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Ces nouvelles comédies françaises!

4 Sep

Toujours très attendue, la comédie est un genre difficile. On en sort souvent déçu, avec l’impression d’avoir été trompé par une bande-annonce qui révèle l’unique gag du film, des dialogues éculés, des sujets 100 fois évoqués, parfois très orientés : la paresse des fonctionnaires, la mixité des couples, la féminité des homosexuels, la malice des femmes… sujets de prédilection du théâtre de boulevard de Feydeau (1862-1921) ou Courteline (1858-1929) ! mais sans leur talent…

Une nouvelle génération de réalisateurs de comédies « à la française » se révèle depuis quelques années. Ils dépoussièrent le genre, abordent des thèmes différents mais ont en commun de faire entendre une voix différente, grâce à :

  • La qualité de leurs scénarios parfois loufoques, souvent originaux mais toujours très bien écrits.
  • De la verve, des dialogues justes et qui portent : notre mémoire rapatrie immédiatement le souvenir de très grands dialoguistes comme Michel Audiard, Jean Aurenche (nouvelle fenêtre), Henri Jeanson… :
«La démocratie, c’est quand on sonne chez vous à six heures du matin… et que c’est le laitier ! » Henri Jeanson

  • Un casting et une direction d’acteurs parfaites : que se soient Jean Dujardin, Yolande Moreau, Benoît Poelvoorde, François Cluzet ou de jeunes acteurs comme Adèle Haenel (nouvelle fenêtre) et Pio Marmai, on est frappé par leur capacité à se renouveler, leur haut potentiel comique et/ou émotionnel et leur sens du burlesque. Mes 4 comédies françaises de 2018 préférées :

Au poste de Quentin Dupieux, 2018

Synopsis : « Un poste de police. Un tête-à-tête, en garde à vue, entre un commissaire et son suspect ».

 

En liberté de Pierre Salvadori, 2018

Synopsis  : « Yvonne, jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine, injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux ».

 

I feel good de Benoit Delépine et Guillaume Kervern 2018

Synopsis : « Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent. »

 

Normandie Nue de Philippe Le Guay 2018

Synopsis : « Au Mêle-sur-Sarthe, petit village normand, les éleveurs sont touchés par la crise. Georges Balbuzard, le maire de la ville, n’est pas du genre à se laisser abattre et décide de tout tenter pour sauver son village… Le hasard veut que Blake Newman, grand photographe conceptuel qui déshabille les foules, soit de passage dans la région. Balbuzard y voit l’occasion de sauver son village. Seulement voilà, aucun Normand n’est d’accord pour se mettre à nu.. ».

Je ne résiste pas à l’envie d’y ajouter un petit dernier à ne pas manquer : La mort de Staline, film anglo-français-belge (comme quoi notre belle union n’est pas finie) réalisé Armando Iannucci, adaptation de la bande dessinée de Thierry Robin et Fabien Nury (nouvelle fenêtre).

Entre les courses de rentrée et la reprise du travail, offrez-vous un petit moment de folie, tous ces films sont disponibles à La Médiathèque!

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Cendrillon, l’histoire la plus adaptée au cinéma

13 Mai

Cendrillon, une histoire archaïque et contemporaine

Ce conte est un récit d’origine orale, qui s’est répandu à travers les siècles et les continents. Cendrillon est désormais une figure importante de notre imaginaire liant l’intime et l’universel. Rendu célèbre grâce à la version de Charles Perrault en 1697 (plus tard revu par les frères Grimm, Aschenputtel), il est source d’inspiration autant que sujet d’études et connait plus de 70 versions cinématographiques, un record !

L’histoire : Cendrillon, souillon martyrisée par sa marâtre et ses deux belles-sœurs va passer de la cendre vers la lumière.

Les films

En 1899, Georges Méliès réalise la première adaptation avec des visuels sophistiqués inspirés de Gustave Doré dans un film muet Cendrillon (5’41) et réitère en 1912 avec Cendrillon ou la pantoufle merveilleuse (23’45). En 1907, Albert Capellani sort Cendrillon ou la pantoufle merveilleuse (14′), produit par Pathé Frères. Ensuite sortent différentes versions plus ou moins réussies jusqu’à très récemment.

