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Les meilleures adaptations de romans au cinéma en 2016

28 Fév

Le cinéma semble toujours autant aimer la littérature. Après tout, si un roman a bien fonctionné, le scénario est tout trouvé ! Mais pas toujours facile d’égaler ou de surpasser l’écriture à travers l’écran. Cette année encore bon nombre de livres ont été adaptés mais pas toujours avec brio. Nous vous avions déjà fait une sélection de nos meilleures adaptations de 2014, voici celle de 2016 !

  • Elle, de Paul Verhoeven

 

Elle est un thriller aussi époustouflant que perturbant, très sombre mais drôle. Isabelle Huppert joue à merveille son rôle de femme autoritaire, indépendante : une interprétation magistrale. Le film est adapté du roman : « Oh… » de Philippe Djian.

"Oh..." de Philippe Djian

Quelques semaines avant Noël, Michèle se réveille sur le sol de sa maison, violée. De l’agresseur, elle ne garde aucun souvenir. Pourtant, elle sent bien qu’il est là, qu’il rode toujours… Sans le savoir, elle est en train de glisser dans une spirale où les souvenirs, le sexe et la mort se court-circuitent à si vive allure, qu’elle risque à tout moment de s’y perdre.

 

 

  • Room, de Lenny Abrahamson

 

Le sujet est certes assez sinistre mais le réalisateur irlandais parvient à rendre le récit touchant. Assez proche de films de cinéma américain indépendant, « Room », porté par deux formidables acteurs, fait preuve d’une grande sensibilité et réussit à éviter l’étalage voyeuriste dans lequel il aurait facilement pu basculer. Le film est adapté du roman : Room de Emma Donoghue.

Room de Emma Donoghue

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seule avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Maman fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pas pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ? Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant les pouvoirs du récit et du langage.

  • Les délices de Tokyo, de Naomi Kawase

 

Les délices de Tokyo nous montre un Japon contemporain et nous raconte avec pudeur la transmission du savoir. On le savoure sans grande surprise mais avec plaisir. Le film est adapté du roman : Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa.

lesdelicesdetokyo

« Ecouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

 

  • The Revenant, de Alejandro González Iñárritu

 

La mise en scène de The Revenant est incontestablement impressionnante, notamment lors de la fameuse scène de l’attaque de l’ours, frappante de réalisme. Mais ce qui fait la force du film c’est évidemment la sublime interprétation de Leonard Di Caprio. Le film est adapté du roman : The Revenant de Michael Punke.

lerevenant1823, Missouri. Tandis qu’une première expédition a été attaquée et annihilée par une tribu indienne, la Rocky Mountain Fur Company force sa chance et engage une poignée d’hommes dans une nouvelle tentative pour rallier Fort Union par un trajet inédit et périlleux. Parmi l’équipée, le trappeur Hugh Glass est attaqué par un grizzli quelques jours après le départ. Défiguré, la gorge et l’abdomen dévastés par les coups de pattes de l’animal, il est laissé en arrière avec deux hommes, chargés de le veiller jusqu’à sa mort. Mais Glass s’accroche à la vie. Et chaque heure qui passe rend le trajet pour rallier Fort Union plus dangereux à Fitzgerald et au jeune Jim Bridger, tous deux portés volontaires pour rester avec Glass. Convaincu par le premier d’abandonner leur compagnon agonisant à son funeste sort, Bridger disparait à son tour dans les bois. C’est la dernière image que le trappeur gardera de ses anciens partenaires. Quelques heures plus tard, contre toute attente, il reprend connaissance. Il est seul, en territoire indien, sans arme, sans nourriture. Incapable de se déplacer, souffrant le martyre en raison de ses blessures infectées, délirant, déshydraté, il s’accroche à la vie comme un damné. Son unique motivation : la vengeance. Peu à peu, mû par la colère et aguerri par l’expérience d’une vie hors norme, il reprend des forces. Commence alors le récit hors du commun d’un homme prêt à tous les sacrifices pour retrouver ceux qui l’ont abandonné dans l’Ouest, plus sauvage que jamais.

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Des livres et des films : Shining

29 Mar

Depuis toujours le cinéma a trouvé dans la littérature une source immense d’inspiration. Tant d’histoires à porter sur grand écran, tant de personnages à interpréter, de paysage à filmer. Mettre en image tous ces récits, voilà ce qui passionnent de nombreux réalisateurs et scénaristes.

