Tag Archives: Légendes

Hommage à Stéphane Audran

8 Mai

Stéphan Audran est décédée le 27 mars 2018.

L’élégante et atypique actrice des films de Claude Chabrol, dans les années 60 à 80, a eu une seconde carrière, beaucoup moins connue. Je propose à ceux qui ne l’ont pas vu, de découvrir le magnifique film de Gabriel Axel le Festin de Babette (nouvelle fenêtre) et de relire ce qu’en disait notre blogueuse Line R., en février 2014.

Stéphane Audran, une vie d’actrice

Colette Suzanne Jeannine Dacheville, connue sous le nom de Stéphane Audran, est née en 1932, à Versailles.

Elle suit des cours d’art dramatique avec Charles Dullin, Michel Vitold et Tania Balachova, puis monte sur les planches pour interpréter Shakespeare. Elle apparait pour la première fois à l’écran en 1957, dans Le Jeu de la nuit de Daniel Costelle.

Claude Chabrol (nouvelle fenêtre) la découvre alors et lui donne en 1958 un petit rôle dans Les Cousins. C’est le début d’une longue collaboration. Égérie du réalisateur, elle tourne avec lui plus d’une vingtaine de films incarnant des femmes séductrices, perverses, parfois vulnérables : parmi ceux-ci,  Les bonnes Femmes, Les Biches (Ours d’argent de la meilleure actrice), Le Boucher (nouvelle fenêtre)  (Prix San Sebastian de la meilleure actrice), Violette Nozière (César de la meilleure actrice dans un second rôle).

Elle mène également une carrière avec d’autres réalisateurs : on la voit notamment dans Le Signe du Lion, premier film d’Éric Rohmer (nouvelle fenêtre), Sans Mobile apparent de Philippe Labro, Le Charme discret de la bourgeoisie (Oscar du meilleur film étranger) de Luis Bunuel, Vincent, François, Paul… et les autres de Claude Sautet, Au-delà de la gloire de Samuel Fuller, Coup de torchon de Bertrand Tavernier, ou encore Le Festin de Babette de Gabriel Axel.

À partir des années 90, elle incarne principalement des seconds rôles et change de registre, jouant dans des comédies, telles que Belle Maman, Ma femme s’appelle Maurice. Elle tourne aussi dans de nombreux feuilletons comme La Bicyclette bleue. La réalisatrice Anne Fontaine lui donne  son dernier rôle au cinéma dans La fille de Monaco.
En 2009, elle publie Une autre façon de vivre évoquant  son intérêt pour des modes de vie différents.

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Festival de Cannes 2018 : le jury

30 Avr

Comme chaque année, nous l’attendons tous avec beaucoup d’empressement, le fameux rendez-vous annuel de la Croisette ! Encore un peu de patience, l’immanquable manifestation des tapis rouges approche à grands pas. Cette année, la 71è édition du festival de Cannes se déroulera du 8 au 19 mai sous la présidence de la fabuleuse actrice australienne Cate Blanchett. 

Et pour nous donner l’eau à la bouche, le jury a été entièrement dévoilé mi-avril : une sélection de qualité avec des profils diversifiés, cinq femmes, quatre hommes, issus de cinq continents.

  • La présidente : Cate Blanchett

©Wikipédia

Née en 1969 à Melbourne, Cate Blanchett décide d’intégrer l’institut national d’art dramatique de Sydney suite à sa participation en tant que figurante sur un film de boxe égyptienne. A ses débuts, elle joue dans des pièces de théâtre, des séries ou encore des téléfilms, puis entame sa carrière cinématographique à la fin des années 90. Elle se fait connaître du grand public pour son rôle d’Elisabeth Ière, dans le film Elizabeth de Shekhar Kappur, pour lequel elle obtient le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice.

Dès lors, Blanchett devient célèbre et convoitée et va collaborer avec des réalisateurs prestigieux tels que Jim Jarmusch, Ron Howard, Wes Anderson, Martin Scorsese, Alejandro González Iñárritu, Steven Soderbergh, Steven Spielberg, David Fincher, Ridley Scott, Terrence Malick … En 2013, elle obtient le premier rôle dans le film de Woody Allen, Blue Jasmine  pour lequel elle recueille de nombreux éloges de la part des critiques et l’Oscar de la meilleure actrice en 2014.

 

  • Les acteurs / actrices

Kristen Stewart

Chang Chen

Léa Seydoux

 

 

 

 

 

 

 

  • Les réalisateurs / réalisatrices

Ava DuVernay

Robert Guédiguian

Andrey Zvyaginstev

Denis Villeneuve

 

 

 

 

 

 

  • L’auteur compositrice interprète 

Khadja Nin

 

 

 

 

 

 

Le jury révélera son Palmarès le samedi 19 mai ! À suivre …

Bette Davis, La Première Dame du grand écran américain

24 Jan

La troublante aura de Bette Davis (nouvelle fenêtre), son talent, sa ténacité et sa forte personnalité l’ont hissée au sommet du cinéma hollywoodien. Née en 1908 aux États-Unis, son prénom lui fut donné par sa mère, en référence au roman de Balzac, La cousine Bette. Attirée très jeune par le théâtre, elle suit les cours de John Murray Anderson et fait ses début à Broadway à 28 ans. Remarquée par la Goldwyn, elle est engagée par Universal puis travaille avec les frères Warner et tourne une centaine de films au cours de sa carrière. Lorsque celle-ci décline, elle publie une annonce dans « Variety » : « Actrice cherche emploi stable »… Bette Davis représente la femme émancipée des années trente, elle est infatigable: cinéma, théâtre, télévision, music-hall. Elle incarne admirablement « l’Actrice ».

