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Entre uppercut, direct et crochet …

20 Fév

Il y a quelques semaines (le 31 janvier 2018), la sortie en salle de Sparring, 1er film de Samuel Jouy nous rappelle à quel point entre le cinéma et la boxe, une grande histoire d’amour est née il y a déjà bien longtemps …

Il faut savoir que la boxe est le sport le plus représenté au cinéma depuis la naissance du 7ème art. Beaucoup d’acteurs ont enfilé les gants, se sont entrainés, parfois ont pris plaisir à donner et recevoir des coups sur le ring. Ils sont nombreux les réalisateurs à avoir filmé la boxe, à s’être exercé à rendre chaque mouvement si fidèle, si crédible, à produire toutes les décennies, des films « punchys » aux univers bien différents.

Les images portent toutes, à l’écran, la beauté du corps, l’élégance du geste, la violence des coups. Le dépassement de soi et la rage de gagner sont également au cœur des films, round après round, ce n’est pas un simple combat entre deux boxeurs. C’est souvent le combat du personnage principal, qui cherche une vérité, à prouver quelque chose à lui-même ou à une tierce personne.

 

Le film Sparring est réalisé par Samuel Jouy (nouvelle fenêtre), connu en tant qu’acteur (cinéma, théâtre, télévision) sous le nom Samuel Hamelet,  avec Mathieu Kassovitz (nouvelle fenêtre), Olivia Merilahti et Souleymane M’Baye. Il relate l’histoire d’un boxeur de plus de 40 ans, Steve Landry qui a perdu plus de combats qu’il n’en a gagnés. Avant de raccrocher les gants, il accepte une offre que beaucoup de boxeurs préfèrent refuser : devenir sparring-Partner d’un grand champion.

Samuel Jouy y rend hommage à ce qu’il appelle « les ouvriers du ring ».

« Ils sont pour moi l’âme de la boxe. On les appelle parfois trois jours avant un combat pour remplacer un combattant qui s’est blessé, ou bien ils servent de combat test pour les jeunes stars en devenir du noble art. Même si ce genre de boxeurs fait tout pour gagner, à la base les dés sont pipés pour eux et ils sont souvent condamnés à perdre. Sparring est un film qui rend hommage à tous ces boxeurs qu’on ne voit jamais. »

A travers ce long métrage – et c’est souvent le cas dans les films de boxe- l’affrontement est aussi bien physique que moral, c’est une lutte pour un rêve, pour retrouver la confiance en soi ou pour défendre des opinions. Tous ces hommes se battent contre des idées reçues, des préjugés, des valeurs qu’ils réprouvent. La gent féminine n’est pas en reste, car elles sont également bien représentées, entre autre, dans Million dollar baby de Clint Eastwood (nouvelle fenêtre) ou Girlfight.

Mais le plus grand film jamais réalisé sur la boxe, reste à ce jour, le cultissime, Rocky, réalisé par John Avildsen (nouvelle fenêtre), avec bien sûr Sylvester Stallone….

« Toi, moi, n’importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie »

                                            Rocky Balboa.

Entre uppercut, direct et crochet du droit, voici quelques films sur ce noble art à voir ou à revoir :

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Joyeux Noël, Félix …

21 Déc

Le froid est bien là, il commence à neiger et le temps des achats de Noël est arrivé. En ce mois de décembre, le temps est propice à s’installer bien au chaud à la maison, confortablement dans son salon devant la télévision pour regarder un bon film de Noël !

Mais quel film choisir ?

Cette période de l’année a toujours inspiré de nombreux réalisateurs et scénaristes, autant de situations et d’histoires, qui ont engendré de beaux scénarios sur Noël ou avec Noël « en toile de fond ».