Certains ouvrages ont été adaptés à plusieurs reprises. Certains ont même eu deux adaptations, une pour le cinéma et une autre pour la télévision. Je pense notamment à Shining, l’enfant lumière, d’après le roman de Stephen King paru en 1979, adapté à deux reprises.

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Stephen King

Résumé du roman

Jack Torrance vient de perdre son emploi d’enseignant à cause de son alcoolisme et de son tempérament colérique. Il accepte alors un nouvel emplois, gardien d’hôtel à l’Overlook, isolé dans les montagnes du Colorado et fermé au public en hiver. Danny le fils de Jack, qui semble depuis toujours posséder le shining, un don de medium, et commence à avoir des visions de morts qui commence à lui parler.

Bientôt, Jack se retrouve sous une mystérieuse emprise qui le rend agressif et dangereux envers son fils et sa femme …

Les adaptations

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Le film : Shining

C’est en 1980, que ce roman, sous le même titre, fut adapté au cinéma et réalisé par Stanley Kubrick avec Jack Nicholson dans le rôle principal.

Quelques années plus tard, en 1997, une version sera adaptée pour la télévision sous la forme d’un téléfilm composé de trois parties, écrites par Stephen King lui-même (réalisation de Mick Garris). En effet, l’auteur du roman considérait la version cinématographique de Stanley Kubrick trop éloignée de son contenu, y déplorant de nombreuses impasses.

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Le téléfilm : Shining, les couloirs de la peur

Etonnamment, Stephen King a eu besoin de l’autorisation de Stanley Kubrick pour la réalisation de ce téléfilm, avec en contrepartie la garantie de stopper les mauvaises critiques à l’encontre du film. Malgré tout shining reste à l’heure actuelle un film culte et une référence dans le genre horreur/fantastique.

Dans tous les cas une chose est sûre, lorsqu’il y a succés en salle, les maisons d’édition n’hésitent pas à republier les livres avec en couverture soit l’affiche du film soit une photo des acteurs. La preuve !

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Alors livre ou film, faites votre choix … Ou pas d’ailleurs !

Du livre au film, Maigret tend un piège, à La Médiathèque

18 Mar

Avec 300 adaptations, le célèbre commissaire est le personnage qui a été, avec plus ou moins de réussite, le plus adapté au cinéma. Julien Duvivier, Jean Renoir, Maurice Tourneur, Richard Pottier… ont réalisé à partir de romans de Georges Simenon des adaptations pour l’écran de Maigret, incarné par Harry Baur, Albert Préjean, Pierre Renoir, Gino Cervi , Charles Laughton, Michel Simon …

 

Parmi toutes ces adaptations, nous vous proposons, dans le cadre des « Rencontres de liseur », le samedi 19 mars (16h) à la médiathèque Gustave-Eiffel, un film de Jean Delannoy : Maigret tend un piège. La projection suivra la conférence illustrée de Marie Le Gouellec « cartographie du Paris disparu de Georges Simenon ».

Ce film reste à ce jour l’une des meilleures adaptations de Maigret (avec Panique de Julien Duvivier) et surtout celle que Simenon préférait : « Gabin a fait un travail hallucinant. Ça me gêne du reste un peu, parce que je ne vais plus pouvoir voir Maigret que sous les traits de Gabin. ». Il faut dire que le trio Gabin-Delannoy-Audiard marche à merveille : Jean Delannoy, très inspiré, choisit Annie Girardot et Jean Desailly, pour donner la réplique à Jean Gabin. Michel Audiard, scénariste et dialoguiste du film, a réalisé un véritable travail d’orfèvre, non seulement pour servir le personnage Maigret-Gabin avec des dialogues truculents, mais aussi pour adapter et ajouter des éléments percutants qui n’existent pas dans le texte de Simenon.

L’intrigue change de quartier : dans le roman, les crimes sont commis à Montmartre ; dans le film, Delannoy déplace l’action dans le Marais. Il en profite pour filmer et détailler un Paris ouvrier, un Paris de « petits métiers », un Paris de cours et de passages. Dans un de ces passages, il filme une vieille tisseuse, à la manière d’un documentariste, scène incroyable qui suspend le temps. Enfin, il ou ils (Delannoy/Audiard) règlent leur compte avec les femmes : car, dans le film, ce sont bien les névroses et la possessivité des femmes, qui rendent les hommes fous.

