Tag Archives: Cin’Eiffel

Les grands films de Cin’Eiffel : Hannah Arendt et la théorie de la banalité du mal

16 Mai

Le 5 mars 2020, nous avons projeté dans le cadre de Cin’Eiffel, le film très attendu de Margarethe Von Trotta : Hannah Arendt (disponible en VOD-nouvelle fenêtre), qui venait clore le cycle « Filmer l’Histoire ». C’est Mathieu Rasoli, professeur de cinéma et auteur d’une conférence sur Hannah Arendt, qui est intervenu pour nous proposer des clés de lecture de cette philosophe importante du XXe siècle.

Retour sur une extraordinaire soirée consacrée à aborder et comprendre le thème de « la banalité du mal ».

En 2013, Margarethe Von Trotta réalise un biopic sur Hannah Arendt (nouvelle fenêtre), célèbre philosophe immigrée aux États-unis, porté par la formidable actrice et chanteuse Barbara Sukowa (nouvelle fenêtre).

La réalisatrice y examine une année de la vie d’une femme et la naissance de sa pensée sur la banalité du mal, lors du procès d’Eichmann, qui a lieu à Jérusalem en 1961.

Synopsis : Hannah Arendt (1906-1975), philosophe juive allemande, élève de Heidegger, politologue et journaliste est envoyée à Jérusalem pour couvrir le procès Eichmann (nouvelle fenêtre), responsable de la déportation de milliers de Juifs à Auschwitz. Elle développe la théorie de la «banalité du mal» : Eichmann, comme grand nombre de nazis, n’est pas un monstre sanguinaire, mais un homme insignifiant incapable de penser par lui-même, un bureaucrate qui se borne à obéir aux ordres. Elle soutient aussi que certains chefs juifs étaient complices des nazis, alors qu’ils auraient pu protéger leur communauté. Ces déclarations provoquent un tollé général et les amis juifs de la professeure lui tournent définitivement le dos, l’accusant d’antisémitisme. Elle les maintiendra toutefois sans en modifier une ligne.

Mathieu Rasoli annonce, dès le début de son intervention, qu’il parlera davantage du contenu du film que de sa forme esthétique, même s’il évoque immédiatement quelques symboles qui renforcent constamment dans le film, les propos et la pensée d’Hannah Arendt : l’importance des divans, des cigarettes, de la machine à écrire… Il s’appuiera sur les textes d’Hannah Arendt : Eichmann à Jérusalem (nouvelle fenêtre) notamment.

Que nous dit-il ?

Hannah Arendt s’attendait à rencontrer un homme cynique et cruel. Finalement, elle est confrontée à un individu d’une grande banalité, un bureaucrate ordinaire sans jugement, d’une effroyable normalité.

« Il est plus facile d’être victime d’un diable à forme humaine que d’être la victime d’un principe métaphysique voire d’un quelconque clown qui n’est ni un fou ni un homme particulièrement mauvais« . Le «cas Eichmann et les Allemands», in Politique et Pensée  de Hannah Arendt.

«Ils étaient faits de la même étoffe que nous, c’étaient des êtres-humains moyens, moyennement intelligents, d’une méchanceté moyenne : sauf exception, ce n’étaient pas des monstres, ils avaient notre visage». Si c’est un homme de Primo Levi (nouvelle fenêtre)

Il examine, après avoir répondu à quelques questions des participants, l’oubli d’appartenance à la communauté des hommes :

Pour Hannah Arendt, l’inhumanité de l’humain est rendue possible par la dépolitisation de l’homme par le système totalitaire. Le concept de la banalité du mal est donc rattaché au XXème siècle : en dépolitisant l’homme, c’est-à-dire en détruisant en lui ce qui le rattache à une communauté, le régime efface en lui toute moralité. Surtout, il crée une telle distance entre les victimes et leurs bourreaux qu’il ne semble pas à ces derniers appartenir à la même espèce. C’est tout le fondement de la théorie de la banalité du mal : si Eichmann est un bureaucrate banal et non un monstre sanguinaire, c’est qu’il représente un échantillon parfait de la population globale, comme tous les acteurs de l’organisation administrative de l’extermination des Juifs.

