Tag Archives: Chefs-d’oeuvre du cinéma

Cin’Eiffel : And the winner is…?

22 Nov La rose pourpre du caire de Woody Allen

« La comédie que vous rêvez de voir sur Grand écran ! »

Vous êtes 150 à avoir voté pour la comédie, qui sera projetée jeudi 9 janvier 2020 à 19h30, toute l’équipe de Cin’Eiffel vous en remercie chaudement.

Le vainqueur est… ?

La rose pourpre du Caire de Woody Allen, film américain de 1985, grand succès critique et public dès sa sortie en salle.

Synopsis : « Aux Etats-Unis, pendant la Grande Dépression, au début des années 30. Cecilia se débat entre un mari ivrogne et violent et des petits boulots de serveuse. Malheureuse, elle se rend souvent au cinéma du quartier, qui est sa seule évasion et qui lui permet d’oublier son quotidien sordide. Cette semaine, on y passe une nouvelle romance, «La Rose pourpre du Caire». Cecilia, qui est subjuguée par l’acteur, s’y précipite et reste plusieurs séances d’affilée. Soudain, Tom Baxter, le héros du film, interrompt sa scène et apostrophe Cecilia, pour finalement s’échapper de l’écran et descendre dans la salle. Il entraîne la jeune femme avec lui. Une magnifique histoire d’amour commence… »

Pour commenter le film, nous recevrons Charlotte GARSON (nouvelle fenêtre), une de nos critiques préférées, passionnée de comédies.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Voyages à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier

29 Avr

On l’a rêvé, il l’a fait!

Bertrand Tavernier, réalisateur (nouvelle fenêtre) et passionné de cinéma, a réalisé en 2016 le grand film sur le cinéma français des années 1930 à 1970, qui a été présenté au Festival de Cannes, Voyage à travers le cinéma français. Il est loué par la critique et le réalisateur américain Martin Scorcese (nouvelle fenêtre) lui rend un bel hommage.

Sa découverte du cinéma suit intimement sa vie d’enfant : en 1942, il « approche » le cinéma pour la 1ère fois (alors qu’il se soigne au sanatorium) avec le film Dernier atout de Jacques Becker (nouvelle fenêtre). C’est une révélation!

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 Adolescent, puis jeune homme, Il découvre des réalisateurs méconnus ou oubliés, s’enthousiasme pour l’originalité des sujets de Jean Grémillon (nouvelle fenêtre) et Edmond Greville.

Il nous rappelle qu’il y a eu de grandes réalisatrices comme Jacqueline Audry et Agnès Varda (nouvelle fenêtre); des réalisateurs étrangers, qui ont enrichi de nouvelles techniques, de nouveaux propos, le cinéma français : John Berry, les Russes des films Albatros, Anatole Litvak, Max Ophuls, et revient sans rien en occulter sur la période de l’Occupation.

Voyage à travers le cinéma français célèbre les musiciens, les compositeurs, qui ont largement enrichi le cinéma français et ont fait de la musique de films française, un art en soi : Joseph Kosma et Maurice Jaubert, par exemple.

Bien sûr, ces 3 heures de film se sont avérées insuffisantes pour parcourir 40 ans d’un des cinémas les plus féconds. Il réitère l’opération en tournant une suite, sous forme de série en 8 épisodes, programmée en septembre 2018 sur France 5.

« Ces films m’ont donné le goût de la mémoire »

C’est une œuvre considérable et colossale : 6 ans de préparation, 582 extraits de 94 films, des kilomètres d’archives visionnées, sélectionnées et pour finir commentées. Il nous offre un film-témoignage émaillé d’une foule d’anecdotes passionnantes, rapportées par les professionnels du cinéma, que Bertrand tavernier a rencontré, interrogé pendant toute sa carrière. Il nous rappelle que si le cinéma est aujourd’hui une industrie, il a aussi été longtemps le travail d’artisans exceptionnels et ambitieux, dont l’œuvre continue à nous faire rêver.

3 DVD – 8 épisodes de 52 minutes, maintenant disponibles à La Médiathèque

Voyage 1 : « Mes cinéastes de chevet – première partie »: Jean Grémillon, Max Ophuls,  Henri Decoin.
Voyage 2 : « Mes cinéastes de chevet – seconde partie » : Sacha Guitry, Marcel Pagnol, Jacques Tati, Robert Bresson, la musique de Jean-Jacques Grünenwaldt.
Voyage 3 : « Les chansons, Julien Duvivier » : Les réalisateurs auteurs de chansons, Julien Duvivier.
Voyage 4 : « Les étrangers dans le cinéma français – Le cinéma sous l’Occupation, l’avant et l’après-guerre » : Viktor Tourjanski, Robert Siodmak, Albert Valentin, Jean-Paul Le Chanois.
Voyage 5 : « La nouvelle vague de l’Occupation » : Claude Autant-Lara, René Clément, Georges Clouzot.
Voyage 6 : « Les Oubliés »: Raymond Bernard, Maurice Tourneur, Anatole Litvak, René Clair,Georges Van Parys, Jean Boyer.
Voyage 7 : « Les Méconnus » : Louis Valray, Pierre Chenal, Henri Calef, Gilles Grangier, Les femmes réalisatrices
Voyage 8 : « Mes années 60 » : Pierre Granier-Deferre, Jacques Deray, Alain Resnais, Michel Deville, Jacques Rouffio, José Giovanni, Yves Boisset, Eric Rohmer…

Eddy Constantine

Eddy Constantine dans un film de John Berry

Ma loute de Bruno Dumont, un film folklorique et carnavalesque

23 Mar

En mai 2016, Bruno Dumont (nouvelle fenêtre) sortait Ma Loute, retour sur un film étonnant.

