Tag Archives: Légendes

70ème Festival de Cannes. Les jurys et le palmarès

29 Mai

 Après l’épisode 1, 70éme Festival de Cannes, les nominés (nouvelle fenêtre), voici l’épisode 2, les jurés et les palmarès

Ils ont tenu ! Le rythme effréné et la tension montante … 11 jours de la vie d’un juré, pour le plus grand festival de cinéma ! Dès la mi-avril, on connaissait l’identité du président : le célèbre réalisateur espagnol Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre) .

Pedro Almodovar

Les noms des autres jurés ont tardé à venir. Beaucoup de rumeurs, de noms prestigieux, pour enfin dévoiler la fameuse liste, début mai.

Les acteurs et les actrices : Will Smith, Fan Bingbing, Jessica Chastain, Agnès Jaoui (nouvelle fenêtre)

Les réalisateurs : Maren Ade (nouvelle fenêtre), Park Chan-wook (nouvelle fenêtre), Paolo Sorrentino

Le compositeur : Gabriel Yared (nouvelle fenêtre)

Gabriel Yared compositeur

Gabriel Yared   compositeur

 

Ils ont attribué, hier soir, un palmarès qui ne va manquer d’être commenté, détesté ou… adoré, dans les jours à venir. D’ici quelques semaines, chacun pourra se faire son idée en allant voir ces fameux films qui ont décroché le Graal !

 

Palme d’or : The Square de Ruben Ostlund.

Grand prix du jury : 120 battements par minute de Robin Campillo.

Prix de la mise en scène : Les Proies de Sofia Coppola

Prix d’interprétation masculine : Joaquin Phoenix pour You Were Never Really Here de Lynne Ramsay

Prix d’interprétation féminine : Diane Kruger pour In the Fade de Fatih Akin

Prix du jury : Loveless, d’Andreï Zviaguintsev

Palme d’or du court métrage : Xiao Chen Er Yue de Qiu Yang

Prix du scénario : La mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos et You were never really here, de Lynne Ramsay

Caméra d’Or : Jeune femme de Léonor Séraille

En attendant, si vous avez une forte envie de cinéma, venez assister aux dernières séances de l’année de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre) ou aux Rencontres de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre)!

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

Tabou de Miguel Gomes rencontre de la poésie, de la littérature et du cinéma muet

23 Mai

Cin’Eiffel a choisi comme dernier film de son cycle « Nouvelles tendances » Tabou de Miguel Gomes. Poème mélancolique et hommage à Murnau (nouvelle fenêtre), le film a remporté plusieurs récompenses dont le Prix Alfred-Bauer à la Berlinale 2012. Il évoque l’esthétique du cinéma muet tout en le réinventant.

Serge Chauvin, critique et professeur de cinéma, a donné un intéressant décryptage de ce film à l’intensité romanesque, ce qui a encore une fois ravi le public de Cin’Eiffel.

Pour en découvrir davantage, cliquez sur l’image !

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

Pablo Larraín filme l’Histoire

4 Mai

Pablo Larraín nait le 19 août 1976 à Santiago du Chili. Il est élevé par des parents très impliqués politiquement. Rapidement intéressé par les images et la communication, il fait des études à l’Université des Arts, des Sciences et de la Communication (UNIACC).

En 2003, Pablo et son frère Juan de Dios Larraín créent Fabula, une société de production pour longs métrages et publicité. Deux ans plus tard, il réalise son premier film Fuga et se fait déjà remarquer dans certains festivals internationaux. Fortement marqué par l’histoire de son pays, le cinéaste tourne ensuite une trilogie, dont chaque film se déroule durant la dictature de Pinochet (nouvelle fenêtre) : Tony Manero (2008), Santiago 73, post mortem (2010, meilleur film au Festival international du film de Carthagène 2013) et No (2013, Art Cinema Award à la Quinzaine des Réalisateurs). Dans ces films (nouvelle fenêtre), il traite les sujets avec un angle inhabituel : la petite histoire de ses personnages est une allégorie de la grande.

En 2015, le réalisateur sort son cinquième film El Club, un huis clos cruel et dérangeant basé sur une histoire réelle. Puis tandis que, dans ces précédents films les figures politiques étaient hors champs, il met alors en scène deux icônes en prise avec l’histoire du XXIe siècle : Neruda et Jackie (2017).

Pablo Larraín tourne également Profugos, une série dramatique produite par Fabula et HBO. Encore une fois, il rencontre un certain succès. En 2013, il se lance dans une nouvelle aventure et dirige un opéra : Katia Kabanova de Leos Janacek (nouvelle fenêtre).

Venez découvrir le cinéma engagé de Pablo Larrain  dans No, jeudi 04 mai 2017 à 19h30, en présence de Cédric Lépine, journaliste et spécialiste de cinéma sud-américain.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)!

John Turturro do the right thing !

22 Mar

John Turturro reprend son rôle de Jesus Quintana, un latino-américain haut en couleurs et au passé trouble du film des frères Coen The Big Lebowski. Ce spin-off Going Places sera aussi une réinvention des Valseuses de Bertrand Blier. Retour sur le parcours du comédien et sur sa collaboration avec « le réalisateur à deux têtes » (Joel et Ethan Coen).

