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La sélection films des bibliothécaires : Andreï Roublev de Tarkovski

27 Oct

Les bibliothécaires sont souvent aussi cinéphiles. Cette nouvelle rubrique de Cin’Eiffel leur permet de réveiller ces moments passés dans les salles obscures… Aujourd’hui Valérie N. se souvient de sa découverte de Andreï Roublev d’Andrei Tarkovski (nouvelle fenêtre) :

La caméra d’Andrei Tarkovski explore le temps et pose un regard sur la création et le rêve mais ses films nous amènent aussi à réfléchir sur notre condition. Ici on est bercé par les images, les lieux et la langue russe.  Andreï Roublev est aussi puissant qu’une cantate ou qu’un requiem. Andreï Tarkovski aime filmer la nature, les objets et surtout l’âme humaine, il filme l’invisible et rappelle l’essentiel.

Laissez-vous envouter par cette magnifique fresque historique sur un peintre d’icônes!

Si vous souhaitez en apprendre plus sur ce réalisateur solitaire, qui a tout quitté, pour se consacrer à sa démarche artistique, lisez le temps scellé (nouvelle fenêtre)  et découvrez le miroir (nouvelle fenêtre) 4eme film du réalisateur, partiellement autobiographique.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

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Maîtres et domestiques au cinéma

13 Oct

Le succès international de la série Downton Abbey, au début des années 2010, a réveillé un genre qu’on avait peut-être un peu oublié : la figure du domestique au cinéma…

  • Au cinéma ou dans la littérature, la relation maître/domestique déclenche immédiatement dans notre imaginaire, un stéréotype, bien présent dans les chroniques sociales : le quotidien difficile du domestique (en comparaison de la vie futile et facile du maître), les relations de pouvoir, l’injustice de classe, le travail harassant…
  • Pourtant la relation maître/serviteur peut également être un levier dramatique très efficace, que certains metteurs en scène ont su mettre a profit : cette figure du domestique mi-confident, mi-esclave, intime et sacrifié volontaire, invisible socialement mais qui mime les postures de son maître, peut devenir une sorte de reflet du maître, dans un effet miroir : on touche alors des thèmes comme « le double », très cinématographique, qui ouvre au scénariste une foule de rebondissements possibles et au réalisateur des motifs esthétiques infinis.

La règle du jeu de Jean Renoir (nouvelle fenêtre)

Le journal d’une femme de chambre de Luis Bunuel (nouvelle fenêtre)

Gosford Park de Robert Altmann (nouvelle fenêtre)

  • Avant les années 60, les domestiques sont le plus souvent représentés comme des proies, des objets de désir et de domination, subissant le pouvoir du maître. La servante notamment est presque toujours fortement érotisée et très souvent victime du maître ou des circonstances…

Une vie d’Alexandre Astruc 1958

La ferme du pendu de Jean Dreville 1945

L’impasse de l’amour et de la haine de Kenji Mizogushi (nouvelle fenêtre) 1937

  • Après les années 60, le nombre de domestiques dans les pays occidentaux baisse massivement, ils ne vivent plus chez leurs employeurs. Ils ne sont plus forcément assujettis à leur maitre. Libérés de conventions sociales qui ont donc changé, les réalisateurs s’autorisent à leur attribuer d’autres types de rôles, une épaisseur dramatique intrinsèque, et même à les rendre menaçants pour le maître.

La cérémonie de Claude chabrol – Bientôt à La Médiathèque

Les blessures assassines de Jean-pierre Denis – Bientôt à La Médiathèque

  • Mais que se passe-t-il quand la relation de pouvoir s’inverse ? C’est ce à quoi nos intervenants vont tenter de répondre, lors de la présentation des deux chefs d’oeuvre, que nous projetons (cycle « Maîtres et domestiques : jeux de pouvoir et transgression sociale »). Si vous voulez en savoir plus, ne manquez pas nos rendez-vous :

Jeudi 4 octobre : The servant de Joseph Losey, présenté par Denitza Bantcheva, universitaire et romancière (nouvelle fenêtre)

Jeudi 18 octobre : La servante de Kim Ki-Young, présenté par Rochelle Fack, universitaire et romancière (nouvelle fenêtre)

 

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« Sur la plage abandonnée »…

1 Sep

Les vacances d’été touchent à leur fin… Chacun se demande comment faire durer, un peu, les derniers moments de chaleur du soleil et de douceur des vagues.

Pour prolonger ces instants sensuels et estivaux, nous vous proposons une sélection de films sur la plage. La plage est un véritable de décor cinématographique, capable d’évoquer aussi bien les « premières fois », la jeunesse et l’amour que les rêves envolés, le désœuvrement ou les désillusions…

Je ne reviendrai pas bien sûr, sur Les dents de la mer 1, Les dents de la mer 2, Les dents de la mer 3, Les dents de la mer 4… ou bien sur Les bronzés 1 (nouvelle fenêtre), Les bronzés 2… Films qui n’ont pu échapper à personne !

Non, il s’agit plutôt de ma propre sélection, films avec lesquels j’ai des affinités réelles, pour une raison ou une autre. J’espère vous en faire découvrir certains, comme autant de petites criques rares et précieuses, loin des grandes plages bondées!

