Tag Archives: Cin’Eiffel

Bette Davis, La Première Dame du grand écran américain

24 Jan

La troublante aura de Bette Davis (nouvelle fenêtre), son talent, sa ténacité et sa forte personnalité l’ont hissée au sommet du cinéma hollywoodien. Née en 1908 aux États-Unis, son prénom lui fut donné par sa mère, en référence au roman de Balzac, La cousine Bette. Attirée très jeune par le théâtre, elle suit les cours de John Murray Anderson et fait ses début à Broadway à 28 ans. Remarquée par la Goldwyn, elle est engagée par Universal puis travaille avec les frères Warner et tourne une centaine de films au cours de sa carrière. Lorsque celle-ci décline, elle publie une annonce dans « Variety » : « Actrice cherche emploi stable »… Bette Davis représente la femme émancipée des années trente, elle est infatigable: cinéma, théâtre, télévision, music-hall. Elle incarne admirablement « l’Actrice ».

Cliquez sur les points jaunes de l’image pour en découvrir davantage.

Cin’Eiffel présente jeudi 25 janvier 2018 à 19h30, All about Eve de Joseph L. Mankiewicz, film le plus nominé de l’histoire d’Hollywood avec quatorze nominations et six Oscars, dans lequel Bette Davis campe Margo Channing, actrice adulée tour à tour charmante et odieuse. Le film est considéré par beaucoup comme étant le plus beau film de toute sa carrière. La séance sera présentée par Serge Chauvin, critique et professeur de cinéma.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

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Le trou de Jacques Becker, une odyssée souterraine

9 Jan

Cinq prisonniers décident de s’évader de la prison de la Santé en creusant un tunnel dans les sous-sols de Paris. Réussiront-ils à s’échapper ?

Dernier film (1960) de Jacques Becker, tourné alors qu’il est déjà très malade. Il adapte un roman de José Giovanni (nouvelle fenêtre), histoire d’un fait divers qui l’avait étonné en son temps. La prouesse du réalisateur est déjà dans le titre du film : comment tourner un film de plus de 2 heures dans un espace souterrain (La prison de la Santé) et minuscule (la plupart du temps la cellule dans laquelle vivent les cinq hommes)?

Bien sûr, Jacques Becker a déjà réalisé plusieurs films indiscutables : assister Jean Renoir avant la guerre, notamment sur La chienne, lui avait révélé son envie de mettre en scène.

Il enchaîne deux drames très différents pendant la guerre : Goupil mains rouges (chronique paysanne, 1943) et Falbalas (monde de la mode,1945) puis des comédies, après-guerre : Antoine et Antoinette (Palme d’or au Festival de Cannes, 1947) et Rendez-vous de juillet, (film lumineux sur la jeune génération d’après-guerre, 1949). En 1952, sortie en salle de Casque d’or, superbe chronique des bas-fonds parisiens en 1900, incarné par Simone Signoret, probablement son film le plus connu.

Il s’attaque au film de genre en 1954 avec Touchez pas au grisbi (qui relance la carrière de Jean Gabin), prototype du film noir « à la française », d’après un roman d’Albert Simonin, passionné d’argot et dont les romans inspireront de nombreux films de l’époque.

Mais le trou est vraiment un film de défi, dans lequel le réalisateur repousse toutes les limites. La virtuosité de la mise en scène, l’audace et la fluidité des mouvements de caméra en font un film indépassable. Un suspense intense, une grande histoire d’hommes…

François Truffaut, Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Melville (nouvelle fenêtre) ont salué le talent de Jacques Becker, pourtant « ancienne vague » mais tellement moderne!

Si vous voulez entrer avec nous dans ce tunnel insondable, rendez-vous à la médiathèque Eiffel, jeudi 11 janvier 2018, 19h30 !

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

« Une idée folle » mais pas utopique !

19 Sep

Dimanche 24 septembre 2017 à 15h, ne manquez pas notre première séance Cin’Eiffel+ de la saison à la médiathèque Gustave-Eiffel. Une séance exceptionnelle avec la projection citoyenne du film Une idée folle, de Judith Grumbach. Puis vous pourrez échanger autour des questions concernant l’éducation, le rôle de l’école et  la citoyenneté traitées dans le film avec la réalisatrice Judith Grumbach qui nous fera l’honneur de sa présence !

Synopsis : Tourné dans neuf établissements scolaires – publics et privés, de la maternelle au collège, aux quatre coins de la France – Une Idée Folle pose la question du rôle de l’école au XXIème siècle, à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents ainsi que d’experts de l’éducation. À quels défis les citoyens de demain vont-ils devoir faire face et comment les y préparer ? En cultivant l’empathie, la créativité, la coopération, la prise d’initiative ou encore la confiance en soi et l’esprit critique chez les élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux, les enseignants de ces écoles font un rêve fou : celui de former une future génération de citoyens épanouis et responsables qui auront à cœur de transformer positivement la société qui les entoure.

