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Tabou de Miguel Gomes rencontre de la poésie, de la littérature et du cinéma muet

23 Mai

Cin’Eiffel a choisi comme dernier film de son cycle « Nouvelles tendances » Tabou de Miguel Gomes. Poème mélancolique et hommage à Murnau (nouvelle fenêtre), le film a remporté plusieurs récompenses dont le Prix Alfred-Bauer à la Berlinale 2012. Il évoque l’esthétique du cinéma muet tout en le réinventant.

Serge Chauvin, critique et professeur de cinéma, a donné un intéressant décryptage de ce film à l’intensité romanesque, ce qui a encore une fois ravi le public de Cin’Eiffel.

Pour en découvrir davantage, cliquez sur l’image !

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

L’Inconnu : le monstre n’existe que dans le regard des autres

8 Oct

L’Inconnu est un film muet de Tod Browning sorti en 1927.

Dans le cirque Zanzi, perdu dans la banlieue madrilène , Alonzo, un lanceur de couteaux qui a la particularité de ne pas avoir de bras et exécutant tous ses gestes avec ses pieds , se fait oublier de la police . Pour Nanon , sa partenaire qui ne supporte pas les mains des hommes , il apparait comme l’homme idéal . Mais il est  en concurrence avec Malabar . L’homme aux bras musclés réussit à séduire la jeune femme ; alors Alonzo monte  un ultime stratagème pour le tuer mais celui-ci le mènera à sa perte.

Le film a admirablement traversé les années offrant une mécanique dramaturgique aussi condensée que puissante . L’histoire, tout aussi délirante qu’elle soit, est crédible. Tod Browning traite avec L’Inconnu des thèmes déjà récurrents dans ses films : la monstruosité, la duperie, le mensonge, le simulacre et la frustration sexuelle . L’acteur mythique du cinéma muet , Lon Chaney, dit « l’homme aux mille visages », est excellent, proposant toute une palette d’émotion.

Et des émotions, vous n’en manquerez certainement pas car les Monstres sont invités a la Médiathèque le temps d’une soirée ! Ne ratez pas cet événement samedi 11 octobre à partir de 18h à la médiathèque Gustave-Eiffel

Et en plus, L’Inconnu sera projeté dans l’auditorium, dès 18h, accompagné à la guitare par Richard Bonnet, expert en improvisation, pour un ciné-concert, on n’en doute pas, inoubliable !

Affrontez vos propres peurs en plongeant dans l’univers des monstres et libérez le monstre qui est en vous ! Frissons garantis !

Et ça fait le buzz sur tous les blogs : Liseur , Déclic musique et B.R.E.F.

Gwendal Giguelay revisite Tabou de Murnau

14 Avr

Quelle soirée nous avons vécue, jeudi 10 avril, lors du ciné-concert exceptionnel que Cin’Eiffel organisait autour du film Tabou de Murnau !

Nous étions 60, émerveillés, à être venus écouter la performance incroyable du jeune pianiste professionnel Gwendal Giguelay : pendant 1h30, il a improvisé des thèmes musicaux au piano, accompagnant la poésie et la tragédie qui se jouaient sous nos yeux !

A la fin de la projection, l’émotion était palpable. Car que dire devant une telle interprétation… Gwendal Giguelay, par sa sensibilité, son interprétation personnelle du film, son partage, nous a emmenés, avec Murnau, auprès de Matahi et Réri, essayant de vivre leur amour impossible, malgré le tabou touchant la jeune femme.

Tabou

Matahi et Réri : un amour tabou

 

Après son improvisation, Gwendal Giguelay a pris le temps de répondre aux nombreuses questions qui lui ont été posées sur son travail, son approche du film, son parcours artistique. Bien qu’épuisé par son interprétation  – il a confié à quel point une telle performance pouvait être fatigante, notamment en raison du final du film, très long – , il a répondu avec beaucoup de chaleur et de générosité, et  nous a livré en creux sa perception de l’art en général, de la musique et de cet instrument qu’il aime tant : le piano.

Nous garderons longtemps en mémoire, c’est certain, cette synergie entre image et musique.
Un grand merci, encore une fois, à Gwendal Giguelay pour nous avoir procuré de si belles sensations !

Benoît N.

Anna Chevalier: Reri, archétype éternel d’un exotisme troublant

10 Avr

Anna Chevalier est née en 1912 à Bora-Bora.

Friedrich Wilhelm Murnau lui offre son premier rôle dans son ultime chef-d’œuvre, Tabou. Grâce à son personnage de Reri, l’actrice gagne une renommée internationale, mais ne se défait pas du nom et des caractéristiques attribués à ce rôle.

Après le tournage, elle part aux États-Unis avec F.W Murnau qui souhaite la faire danser dans son prochain film. Mais il meurt le 11 mars 1931 dans un accident de voiture et le projet n’aboutit pas.

En 1934, elle tourne dans Black Pearl de Michał Waszyński, puis dans The Hurricane de John Ford et dans L’Ouragan de Emilio Fernández.

Revenue  en Polynésie française, elle y vit reclue et décède en 1977.

Ciné-concert Paris qui dort du jeudi 5 décembre 2013 : un Cin’Eiffel inédit

11 Déc
      Jeudi soir, le premier ciné-concert de Cin’Eiffel a eu lieu à la médiathèque Gustave-Eiffel, dans le cadre de la manifestation « Merci Gustave ! », hommage rendu à Gustave Eiffel.

Richard Bonnet, guitariste et professeur de guitare, expert en improvisation générique, a mis en musique Paris qui dort de René Clair.

Ce film fantastique et muet est le premier film de René Clair. Tourné par un jeune inconnu en 1923, sorti en salle en 1925, Paris qui dort est immédiatement un énorme succès : le gardien de la tour Eiffel se réveille un matin dans un Paris plongé dans le sommeil par un rayon maléfique. On peut y voir une métaphore de l’après Guerre de 14-18 : Paris endormi par une guerre aberrante et destructrice et réveillé par le cinéma, comme René Clair en convenait dans son roman, La Forêt enchantée … Un joli film poétique et anticonformiste, d’inspiration dadaïste, représentatif de l’audace des années folles et d’une recherche de liberté frénétique et radicale. En 1926, René Clair ira encore plus loin vers le surréalisme avec Entracte

Pendant la projection, Richard Bonnet propose un accompagnement musical contemporain, du jazz bien sûr, mais également de la folk, du rock, du blues et également de la musique contemporaine, improvisée à la guitare électrique. Le ciné-concert est unique et toujours surprenant ; on regarde le film autrement, c’est « une prise de risque », une expérience en soi pour le musicien et pour le spectateur. Richard Bonnet admet entraîner le spectateur dans un voyage qui revêt plusieurs dimensions.

Une expérience qu’on renouvellera…

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