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Les dessins animés

En 1922, Walter Elias Disney est le premier à réaliser l’adaptation du conte avec son studio d’animation Laugh-O-Gram dans le court-métrage Cinderella (7’). En 1950, Disney produit une nouvelle version à la technique très maîtrisée dans laquelle il prend de nombreuses libertés par rapport à Charles Perrault et banalise certains thèmes. C’est pourtant le film qui donne son rayonnement international au conte.

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Retrouvez toutes les versions de Cendrillon à La Médiathèque.

Et retrouvez sur le blog Liseur l’article Cendrillon renait de ses cendres (nouvelle fenêtre) publié lors de la sortie du film Cendrillon de Kenneth Brannagh en 2015.

Une love story : Sur la route de Madison

28 Juin

Aujourd’hui, jeudi 28 juin 2018, Cin’Eiffel présente Sur la route de Madison un film surprenant dans l’œuvre de Clint Eastwood. Il serait le film le plus romantique de tous les temps… Venez-vous faire un avis en assistant à la dernière séance de Cin’Eiffel de la saison en présence de Avishag Zafrani, philosphe, qui apportera un éclairage sur le film.

Faites votre cinéma à la Médiathèque ! ( Nouvelle fenêtre)

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Les séries du moment, spécial French touch ! (2/3)

18 Juin

Après Les séries du moment, en mai regarde ce qu’il te plaît, continuons notre tour d’horizon, dans le paysage des séries du moment. Et après La casa de papel et La servante écarlate, plein feu sur la french touch …

Cette année encore, et depuis quelques temps, la production française est extrêmement prolifique, et n’est pas en reste auprès des fans des séries. En effet, avec un large éventail de genres et d’ambiance, les séries françaises n’ont plus rien à envier aux séries américaines, qui ont occupé longtemps notre paysage audiovisuel  : Versailles, Le baron noir (nouvelle fenêtre), Guyane ou  Le bureau des légendes (nouvelle fenêtre), mais encore Engrenage, Marseille, Speakerine.

ZOOM sur deux d’entre elles

Dix pour cent : un mélange entre comédie et drame crée en 2015, avec déjà deux saisons et dont la troisième est en tournage. Cette série décrit la vie quotidienne d’une prestigieuse agence artistique. Dans chaque épisode, une vedette du cinéma joue son propre rôle avec autodérision.

 

Nox : série en 6 épisodes. Nathalie Baye (nouvelle fenêtre) et Maïwenn (nouvelle fenêtre) incarnent deux policières, dans un thriller sous la ville. L’histoire d’une mère qui se lance sur les traces de sa fille disparue mystérieusement dans les égouts parisiens…. Cette mini-série glaçante joue avec l’horreur !

En 2018, il va falloir être attentif aux nouvelles saisons et aux nouvelles séries « made in France ». La nouvelle ère des fictions françaises ne fait en effet que commencer !

Voici quelques unes des séries à venir :

Beaucoup d’adaptations de romans : Vernon Subutex, trilogie de Virginie Despentes (nouvelle fenêtre), création de Benjamin Dupas et Cathy Vernay, avec dans le rôle principal l’acteur Romain Duris. Adapté du roman de Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Québert sera réalisée par Jean-Jacques Annaud avec l’acteur Patrick Dempsey dans la peau d’Harry Québert.

Le roman policier Les rivières pourpres (nouvelle fenêtre) va être également adapté. Deux longs métrages ont été réalisé à partir de ce polar, il y a déjà dix ans. L’histoire va ainsi passer du grand au petit écran, avec Olivier Marchal à la réalisation et sous l’œil aiguisé de l’auteur lui-même : Jean-Christophe Grangé (nouvelle fenêtre) .

Pour les curieux, les impatients ou pour les aficionados qui ont envie de se replonger dans la lecture de toutes ces histoires, les livres sont disponibles à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre)

 

Cin’Eiffel s’attaque à Mars !

4 Avr

Le samedi 7 avril 2018 à 15h, Les rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre) vous invitent à La Médiathèque de Levallois pour un Voyage sur Mars avec le planétologue Aymeric Spiga, disciple de François Forget. À l’occasion de cette conférence, Cin’Eiffel vous propose d’explorer l’univers martien à travers quelques livres et adaptations cinématographiques.

