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Julie Andrews : une supercalifragilisticexpialidocious actrice à la voix de cristal

12 Oct

Julia Elizabeth Wells nait le 1er octobre 1935 à Walton-on-Thames, dans le comté anglais de Surrey. Surnommée par tous Julie, elle prend le nom du second mari de sa mère Ted Andrews. Le couple, artistes tous les deux, remarque très tôt son don exceptionnel pour le chant et la pousse alors à y faire carrière. À 12 ans, elle fait ses débuts sur la scène londonienne et chante de grandes productions classiques pour les enfants. En 1954, Julie est recrutée pour une nouvelle comédie musicale à Broadway, The boy friend ; sa prestation est un succès. De 1956 à 1958, elle triomphe au théâtre dans le rôle d’Eliza Doolittle dans My Fair Lady et également à la télévision dans la  Cinderella de Rodgers et Hammerstein. La jeune anglaise se fait progressivement un nom en Amérique. On la voit à l’affiche avec Richard Burton (nouvelle fenêtre) et Robert Goulet dans Camelot.

Ensuite, elle auditionne pour reprendre son rôle d’Eliza Doolittle au cinéma cependant on lui préfère Audrey Hepburn (nouvelle fenêtre) pour des raisons de notoriété. Mais Julie prend sa revanche grâce à Walt Disney et obtient ainsi le rôle de sa vie: Mary Poppins (nouvelle fenêtre) (Robert Stevenson, 1963) pour lequel elle reçoit l’Oscar et le Golden Globe de la meilleure actrice en 1965. Puis elle tourne La Mélodie du bonheur (Robert Wise, 1964) et assoit définitivement sa notoriété recevant à nouveau le Golden Globe de la meilleure actrice.

Elle enchaine des comédies musicales aux mérites divers qui lui valent une image d’actrice un peu mièvre et tente alors de s’en défaire en abordant d’autres registres comme dans Hawai (George Roy Hill, 1965) ou dans Le rideau déchiré (nouvelle fenêtre) (Alfred Hitchcock, 1966). Dès lors sa carrière connaît un ralentissement. Et c’est avec le réalisateur et époux, Blake Edwards (nouvelle fenêtre) que l’actrice fait son retour et se métamorphose véritablement: Top Secret, Elle, S.O.B. C‘est surtout avec Victor Victoria, ajoutant alors un Golden Globes à sa collection qu’elle se défait définitivement de son image de gentille gouvernante. Cette formidable composition de drôlerie trouve un écho plus grave mais non moins intense dans That’s life où elle incarne une femme mûre atteinte d’un cancer. Par la suite ses apparitions au cinéma se raréfient au profit de la télévision dans des téléfilms ou avec sa propre série d’émission The Julie Andrews hour créée en 1972.

En 2001, on la retrouve sur grand écran dans Princesse malgré elle (Gary Marshall), puis elle prête sa voix dans la saga des Shrek, ainsi que pour Moi, moche et méchant (Chris Renaud, Pierre Coffin).

Active sur tous les fronts, Julie Andrews est l’auteur de plusieurs livres pour enfants, tous best-sellers et a créé une collection de littérature enfantine.

Retrouvez la pétillante Julie andrews, dans Victor Victoria – dernier film du cycle « Chanter pour exister » – que vous propose Cin’Eiffel ce jeudi 19 octobre à 19h30 en présence de Charlotte Garson journaliste et critique de cinéma.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

 

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Ces cinéastes devenus célèbres avec UN seul film (2/2)

26 Sep

Certains réalisateurs sont prolifiques, voyez Woody Allen qui réalise avec la régularité d’un métronome un film tous les ans, 48 longs-métrages depuis 1965 ! D’autres le sont moins… Enfin, certains sont devenus célèbres avec UN seul film. Célèbres, soit à titre posthume, soit de leur vivant mais en refusant de rentrer dans la norme. Toujours est-il que ces réalisateurs ne laissent pas indifférents. En voici quelques exemples avec des films dits « cultes ». Après Les nuits fauves de Cyril Collard, voici :

image extraite du film

Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1971)

Durant les premiers jours de la Première Mondiale, un jeune engagé volontaire Joe Bonham est gravement blessé par un obus. Il n’a plus de bras, plus de jambe, est aveugle et sourd-muet. Dans la chambre d’un hôpital, il est maintenu en vie par les médecins sous prétexte qu’il n’a pas perdu l’usage de son cerveau. Prisonnier de son propre corps, Joe essaie de comprendre ce qu’il lui est arrivé. Il parvient à entrer en contact avec une infirmière grâce au langage morse… (source Wikipédia)

Johnny s’en va-t-en guerre est un film américain réalisé par Dalton Trumbo en 1971 d’après son roman publié en 1939. Dalton Trumbo (1905-1976) commence par une carrière de scénariste, de Spartacus avec Kirk Douglas et est surtout connu pour avoir fait partie des « 10 d’Hollywood » (nouvelle fenêtre).
En effet, à la fin de la seconde guerre mondiale, un grand nombre de politiciens s’affolent du fait que le communisme atteint l’industrie du cinéma. Réalisateurs, scénaristes, producteurs, sont convoqués. C’est le début de la « Chasse aux sorcières » menée par Joseph McCarthy (nouvelle fenêtre).

