Tag Archives: Chefs-d’oeuvre du cinéma

France télévision, des choix de films à la hauteur du service public

28 Mar

France Télévisions met en place des mesures de confinement pour accompagner le confinement. Tous les après-midis vers 14h, la chaine publique France 2 projette des grands films familiaux.

Lundi 23 mars 2020 : Jean de Florette de Claude Berri

« Petit et laid, Ugolin, le dernier des Soubeyran, revient du service militaire. Il retrouve son oncle, le Papet, à qui il dévoile son projet : rester au pays pour cultiver des oeillets. Convaincu que l’affaire peut être rentable, le Papet accepte de financer l’entreprise. Il faut donc trouver une terre, ensoleillée bien sûr mais surtout bien arrosée. Celle de Pique-Bouffigue ferait l’affaire. Le Papet tente, en vain, de convaincre le vieillard irascible de lui céder son bien »

Mardi 24 mars 2020 : Manon des sources de Claude Berri

« Dix ans plus tard. Manon vit dans la grotte de Baptistine dans les collines tandis que Ugolin culpabilise, amoureux fou de la belle. Elle va découvrir la source qui alimente le village et la détourner. Elle tient enfin sa vengeance. Peu à peu les langues du village se délient. La loi du silence est rompue et le Papet et Ugolin sont accusés d’avoir tué le père de Manon, Jean de Florette. Pour le Papet une autre terrible vérité éclate. »

Les deux grands films de Claude Berri (nouvelle fenêtre), sortis en 1986, sont des adaptations cinématographiques des romans et des films de Marcel Pagnol, œuvres simples mais universelles, qui combinent amour de sa terre provençale et ravages de la peur des étrangers.

 

Jeudi 26 mars 2020 Un éléphant, ça trompe énormément de Yves Robert

« Les mésaventures, notamment sentimentales, de quatre copains, restés de grands enfants à l’approche de la quarantaine et unis par une profonde amitié qui leur permet de traverser les difficultés de la vie. Etienne est heureux dans son couple, mais il est obsédé par l’image d’une jeune femme en robe rouge. »

Vendredi 27 mars 2020 Nous irons tous au paradis de Yves Robert

« Quatre amis qui partagent depuis longtemps les bonheurs et les ennuis de chacun, achètent ensemble une maison. »

Autre dyptique, réalisé cette fois par Yves Robert (nouvelle fenêtre), en 1976/1977. Ces comédies abordent, avec une infinie drôlerie, les aventures/mésaventures de l’existence à travers cette peinture sociale des années 70.

À vos identifiants (nouvelle fenêtre), plusieurs autres films d’Yves Robert sont également disponibles en VOD sur la Médiathèque numérique!

On peut se réjouir de cette initiative modeste et ambitieuse, à la fois : réunir des jeunes et leurs parents devant des œuvres de qualité, qui appellent à réflexion et à discussion entre les générations ; des choix à la hauteur de ce que devrait toujours être le service public.

Ces films seront disponibles en rediffusion si vous manquez ces dates.

Faites votre cinéma à La Médiathèque ! (même confinés)

Les années 20, un renouveau culturel

17 Mar Les années folles

Au commencement de cette nouvelle décennie, replongeons 100 ans en arrière, dans le tumulte des années folles (nouvelle fenêtre), synonymes de bouillonnement et d’effervescence !  C’est l’époque des années festives (Joséphine Baker, Gaby Deslys, Mistinguett) marquées par un grand foisonnement créatif (l’Art déco, Coco Chanel, Kupka, Mondrian).

Côté cinéma, c’est l’âge d’or du muet (Charlie Chaplin (nouvelle fenêtre), Harold Lloyd, Max Linder,  Laurel & Hardy, Louise Brooks, Musidora (nouvelle fenêtre) et Buster Keaton (nouvelle fenêtre)). L’interruption des productions européennes entre 1914 et 1918 permet au cinéma américain soumis jusque-là  à la suprématie européenne de s’imposer et d’avoir une grande influence sur le monde du cinéma. Hollywood (l’usine à rêves) attire et accueille alors les plus talentueux des cinéastes et acteurs européens. Trois grandes firmes se répartissent les productions la Warner avec des  films policiers et les comédies musicales, Universal plutôt fantastiques et la Métro-Goldwyn-Mayer dans les mélodrames historiques. Émergent d’autres sociétés de production (Paramount, Fox film, Disney Brothers Studios, Columbia Pictures) qui comptent  encore aujourd’hui.

