Tag Archives: Chefs-d’oeuvre du cinéma

« Spartacus » a 100 ans !

9 Déc kirk_douglas

Kirk Douglas, est né le 9 décembre 1916 à New-York de son vrai nom, Issur Danielovitch Demsky. Il est l’un des derniers acteurs classiques d’Hollywood, réalisateur, producteur de cinéma et écrivain. Il fête aujourd’hui ses 100 ans !

Kirk Douglas à été très populaire dans les années 1950 et 1960. Beaucoup de ses films sont devenus des classiques. Il a tourné avec de nombreux grands réalisateurs : Brian de Palma, Stanley Kubrick, Elia Kazan, John Huston … Ses films ont toujours été très variés : comédie ( Au fil de l’épée, Trois filles à marier) western (Règlement de comptes à O.K corral, La captive aux yeux clairs), aventure (Les Vikings, Vingt mille lieux sous les mers), film de guerre (Les sentiers de la gloire, Sept jours en mai), péplum (Spartacus, Ulysse), drame (La vie passionnée de Vincent Van Gogh).

Joyeux anniversaire Monsieur Kirk Douglas !

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Autres titres disponibles à La Médiathèque : L’arrangement, Le dernier sur la liste, La griffe du passé, Les ensorcelés et Quinze jours ailleurs.

Roberto Rossellini, « père du néoréalisme »

23 Nov ROBERTO ROSSELLINI

Roberto Rossellini est né le 8 mai 1906, à Rome. Il grandit dans une famille bourgeoise et cinéphile. Son père construit le premier cinéma moderne de Rome, permettant ainsi à Roberto de fréquenter très tôt les salles obscures. À la mort de son père, il commence à travailler comme bruiteur puis comme scénariste. Il est ensuite monteur, puis doubleur et réalise ses premiers courts-métrages amateurs : Daphné (1936), Prélude à l’après-midi d’un faune (interdit par la censure pour impudicité) et Fantasia Sottomarina, en 1938.

En 1940, sa carrière débute sous le signe du fascisme avec une commande du centre audiovisuel de la marine italienne fasciste : La nave bianca, Un pilote ritorna et L’uomo della croce. À la chute du régime mussolinien, Rossellini réalise Rome ville ouverte (Palme d’or ex æquo au Festival de Cannes de 1946), inspiré par un chef de la résistance et co-écrit avec Federico Fellini. L’esthétique âpre, l’aspect social et la poésie qui se dégage du film contribuent à définir le néoréalisme. Les acteurs sont souvent des gens de la rue plutôt que des d’acteurs professionnels. Païsa renforce cette vision de l’Italie à travers six sketches auxquels collabore à nouveau Fellini ; le film présente une description crue de la réalité sans lyrisme ni pathos.Vision étendue ensuite à l’Allemagne de l’après-guerre avec Allemagne année zéro (1948). En 1947, il tourne La Voix humaine, d’après un long monologue de Jean Cocteau et Le Miracle, formant alors un seul film : L’Amore (1948), avec dans le rôle principal Anna Magnani.

En 1950, Stromboli naît de sa rencontre avec Ingrid Bergman qui deviendra sa femme. Le film développe pour la première fois l’esthétique contrariée du cinéaste : cet équilibre entre récit documentaire et fiction classique. Leur collaboration se poursuit avec Europe 51 (1952), Voyage en Italie (1954), La Peur (1954) et Jeanne au bûcher (1954). Ces films revêtent un caractère intimiste et quasi autobiographique. C’est l’époque où Rossellini est salué comme un des maîtres du cinéma. En 1959, il reçoit un Lion d’Or pour Le General della Rovere. En 1961, il porte à l’écran une chronique historique de Stendhal qui décrit la Rome pontificale, Vanina Vanini. Ses œuvres suivantes sont mal accueillies par le public et la critique. Et après l’échec de Anima nera (1962), film resté inédit en France, le réalisateur abandonne le cinéma et choisit un nouveau mode d’expression : la télévision. Désormais il tourne avec une nouvelle optique: devenir utile. Le cinéaste se consacre alors à la constitution d’un projet encyclopédique pour une télévision adulte, curieuse et responsable : L’Age du fer (1965), La prise du pouvoir par Louis XIV (1966), Les Actes des Apôtres (1969), Blaise Pascal (1972)… En 1974, il revient une dernière fois au cinéma et signe deux films: L’An un et Le Messie (1975).

En 1977, il préside le jury du Festival de Cannes. Il meurt à Rome quelques semaines plus tard, d’une crise cardiaque le 3 juin.

Cin’Eiffel présente jeudi 24 novembre, Voyage à Rome, film dans lequel Rossellini fait une saisissante analyse d’un couple qui menace de se défaire. Cette séance sera animée par François-Guillaume Lorrain, journaliste et écrivain. Il dédicacera son roman, L’année des volcans à 18h45 à la Médiathèque.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Les vacances au cinéma (3/3)

13 Juil Les vacances de monsieur Hulot

Plage ou montagne ?