Tabou de F. W. Murnau (nouvelle fenêtre)

 

Le sauvage de Jean-Paul Rappeneau (nouvelle fenêtre)

 

Les plages d’Agnès d’Agnès Varda (nouvelle fenêtre)

 

Les Descendants d’Alexander Payne

 

Bonjour tristesse d’Otto Preminger (nouvelle fenêtre)

 

Perfect Mothers d’Anne Fontaine (nouvelle fenêtre)

 

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Entre uppercut, direct et crochet …

20 Fév

Il y a quelques semaines (le 31 janvier 2018), la sortie en salle de Sparring, 1er film de Samuel Jouy nous rappelle à quel point entre le cinéma et la boxe, une grande histoire d’amour est née il y a déjà bien longtemps …

Il faut savoir que la boxe est le sport le plus représenté au cinéma depuis la naissance du 7ème art. Beaucoup d’acteurs ont enfilé les gants, se sont entrainés, parfois ont pris plaisir à donner et recevoir des coups sur le ring. Ils sont nombreux les réalisateurs à avoir filmé la boxe, à s’être exercé à rendre chaque mouvement si fidèle, si crédible, à produire toutes les décennies, des films « punchys » aux univers bien différents.

Les images portent toutes, à l’écran, la beauté du corps, l’élégance du geste, la violence des coups. Le dépassement de soi et la rage de gagner sont également au cœur des films, round après round, ce n’est pas un simple combat entre deux boxeurs. C’est souvent le combat du personnage principal, qui cherche une vérité, à prouver quelque chose à lui-même ou à une tierce personne.

 

Le film Sparring est réalisé par Samuel Jouy (nouvelle fenêtre), connu en tant qu’acteur (cinéma, théâtre, télévision) sous le nom Samuel Hamelet,  avec Mathieu Kassovitz (nouvelle fenêtre), Olivia Merilahti et Souleymane M’Baye. Il relate l’histoire d’un boxeur de plus de 40 ans, Steve Landry qui a perdu plus de combats qu’il n’en a gagnés. Avant de raccrocher les gants, il accepte une offre que beaucoup de boxeurs préfèrent refuser : devenir sparring-Partner d’un grand champion.

Samuel Jouy y rend hommage à ce qu’il appelle « les ouvriers du ring ».

« Ils sont pour moi l’âme de la boxe. On les appelle parfois trois jours avant un combat pour remplacer un combattant qui s’est blessé, ou bien ils servent de combat test pour les jeunes stars en devenir du noble art. Même si ce genre de boxeurs fait tout pour gagner, à la base les dés sont pipés pour eux et ils sont souvent condamnés à perdre. Sparring est un film qui rend hommage à tous ces boxeurs qu’on ne voit jamais. »

A travers ce long métrage – et c’est souvent le cas dans les films de boxe- l’affrontement est aussi bien physique que moral, c’est une lutte pour un rêve, pour retrouver la confiance en soi ou pour défendre des opinions. Tous ces hommes se battent contre des idées reçues, des préjugés, des valeurs qu’ils réprouvent. La gent féminine n’est pas en reste, car elles sont également bien représentées, entre autre, dans Million dollar baby de Clint Eastwood (nouvelle fenêtre) ou Girlfight.

Mais le plus grand film jamais réalisé sur la boxe, reste à ce jour, le cultissime, Rocky, réalisé par John Avildsen (nouvelle fenêtre), avec bien sûr Sylvester Stallone….

« Toi, moi, n’importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie »

                                            Rocky Balboa.

Entre uppercut, direct et crochet du droit, voici quelques films sur ce noble art à voir ou à revoir :

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Joyeux Noël, Félix …

21 Déc

Le froid est bien là, il commence à neiger et le temps des achats de Noël est arrivé. En ce mois de décembre, le temps est propice à s’installer bien au chaud à la maison, confortablement dans son salon devant la télévision pour regarder un bon film de Noël !

Mais quel film choisir ?

Cette période de l’année a toujours inspiré de nombreux réalisateurs et scénaristes, autant de situations et d’histoires, qui ont engendré de beaux scénarios sur Noël ou avec Noël « en toile de fond ».

Tant d’histoires autour de retrouvailles, à table pour le réveillon et de cadeaux à ouvrir! Entre règlement de comptes et confidences, entre rire et larmes, le temps des fêtes de fin d’année nous réserve son lot de surprises …

Des films de Noël, il y a en de tous les genres et pour tous les goûts : des comédies françaises comme La buche (nouvelle fenêtre), le père Noël est une ordure (nouvelle fenêtre), des comédies américaines telles que Family man, Un fauteuil pour deux (nouvelle fenêtre), Maman j’ai raté l’avion (nouvelle fenêtre), des films d’animation avec le formidable film de Tim Burton, L’étrange Noël de Mr Jack (nouvelle fenêtre) ou le pôle express (nouvelle fenêtre). 

En fait, pour évoquer Noël, aucun genre n’est interdit : on trouve de bons films d’action comme Piège de Cristal de John McTiernan ou des films historiques comme Joyeux Noël (nouvelle fenêtre) de Christian Carion, grand film sur la vie dans les tranchées, réalisé en 2005. Il existe même des films d’horreur sur Noël, Christmas devil et Black Christmas.

Voici une sélection de film à voir ou à revoir pendant cette période fête, en famille, entre amis ou en solo …

 

Zoom spécial sur la dernière comédie française de Noël…

Santa & Cie, film de et avec Alain Chabat qui, avec ce huitième long métrage, veut sauver Noël ! Servi par un excellent casting : Audrey Tautou, Bruno Sanches, Pio Marmai… Santa & Cie (sorti le 6 décembre 2017) fait déjà partie des films de Noël à ne pas rater !

L’histoire : trois jours avant Noël, les 92.000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps !! Le père Noël (Alain Chabat) n’a pas le choix  : il doit se rendre d’urgence sur terre avec ses rennes pour chercher un remède …

Toute l’équipe de Cin’Eiffel vous souhaite un joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d’année 🙂

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