«De quelque manière qu’on veuille tracer les limites de la participation active, la machine de destruction constituait un remarquable échantillon de la population allemande. Toutes les professions, toutes les spécialisations, tous les statuts sociaux y étaient représentés» La destruction des Juifs d’Europe (nouvelle fenêtre)  de R. Hilberg (nouvelle fenêtre)

« Dès lors, le mal n’est plus une transgression de la loi mais un oubli fondamental d’appartenance à une communauté ». Responsabilité et Jugement de Hannah Arendt.

« Son regard ne fut pas celui d’un homme à un autre homme ; et si je pouvais expliquer à fond la nature de ce regard, échangé comme à travers la vitre d’un aquarium entre deux êtres appartenant à deux mondes différents, j’aurais expliqué du même coup l’essence de la grande folie du troisième Reich». Si c’est un homme de Primo Levi (nouvelle fenêtre).

Enfin, Mathieu Rasoli évoque « la soumission absolue à la loi »

Pour leur défense, les criminels de guerre comme Eichmann disent qu’ils ne pensent pas : ils obéissent à des ordres, donc ne s’interrogent pas sur l’utilité ou la moralité de leurs actes. Le langage de l’administration contribue à priver Eichmann de la conscience de ses actes : il « s’occupe » de la solution finale du problème juif, et non de l’extermination ; il « compte les pièces », et non les cadavres. Il ne fait qu’accomplir « un vulgaire travail de bureau ». Comme lui, déshumanisés et étrangers à la communauté, les criminels de guerre affirment n’avoir eu nullement conscience de faire le mal. Au contraire, ils obéissaient à des ordres supérieurs, donc à la loi.

C’est la plaidoirie de Eichmann, qui cite à ce propos le philosophe Emmanuel Kant (1724-1804), mais en déformant ses propos. Le «Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux aussi vouloir qu’elle devienne une loi universelle» (Fondements de la métaphysique des mœurs, 1785) du philosophe allemand devient chez le criminel de guerre : « Agis de telle manière que le Führer, s’il avait connaissance de tes actes, les approuverait ». Cette soumission totale à la loi (sous le IIIe Reich, Loi=Führer) complique le jugement sur ses crimes, puisque d’après lui, il ne l’a pas transgressée. On voit bien le danger de l’obéissance aveugle à la loi : elle dispense de penser par soi-même.

Mathieu Rasoli conclut sur l’importance que le film de Margarete Von Trotta a eu sur la diffusion de la pensée d’Hannah Arendt auprès d’un large public et arrive à nous convaincre d’aborder les textes mêmes d’une philosophe accessible dont on n’a pas encore fait le tour !

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Le mur de Berlin

14 Déc

Construit le 13 août 1961 en pleine guerre froide, le mur de Berlin est un symbole de la séparation entre deux camps. Détruit le 9 novembre 1989, il reste dans les mémoires comme l’opposition entre deux mondes, entre deux modes de vie. Les cinéastes ont repris cette thématique et nous offrent des films traitant d’aspects différents, pour que notre esprit prennent pleinement conscience de la complexité du sujet.

Résumé : La mère d’Alex est dans le coma quand le mur de Berlin chute en 1889. Habituée à la vie austère et normalisée de la RDA, son fils craint qu’elle ne fasse un infarctus à son réveil en voyant les produits occidentaux qui ont envahis la ville au début des années 90. Il tente donc de recréer, dans leur petit appartement, la vie que sa mère a connu avant 1889.

César du meilleur film de l’union européenne en 2004.