Cliquez sur les points jaunes de l’image pour en découvrir davantage.

Cin’Eiffel présente jeudi 25 janvier 2018 à 19h30, All about Eve de Joseph L. Mankiewicz, film le plus nominé de l’histoire d’Hollywood avec quatorze nominations et six Oscars, dans lequel Bette Davis campe Margo Channing, actrice adulée tour à tour charmante et odieuse. Le film est considéré par beaucoup comme étant le plus beau film de toute sa carrière. La séance sera présentée par Serge Chauvin, critique et professeur de cinéma.

Faites votre cinéma à La Médiathèque !

Akira Kurosawa, maître du cinéma japonais

29 Nov

L’humanisme dAkira Kurosawa (nouvelle fenêtre) a fait du réalisateur l’un des plus grands maîtres du cinéma japonais. Arrivé au cinéma par hasard, il n’a jamais caché son aversion envers le milieu et accuse volontiers les acteurs de trop forcer leur jeu. Dans tous ses films, sa création se partage entre la critique de l’esprit samouraï et la révolte contre l’injustice sociale. Toutefois, il ne se considérait pas comme un cinéaste engagé. Avec plus d’une quarantaine de réalisations, le cinéma de Kurosawa donne à voir des films réalistes en passant du film noir aux grandes épopées du Japon médiéval. À partir de 1948, il va de chef-d’œuvre en chef d’œuvre. Mais en 1970, l’échec commercial de Dodes’kaden plonge le cinéaste dans une profonde dépression. En 1975, c’est le splendide Dersou Ouzala, joyau sibérien tourné dans d’admirables paysages de steppes et de forêt, retraçant l’histoire d’amitié entre un jeune explorateur russe et un vieux trappeur qui lui permit de revenir au sommet de son art. À 83 ans, Kurosawa sortait son dernier film, un des plus originaux en forme de testament philosophique Madadayo, portrait d’un vieux maître au crépuscule de sa vie.

Cin’Eiffel présente jeudi 30 novembre 2017 à 19h30, Dersou Ouzala, fine adaptation du récit de l’explorateur russe Vladimir Arseniev (nouvelle fenêtre) et Oscar 1976 du meilleur film étranger. La projection sera suivie d’une discussion animée par Christophe Champclaux, historien du cinéma, auteur et réalisateur, spécialiste de cinéma japonais.

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

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Julie Andrews : une supercalifragilisticexpialidocious actrice à la voix de cristal

12 Oct

Julia Elizabeth Wells nait le 1er octobre 1935 à Walton-on-Thames, dans le comté anglais de Surrey. Surnommée par tous Julie, elle prend le nom du second mari de sa mère Ted Andrews. Le couple, artistes tous les deux, remarque très tôt son don exceptionnel pour le chant et la pousse alors à y faire carrière. À 12 ans, elle fait ses débuts sur la scène londonienne et chante de grandes productions classiques pour les enfants. En 1954, Julie est recrutée pour une nouvelle comédie musicale à Broadway, The boy friend ; sa prestation est un succès. De 1956 à 1958, elle triomphe au théâtre dans le rôle d’Eliza Doolittle dans My Fair Lady et également à la télévision dans la  Cinderella de Rodgers et Hammerstein. La jeune anglaise se fait progressivement un nom en Amérique. On la voit à l’affiche avec Richard Burton (nouvelle fenêtre) et Robert Goulet dans Camelot.

Ensuite, elle auditionne pour reprendre son rôle d’Eliza Doolittle au cinéma cependant on lui préfère Audrey Hepburn (nouvelle fenêtre) pour des raisons de notoriété. Mais Julie prend sa revanche grâce à Walt Disney et obtient ainsi le rôle de sa vie: Mary Poppins (nouvelle fenêtre) (Robert Stevenson, 1963) pour lequel elle reçoit l’Oscar et le Golden Globe de la meilleure actrice en 1965. Puis elle tourne La Mélodie du bonheur (Robert Wise, 1964) et assoit définitivement sa notoriété recevant à nouveau le Golden Globe de la meilleure actrice.

Elle enchaine des comédies musicales aux mérites divers qui lui valent une image d’actrice un peu mièvre et tente alors de s’en défaire en abordant d’autres registres comme dans Hawai (George Roy Hill, 1965) ou dans Le rideau déchiré (nouvelle fenêtre) (Alfred Hitchcock, 1966). Dès lors sa carrière connaît un ralentissement. Et c’est avec le réalisateur et époux, Blake Edwards (nouvelle fenêtre) que l’actrice fait son retour et se métamorphose véritablement: Top Secret, Elle, S.O.B. C‘est surtout avec Victor Victoria, ajoutant alors un Golden Globes à sa collection qu’elle se défait définitivement de son image de gentille gouvernante. Cette formidable composition de drôlerie trouve un écho plus grave mais non moins intense dans That’s life où elle incarne une femme mûre atteinte d’un cancer. Par la suite ses apparitions au cinéma se raréfient au profit de la télévision dans des téléfilms ou avec sa propre série d’émission The Julie Andrews hour créée en 1972.

En 2001, on la retrouve sur grand écran dans Princesse malgré elle (Gary Marshall), puis elle prête sa voix dans la saga des Shrek, ainsi que pour Moi, moche et méchant (Chris Renaud, Pierre Coffin).

Active sur tous les fronts, Julie Andrews est l’auteur de plusieurs livres pour enfants, tous best-sellers et a créé une collection de littérature enfantine.

Retrouvez la pétillante Julie andrews, dans Victor Victoria – dernier film du cycle « Chanter pour exister » – que vous propose Cin’Eiffel ce jeudi 19 octobre à 19h30 en présence de Charlotte Garson journaliste et critique de cinéma.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

 

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