  • Le projet

À l’initiative de ce projet, Ashoka, une organisation à but non lucratif, internationale, apartisane et aconfessionnelle qui depuis 35 ans accélère l’innovation sociale en soutenant les solutions entrepreneuriales les plus impactantes dans tous les domaines de la société. En 2015, elle contacte Judith Grumbach pour réaliser une série de courtes vidéos sur les neufs établissements scolaires qu’elle soutient. C’est finalement sous la forme d’un documentaire de 80 minutes, enrichies d’entretiens d’experts que la réalisatrice signe son premier film.

  • Un film nécessaire

Le système éducatif français semble être à bout de souffle. On constate d’un côté des professeurs « largués », de l’autre des élèves démotivés. Alors existe-t-il une recette miracle pour améliorer la situation ? Judith Grumbach part à la rencontre d’enseignants utilisant la liberté pédagogique qui est la leur et d’élèves, qui en plus des principaux savoirs apprennent l’écoute, l’empathie, la prise d’initiative, la coopération, la confiance en soi… Une idée folle ne dit pas comment les enseignants doivent travailler mais revalorise leur métier et donne de l’espoir. De plus, le film va bien au-delà de la simple question du rôle de l’école au XXIème siècle, il questionne sur ce que cela veut dire, être citoyen à notre époque.

Pour plus d’informations sur le film, rendez-vous sur le site officiel et surtout venez le découvrir le 24 septembre à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel !

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

 

70ème Festival de Cannes. Les jurys et le palmarès

29 Mai

 Après l’épisode 1, 70éme Festival de Cannes, les nominés (nouvelle fenêtre), voici l’épisode 2, les jurés et les palmarès

Ils ont tenu ! Le rythme effréné et la tension montante … 11 jours de la vie d’un juré, pour le plus grand festival de cinéma ! Dès la mi-avril, on connaissait l’identité du président : le célèbre réalisateur espagnol Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre) .

Pedro Almodovar

Les noms des autres jurés ont tardé à venir. Beaucoup de rumeurs, de noms prestigieux, pour enfin dévoiler la fameuse liste, début mai.

Les acteurs et les actrices : Will Smith, Fan Bingbing, Jessica Chastain, Agnès Jaoui (nouvelle fenêtre)

Les réalisateurs : Maren Ade (nouvelle fenêtre), Park Chan-wook (nouvelle fenêtre), Paolo Sorrentino

Le compositeur : Gabriel Yared (nouvelle fenêtre)

Gabriel Yared compositeur

Gabriel Yared   compositeur

 

Ils ont attribué, hier soir, un palmarès qui ne va manquer d’être commenté, détesté ou… adoré, dans les jours à venir. D’ici quelques semaines, chacun pourra se faire son idée en allant voir ces fameux films qui ont décroché le Graal !

 

Palme d’or : The Square de Ruben Ostlund.

Grand prix du jury : 120 battements par minute de Robin Campillo.

Prix de la mise en scène : Les Proies de Sofia Coppola

Prix d’interprétation masculine : Joaquin Phoenix pour You Were Never Really Here de Lynne Ramsay

Prix d’interprétation féminine : Diane Kruger pour In the Fade de Fatih Akin

Prix du jury : Loveless, d’Andreï Zviaguintsev

Palme d’or du court métrage : Xiao Chen Er Yue de Qiu Yang

Prix du scénario : La mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos et You were never really here, de Lynne Ramsay

Caméra d’Or : Jeune femme de Léonor Séraille

En attendant, si vous avez une forte envie de cinéma, venez assister aux dernières séances de l’année de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre) ou aux Rencontres de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre)!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Les intervenants de Cin’Eiffel : la playlist de Guillaume Tonning

11 Avr

Guillaume Tonning, docteur en philosophie, enseignant et éditeur, est venu nous présenter, en début d’année 2017,  le très poétique film de Wim Wenders (nouvelle fenêtre) : Der Himmel Über Berlin, Le ciel au-dessus de Berlin, sorti en France sous le nom Les ailes du désir (nouvelle fenêtre).

Dans le film de Wenders réalisé en 1986, Berlin n’a plus grand chose à voir avec Le grand Berlin d’avant le nazisme,  filmé par Walther Ruttmann Berlin, symphonie d’une grande ville  (nouvelle fenêtre) une ville moderne et avant-gardiste. Démolie en 1945, défigurée par la guerre froide et le mur. La ville, que filme Wim Wenders, est devenue une sorte de no man’s land, de tour de Babel, comme nous l’a expliqué Guillaume, un lieu défiguré où la parole incessante y est devenue inaudible, exact reflet de la solitude des hommes.

Comme aux autres intervenants Cin’Eiffel du jeudi soir, nous avons proposé à Guillaume Tonning,  passionné de cinéma, de nous confier quels sont ses films préférés.

Et voici sa sélection :

evangile-selon-saint-mathieu

amants-sacrifies

citizen-kane

persona

Quatre chefs-d’œuvre du cinéma mondial, à découvrir, émotion garantie!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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