Pour Arte, voici les 5 bonnes raisons de voir ou de revoir Johnny s’en va-t-en guerre :

Vous trouverez également à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) le livre, et le DVD.

70ème Festival de Cannes. Les jurys et le palmarès

29 Mai

 Après l’épisode 1, 70éme Festival de Cannes, les nominés (nouvelle fenêtre), voici l’épisode 2, les jurés et les palmarès

Ils ont tenu ! Le rythme effréné et la tension montante … 11 jours de la vie d’un juré, pour le plus grand festival de cinéma ! Dès la mi-avril, on connaissait l’identité du président : le célèbre réalisateur espagnol Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre) .

Pedro Almodovar

Les noms des autres jurés ont tardé à venir. Beaucoup de rumeurs, de noms prestigieux, pour enfin dévoiler la fameuse liste, début mai.

Les acteurs et les actrices : Will Smith, Fan Bingbing, Jessica Chastain, Agnès Jaoui (nouvelle fenêtre)

Les réalisateurs : Maren Ade (nouvelle fenêtre), Park Chan-wook (nouvelle fenêtre), Paolo Sorrentino

Le compositeur : Gabriel Yared (nouvelle fenêtre)

Gabriel Yared compositeur

Gabriel Yared   compositeur

 

Ils ont attribué, hier soir, un palmarès qui ne va manquer d’être commenté, détesté ou… adoré, dans les jours à venir. D’ici quelques semaines, chacun pourra se faire son idée en allant voir ces fameux films qui ont décroché le Graal !

 

Palme d’or : The Square de Ruben Ostlund.

Grand prix du jury : 120 battements par minute de Robin Campillo.

Prix de la mise en scène : Les Proies de Sofia Coppola

Prix d’interprétation masculine : Joaquin Phoenix pour You Were Never Really Here de Lynne Ramsay

Prix d’interprétation féminine : Diane Kruger pour In the Fade de Fatih Akin

Prix du jury : Loveless, d’Andreï Zviaguintsev

Palme d’or du court métrage : Xiao Chen Er Yue de Qiu Yang

Prix du scénario : La mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos et You were never really here, de Lynne Ramsay

Caméra d’Or : Jeune femme de Léonor Séraille

En attendant, si vous avez une forte envie de cinéma, venez assister aux dernières séances de l’année de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre) ou aux Rencontres de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre)!

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Tabou de Miguel Gomes rencontre de la poésie, de la littérature et du cinéma muet

23 Mai

Cin’Eiffel a choisi comme dernier film de son cycle « Nouvelles tendances » Tabou de Miguel Gomes. Poème mélancolique et hommage à Murnau (nouvelle fenêtre), le film a remporté plusieurs récompenses dont le Prix Alfred-Bauer à la Berlinale 2012. Il évoque l’esthétique du cinéma muet tout en le réinventant.

Serge Chauvin, critique et professeur de cinéma, a donné un intéressant décryptage de ce film à l’intensité romanesque, ce qui a encore une fois ravi le public de Cin’Eiffel.

Pour en découvrir davantage, cliquez sur l’image !

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Pablo Larraín filme l’Histoire

4 Mai

Pablo Larraín nait le 19 août 1976 à Santiago du Chili. Il est élevé par des parents très impliqués politiquement. Rapidement intéressé par les images et la communication, il fait des études à l’Université des Arts, des Sciences et de la Communication (UNIACC).

En 2003, Pablo et son frère Juan de Dios Larraín créent Fabula, une société de production pour longs métrages et publicité. Deux ans plus tard, il réalise son premier film Fuga et se fait déjà remarquer dans certains festivals internationaux. Fortement marqué par l’histoire de son pays, le cinéaste tourne ensuite une trilogie, dont chaque film se déroule durant la dictature de Pinochet (nouvelle fenêtre) : Tony Manero (2008), Santiago 73, post mortem (2010, meilleur film au Festival international du film de Carthagène 2013) et No (2013, Art Cinema Award à la Quinzaine des Réalisateurs). Dans ces films (nouvelle fenêtre), il traite les sujets avec un angle inhabituel : la petite histoire de ses personnages est une allégorie de la grande.

En 2015, le réalisateur sort son cinquième film El Club, un huis clos cruel et dérangeant basé sur une histoire réelle. Puis tandis que, dans ces précédents films les figures politiques étaient hors champs, il met alors en scène deux icônes en prise avec l’histoire du XXIe siècle : Neruda et Jackie (2017).

Pablo Larraín tourne également Profugos, une série dramatique produite par Fabula et HBO. Encore une fois, il rencontre un certain succès. En 2013, il se lance dans une nouvelle aventure et dirige un opéra : Katia Kabanova de Leos Janacek (nouvelle fenêtre).

Venez découvrir le cinéma engagé de Pablo Larrain  dans No, jeudi 04 mai 2017 à 19h30, en présence de Cédric Lépine, journaliste et spécialiste de cinéma sud-américain.

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