L’avis de A voir à lire : « Le long métrage parvient à trouver la note juste entre l’émotion et la satire : ainsi, jamais l’amour filial à l’origine d’un mensonge soigneusement organisé, ne se dégrade en mélodramatique manifestation de tendresse. Pas plus qu’Alex ne s’épanche de manière outrancière, sa mère ne laissera l’émotion briser le cercle vertueux des affections tacites, comme le prouve le sourire entendu et bienveillant qu’elle adresse à son fils, à la fin du film, lorsque le mensonge n’est plus qu’un secret de polichinelle. »

L’avis de Critikat : « […] l’œuvre de Wolfgang Becker n’en reste pas moins un délicat témoignage, une réflexion pas totalement idiote de ce que pourrait être le social politique. Avec une certaine humilité, le réalisateur détourne l’événement avec une audacieuse ironie, allant même jusqu’à justifier la présence de réfugiés ouest-allemands venus, vraisemblablement, se protéger du capitalisme sauvage. Même s’il est aisé d’imaginer que le film s’opposera à des discours réfractaires, le film n’a pas vraiment l’ambition de faire son affaire de la politique, ni de regretter le communisme tel qu’il était appliqué au sein du bloc de l’Est. La mère n’en est pas moins présentée comme une ignorante de la tyrannie des pouvoirs politiques qu’elle célèbre. Le propos s’élève au-delà de tout ce formalisme, et pose une réflexion subtile sur une idée du paradis perdu. »

Résumé : A Berlin-est dans les années 80, un officier de la Stasi, Gerd Wiesler, est chargé d’espionner un dramaturge et sa compagne. Sur écoute, le couple est soupçonné d’être contre le régime. S’immisçant dans leur intimité et leur quotidien, Gerd Wiesler ne dit pas toute la vérité dans les rapports qu’il rend à ses supérieurs.

Oscar du meilleur film international en 2007.

Critique du Monde : « Thriller ou film d’espionnage ? La Vie des autres peut être goûté en fonction de critères esthétiques. On s’y divertira d’un suspense, d’une atmosphère, entretenus l’un et l’autre par une mise en scène solide et un travail de documentation manifeste. L’auteur, nous dit-on, a passé quatre années à consulter archives et experts. Mais il s’agit aussi d’un film politique, de ceux qui revisitent l’histoire de leur pays sans tabous et témoignent de l’état adulte d’une société […] » (la suite sur https://www.lemonde.fr/cinema/article/2007/01/30/la-vie-des-autres-au-temps-de-la-rda-et-du-soupcon_861418_3476.html)

Résumé : Dans les années 1980 à Berlin-est, Barbara est soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest. Chirurgien-pédiatre, elle est envoyée dans une clinique isolée dans une ville de la Baltique.

Ours d’argent au Festival de Berlin en 2012, ce film émeut par son contexte et la beauté de ses plans. Le réalisateur s’inspire de son histoire, ses parents ayant fui la RDA pour la RFA dans les années 50. Créant une intrigue et une atmosphère intenses et prenantes, la dualité de l’Allemagne séparée est également représentée par le déchirement de Barbara, entre l’envie de partir et celle de tenir ses engagements médicaux.

Selon Le Monde : « Il est d’autant plus intéressant de comparer le film avec les deux plus grands succès contemporains connus par le cinéma allemand dans son évocation de la RDA : Good Bye Lenin ! (2003), de Wolfgang Becker, et La Vie des autres (2006), de Florian Henckel von Donnersmarck. Entre la satire enjouée et nostalgique du premier et le drame paranoïde finement ciselé du second, ce que parvient à toucher Barbara est d’une autre nature, peut-être plus juste et plus profonde. Quelque chose qui montrerait l’horreur dans sa trivialité. »

Selon Libération : « On a rarement vu fiction totalitaire présenter une plastique si radieuse. Ouvert à tous les chatoiements et les lumières de la campagne environnante, le film est d’une beauté aussi époustouflante qu’il est glaçant (…). Ici, dans chaque bruissement, chaque interférence au souffle impassible du vent, dans chaque silence même, sembler gronder un danger, et l’orfèvrerie du travail sonore drape le film du climat de paranoïa coupante de l’époque. »

Résumé : Damiel et Cassiel sont deux anges qui tentent d’écarter les idées noires des hommes en lisant leurs pensées. Connaissant tous leurs secrets et leur vie intime, l’un des anges tombe amoureux. Sur terre l’acteur Peter Falk (qui joue son propre rôle),  erre dans le Berlin d’avant la chute du mur, sur les traces de sa grand-mère juive décédée.

