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Cristian Mungiu : figure de proue du « Jeune cinéma roumain »

15 Mai

Cristian Mungiu fait l’actualité : au Festival de Cannes 2018 (nouvelle fenêtre), le réalisateur sera le parrain de la Fabrique Cinéma (nouvelle fenêtre) et à Cin’Eiffel son film 4 mois, 3 semaines, 2 jours lancera le dernier cycle de l’année « Être femme, devenir mère ».

Membre éminent de la nouvelle vague roumaine, il réalise avec ce film un thriller social, situé quelques années avant la chute du communisme de l’ère Ceausescu. Mungiu (nouvelle fenêtre) montre les conditions de vie difficiles de ce pays : une société liberticide rongée par la corruption, le marché noir et l’omniprésence policière. Les plans séquences s’enchainent, créant une sensation proche du documentaire et insuffle à la narration un grand sentiment de réalisme. Le sujet délicat et la manière de traiter le thème ont provoqué plusieurs polémiques.

 

L’histoire

Une histoire d’amitié, de responsabilité et de liberté. Roumanie 1987, deux étudiantes,  Gabita et Ottila, l’amie fidèle, partagent une chambre en cité universitaire. Gabita est enceinte et tente de se faire avorter avec l’aide de sa colocataire et de Monsieur Bébé, un homme mystérieux qui opère secrètement dans un hôtel.

Cin’Eiffel présente jeudi 17 mai à 19h30, 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Palme d’Or à Cannes  2007. La projection sera suivie d’une discussion animée par Mathieu Rasoli, universitaire spécialiste de cinéma contemporain.

Faites votre cinéma à la Médiathèque ! (nouvelle fenêtre)

 

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Cin’Eiffel s’attaque à Mars !

4 Avr

Le samedi 7 avril 2018 à 15h, Les rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre) vous invitent à La Médiathèque de Levallois pour un Voyage sur Mars avec le planétologue Aymeric Spiga, disciple de François Forget. À l’occasion de cette conférence, Cin’Eiffel vous propose d’explorer l’univers martien à travers quelques livres et adaptations cinématographiques.

À voir :

 

Chroniques martiennes (nouvelle fenêtre) est une série réalisée par Michael Anderson en 1980. Elle est adaptée du cycle de nouvelles de Ray Bradbury paru aux États-Unis en 1950, un texte bien écrit, intelligent, poétique et moraliste. Le classique par excellence !

 

Total recall (1990) de Paul Verhoeven (nouvelle fenêtre) est inspiré de la nouvelle We Can Remember It for You Wholesale de Philip Kindred Dick (nouvelle fenêtre) (1966). Verhoeven catalogué comme réalisateur de film d’anticipation ouvre la voie au film d’action mental et livre une critique du capitalisme outrancier, de l’omniprésence, du poids des médias et de la publicité, de la course au profit et du goût pour le pouvoir.

 

 

Planète rouge (nouvelle fenêtre) (2000) est un film réalisé par Antony Hoffman. Un scénario original mais un peu faiblard qui permet tout de même de poser des questions sur une possible adaptation de la vie sur la planète Mars.

 

 

Mission to Mars (2000) est réalisé par Brian De Palma (nouvelle fenêtre). Un film peu remarquable dans l’œuvre d’un des plus brillants réalisateurs contemporains !

 

 

 

Cowboy Bebop (nouvelle fenêtre) (2003) est un film d’animation réalisé par Shinichiro Watanabe, ici le jazz des années 1940 côtoie le mythe du cow-boy lancé à la conquête de l’Ouest et les combats spatiaux.

 

Watchmen : Les Gardiens (nouvelle fenêtre) (2009) réalisé par Zack Snyder est une adaptation assez fidèle du comic Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons paru à la fin des années 80. Le film est construit comme un film à sketchs à l’humour très noir. La déroutante complexité narrative, l’ambiguïté morale de cet univers et la bande originale perpétuellement en décalage plairont aux amateurs du genre.

 

 

Seul sur Mars (nouvelle fenêtre) (2015) réalisé par Ridley Scott est une fidèle adaptation du roman The Martian d’Andy Weir ; il décrit la survie d’un astronaute laissé pour mort sur la planète Mars. Un « feel good movie » au rendu visuel soigné mais avec quelques inexactitudes de vraisemblances.

 

Life : Origine inconnue (nouvelle fenêtre) (2017) réalisé par Daniel Espinosa n’est pas sans rappeler le cultissime Alien (1979) : une équipe de scientifiques recueille volontairement à bord de leur vaisseau une forme de vie extra-terrestre, responsable de la destruction de toute vie sur Mars. Le film tient plus du film d’horreur que du film de science-fiction.

