Tag Archives: Médiathèque de Levallois

Voyages maritimes en VOD

12 Fév sinbad-le-marin

Prêts à lever l’ancre, moussaillons?

Du 21 février au 12 mars 2017, la médiathèque Gustave-Eiffel accueille une exposition de 25 illustrations originales de Quentin Gréban (nouvelle fenêtre) issues de son livre Sindbad le marin. Une véritable invitation au voyage où effrayant cyclope, oiseaux mythiques et gourmands anthropophages se côtoient!

Cette exposition est aussi l’occasion de prendre la mer en VOD! Calé au fond de votre canapé ou allongé sur la planche à repasser, prenez le large avec notre sélection de films et documentaires disponibles en vous connectant au site de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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Woody Allen, un américain à Paris

1 Fév Woody-Allen-

Il y a des personnalités qui reviennent chaque année avec leur livre, leur album ou encore leur nouveau film. Woody Allen en fait partie. Alors en ce début d’année 2017, nous ne connaissons pas encore la date de sortie de son nouveau film, Untitled Woody Allen’s 2017 movie (nouvelle fenêtre), mais nous savons déjà que ce drame social se situe à New York dans les années 50. En attendant de pouvoir découvrir son 49ème long métrage, Cin’Eiffel vous propose de revoir Manhattan, ode à sa ville fétiche.manhattanwoodyallengordonwillis08

Sur Woody tout a déjà été dit !

Allan Stewart Konigsberg dit Woody Allen est né le 1er décembre 1935 à New York. Il réalise, écrit des scénarii, fait l’acteur, est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre, de nouvelles et joue même de la clarinette. Ce petit bonhomme à lunettes et à gros nez, maladroit et timide, a su au fil de sa carrière développer un style très personnel, empreint de mélancolie, d’humour et d’une forte dose d’autodérision. Le public français, tout particulièrement, l’adore. Sa filmographie (nouvelle fenêtre) est longue et ses récompenses nombreuses.

Un cinéaste obnubilé par New-York

En 1979, Woody Allen tourne Manhattan (César du cinéma, meilleur film étranger et meilleur scénario et meilleur Film au BAFTA) film dans lequel il magnifie New York et joue avec sa première muse, la pétillante Diane Keaton (nouvelle fenêtre). Cette admirable symphonie en noir et blanc signée par Gordon Willis n’était pourtant pas, selon Woody, une réussite: « Quant à Manhattan, j’étais tellement déçu que je ne tenais pas à le sortir. Je voulais demander à United Artists de ne rien en faire. J’étais même prêt à réaliser un autre film gratuitement, pour qu’ils acceptent de mettre Manhattan à la poubelle. »

Venez vous faire votre propre avis, jeudi 2 février 2017 à 19h30, lors de la dernière séance du cycle Une ville, leur empreinte en présence de Ugo Batini, professeur de philosophie. Il apportera son éclairage sur ce film, véritable lapsus cinématographique, qui met à nu les obsessions du réalisateur tout autant que les motifs principaux qui ne cessent de travailler son œuvre.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre)  !

Penelope Cruz, l’enchanteresse espagnole

28 Jan Penelope Cruz

Penelope Cruz, l’une des muses d’Almodovar a enchanté Cin’Eiffel jeudi 19 janvier 2017, lors de la projection de Volver. Entre la muse et son pygmalion, c’est une idylle qui dure et tourne bien. Retour sur la carrière de l’icône latine.

Penelope Cruz Sánchez est née le 28 avril 1974 à Madrid. Très tôt, elle développe un certain goût pour la performance et en particulier pour la danse. Elle étudie le ballet classique pendant neuf ans, au conservatoire national d’Espagne, ainsi que la danse jazz à l’école de Cristina Rota de Madrid.

Après avoir vu Attache-moi de Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre), elle commence à s’intéresser au métier d’actrice, elle a alors une dizaine d’année. En 1989, elle participe à une audition organisée par une agence de talents et la remporte face aux 300 autres candidates. Cela lui permet d’obtenir des rôles dans des émissions télévisées, de devenir mannequin et d’apparaître dans les clips du groupe Mecano (nouvelle fenêtre)