Parmi les nombreuses récompenses reçues, on peut citer le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes de 1987 et le prix du meilleur réalisateur au Prix du cinéma européen en 1989.

Critique de blog : « […]Sorte de road-trip métaphysique, le film navigue aux travers des rencontres dans un Berlin inquiet en plein cœur de la guerre froide. C’est avant tout une construction humaine, l’histoire silencieuse des maux terrestres racontée avec la bienveillance d’un ange. […]Les Ailes du Désir est une invitation à l’émerveillement. Une injonction même : le film débute par un œil qui s’ouvre, comme pour rappeler au spectateur d’être attentif, d’apprendre à voir.. Le spectateur est un enfant qui doit réapprendre à ouvrir les yeux en grand. Eux seuls sont capable de voir les anges. Le cinéma lui offre l’ultime possibilité de retrouver une innocence perdue, et de percevoir l’invisible. L’image devient un lieu des possibles de l’imaginaire. Non plus un miroir, mais un reflet délicat de l’indicible qui s’ouvre à celui qui cherche à voir. »

Source : http://www.lebleudumiroir.fr/critique-les-ailes-du-desir-wim-wenders/

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Cin’Eiffel : And the winner is…?

22 Nov La rose pourpre du caire de Woody Allen

« La comédie que vous rêvez de voir sur Grand écran ! »

Vous êtes 150 à avoir voté pour la comédie, qui sera projetée jeudi 9 janvier 2020 à 19h30, toute l’équipe de Cin’Eiffel vous en remercie chaudement.

Le vainqueur est… ?

La rose pourpre du Caire de Woody Allen, film américain de 1985, grand succès critique et public dès sa sortie en salle.

Synopsis : « Aux Etats-Unis, pendant la Grande Dépression, au début des années 30. Cecilia se débat entre un mari ivrogne et violent et des petits boulots de serveuse. Malheureuse, elle se rend souvent au cinéma du quartier, qui est sa seule évasion et qui lui permet d’oublier son quotidien sordide. Cette semaine, on y passe une nouvelle romance, «La Rose pourpre du Caire». Cecilia, qui est subjuguée par l’acteur, s’y précipite et reste plusieurs séances d’affilée. Soudain, Tom Baxter, le héros du film, interrompt sa scène et apostrophe Cecilia, pour finalement s’échapper de l’écran et descendre dans la salle. Il entraîne la jeune femme avec lui. Une magnifique histoire d’amour commence… »

Pour commenter le film, nous recevrons Charlotte GARSON (nouvelle fenêtre), une de nos critiques préférées, passionnée de comédies.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Monsieur Clint Eastwood : une légende …

9 Fév

Alors que le film La mule est sorti, le 23 janvier 2019, sur grand écran, l’occasion est trop belle pour se priver d’écrire quelques lignes sur le talentueux et légendaire monsieur Clint Eastwood …

 

La mule est le nouveau film de Clint Eastwood, qui avait déclaré, il y a quelques années, qu’il ne « ferait plus l’acteur », pour se consacrer à la mise en scène. Mais Monsieur Eastwood a fini par craquer, et à 88 ans, le voilà à nouveau devant la caméra. La mule est un film inspiré d’une histoire vraie, celle d’un vétéran de la Seconde guerre mondiale, devenu horticulteur et recruté à l’âge de 80 ans, à son insu, comme passeur de drogue pour le compte d’un cartel mexicain.

Clint Eastwood en quelques chiffres :

  • 62 années de carrière
  • 92 films
  • 4 séries
  • 93 nominations
  • 16 récompenses
  • Il a (entre autres) obtenu : quatre Oscars, trois Césars, une Palme d’honneur lors du Festival de Cannes en 2009. Il a reçu à Lyon le Prix Louis-Lumière en 2009 pour l’ensemble de sa carrière. Clint Eastwood est également décoré de l’ordre des arts et des lettres, au rang d’officier.