Ma Loute, c’est la rencontre des classes sociales où tous les extrêmes convergent et de la fusions des genres cinématographiques : polar burlesque à la frontière du fantastique, comédie théâtrale ou encore tragédie romantique.

Le pitch

Début XXème, les Van Peteghem, riches bourgeois lillois arrivent dans leur résidence secondaire dans la Baie de la Slack. Ils font la connaissance des Brufort, modestes pêcheurs mystérieusement anthropophages qui gagnent leur vie en faisant traverser la baie aux riches aristocrates venus en plaisance au bord de la Manche. Le séjour est soudain perturbé par de mystérieuses disparitions sur lesquelles enquête un tandem de policiers excentriques à la Dupond et Dupont ou tout droit sortis d’un Laurel & Hardy, l’inspecteur Machin et son sagace Malfoy. S’ajoute au tableau, l’histoire d’amour déchirante entre Ma Loute, fils ainé des Brufort aux mœurs bien particulières et Billie figure androgyne de la famille Van Peteghem, à l’identité sexuelle réversible.

Chacun est une caricature : les acteurs connus assument un surjeu totalement délirant comme les illustres inconnus un jargon picard parfois inintelligible. Tous donnent le meilleur d’eux-mêmes pour exprimer le pire de l’humain.

Côté technique, les paysages côtiers des Flandres et du Nord-Pas-de-Calais sont magnifiés par la lumière et le travail de Guillaume Deffontaines, directeur de la photographie. On peut y voir des autochromes inspirés des frères Lumière ou de Jacques-Henri Lartigue (nouvelle fenêtre) montrant la bourgeoisie provinciale, mais aussi la peinture réaliste rappelant la cruauté visionnaire des maîtres de la peinture flamande comme Bosch et Brueghel.

Drôle et terrifiant voire malaisant !

Retrouvez les films et les séries de Bruno Dumont à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre) en DVD ou en VOD.

Musique culte + film culte = scène inoubliable …

9 Mar

Une musique, un sifflement, un air fredonné et des images dans la tête, le tout réuni forme un moment inoubliable, reste à jamais gravé dans notre mémoire ! Dès la première note de musique, on se souvient tout de suite du film, de la scène, des acteurs …

Comme vous probablement, mes premières expériences cinématographiques remontent à des moments passés dans une salle obscure devant un grand écran ou à regarder un film à la télévision, tapie dans le noir, derrière une porte ou en haut d’un escalier, au lieu de s’endormir dans son lit, à se tordre le cou pour voir et entendre le plus possible.

Excalibur (nouvelle fenêtre) de John Boorman (1981) avec Nigel Terry, Helen Mirren (nouvelle fenêtre), Cherie Lunghi (1981, GB) fait partie des lointains souvenirs datant de mon enfance.

La musique du film est signée Trevor Jones. Il a intégré à la bande son des extraits de musique classique dont le célèbre O Fortuna des Carmina Burana de Carl Orff (nouvelle fenêtre), inspiré de chansons du haut moyen-âge ou « la marche funèbre de Siegfried » tiré du Crépuscule des Dieux de Richard Wagner, voulant imprégner l’esprit païen primitif à cette légende arthurienne.

« Uter Pendragon reçoit de Merlin l’Enchanteur l’épée mythique Excalibur. À la mort d’Uter, l’épée reste figée dans une stèle granit. Seul le jeune Arthur, fils illégitime d’Uter parvient à brandir l’épée Excalibur et devient par ce geste le roi d’Angleterre. Quelques années plus tard, il épouse Gueniève et réunit les Chevalier de la Table ronde. Mais sa demie-sœur, la méchante Morgane, parvient à avoir un fils d’Arthur qui va le pousser à sa perte … »

Et vous ? Quelle musique vous fait encore frissonner longtemps après avoir vu le film ?

Monsieur Clint Eastwood : une légende …

9 Fév

Alors que le film La mule est sorti, le 23 janvier 2019, sur grand écran, l’occasion est trop belle pour se priver d’écrire quelques lignes sur le talentueux et légendaire monsieur Clint Eastwood …

 

La mule est le nouveau film de Clint Eastwood, qui avait déclaré, il y a quelques années, qu’il ne « ferait plus l’acteur », pour se consacrer à la mise en scène. Mais Monsieur Eastwood a fini par craquer, et à 88 ans, le voilà à nouveau devant la caméra. La mule est un film inspiré d’une histoire vraie, celle d’un vétéran de la Seconde guerre mondiale, devenu horticulteur et recruté à l’âge de 80 ans, à son insu, comme passeur de drogue pour le compte d’un cartel mexicain.

Clint Eastwood en quelques chiffres :

  • 62 années de carrière
  • 92 films
  • 4 séries
  • 93 nominations
  • 16 récompenses
  • Il a (entre autres) obtenu : quatre Oscars, trois Césars, une Palme d’honneur lors du Festival de Cannes en 2009. Il a reçu à Lyon le Prix Louis-Lumière en 2009 pour l’ensemble de sa carrière. Clint Eastwood est également décoré de l’ordre des arts et des lettres, au rang d’officier.

La cinémathèque vient de lui rendre hommage lors de l’exposition Il était une fois Sergio Leone (nouvelle fenêtre) en mettant en valeur le travail de Sergio Leone avec Clint Eastwood …

Voici tous les titres avec ou de Clint Eastwood à la Médiathèque de Levallois :

A voir ou revoir ! Il suffit de choisir …

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