À voir :

 

Chroniques martiennes (nouvelle fenêtre) est une série réalisée par Michael Anderson en 1980. Elle est adaptée du cycle de nouvelles de Ray Bradbury paru aux États-Unis en 1950, un texte bien écrit, intelligent, poétique et moraliste. Le classique par excellence !

 

Total recall (1990) de Paul Verhoeven (nouvelle fenêtre) est inspiré de la nouvelle We Can Remember It for You Wholesale de Philip Kindred Dick (nouvelle fenêtre) (1966). Verhoeven catalogué comme réalisateur de film d’anticipation ouvre la voie au film d’action mental et livre une critique du capitalisme outrancier, de l’omniprésence, du poids des médias et de la publicité, de la course au profit et du goût pour le pouvoir.

 

 

Planète rouge (nouvelle fenêtre) (2000) est un film réalisé par Antony Hoffman. Un scénario original mais un peu faiblard qui permet tout de même de poser des questions sur une possible adaptation de la vie sur la planète Mars.

 

 

Mission to Mars (2000) est réalisé par Brian De Palma (nouvelle fenêtre). Un film peu remarquable dans l’œuvre d’un des plus brillants réalisateurs contemporains !

 

 

 

Cowboy Bebop (nouvelle fenêtre) (2003) est un film d’animation réalisé par Shinichiro Watanabe, ici le jazz des années 1940 côtoie le mythe du cow-boy lancé à la conquête de l’Ouest et les combats spatiaux.

 

Watchmen : Les Gardiens (nouvelle fenêtre) (2009) réalisé par Zack Snyder est une adaptation assez fidèle du comic Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons paru à la fin des années 80. Le film est construit comme un film à sketchs à l’humour très noir. La déroutante complexité narrative, l’ambiguïté morale de cet univers et la bande originale perpétuellement en décalage plairont aux amateurs du genre.

 

 

Seul sur Mars (nouvelle fenêtre) (2015) réalisé par Ridley Scott est une fidèle adaptation du roman The Martian d’Andy Weir ; il décrit la survie d’un astronaute laissé pour mort sur la planète Mars. Un « feel good movie » au rendu visuel soigné mais avec quelques inexactitudes de vraisemblances.

 

Life : Origine inconnue (nouvelle fenêtre) (2017) réalisé par Daniel Espinosa n’est pas sans rappeler le cultissime Alien (1979) : une équipe de scientifiques recueille volontairement à bord de leur vaisseau une forme de vie extra-terrestre, responsable de la destruction de toute vie sur Mars. Le film tient plus du film d’horreur que du film de science-fiction.

 

À voir mais aussi à lire :

 

La Guerre des mondes (nouvelle fenêtre) de  H. G. Wells, publié en 1898. L’une des premières œuvres d’imagination dont le sujet est l’humanité confrontée à l’envahisseur extraterrestre hostile, répugnant et tentaculaire dans l’Angleterre victorienne.

 

 

Le Prisonnier de la planète Mars (nouvelle fenêtre) et La Guerre des Vampires de Gustave Le Rouge. Un roman classique. Ceux qui exècre les descriptions mieux vaut passez votre tour!

 

 

 

Le cycle de Mars de Edgar Rice Burrough (nouvelle fenêtre). Le créateur de Tarzan est aussi l’un des précurseurs de la SF avec les aventures de son personnage de John Carter, terrien devenu martien.

 

 

 

Glissement de temps sur Mars (nouvelle fenêtre), un roman tourmenté, digne de l’univers de son auteur parfois étrange qu’est Philip K. Dick.

 

 

 

La machine à explorer l’espace de Christopher Priest (nouvelle fenêtre)  est un hommage à l’un des pères de la science fiction (H. G. Wells).

 

 

 

Voyage (nouvelle fenêtre) de Stephen Baxter, uchronie sortie en 1996, dans laquelle l’auteur imagine que le premier pas sur la lune serait suivi d’un projet encore plus audacieux, aller sur Mars.

 

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

 

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