 

À voir mais aussi à lire :

 

La Guerre des mondes (nouvelle fenêtre) de  H. G. Wells, publié en 1898. L’une des premières œuvres d’imagination dont le sujet est l’humanité confrontée à l’envahisseur extraterrestre hostile, répugnant et tentaculaire dans l’Angleterre victorienne.

 

 

Le Prisonnier de la planète Mars (nouvelle fenêtre) et La Guerre des Vampires de Gustave Le Rouge. Un roman classique. Ceux qui exècre les descriptions mieux vaut passez votre tour!

 

 

 

Le cycle de Mars de Edgar Rice Burrough (nouvelle fenêtre). Le créateur de Tarzan est aussi l’un des précurseurs de la SF avec les aventures de son personnage de John Carter, terrien devenu martien.

 

 

 

Glissement de temps sur Mars (nouvelle fenêtre), un roman tourmenté, digne de l’univers de son auteur parfois étrange qu’est Philip K. Dick.

 

 

 

La machine à explorer l’espace de Christopher Priest (nouvelle fenêtre)  est un hommage à l’un des pères de la science fiction (H. G. Wells).

 

 

 

Voyage (nouvelle fenêtre) de Stephen Baxter, uchronie sortie en 1996, dans laquelle l’auteur imagine que le premier pas sur la lune serait suivi d’un projet encore plus audacieux, aller sur Mars.

 

Faites votre cinéma à la Médiathèque !

 

Guy Ribes a l’art du faux

21 Mar

À l’ère du copier-coller, l’art non plus n’y coupe pas. Depuis l’Antiquité romaine, la production de faux a toujours accompagné celle d’œuvres d’art. Et certains ont excellé dans celui de reproduire les grands Maîtres.

Cin’Eiffel+ s’intéresse au sujet en présentant dimanche 25 mars 2018 le film de Jean-Luc Léon, Un vrai faussaire (nouvelle fenêtre) (2016). Le réalisateur avait déjà fait un documentaire sur ce thème (Le marchand, l’artiste et le Collectionneur, 1996) mais sans réussir à filmer un faussaire, car très rares sont ceux qui acceptent de se montrer à visage découvert. Or dans le film, que nous allons vous présenter, on découvre le fascinant portrait de Guy Ribes (nouvelle fenêtre) l’un des plus grands faussaires français. Il inonda le marché de l’art, durant plusieurs décennies, en réalisant entre 1000 et 5000 faux, avant d’être condamné par la justice en 2010. Ce personnage romanesque raconte avec sa gouaille les combines du « métier » et ce qu’il pense du marché de l’art. Ses Picasso, Chagall, Renoir et autres Matisse ne sont pas de simples copies mais des tableaux fait « à la manière de », Ribes sait tout (contre)faire. Il a beaucoup travaillé pour retrouver leur technique, leur « âme » et prolonger l’œuvre des Maîtres.

Guy Ribes déclare : « J’ai tout appris en imitant les plus grands. Je les aimais, je voulais me comparer à eux, par orgueil puis par jeu. J’ai bien essayé d’adapter mon œuvre à celle de Picasso, mais c’était impossible. Les gens préféraient mes toiles inspirées des grands maîtres. C’était plus facile de réaliser des imitations que de peindre pour des gens qui se détournaient de mes œuvres. »

Alors on peut se demander qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Qu’est-ce qu’un vrai ? Qu’est-ce qu’un faux ? Pour en apprendre davantage, Cin’Eiffel+ est heureux de recevoir Jacqueline Lichtenstein (nouvelle fenêtre), philosophe et historienne de l’art, dimanche 25 mars à 15h00 à La Médiathèque de Levallois à l’occasion de la projection du film Un vrai faussaire.

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Entre uppercut, direct et crochet …

20 Fév

Il y a quelques semaines (le 31 janvier 2018), la sortie en salle de Sparring, 1er film de Samuel Jouy nous rappelle à quel point entre le cinéma et la boxe, une grande histoire d’amour est née il y a déjà bien longtemps …

Il faut savoir que la boxe est le sport le plus représenté au cinéma depuis la naissance du 7ème art. Beaucoup d’acteurs ont enfilé les gants, se sont entrainés, parfois ont pris plaisir à donner et recevoir des coups sur le ring. Ils sont nombreux les réalisateurs à avoir filmé la boxe, à s’être exercé à rendre chaque mouvement si fidèle, si crédible, à produire toutes les décennies, des films « punchys » aux univers bien différents.