A 17 ans, elle démarre sa carrière d’actrice, de manière peu conventionnelle, dans une série érotique française (Série Rose, 1991). Repérée par le réalisateur Bigas Luna, la jolie brunette aux mines boudeuses se voit offrir un premier rôle dans son film Jambon Jambon (1992). Sa carrière est alors lancée et les propositions de réalisateurs affluent. On la voit dans des comédies comme Belle époque (Fernando Trueba, 1992), qui lui ouvre les portes du cinéma international et Amour, piments et bossa nova (Fina Torres, 2000), où elle joue pour la première fois dans une production américaine. On la voit également dans des drames comme Ouvre les yeux d’Alejandro Amenábar (nouvelle fenêtre), en 1997 et son remake hollywoodien Vanilla Sky (Cameron Crowe, 2001), reprenant le même rôle aux côtés de Tom Cruise. Elle interprète des rôles majeurs dans deux films de Sergio Castellitto (À corps perdus – David di Donatello Award de la meilleure actrice et Venir au monde) et plus récemment dans Mama (Julio Medem, 2015), mélange de fable optimiste et de chronique lucide. Elle tourne aussi dans des films d’action tels que The Hi-Lo Country  de Stephen Frears (nouvelle fenêtre), en 1999, et Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence (Rob Marshall, 2011). En 2008, la star donne une éblouissante performance dans Vicky Cristina Barcelona (nouvelle fenêtre) en 2008) de Woody Allen (nouvelle fenêtre) et reçoit de nombreuses récompenses (le Bafta, l’Oscar et le Goya de la meilleure actrice dans un second rôle). Elle travaille une nouvelle fois avec le cinéaste dans la comédie chorale To Rome with love (2012).

Mais de tous ses films, ce sont ceux de son ami et réalisateur fétiche Pedro Almodovar (nouvelle fenêtre) qui la subliment. Elle tourne dans En chair et en os (1997), Tout sur ma mère (1999), Volver (2006), Etreintes brisées (2009) et Les amants passagers (2013).

Je reviens une dernière fois à Volver (revenir en espagnol), film dans lequel le cinéaste revient à la comédie et effectue un retour au pays, dans sa région natale, La Mancha. Il reprend les thèmes majeurs parsemés dans l’ensemble de son œuvre (l’enfance martyrisée, la quête des origines, les pulsions d’amour et de mort…). Trois générations de femmes, magnifiquement dirigées, se partagent l’histoire, entre rire et larmes. Et puis, il y a le retour d’une autre de ses actrices fétiches, Carmen Maura (nouvelle fenêtre), qui incarne le fantôme de la mère de Raimunda joué par Penelope. On y redécouvre aussi un vieux tango de Carlos Gardel (nouvelle fenêtre) merveilleusement revisité par Estrella Morente.

Bref, un film qui nous dit qu’on peut toujours revenir à la vie. Nous avons eu grand plaisir à le voir avec un public, venu en nombre, pour notre deuxième séance sur le thème « Une ville, leur empreinte ». Nous vous attendons aussi nombreux pour la dernière séance du cycle, le jeudi 2 février avec Manhattan de Woody Allen (nouvelle fenêtre), en présence d’Ugo Battini, spécialiste de cinéma américain.

Faites votre cinéma à la Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

Faites vos jeux ! (4/5)

18 Jan des-noir-et-blanc

Après Faites vos jeux, 1, les jeux de cirques et 2, les jeux de stratégie et 3, les jeux d’argent, passons aux jeux vidéos.

4- Les jeux vidéos

Les jeux vidéos font partie intégrante de notre société et n’ont pas forcément une bonne image. Pourtant, ils sont partout, sur nos téléphones, sur nos tablettes et sur nos écrans. Ils captivent les enfants dès leur plus jeune âge, et peuvent être addictifs à l’âge adulte. Même s’ils ont la réputation d’être violents, les jeux vidéos fascinent. Le jeu vidéo constitue donc un terrain de jeu inépuisable pour le cinéma.

eXistenZ de David Cronenberg (1999)

exstenz

Allegra Geller, interprétée par Jennifer Jason Lee (nouvelle fenêtre) jeune conceptrice de logiciels, a mis au point un jeu révolutionnaire, organique et mental, « eXistenZ ». Ce jeu se branche directement sur le système nerveux du joueur, effaçant ainsi les frontières entre illusion et réalité. Pendant une séance de présentation, la jeune femme manque de se faire assassiner et prend la fuite en compagnie de Ted Piku, interprété par Jude Law (nouvelle fenêtre) un stagiaire en marketing, en emportant la console qui contient le jeu original…
Comme souvent, David Cronenberg joue avec le spectateur et mélange astucieusement le réel et le virtuel. Sommes- nous dans le jeu ? dans un futur proche ? Le jeu a-t-il une fin ?
Lors d’une interview au magazine Les Inrocks, David Cronenberg disait :

Je pense que nous mêlons constamment la fiction et la réalité pour créer la réalité. Les nouvelles technologies proposent des méthodes différentes, mais le concept et le processus sont les mêmes.

Cinéaste de la métamorphose, David Cronenberg nous invite dans un film-jeu et nous incite à nous poser la question sur notre place dans l’univers.

