries ( Le fléau, Under the dome) ou téléfilms (Shining, Il est revenu), cela va du pire au meilleur, du film culte à la série Z… Mais que le public aime ou n’aime pas, il ne reste jamais indifférent à ces adaptations, les comparaisons et les critiques entre le film et le livre étant toujours au centre des discussions !

Car, livre ou film, quel est le plus terrifiant ? À chacun de se faire sa propre opinion …

Voici mes trois coups de cœur disponibles à La Médiathèque, à voir ou revoir :

Shining (nouvelle fenêtre) de Stanley Kubrick (1980) avec Jack Nicholson (nouvelle fenêtre), Shelley Duvall et Danny Lloyd.

L’histoire :  Jack Torrance, romancier en panne d’inspiration, se retrouve gardien d’un hôtel fermé l’hiver. Il est accompagné de sa femme et de son fils Danny, qui possède un don, le « shining ». Tous les trois s’apprêtent à vivre de longues semaines de solitude, dans ce lieu marqué par de terribles événements passés …

 

Stand by me (nouvelle fenêtre) de Rob Reiner (1986) avec River Phoenix, Richard Dreyfuss, Corey Feldmann. Adapté d’une des histoires du roman Les différentes saisons.

L’histoire : au cours de l’été 1959, un adolescent a disparu mystérieusement dans l’Oregon. Gordie et ses inséparables copains, Chris, Teddy et Verne, savent qu’il est mort. Ils décident de partir à la recherche du corps. Cette aventure va rester pour les quatre amis la plus étrange et la plus exaltante de leur vie…

 

Misery (nouvelle fenêtre) également de Rob Reiner (1991) avec James Caan, Kathy Bates et Laureen Bacall.

L’histoire : Paul Sheldon, écrivain à succès, s’est isolé pour écrire son dernier roman, qui doit clôre une série intitulée, Misery. Après un accident de voiture, il reprend connaissance chez une infirmière retraitée, Annie Wilkes. Celle-ci, fervente admiratrice de Misery, est prête au pire pour que le romancier ressuscite son héroïne …

 

Mais également :

Et maintenant, à vous de faire votre choix à La Médiathèque …

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Ces cinéastes devenus célèbres avec UN seul film (2/2)

26 Sep

Certains réalisateurs sont prolifiques, voyez Woody Allen qui réalise avec la régularité d’un métronome un film tous les ans, 48 longs-métrages depuis 1965 ! D’autres le sont moins… Enfin, certains sont devenus célèbres avec UN seul film. Célèbres, soit à titre posthume, soit de leur vivant mais en refusant de rentrer dans la norme. Toujours est-il que ces réalisateurs ne laissent pas indifférents. En voici quelques exemples avec des films dits « cultes ». Après Les nuits fauves de Cyril Collard, voici :

image extraite du film

Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1971)

Durant les premiers jours de la Première Mondiale, un jeune engagé volontaire Joe Bonham est gravement blessé par un obus. Il n’a plus de bras, plus de jambe, est aveugle et sourd-muet. Dans la chambre d’un hôpital, il est maintenu en vie par les médecins sous prétexte qu’il n’a pas perdu l’usage de son cerveau. Prisonnier de son propre corps, Joe essaie de comprendre ce qu’il lui est arrivé. Il parvient à entrer en contact avec une infirmière grâce au langage morse… (source Wikipédia)

Johnny s’en va-t-en guerre est un film américain réalisé par Dalton Trumbo en 1971 d’après son roman publié en 1939. Dalton Trumbo (1905-1976) commence par une carrière de scénariste, de Spartacus avec Kirk Douglas et est surtout connu pour avoir fait partie des « 10 d’Hollywood » (nouvelle fenêtre).
En effet, à la fin de la seconde guerre mondiale, un grand nombre de politiciens s’affolent du fait que le communisme atteint l’industrie du cinéma. Réalisateurs, scénaristes, producteurs, sont convoqués. C’est le début de la « Chasse aux sorcières » menée par Joseph McCarthy (nouvelle fenêtre).

Pour Arte, voici les 5 bonnes raisons de voir ou de revoir Johnny s’en va-t-en guerre :

Vous trouverez également à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) le livre, et le DVD.