En France, le cinéma peine à se remettre de la guerre. Un cinéma d’avant-garde avec des pionniers du courant impressionniste apparaissent : Jean Renoir (nouvelle fenêtre), Abel Gance (nouvelle fenêtre), Germaine Dulac (nouvelle fenêtre), Marcel L’Herbier, Jean Epstein, René Clair (nouvelle fenêtre), Louis Delluc.

L’Allemagne se relève difficilement de sa défaite, sombre dans la misère et invente l’expressionnisme avec une volonté de dépasser le réalisme. Ce genre multiple et difficile à saisir est considéré comme le point de départ de tout le fantastique et a influencé le film noir et le film d’horreur. Fritz Lang (nouvelle fenêtre), Friedrich Wilhelm Murnau (nouvelle fenêtre), Paul Wegener (nouvelle fenêtre), Robert Wiene, Paul Leni (nouvelle fenêtre), Arthur von Gerlach, Arthur Robison en sont les chefs de fil.

En Russie, Sergei Mikhaïlovitch Eisenstein (nouvelle fenêtre), souvent considéré comme un des « pères du montage », tourne Le cuirassé Potemkine (nouvelle fenêtre), dont la célèbre scène du landau dévalant les marches est un monument d’anthologie. On peut citer d’autres noms comme Grigori Kozintsev (nouvelle fenêtre), Leonid Trauberg (nouvelle fenêtre) et Dziga Vertov

Cette décennie est donc un grand foyer d’expérimentation artistique et je vous propose encore quelques titres pour en découvrir davantage.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Retiens la nuit !

6 Fév

De tout temps, la nuit a inspiré les artistes. En peinture par exemple, c’est une source d’inspiration majeure, de la nuit étoilée de Van Gogh, en passant par Nighthawks d’Edward Hopper, ou bien de New Moon, New York de George Ault. Mais également en poésie, avec Victor Hugo et les Nuits de juin, ou Chateaubriand avec Nuits de printemps.

 

Si la nuit a inspiré autant les artistes, c’est parce qu’elle est à la fois propice à la rêverie, mais aussi mystérieuse et effrayante.

Au cinéma, la nuit nous enveloppe, nous émerveille, nous fait frissonner.

« La nuit transforme le paysage, le métamorphose, fait apparaître de nouveaux paysages, des paysages terrestres, maritimes mais aussi célestes, puisque la nuit fait apparaître les étoiles, la lune, les astres.
La nuit apporte avec elle des pulsions, des angoisses, elle nous ramène à l’enfance. La nuit réveille également des formes surnaturelles, et même comment elle fait émerger des créatures fantomatiques ou extraterrestres« . Marcos Uzal, Programmateur Cinéma au Musée d’Orsay.

La nuit du chasseur de Charles Laughton (1956)

Un prêcheur inquiétant poursuit dans l’Amérique rurale deux enfants dont le père vient d’être condamné pour vol et meurtre. Avant son incarcération, le père leur avait confié dix mille dollars, dont ils ne doivent révéler l’existence à personne. Pourchassés sans pitié par ce pasteur psychopathe et abandonnés à eux-mêmes, les enfants se lancent sur les routes.

Charles Laughton a beaucoup été influencé par l’expressionnisme allemand pour créer l’atmosphère de son film, un brin fantastique. L’utilisation de la lumière par le chef opérateur Stanley Cortez, offre tour à tout une ambiance réaliste, onirique, et font de ce film une oeuvre magnifique, différente et indispensable à tout cinéphile.

Pour aller plus loin, une critique du cinéclub de caen (nouvelle fenêtre)

 

 

Nuits blanches de Luchino Visconti (1957)

Une nuit, Mario rencontre sur un pont au bord d’un canal Natalia, une jeune femme en pleurs. Elle vit dans l’espoir du retour d’un homme qui lui a donné rendez-vous sur ce même pont un an auparavant. Fasciné par ce récit qu’il tient pour un fantasme, Mario tente de lui faire comprendre que cet inconnu l’a oubliée et espère se substituer à lui.

Plein de poésie, ce film également en noir et blanc est une adaptation d’une longue nouvelle de Fiodor Dostoïevski (nouvelle fenêtre) publié en 1848 et occupe une place à part dans la carrière de Luchino Visconti. En effet, celui-ci rompt de manière définitive avec le néoréalisme de ces précédents films.
Le film est découpé en trois parties nocturnes : la rencontre, l’histoire de Natalia, l’épilogue.
Eclairage somptueux, jeux d’ombres et de lumières grâce au directeur de la photographie Giuseppe Rotunno, et confère à ce film une dimension onirique et fantastique.