La cinémathèque vient de lui rendre hommage lors de l’exposition Il était une fois Sergio Leone (nouvelle fenêtre) en mettant en valeur le travail de Sergio Leone avec Clint Eastwood …

Voici tous les titres avec ou de Clint Eastwood à la Médiathèque de Levallois :

A voir ou revoir ! Il suffit de choisir …

Le Samouraï de Melville quand le silence prend la parole

17 Nov

Dans le cadre du cycle La voie du silence, Cin’Eiffel présente jeudi 22 novembre 2018 Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Ce film totémique au ton épuré révèle le génie de la direction d’acteurs et condense toutes les caractéristiques du style Melville (nouvelle fenêtre) : la solitude, le perfectionnisme de la forme, les héros tragiques et les silences y sont poussés jusqu’à l’abstraction.

Le silence au cinéma

Au commencement, le cinéma était muet mais pas silencieux. Ensuite, l’arrivée du son et de la voix ont permis au cinéma de faire le silence ; ainsi obtenu, il prit de la place et du volume. Depuis, de nombreux cinéastes ont travaillé l’idée du silence. Prenant une nature différente pour chacun, comme le réalisateur japonais Yasujirō Ozu, l’iranien Abbas Kiarostami ou encore l’américaine Sofia Coppola, le silence devient un grand événement dramatique, prend une fonction tantôt descriptive tantôt psychologique.

Silence, mutisme et surdité

Il y a les personnages sourds comme Marlee Matlin dans Les enfants du silence de Randa Haines ou les accidents qui provoquent la surdité (There will be blood (nouvelle fenêtre) de Paul Thomas Anderson). Il arrive aussi que les mots ne trouvent pas leur place et rien n’est dit. Le silence est alors plus éloquent que les mots pour exprimer un traumatisme. Dans Persona (nouvelle fenêtre), Elizabeth Vogler interprétée par Liv Ullman (nouvelle fenêtre) se réfugie brusquement dans un mutisme complet en pleine représentation de la pièce Électre. Le silence est alors pour Élisabeth une forme de suicide : se taire pour ne pas mentir.

Cliquez sur les points jaunes de l’image pour en découvrir davantage.

Silence et violence

Les ambiances silencieuses et pesantes annoncent bien souvent le pire. Le passage du bruit au silence ou du silence à la fureur marque un terrifiant contraste avec la violence de la scène.

Cliquez sur les points rouges de l’image pour en découvrir davantage.

Silence et au-delà

Le monde de l’au-delà est couramment caractérisé par le silence. Les êtres surnaturels (anges, vampires, fantômes, diables…) apparaissent alors sans bruit aux vivants.

Cliquez sur les points jaunes de l’image pour en découvrir davantage.

Silence et art

Bien souvent, le silence plane sur les scènes représentant des activés artistiques. Il invite à l’inspiration, la réflexion et à la concentration.

Cliquez sur les points bleus de l’image pour en découvrir davantage.

Silence et humour

De grands réalisateurs ont joué du silence pour provoquer des effets comiques.

Cliquez sur les points bleus de l’image pour en découvrir davantage.

Silence et viduité

Le silence accompagne les moments de solitude, d’ennui permettant à l’esprit de se reconnecter aux sens et aux émotions afin de trouver sa voie : Bonnie & Clyde (nouvelle fenêtre)  de Arthur Penn, Domicile conjugal de François TruffautOslo 31 août de Joachim Trier ou encore Ghost dog  de Jim Jarmush (nouvelle fenêtre)

Le silence a donc bien des choses à dire. On en parle jeudi 22 novembre avec Rochelle Fack universitaire et romancière, lors de la projection du Samourai incarné par Alain Delon beau et ténébreux, mais avant tout taiseux.

%d blogueurs aiment cette page :