John Turturro et John Goodman

John Turturro et John Goodman dans Barton Fink

John Turturro nait le 28 février 1957 à New York. À l’adolescence, il se découvre une passion pour le cinéma. Il intègre alors l’école d’art dramatique de Yale et commence à se produire sur les planches (Mort d’un commis-voyageur à Broadway en 1984). Ensuite, il apparait pour la première fois au cinéma dans Raging Bull de Martin Scorsese (nouvelle fenêtre) qu’il retrouve six plus tard dans La Couleur de l’argent. Après plusieurs apparitions et petits rôles, Spike Lee (nouvelle fenêtre) le remarque lors de sa prestation dans Five Corners (Tony Bill, 1987) et lui confie par la suite des rôles secondaires mais marquants : Do the right thing (1989), Mo’ Better Blues (1990), Clockers (1995), She Hate me (2004)…

Son allure dégingandée attire l’attention des frères Coen (nouvelle fenêtre) et il devient un de leurs acteurs fétiches. Leur collaboration débute dans les années 90, avec Miller’s Crossing le révélant alors au grand public, dans le rôle d’un truand fourbe et minable, et se poursuit avec Barton Fink (1991), Palme d’or à Cannes et prix d’interprétation pour son rôle de dramaturge angoissé. Il tourne ensuite The Big Lebowski et O’ Brother aux côtés de Georges Clooney.

Désormais comédien reconnu et incontournable du cinéma indépendant américain, il enchaine les tournages dans des genres très différents. On le voit dans pas moins de soixante films, sous la direction notamment de Robert Redford (nouvelle fenêtre) (Quiz Show, 1994), de Francesco Rosi (La trêve, 1997) de Nicolas Winding Refn (nouvelle fenêtre) (Inside Job, 2003), de Robert De Niro (Raison d’État, 2004), de Michael Bay (Transformers 1,2 et3), de Ridley Scott (L’Attaque du métro 123 ; Exodus: Gods and Kings) ou encore de Nanni Moretti (Mia madre, 2015).

L’acteur mène en parallèle une carrière de réalisateur. En 1992, il passe derrière la caméra et consacre son premier film Mac (Caméra d’Or à Cannes), au monde des maçons, la profession de son père. Il continue avec un film sur le monde du théâtre, Illuminata (1998) puis une comédie musicale sombre, plongeant un homme dans le cauchemar de l’infidélité, Romance and Cigarettes (2005). Et en 2013, il réalise et joue aux cotés de Woody Allen dans Apprenti Gigolo (nouvelle fenêtre).

John Turturro apparait aussi dans des séries Deux flics à Miami, Monk et plus récemment The Night Of, un thriller passionnant.

Retrouvez l’acteur aux multiples registres dans Barton Fink, jeudi 23 mars 2017 à 19h30 en présence de Nicolas Roncier, philosophe et universitaire.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)!

Woody Allen, un américain à Paris

1 Fév

Il y a des personnalités qui reviennent chaque année avec leur livre, leur album ou encore leur nouveau film. Woody Allen en fait partie. Alors en ce début d’année 2017, nous ne connaissons pas encore la date de sortie de son nouveau film, Untitled Woody Allen’s 2017 movie (nouvelle fenêtre), mais nous savons déjà que ce drame social se situe à New York dans les années 50. En attendant de pouvoir découvrir son 49ème long métrage, Cin’Eiffel vous propose de revoir Manhattan, ode à sa ville fétiche.manhattanwoodyallengordonwillis08

Sur Woody tout a déjà été dit !

Allan Stewart Konigsberg dit Woody Allen est né le 1er décembre 1935 à New York. Il réalise, écrit des scénarii, fait l’acteur, est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre, de nouvelles et joue même de la clarinette. Ce petit bonhomme à lunettes et à gros nez, maladroit et timide, a su au fil de sa carrière développer un style très personnel, empreint de mélancolie, d’humour et d’une forte dose d’autodérision. Le public français, tout particulièrement, l’adore. Sa filmographie (nouvelle fenêtre) est longue et ses récompenses nombreuses.

Un cinéaste obnubilé par New-York

En 1979, Woody Allen tourne Manhattan (César du cinéma, meilleur film étranger et meilleur scénario et meilleur Film au BAFTA) film dans lequel il magnifie New York et joue avec sa première muse, la pétillante Diane Keaton (nouvelle fenêtre). Cette admirable symphonie en noir et blanc signée par Gordon Willis n’était pourtant pas, selon Woody, une réussite: « Quant à Manhattan, j’étais tellement déçu que je ne tenais pas à le sortir. Je voulais demander à United Artists de ne rien en faire. J’étais même prêt à réaliser un autre film gratuitement, pour qu’ils acceptent de mettre Manhattan à la poubelle. »

Venez vous faire votre propre avis, jeudi 2 février 2017 à 19h30, lors de la dernière séance du cycle Une ville, leur empreinte en présence de Ugo Batini, professeur de philosophie. Il apportera son éclairage sur ce film, véritable lapsus cinématographique, qui met à nu les obsessions du réalisateur tout autant que les motifs principaux qui ne cessent de travailler son œuvre.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)  !

%d blogueurs aiment cette page :