Tant d’histoires autour de retrouvailles, à table pour le réveillon et de cadeaux à ouvrir! Entre règlement de comptes et confidences, entre rire et larmes, le temps des fêtes de fin d’année nous réserve son lot de surprises …

Des films de Noël, il y a en de tous les genres et pour tous les goûts : des comédies françaises comme La buche (nouvelle fenêtre), le père Noël est une ordure (nouvelle fenêtre), des comédies américaines telles que Family man, Un fauteuil pour deux (nouvelle fenêtre), Maman j’ai raté l’avion (nouvelle fenêtre), des films d’animation avec le formidable film de Tim Burton, L’étrange Noël de Mr Jack (nouvelle fenêtre) ou le pôle express (nouvelle fenêtre). 

En fait, pour évoquer Noël, aucun genre n’est interdit : on trouve de bons films d’action comme Piège de Cristal de John McTiernan ou des films historiques comme Joyeux Noël (nouvelle fenêtre) de Christian Carion, grand film sur la vie dans les tranchées, réalisé en 2005. Il existe même des films d’horreur sur Noël, Christmas devil et Black Christmas.

Voici une sélection de film à voir ou à revoir pendant cette période fête, en famille, entre amis ou en solo …

 

Zoom spécial sur la dernière comédie française de Noël…

Santa & Cie, film de et avec Alain Chabat qui, avec ce huitième long métrage, veut sauver Noël ! Servi par un excellent casting : Audrey Tautou, Bruno Sanches, Pio Marmai… Santa & Cie (sorti le 6 décembre 2017) fait déjà partie des films de Noël à ne pas rater !

L’histoire : trois jours avant Noël, les 92.000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps !! Le père Noël (Alain Chabat) n’a pas le choix  : il doit se rendre d’urgence sur terre avec ses rennes pour chercher un remède …

Toute l’équipe de Cin’Eiffel vous souhaite un joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d’année 🙂

Il était une fois … Vol au dessus d’un nid de coucou …

17 Nov

Tout le monde a vu ou connait le célèbre film, Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre) de Milos Forman (1975) avec Jack Nicholson (nouvelle fenêtre) et Louise Fletcher, mais saviez-vous que ce film n’aurait jamais vu le jour sans Kirk Douglas …

En effet, Kirk Douglas, l’acteur de Spartacus (nouvelle fenêtre), une des plus grandes stars du cinéma américain des années 50/60, eut un véritable coup de cœur pour cette histoire. Il acquit les droits de livre de Ken Keseyen (nouvelle fenêtre), avant même sa publication en 1962, pour interpréter à Broadway le personnage principal : Mc Murphy. Au fil des représentations l’idée d’adapter la pièce en film devint pour lui une nécessité.

Mais cependant, malgré son statut de star, tous les studios de cinéma de l’époque rejettent son projet. Ce sera finalement son fils Michael Douglas qui, quelques années plus tard, prendra le relais en proposant l’adaptation au réalisateur Milos Forman : il l’acceptera avec enthousiasme.

Michael Douglas va mettre cinq années pour réaliser le rêve de son père …

Le film est tourné de janvier à mars 1975, dans un hôpital psychiatrique de Salem, en Oregon. Une des particularités du film demeure le fait que certains personnages secondaires étaient en réalité d’authentiques patients de l’hôpital.

Initialement, le rôle principal devait être joué par Michael Douglas lui-même, mais Milos Forman finit par choisir Jack Nicholson qui interprète de manière magistrale le personnage de Randall Patrick Mc Murphy.

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Vol au-dessus d’un nid de coucou est l’un des rares films à avoir obtenu 5 Oscars : en 1976, il remporte ceux du Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure actrice, Meilleur scénario. Il fait partie des films incontournables qui ont marqué l’histoire du cinéma américain.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les secrets du tournage, La Médiathèque de Levallois vous propose de découvrir sur La Médiathèque en ligne un documentaire de Edler Auberi, regorgeant d’anecdotes passionnantes : Il était une fois Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre).

Vous pouvez également voir ou revoir Vol au-dessus d’un nid de coucou (nouvelle fenêtre) en empruntant le DVD à l’Espace Image et Son de la médiathèque Albert Camus.