Les images portent toutes, à l’écran, la beauté du corps, l’élégance du geste, la violence des coups. Le dépassement de soi et la rage de gagner sont également au cœur des films, round après round, ce n’est pas un simple combat entre deux boxeurs. C’est souvent le combat du personnage principal, qui cherche une vérité, à prouver quelque chose à lui-même ou à une tierce personne.

 

Le film Sparring est réalisé par Samuel Jouy (nouvelle fenêtre), connu en tant qu’acteur (cinéma, théâtre, télévision) sous le nom Samuel Hamelet,  avec Mathieu Kassovitz (nouvelle fenêtre), Olivia Merilahti et Souleymane M’Baye. Il relate l’histoire d’un boxeur de plus de 40 ans, Steve Landry qui a perdu plus de combats qu’il n’en a gagnés. Avant de raccrocher les gants, il accepte une offre que beaucoup de boxeurs préfèrent refuser : devenir sparring-Partner d’un grand champion.

Samuel Jouy y rend hommage à ce qu’il appelle « les ouvriers du ring ».

« Ils sont pour moi l’âme de la boxe. On les appelle parfois trois jours avant un combat pour remplacer un combattant qui s’est blessé, ou bien ils servent de combat test pour les jeunes stars en devenir du noble art. Même si ce genre de boxeurs fait tout pour gagner, à la base les dés sont pipés pour eux et ils sont souvent condamnés à perdre. Sparring est un film qui rend hommage à tous ces boxeurs qu’on ne voit jamais. »

A travers ce long métrage – et c’est souvent le cas dans les films de boxe- l’affrontement est aussi bien physique que moral, c’est une lutte pour un rêve, pour retrouver la confiance en soi ou pour défendre des opinions. Tous ces hommes se battent contre des idées reçues, des préjugés, des valeurs qu’ils réprouvent. La gent féminine n’est pas en reste, car elles sont également bien représentées, entre autre, dans Million dollar baby de Clint Eastwood (nouvelle fenêtre) ou Girlfight.

Mais le plus grand film jamais réalisé sur la boxe, reste à ce jour, le cultissime, Rocky, réalisé par John Avildsen (nouvelle fenêtre), avec bien sûr Sylvester Stallone….

« Toi, moi, n’importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie »

                                            Rocky Balboa.

Entre uppercut, direct et crochet du droit, voici quelques films sur ce noble art à voir ou à revoir :

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Le choix des bloggeuses de Cin’Eiffel en 2017

2 Fév

Je vous livre, aujourd’hui, la bonne résolution de toute l’équipe Cin’eiffel, pour la nouvelle année : continuer à chercher encore et toujours quelques « pépites », films connus ou moins connus, que nous sommes prêtes à aller découvrir dans une petite salle de banlieue, un dimanche matin, sous une pluie diluvienne !

Chaque bloggeuse a sélectionné les 3 films et les séries qui l’ont vraiment captivée en 2017 : le choix a parfois été difficile, mais voici le résultat.

 

LES FILMS :

N°1

Détroit réal. K. Bigelow : c’est vraiment notre coup de cœur.

Les émeutes de Détroit de 1967 demeurent un des actes fondateurs, qui ont vraiment fait avancer les droits civiques des afro-américains et mis à mal la ségrégation raciale aux États-Unis. Ces évènements sont évoqués dans la littérature américaine contemporaine [je conseille vivement la lecture du très troublant roman de Jeffrey Eugenides, Middlesex (nouvelle fenêtre), qui évoque le sujet], mais attendaient encore LEUR film. C’est chose faite!

 

Sur la 2ème marche : 4 très bons films à découvrir, si ce n’est pas encore fait. Ils sont tous disponibles à la médiathèque Albert-Camus.

 

Enfin quelques coups de cœurs personnels des unes ou des autres :

120 battements par minutes réal Robin Campillo (nouvelle fenêtre)

L’autre coté de l’espoir réal Aki Kaurismaki

Le sens de la fête réal. Eric Toledano et Olivier Nakache

Pour le réconfort réal. Vincent Macaigne

L’amant du jour réal Philippe Garrel (nouvelle fenêtre)

Après la tempête réal Hirokaru Kore-Eda (nouvelle fenêtre)

Les nouveaux sauvages réal. Damien Szifron

 

LES SERIES :

Sur la 1ère marche : cette série est tirée du superbe roman La servante écarlate (nouvelle fenêtre) de Margaret Atwood (nouvelle fenêtre), grand auteur canadien, les scénaristes ont réussi à en faire la série dont tout le monde parle ! Encore difficile à voir en France puisqu’elle n’est pas encore disponible sur les grands médias français et ne sortira en DVD que dans quelques mois… Alors patience!

 

D’autres séries n’ont pas échappé aux bloggeuses, je vous en propose une sélection :

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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