Tag Archives: Cin’Eiffel

« Une idée folle » mais pas utopique !

19 Sep

Dimanche 24 septembre 2017 à 15h, ne manquez pas notre première séance Cin’Eiffel+ de la saison à la médiathèque Gustave-Eiffel. Une séance exceptionnelle avec la projection citoyenne du film Une idée folle, de Judith Grumbach. Puis vous pourrez échanger autour des questions concernant l’éducation, le rôle de l’école et  la citoyenneté traitées dans le film avec la réalisatrice Judith Grumbach qui nous fera l’honneur de sa présence !

Synopsis : Tourné dans neuf établissements scolaires – publics et privés, de la maternelle au collège, aux quatre coins de la France – Une Idée Folle pose la question du rôle de l’école au XXIème siècle, à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents ainsi que d’experts de l’éducation. À quels défis les citoyens de demain vont-ils devoir faire face et comment les y préparer ? En cultivant l’empathie, la créativité, la coopération, la prise d’initiative ou encore la confiance en soi et l’esprit critique chez les élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux, les enseignants de ces écoles font un rêve fou : celui de former une future génération de citoyens épanouis et responsables qui auront à cœur de transformer positivement la société qui les entoure.

  • Le projet

À l’initiative de ce projet, Ashoka, une organisation à but non lucratif, internationale, apartisane et aconfessionnelle qui depuis 35 ans accélère l’innovation sociale en soutenant les solutions entrepreneuriales les plus impactantes dans tous les domaines de la société. En 2015, elle contacte Judith Grumbach pour réaliser une série de courtes vidéos sur les neufs établissements scolaires qu’elle soutient. C’est finalement sous la forme d’un documentaire de 80 minutes, enrichies d’entretiens d’experts que la réalisatrice signe son premier film.

  • Un film nécessaire

Le système éducatif français semble être à bout de souffle. On constate d’un côté des professeurs « largués », de l’autre des élèves démotivés. Alors existe-t-il une recette miracle pour améliorer la situation ? Judith Grumbach part à la rencontre d’enseignants utilisant la liberté pédagogique qui est la leur et d’élèves, qui en plus des principaux savoirs apprennent l’écoute, l’empathie, la prise d’initiative, la coopération, la confiance en soi… Une idée folle ne dit pas comment les enseignants doivent travailler mais revalorise leur métier et donne de l’espoir. De plus, le film va bien au-delà de la simple question du rôle de l’école au XXIème siècle, il questionne sur ce que cela veut dire, être citoyen à notre époque.

Pour plus d’informations sur le film, rendez-vous sur le site officiel et surtout venez le découvrir le 24 septembre à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel !

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

 

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70ème Festival de Cannes. Les jurys et le palmarès

29 Mai

 Après l’épisode 1, 70éme Festival de Cannes, les nominés (nouvelle fenêtre), voici l’épisode 2, les jurés et les palmarès

Ils ont tenu ! Le rythme effréné et la tension montante … 11 jours de la vie d’un juré, pour le plus grand festival de cinéma ! Dès la mi-avril, on connaissait l’identité du président : le célèbre réalisateur espagnol Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre) .

Pedro Almodovar

Les noms des autres jurés ont tardé à venir. Beaucoup de rumeurs, de noms prestigieux, pour enfin dévoiler la fameuse liste, début mai.

Les acteurs et les actrices : Will Smith, Fan Bingbing, Jessica Chastain, Agnès Jaoui (nouvelle fenêtre)

Les réalisateurs : Maren Ade (nouvelle fenêtre), Park Chan-wook (nouvelle fenêtre), Paolo Sorrentino

Le compositeur : Gabriel Yared (nouvelle fenêtre)

Gabriel Yared compositeur

Gabriel Yared   compositeur

 

Ils ont attribué, hier soir, un palmarès qui ne va manquer d’être commenté, détesté ou… adoré, dans les jours à venir. D’ici quelques semaines, chacun pourra se faire son idée en allant voir ces fameux films qui ont décroché le Graal !

 

Palme d’or : The Square de Ruben Ostlund.

Grand prix du jury : 120 battements par minute de Robin Campillo.