Synopsis :

Randall Patrick Mc Murphy, prisonnier de droit commun, échappe aux travaux forcés en simulant la folie. Il se retrouve dans un hôpital psychiatrique et va mener une rébellion face à la dureté d’une infirmière, madame Ratched.

Réplique culte :

  • « C’est l’heure des médicaments, des médicaments ! »

Petite anecdote :

Avant le tournage, Jack Nicholson venait de subir une opération esthétique d’implants capillaires et c’est pour cette raison qu’il porte son fameux bonnet tout au long du film, afin de protéger sa tête !

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Les jumeaux, ces êtres fascinants

26 Oct

Tout le monde a en tête la chanson des jumelles interprétée par Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy :

Nous sommes deux sœurs jumelles
Nées sous le signe des gémeaux
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do
Toutes deux demoiselles
Ayant eu des amants très tôt
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do…

Vous l’aurez donc sans doute deviné, à l’occasion de la sortie en DVD du dernier film de François Ozon le 26 septembre, L’amant double, nous parlerons des jumeaux dans ce billet.

Hélène délivrée par Castor et Pollux, @Jean-Bruno Gassies (1786-1832)

Depuis la nuit des temps, les jumeaux fascinent. La gémellité est troublante, complexe, et engendre des comportements spécifiques.

Tout commence évidemment avec Castor et Pollux,(nouvelle fenêtre) qui sont dans la mythologie grecque les fils jumeaux de Zeus et Léda.  Surnommés les Dioscures (enfants nés de Zeus), ce sont des frères inséparables, et ils resteront côte à côte tout au long de leur vie et de leurs aventures.

La louve du Capitole, @artiste inconnu

Nous pouvons évoquer également les jumeaux célèbres Remus et Romulus (nouvelle fenêtre), fils de la vestale Rhéa Silva et Mars, le dieu de la guerre. La légende racontent qu’ils furent sauvés de la noyade par une louve et élevés par un berger. Ensemble, Remus et Romulus décidèrent de fonder une ville (Rome), à l’endroit même où ils avaient été abandonnés.

Les jumeaux et les jumelles sont des êtres à la fois différents et identiques. Fusionnels et unis par une intimité affective profonde, ils ressentent parfois les mêmes choses au même moment, même lorsqu’ils ne sont physiquement pas au même endroit. Mais cela se gâtent lorsqu’ils sont dans une relation dominant-dominé. Dans ce cas, cela devient insupportable et cela aboutit à un conflit. Le psychologue Réné Zazzo explique ces composantes de la personnalité des jumeaux par le micromilieu qu’ils forment ensemble : leur vie en couple les isole du reste de la famille.

Et au cinéma, ça donne quoi ? Le montage, les effets spéciaux, permettent bien des fantaisies. Vrais jumeaux, deux comédiens différents ou le même se dédoublant ? Tout est possible.

image extraite du film

Faux-semblants de David Cronenberg (1988)

Beverly et Elliot Mantle, deux gynécologues réputés, sont des « vrais » jumeaux et partagent tout : leur appartement, leur clinique et les femmes. Lorsque Claire consulte Beverly, celui-ci tombe amoureux d’elle et refuse de la « partager ». C’est le début d’une descente vers la folie…


L’affiche originale qui contient le sous-titre : « Two bodies. Two spirits. One soul » (Deux corps, Deux esprits, Une âme) précise la relation qui existe entre Beverly et Elliot Mantle. Ils ne font qu’un. Pourtant même si leur physique est identique, leurs esprits divergent. Berverly est d’une timidité maladive alors que son frère Elliot est un séducteur à la limite de l’arrogance. L’irruption de Claire dans leur vie va faire éclore, mettre à jour leurs différences. En effet, pour la première fois, les frères vont penser, agir, sentir autrement et montrer leur incapacité à gérer la séparation.

David Croneneberg reprend l’un de ses thèmes de prédilection, l’obsession de la chair, des viscères et signe une œuvre singulière.