Les réalisateurs n’ont que leur imagination comme seule limite aux histoires qui se passent en été, période propice aux rencontres, amours et amitiés qui se croisent. C’est aussi le moment des confidences, des secrets. L’occasion de découvrir un pays ou une région, en famille ou entre amis, avec ou sans les enfants. Faites vos valises, mettez vos lunettes de soleil, en route pour les vacances.

Zoom sur La baule les pins :

la-baule-les-pins 1                affiche la baule les pins

la baule les pins les enfants

Film de Diane Kurys (1990)

Avec : Nathalie Baye, Richard Berry, Zabou Breitman, Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon.

Synopsis : Les vacances de juillet 1958, sur une plage de la côte atlantique. La petite Sophie, 8 ans, et sa grande sœur Frédérique subissent la mauvaise entente régnant entre leurs parents, pressentant le drame du divorce qui ne manquera pas de se produire.

Quelques films à voir ou revoir cet été

  • Les Randonneurs de Philippe Harel (1997)
  • Camping de Fabien Onteniente (2006)
  • Les bronzés de Patrice Leconte (1978)
  • 15 Août de Patrik Alessandrin (2001)
  • Crustacés et coquillages d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau (2005)
  • Les petits mouchoirs de Guillaume Canet (2010)
  • Barbecue d’Eric Lavaine (2015)
  • un moment d’égarement de Jean-François Richet (2015)

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Les vacances au cinéma (2/3)

8 Juil Les vacances de monsieur Hulot

Réunion de famille à la campagne !

Les grandes vacances sont arrivées, à chacun ses plaisirs : la plage, la montagne, la campagne pour un grand rassemblement familial. Pour certains, c’est l’euphorie de se retrouver, pour d’autres c’est l’angoisse de se revoir. Des retrouvailles avec des règlements de compte ou des confidences qui réservent leurs lots de surprises…

Autant de situations qui ont inspiré plusieurs réalisateurs et scénaristes, avec Nos enfants chéris de Didier et Thierry Poiraud (2003) et Nos plus belles vacances de Philippe Lellouche (2012) : entre le voyage, les courses, les repas et les enfants, les vacances promettent d’être mouvementées…

Zoom sur Le Skylab :

le skylab

Film de Julie Delpy (2011)

Avec : Lou Alvarez, Julie Delpy, Eric Elmosnino, Aure Atika, Noémie Lvovsky, Bernadette Lafont et Vincent Lacoste.

Synopsis : En juillet 1979, la petite Albertine, 10 ans, accompagnée de ses parents et de sa grand-mère, s’en va fêter l’anniversaire de son autre mamie, dans sa maison bretonne. Toute la famille s’est réunie pour l’occasion. Les adultes parlent beaucoup d’un satellite qui menace de finir sa course sur la Bretagne. Et s’il tombait dans le jardin ? Le déjeuner est joyeux, l’après-midi à la plage reste réjouissante, le dîner réveille les discussions politiques…

Et pour cet été…

…Voici quelques films à voir ou revoir en famille (certains avec modération tout de même !) :

  • Nos jours heureux d’Olivier Nakache et Eric Toledane (2006)
  • Scout toujours de Gerard Jugnot (1985)
  • Les vacances du petit Nicolas de Laurent Tirard (2014)
  • La première étoile de Lucien Jean-Baptiste et Marie-Castille Mention-Schaar (2009)
  • Les aiguilles rouges de Jean-François Davy (2006)
  • Les vacances de monsieur Hulot de Jacques Tati (1953)
  • Le grand chemin de Jean-loup Hubert (1987)
  • Les vacances de Ducobu de Philippe de Chauveron (2012)

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En passant

« Et le soleil dardait un rayon monotone »

5 Juil noir

Sale week-end et très sale début de semaine, vraiment…

Le monde du cinéma est en deuil. Celui de la culture plus largement.

C’est l’histoire ce week end, ce début de semaine qui vient d’en prendre un coup.

Michael Cimino tout d’abord, superstar du cinéma américain des années 1970-1980, réalisateur des cultissimes Voyage au bout de l’enfer, Les portes du paradis ou encore L’Année du dragon : mort samedi 2 juillet, à l’âge de 77 ans.

Et que dire de plus d’Abbas Kiarostami, le créatif intégral, réalisateur du Goût de la cerise notamment, Palme d’or à Cannes, celui qui a fait passer le cinéma iranien dans une autre dimension, celui qui a élevé la poésie des images à son firmament, celui dont la délicatesse n’avait d’égale que son génie et qui restera une source d’inspiration pour de nombreux cinéastes : mort le 4 juillet à 76 ans.

Cimino, Kiarostami, et puis Bonnefoy, Rocard, Wiesel.

Il y a des week end et des débuts de semaine comme ça, où l’histoire s’arrête. Des week end, des débuts de semaine où l’on est simplement tristes, démunis, un peu orphelins il faut bien le dire…

Voilà, il y a des week-end, des débuts de semaine comme ça, où l’on préférerait ne pas écouter les infos, ne pas se réveiller…

Ou alors se réveiller ailleurs, le plus distant possible de ces premiers jours de juillet 2016, et passer ses journées dans un lit par exemple, à voir et revoir des films, leurs films, à lire et relire des poésies, hors du temps et loin de leur mort.

« Et le soleil dardait un rayon monotone ».

Benoît N.

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