 

Pour aller plus loin, une analyse de la Revue du Cinéma de 1966 (nouvelle fenêtre)

D’autres films sur le thème de la nuit disponibles à La Médiathèque

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

 

 

2019 une année de cinéma des bibliothécaires. Les films 1/2

18 Jan

Voir aussi l’article 2019 une année de cinéma des bibliothécaires. Les séries 2/2

Certains prennent des notes dans de petits carnets, d’autres rédigent des avis, alimentent les réseaux sociaux…, nous avons tous envie de prendre quelques notes afin de conserver une trace de ces films, découverts pendant l’année, exceptionnels ou pas, mais qui ont en commun de nous avoir laisser un petit goût particulier, fait naître une émotion inconnue…

Alors, les bibliothécaires vont rouvrir les carnets, rechercher leurs posts, et vous livrer leurs films préférés, avec le secret espoir de partager un film rare avec des inconnus (mais compagnons de cinéphilie) et de réveiller pour un moment cette émotion…

JANVIER

La favorite (nouvelle fenêtre) de Yórgos Lánthimos avec Olivia Colman, Rachel Weisz, Emma Stone.

FÉVRIER

Le chant du loup d‘Anthonin Baudry (nouvelle fenêtre) avec François Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz

Grace à Dieu (nouvelle fenêtre) de Francois Ozon avec Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud

MAI

Douleur et gloire de Pedro Almodovar avec Antonio Banderas, Asier Etxeandia, Leonardo Sbaraglia. un film d’Almodovar est toujours un évènement, sorti pour le Festival de Cannes. Encore dans les salles !

Bientôt à La Médiathèque…

JUIN

Parasite de Bong Joon-Ho avec Kang-Ho Song, Woo-sik Choi, Park So-Dam, C’est la palme d’or du du Festival de Cannes, encore dans les salles !

JUILLET

Fête de famille de Cédric Kahn avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot, Vincent Macaigne

AOÛT

Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie.

SEPTEMBRE

Joker de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz. Le film événement!

OCTOBRE

Hors normes de Nakache et Toledano avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent

Alice et le maire de Nicolas Pariser avec Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi.

NOVEMBRE

Les misérables de Ladj Ly avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Didier Zonga. En lice pour l’ oscar du meilleur film étranger. Encore à l’affiche !

Adults in the room de Costa Gavras avec Christos Loulis, Alexandros Bourdoumis, Ulrich Tukur. La situation de la Grèce en 2015. Mieux qu’un documentaire, tous les dialogues sont vrais, enregistrés à l’insu des politiques européens par Yanis Varoufakis !! À voir absolument…

DECEMBRE

Marriage story de Noah Baumbach avec Adam Driver, Scarlett Johansson, Laura Dern.

La semaine prochaine : les meilleures séries!

Dr Jack et Mr Nicholson

21 Déc

Jack Nicholson (nouvelle fenêtre), star absolue côté pile, jouisseur démoniaque, côté face ! ARTE nous dévoile son nouveau documentaire Dr Jack & Mr Nicholson, un éclairage aussi foisonnant qu’émouvant sur l’homme mystèrieux, qui se cache derrière le sourire carnassier le plus célèbre d’Hollywood ; 52 minutes de pure régal pour tous les fans comme moi, de ce formidable acteur, producteur, scénariste.

De son vrai nom : John Joseph Nicholson est devenu une légende vivante du cinéma américain. Ses rôles de cinglé ou de psychopathe ont marqué différents films tels que Shining (nouvelle fenêtre) ou Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre). Jack Nicholson inspire la terreur avec son jeu de sourcils, ses yeux exorbitants illuminés par la folie et son sourire inquiétant …

Dr Jack et Mr Nicholson (nouvelle fenêtre)

Après cinquante ans de carrière, plus de soixante films et trois Oscars, l’acteur, aujourd’hui octogénaire, « l’énigme Jack » est au centre de ce documentaire en forme de jeu de piste. Emmanuelle Nobécourt réalise une analyse convaincante et émouvante. Un homme tourmenté, un homme en colère et hanté par l’échec se dévoile au fur et à mesure.

 

Pour voir ou revoir les films avec Jack Nicholson, les D.V.D (nouvelle fenêtre) vous attendent à la Médiathèque de Levallois …

Je ne résiste pas !.. Je finis mon article par une de mes scènes préférées du film Shining, adapté du livre de Stephen King, réalisé par Stanley Kubrick en 1980 …

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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