Lors d’une interview au journal l’Express en 2000, David Croneneberg disait :

A défaut d’une analyse freudienne, je peux vous livrer une conviction philosophique : la première preuve de l’existence de l’homme, c’est son corps. Nous sommes des corps. Quand le corps meurt, nous mourons. Ce qui ne veut pas dire que nous manquons de spiritualité, au contraire. Mais celle-ci est également liée au corps et au fait que nous sommes mortels. Mes films parlent de la vie et la mort. En filmant le corps, j’explore la nature de l’existence humaine, à l’opposé de la plupart des représentations actuelles, où l’homme est désincarné. Depuis toujours, je suis fasciné par le corps, ses fonctions et la manière dont il gouverne l’espace, comme le design des meubles par exemple…

L’acteur Jeremy Irons qui joue les jumeaux, lui permet d’explorer différentes facette de son propre jeu.
Le DVD de Faux-semblants est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

image extraite du film

Sœurs de sang de Brian de Palma (1973)

Un soir, Danielle Breton ramène un homme chez elle. Au matin, l’homme est poignardé alors qu’une journaliste, Grace Collier, assiste au meurtre de sa fenêtre. Grace prévient la police mais aucun cadavre n’est découvert. Convaincue de ce qu’elle a vu, elle décide de mener l’enquête en ignorant que Danielle Breton a en réalité une sœur jumelle, Dominique…

Le jeudi 10 mars 2016, le film Sœurs de sang était projeté dans le cadre du cycle « A couper au couteau » (nouvelle fenêtre) et le philosophe Ugo Batini était venu nous parler de ce film.

Brian de Palma nous offre avec ce film tout ce qui fera sa renommée. Le voyeurisme – meurtre vu de la fenêtre de l’immeuble d’en face par la journaliste (référence évidente à Alfred Hitchkock) -, l’utilisation du split-screen (nouvelle fenêtre) qui joue sur le doute du spectateur et ainsi brouille les pistes, le dédoublement de personnalité avec Margot Kidder (Superman, Amytiville) habitée – le réalisateur s’étant inspiré d’un fait-divers sur deux sœurs siamoises, liées à la naissance par la hanche et séparées ensuite par une opération.

Et pour vous faire un aperçu de la carrière de Brian de Palma, un petit condensé de sa vie, son œuvre en 6 minutes écrit et réalisé par Luc Lagier pour Blow up d’Arte.

Le DVD  de Soeurs de sang est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Pour finir, petit rappel en images des films qui représentent des jumeaux au cinéma.

 

 

 

Bonne rentrée à notre jeune public …

4 Sep

Le Blog Cin’Eiffel vous souhaite une très bonne rentrée, en particulier à notre jeune public. Puisque la rentrée scolaire est arrivée, c’est l’occasion pour réalisateurs et scénaristes de s’en inspirer, en puisant dans leurs souvenirs d’enfance ou en créant des situations de pure fiction. Beaucoup de ces films bouleversent entre rire et larme, angoisse et joie, ramènent à notre mémoire les troubles souvent enfouis de cette période délicate incontournable …

Comment ne pas se souvenir de certaines scènes passées dans les cours de récréations, sur les bancs ou à la sortie du collège ou encore dans les amphithéâtres des lycées !

Certains de ces films sont restés cultes dans leur genre …

Voici quelques tranches de vie :

La Boum (nouvelle fenêtre) (1980) de Claude Pinoteau, avec Sophie Marceau, Claude Brasseur, Brigitte Fossey et Denise Grey.

Graine de violence (nouvelle fenêtre) (1955) de Richard Brooks, avec Glenn Ford et Sidney Poitier.

La gifle (nouvelle fenêtre) (1974) de Claude Pinoteau avec Lino Ventura, Annie Girardot, Isabelle Adjani et Francis Perrin.

Le cercle des poètes disparus (1990) de Peter Weir avec Robin Williams, Ethan Hawke et Robert Sean Leonard.

LOL (nouvelle fenêtre) (2009) de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau, Christa Théret et Alexandre Astier.

Faites votre cinéma à La Médiathèque!

 

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