Trois raisons au moins pour venir voir le film sur grand écran, même si vous avez lu le roman !

 

Shakespeare, à chacun son Macbeth

2 Déc

Macbeth, projeté jeudi 19 novembre à Cin’Eiffel, est l’une des œuvres fondamentales de Shakespeare dont Orson Welles a su tirer le matériau théâtral pour le transposer au cinéma avec une mise en scène magistrale. Vous étiez une quarantaine de personnes à assister à la séance et à échanger autour des conditions de tournages, des décors, des motifs filmiques de Welles et de la lutte contre l’obscurantisme.

Shakespeare

Ce classique de la littérature anglaise, écrit en 1606,  est adaptée pour la quatrième fois au cinéma par Justin Kurzel, un obscur cinéaste australien, dont c’est seulement le deuxième long-métrage. On retrouve au casting, dans les rôles-titres, Michael Fassbender et Marion Cotillard qui livrent une belle interprétation dans la peau de ces deux héros aussi amoureux que fous furieux. La mise en scène est souvent contemplative et lente, une expérience plus sensorielle que réflexive.

Shakespeare a inspiré un grand nombre de cinéastes puisque le British Universities Film & Video Council a recensé plus de 420 adaptions cinématographiques de ses pièces, d’Othello à Richard III en passant par la relecture de Roméo et Juliette avec West Side Story.

Petit tour d’horizon des œuvres du dramaturge… Pour en savoir plus sur le film (synopsis, récompenses…) cliquer sur l’image et dérouler la page !

Faites votre cinéma à La Médiathèque en DVD ou en VOD !

 

 

Les trois meilleures adaptations de romans au cinéma en 2014

28 Avr

L’adaptation cinématographique d’un livre semble devenir une pratique de plus en plus courante et ce phénomène s’accentue notamment avec les romans dits « Young Adult ». Le succès de ces livres en librairie et le chiffre d’affaires qu’ils génèrent semblent grandement attirer les distributeurs. Ainsi, 2014 a été l’année de la grande folie des adaptations de ces romans ados au cinéma : Nos étoiles contraires, Divergente, Hunger games ou encore Le Labyrinthe. Si comme moi vous n’êtes pas très friands de ce genre, sachez que vous pouvez tout de même trouver votre bonheur dans l’adaptation cinématographique, notamment avec cette petite sélection pour l’année 2014:

 

Un thriller réussi, grâce à une réalisation parfaitement maîtrisée, mais aussi grâce au scénario qui manipule le spectateur d’un bout à l’autre. Le film est adapté du roman :  Les Apparences, de Gillian Flynn

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Les Apparences à la Médiathèque

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari, Nick, forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan, leur vie aisée, leur travail dans la presse, pour s’installer dans la petite ville du Missouri où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, celui-ci découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. L’enquête qui s’ensuit prend vite une orientation inattendue : sous les yeux de la police, chaque petit secret entre époux et autres trahisons sans importance de la vie conjugale prennent une importance inimaginable et Nick devient bientôt un suspect idéal…

 

Gregg Araki renoue avec l’univers de Mysterious Skin et nous dévoile le portrait accablant d’une famille américaine des années 80. Eva Green y est fabuleuse. Le film est adapté du roman : Un Oiseau blanc dans le blizzard, de Laura Kasischke

oiseau blanc

Un Oiseau blanc dans le blizzard à la Médiathèque

Par une froide journée de janvier, une femme disparaît dans l’une de ces banlieues trop propres et trop calmes que le cinéma américain nous a révélées. Le mari semble accepter cette absence et se résigner. Quant à Katrina, leur fille unique, elle croit régler avec un soin méticuleux et lucide ses comptes avec l’image d’une mère destructrice et détestée en secret. Mais alors pourquoi ces rêves obsédants qui hantent ses nuits ? Et comment une mère peut-elle ainsi s’évanouir dans le blizzard et tout abandonner derrière elle ?

 

 

 

Le charme de ce huis-clos opère, grâce notamment à la prestation de Kate Winslet, même s’il n’échappe pas à certaines banalités. Le film est adapté du roman:  Long week-end, de Joyce Maynard

Long week-end à la Médiathèque

Long week-end à la Médiathèque

Cette année 1987, une chaleur caniculaire s’abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s’améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l’est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu’en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s’impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre… Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se dévoilant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir…

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