Prix de la mise en scène : Les Proies de Sofia Coppola

Prix d’interprétation masculine : Joaquin Phoenix pour You Were Never Really Here de Lynne Ramsay

Prix d’interprétation féminine : Diane Kruger pour In the Fade de Fatih Akin

Prix du jury : Loveless, d’Andreï Zviaguintsev

Palme d’or du court métrage : Xiao Chen Er Yue de Qiu Yang

Prix du scénario : La mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos et You were never really here, de Lynne Ramsay

Caméra d’Or : Jeune femme de Léonor Séraille

En attendant, si vous avez une forte envie de cinéma, venez assister aux dernières séances de l’année de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre) ou aux Rencontres de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre)!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Les intervenants de Cin’Eiffel : la playlist de Guillaume Tonning

11 Avr

Guillaume Tonning, docteur en philosophie, enseignant et éditeur, est venu nous présenter, en début d’année 2017,  le très poétique film de Wim Wenders (nouvelle fenêtre) : Der Himmel Über Berlin, Le ciel au-dessus de Berlin, sorti en France sous le nom Les ailes du désir (nouvelle fenêtre).

Dans le film de Wenders réalisé en 1986, Berlin n’a plus grand chose à voir avec Le grand Berlin d’avant le nazisme,  filmé par Walther Ruttmann Berlin, symphonie d’une grande ville  (nouvelle fenêtre) une ville moderne et avant-gardiste. Démolie en 1945, défigurée par la guerre froide et le mur. La ville, que filme Wim Wenders, est devenue une sorte de no man’s land, de tour de Babel, comme nous l’a expliqué Guillaume, un lieu défiguré où la parole incessante y est devenue inaudible, exact reflet de la solitude des hommes.

Comme aux autres intervenants Cin’Eiffel du jeudi soir, nous avons proposé à Guillaume Tonning,  passionné de cinéma, de nous confier quels sont ses films préférés.

Et voici sa sélection :

evangile-selon-saint-mathieu

amants-sacrifies

citizen-kane

persona

Quatre chefs-d’œuvre du cinéma mondial, à découvrir, émotion garantie!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

En passant

Mustang : éprises de libertés

2 Avr

Cin’Eiffel part à la rencontre des jeunes talents du 7 au 16 avril.

Et Les Rencontres de Cin’Eiffel commencent avec la projection de Mustang, sur le grand écran de la médiathèque Gustave-Eiffel, le jeudi 7 avril à 19h30.

Synopsis : C’est le début de l’été. Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues. La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger. Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

Mustang2Tout commence dans la joie et la bonne humeur, avec des jeux d’adolescents : des filles et des garçons qui s’amusent, flirtent ensemble, sans outrance et dans la fraîcheur qu’autorise leur âge.

Oui mais… Même si cette histoire se déroule dans les années 2010, elle a lieu dans une partie reculée de la Turquie, encore soumise à la pression traditionnaliste d’une certaine expression religieuse.

Et ce qui s’annonçait comme une chronique habituelle de la légèreté adolescente va se transformer en un hymne à la liberté et au droit à aimer et à vivre sa vie ! Simplement.

Mustang a reçu 10 prix dont 4 César : Meilleure première œuvre, Meilleur montage, Meilleur scénario original et Meilleure musique.

Mustang est le premier long métrage de Deniz Gamze Ergüven, une « cinéaste de demain » à suivre !

Benoît N.

En passant

Sœurs de sang de Brian De Palma

8 Mar
Soeurs de sang de Brian De Palma, projeté à Cin’Eiffel ce jeudi 10 mars à 19h30, est l’occasion de découvrir l’un des chefs-d’œuvre d’un des plus grands cinéastes vivants ! Nous recevrons pour cette soirée Ugo Batini, professeur de philosophie : voici un résumé de ce dont il nous parlera.
« Souvent délaissé par les critiques, le film de genre semble moins propice à l’analyse filmique ou à la réflexion philosophique. Pourtant dès la première scène de Soeurs de sang (1973), un des premiers films horrifiques de Brian de Palma, on comprend bien que ce qui est en jeu dépasse de loin un thriller classique et engage une réflexion générale sur la société (importance d’un personnage de couleur, rôle des femmes etc.), mais aussi, et peut-être même surtout, sur le cinéma, comme nous invite dès le début à le faire cette mise en abyme qu’installe la première scène en nous amenant dans les coulisses d’un jeu TV.
Cette déconstruction de l’image et du rôle ambigu du spectateur, pris au piège de son rôle de voyeur, ne se limite pas à un geste postmoderne mais engage chez le réalisateur de Carrie une réflexion profonde sur le statut de l’image et l’amène à aller jusqu’au bout de ses recherches en explorant les lieux où elle est peut la plus expressive : l’horreur comprise alors à travers un pur cinéma de l’affect. »
Ugo Batini
Et, pour vous, un avant goût de Sœurs de sang avec le premier split screen du film, à la fois hommage à Hitchcock et réflexion sur l’image et sur le rapport que le spectateur (voyeur ?) entretient avec elle, jusque dans son sens le plus profond…

Faites votre cinéma à La Médiathèque !
Benoît N.
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