 

Le film (DVD) est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Voici une liste non exhaustive de films autour du jeu vidéo dans ce diaporama ci-dessous.

 

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Et pour finir, je ne résiste pas à vous montrer la bande-annonce du film Tron de Steven Lisberger, réalisé en 1982, film futuriste dans lequel des humains sont projetés dans un jeu vidéo. Kitsch à souhait mais tellement novateur pour l’époque.  En effet, c’est le premier long métrage à utiliser des images générées par ordinateur pour la conception d’un véritable monde virtuel. Il reçu un Oscar de la meilleur création de costumes et BAFTA Award des meilleurs effets spéciaux ! Une curiosité pour les plus jeunes, un parfum de nostalgie pour les plus de quarante ans ! Une suite Tron : l’Héritage en 3D réalisé par Joseph Kosinski est sorti en 2010 avec les mêmes acteurs qui figuraient dans le premier volet, Jeff Bridges et Bruce Boxleitner, mais beaucoup moins magique.

 

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Bruno Ganz – un irrésistible désir de jouer

4 Jan

BRUNO GANZBruno Ganz est né le 22 mars 1941 à Zurich. En 1961, il part étudier en Allemagne puis participe aux débuts de la compagnie Berliner Schaubühne animée par Peter Stein. Sous la direction de ce dernier, il joue notamment Brecht, Kleist, Gorki et Peter Handke. Dans le même temps, il fait quelques apparitions au cinéma et tourne pour Jerzy Skolimovski dans Hauts les mains (1967). En 1975, son rôle dans Sommergäste dirigé par son complice Peter Stein lui permet d’être acclamé par la critique.

Il revient ensuite au cinéma, dans le film d’Éric Rohmer (La Marquise d’O, 1976) où il impose sa haute stature d’acteur au jeu contenu et laconique. L’année suivante, il tourne dans L’Ami américain de Wim Wenders. Puis ils travaillent à deux reprises ensembles : Les Ailes du désir (1987) et Si loin, si proche ! (1993). Ayant acquis une célébrité internationale, il tourne en Allemagne : Le couteau dans la tête de Reinhard Hauff (1978), La femme gauchère de Peter Handke (1978), Nosferatu le fantôme de la nuit de Werner Herzog (1978) où il fait face à Dracula incarné par Klaus Kinski, Le Faussaire de Volker Schlöndorff (1981) et plus récemment La Chute d’Oliver Hirschbiegel (2004) dans lequel il endosse brillamment le personnage d’Adolf Hitler enfermé dans son bunker. Il tourne aussi en Suisse : La provinciale de Claude Goretta (1981), Polenta de Maya Simon (1982), Vitus de Fredi Murer (2006) et Heidi d’Alain Gsponer (2015) ainsi qu’en Grèce : L’Éternité et Un Jour (1998 – Palme d’or à Cannes) et La Poussière du temps (2008) de Theo Angelopoulos. On le voit également dans des films français : Lumière de Jeanne Moreau (1976),  Retour à la bien-aimée de Jean-François Adam (1979), Sport de filles de Patricia Mazuy  (2011) ou encore  Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières (2013) et des films italiens : La Dame aux camélias de Mauro Bolognini (1981) et Une femme italienne de Giuseppe Bertolucci (1981).

De plus, il participe à de grosses productions américano-britanniques : Ces garçons qui venaient du Brésil (Franklin J. Schaffner, 1978), Un crime dans la tête (Jonathan Demme, 2004), L’Homme sans âge (Francis Ford Coppola, 2007), The Reader (Stephen Daldry, 2008) et Cartel (Ridley Scott, 2013).

Durant toutes ces années, il continue de faire le comédien au théâtre. En 1991, il joue notamment à Paris dans L’Hypérion, l’opéra inachevé de Bruno Maderna où il dit à la perfection les poèmes d’Hölderlin. En 2000, il retrouve Peter Stein et tient le rôle-titre de Faust I et II de Goethe dans une représentation qui dure 13 heures.

Il s’essaye aussi à la réalisation avec Otto Sander dans le film documentaire Mémoire (Gedächtnis: Ein Film für Curt Bois und Bernhard Minetti, 1982) sur les acteurs Curt Bois et Bernhard Minetti.

En 2007, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

Retrouvez jeudi 5 janvier à 19h30,  Bruno Ganz dans Les Ailes du désir, film dans lequel il incarne l’ange Damiel qui se languit d’amour. Ce drame épique plein de nostalgie et d’empathie, filmé dans un très beau noir et blanc magnifié par Henri Alekan et souligné par une musique céleste, sera présenté par le philosophe Guillaume Tonning.

Faites votre cinéma à La Médiathèque.

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