Les meilleures adaptations de romans au cinéma en 2016

28 Fév

Le cinéma semble toujours autant aimer la littérature. Après tout, si un roman a bien fonctionné, le scénario est tout trouvé ! Mais pas toujours facile d’égaler ou de surpasser l’écriture à travers l’écran. Cette année encore bon nombre de livres ont été adaptés mais pas toujours avec brio. Nous vous avions déjà fait une sélection de nos meilleures adaptations de 2014, voici celle de 2016 !

  • Elle, de Paul Verhoeven

 

Elle est un thriller aussi époustouflant que perturbant, très sombre mais drôle. Isabelle Huppert joue à merveille son rôle de femme autoritaire, indépendante : une interprétation magistrale. Le film est adapté du roman : « Oh… » de Philippe Djian.

"Oh..." de Philippe Djian

Quelques semaines avant Noël, Michèle se réveille sur le sol de sa maison, violée. De l’agresseur, elle ne garde aucun souvenir. Pourtant, elle sent bien qu’il est là, qu’il rode toujours… Sans le savoir, elle est en train de glisser dans une spirale où les souvenirs, le sexe et la mort se court-circuitent à si vive allure, qu’elle risque à tout moment de s’y perdre.

 

 

  • Room, de Lenny Abrahamson

 

Le sujet est certes assez sinistre mais le réalisateur irlandais parvient à rendre le récit touchant. Assez proche de films de cinéma américain indépendant, « Room », porté par deux formidables acteurs, fait preuve d’une grande sensibilité et réussit à éviter l’étalage voyeuriste dans lequel il aurait facilement pu basculer. Le film est adapté du roman : Room de Emma Donoghue.

Room de Emma Donoghue

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seule avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Maman fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pas pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ? Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant les pouvoirs du récit et du langage.

  • Les délices de Tokyo, de Naomi Kawase

 

Les délices de Tokyo nous montre un Japon contemporain et nous raconte avec pudeur la transmission du savoir. On le savoure sans grande surprise mais avec plaisir. Le film est adapté du roman : Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa.

lesdelicesdetokyo

« Ecouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

 

  • The Revenant, de Alejandro González Iñárritu

 

La mise en scène de The Revenant est incontestablement impressionnante, notamment lors de la fameuse scène de l’attaque de l’ours, frappante de réalisme. Mais ce qui fait la force du film c’est évidemment la sublime interprétation de Leonard Di Caprio. Le film est adapté du roman : The Revenant de Michael Punke.

lerevenant1823, Missouri. Tandis qu’une première expédition a été attaquée et annihilée par une tribu indienne, la Rocky Mountain Fur Company force sa chance et engage une poignée d’hommes dans une nouvelle tentative pour rallier Fort Union par un trajet inédit et périlleux. Parmi l’équipée, le trappeur Hugh Glass est attaqué par un grizzli quelques jours après le départ. Défiguré, la gorge et l’abdomen dévastés par les coups de pattes de l’animal, il est laissé en arrière avec deux hommes, chargés de le veiller jusqu’à sa mort. Mais Glass s’accroche à la vie. Et chaque heure qui passe rend le trajet pour rallier Fort Union plus dangereux à Fitzgerald et au jeune Jim Bridger, tous deux portés volontaires pour rester avec Glass. Convaincu par le premier d’abandonner leur compagnon agonisant à son funeste sort, Bridger disparait à son tour dans les bois. C’est la dernière image que le trappeur gardera de ses anciens partenaires. Quelques heures plus tard, contre toute attente, il reprend connaissance. Il est seul, en territoire indien, sans arme, sans nourriture. Incapable de se déplacer, souffrant le martyre en raison de ses blessures infectées, délirant, déshydraté, il s’accroche à la vie comme un damné. Son unique motivation : la vengeance. Peu à peu, mû par la colère et aguerri par l’expérience d’une vie hors norme, il reprend des forces. Commence alors le récit hors du commun d’un homme prêt à tous les sacrifices pour retrouver ceux qui l’ont abandonné dans l’Ouest, plus sauvage que jamais.

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Des livres et des films : Shining

29 Mar

Depuis toujours le cinéma a trouvé dans la littérature une source immense d’inspiration. Tant d’histoires à porter sur grand écran, tant de personnages à interpréter, de paysage à filmer. Mettre en image tous ces récits, voilà ce qui passionnent de nombreux réalisateurs et scénaristes.

Certains ouvrages ont été adaptés à plusieurs reprises. Certains ont même eu deux adaptations, une pour le cinéma et une autre pour la télévision. Je pense notamment à Shining, l’enfant lumière, d’après le roman de Stephen King paru en 1979, adapté à deux reprises.

stephen king

Stephen King

Résumé du roman

Jack Torrance vient de perdre son emploi d’enseignant à cause de son alcoolisme et de son tempérament colérique. Il accepte alors un nouvel emplois, gardien d’hôtel à l’Overlook, isolé dans les montagnes du Colorado et fermé au public en hiver. Danny le fils de Jack, qui semble depuis toujours posséder le shining, un don de medium, et commence à avoir des visions de morts qui commence à lui parler.

Bientôt, Jack se retrouve sous une mystérieuse emprise qui le rend agressif et dangereux envers son fils et sa femme …

Les adaptations

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Le film : Shining

C’est en 1980, que ce roman, sous le même titre, fut adapté au cinéma et réalisé par Stanley Kubrick avec Jack Nicholson dans le rôle principal.

Quelques années plus tard, en 1997, une version sera adaptée pour la télévision sous la forme d’un téléfilm composé de trois parties, écrites par Stephen King lui-même (réalisation de Mick Garris). En effet, l’auteur du roman considérait la version cinématographique de Stanley Kubrick trop éloignée de son contenu, y déplorant de nombreuses impasses.

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Le téléfilm : Shining, les couloirs de la peur

Etonnamment, Stephen King a eu besoin de l’autorisation de Stanley Kubrick pour la réalisation de ce téléfilm, avec en contrepartie la garantie de stopper les mauvaises critiques à l’encontre du film. Malgré tout shining reste à l’heure actuelle un film culte et une référence dans le genre horreur/fantastique.

Dans tous les cas une chose est sûre, lorsqu’il y a succés en salle, les maisons d’édition n’hésitent pas à republier les livres avec en couverture soit l’affiche du film soit une photo des acteurs. La preuve !

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Alors livre ou film, faites votre choix … Ou pas d’ailleurs !

Du livre au film, Maigret tend un piège, à La Médiathèque

18 Mar

Avec 300 adaptations, le célèbre commissaire est le personnage qui a été, avec plus ou moins de réussite, le plus adapté au cinéma. Julien Duvivier, Jean Renoir, Maurice Tourneur, Richard Pottier… ont réalisé à partir de romans de Georges Simenon des adaptations pour l’écran de Maigret, incarné par Harry Baur, Albert Préjean, Pierre Renoir, Gino Cervi , Charles Laughton, Michel Simon …

 

Parmi toutes ces adaptations, nous vous proposons, dans le cadre des « Rencontres de liseur », le samedi 19 mars (16h) à la médiathèque Gustave-Eiffel, un film de Jean Delannoy : Maigret tend un piège. La projection suivra la conférence illustrée de Marie Le Gouellec « cartographie du Paris disparu de Georges Simenon ».

Ce film reste à ce jour l’une des meilleures adaptations de Maigret (avec Panique de Julien Duvivier) et surtout celle que Simenon préférait : « Gabin a fait un travail hallucinant. Ça me gêne du reste un peu, parce que je ne vais plus pouvoir voir Maigret que sous les traits de Gabin. ». Il faut dire que le trio Gabin-Delannoy-Audiard marche à merveille : Jean Delannoy, très inspiré, choisit Annie Girardot et Jean Desailly, pour donner la réplique à Jean Gabin. Michel Audiard, scénariste et dialoguiste du film, a réalisé un véritable travail d’orfèvre, non seulement pour servir le personnage Maigret-Gabin avec des dialogues truculents, mais aussi pour adapter et ajouter des éléments percutants qui n’existent pas dans le texte de Simenon.

L’intrigue change de quartier : dans le roman, les crimes sont commis à Montmartre ; dans le film, Delannoy déplace l’action dans le Marais. Il en profite pour filmer et détailler un Paris ouvrier, un Paris de « petits métiers », un Paris de cours et de passages. Dans un de ces passages, il filme une vieille tisseuse, à la manière d’un documentariste, scène incroyable qui suspend le temps. Enfin, il ou ils (Delannoy/Audiard) règlent leur compte avec les femmes : car, dans le film, ce sont bien les névroses et la possessivité des femmes, qui rendent les hommes fous.

Trois raisons au moins pour venir voir le film sur grand écran, même si vous avez lu le roman !

 

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