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Quand la religion s’immisce dans les séries (2/2)

16 Mar

Après notre article Quand la religion s’immisce dans les séries (1/2) consacré à l’excellente série italienne signée Niccolo Ammaniti, Il Miracolo , voici :

2- The Leftlovers de Damon Lindelof et Tom Perotta (2014-2017)

Trois ans après la disparition soudaine de deux pour cent de la population mondiale, les résidents de Mapleton, dans l’État de New York, s’apprêtent à souligner la disparition de ces êtres chers. À l’approche des cérémonies de commémoration, le shérif Kevin Garvey est en état d’alerte maximale — des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule aux revendications mystérieuses, comparables à une secte. Cette émission suit en particulier les membres de la famille Garvey qui chacun à leur façon peinent à se remettre de cet étrange phénomène. (wikipédia)

 

L’avis de Pierre Langlais sur le site de Télérama, publié le 6 juin 2017 (nouvelle fenêtre)

« Ce qui s’annonçait comme un thriller sur le grand mystère de la disparition de 2 % de la population mondiale est devenu une aventure métaphysique sans pareil, un drame épique, métaphorique, drôle, poétique, déroutant et pourtant si familier, sur le grand mystère de l’amour, de l’amitié, de la famille, du deuil, de la solitude, du désespoir et de l’espoir. De la vie ». ( Extrait de l‘article à lire en intégralité sur Télérama.fr – nouvelle fenêtre)

https://www.youtube.com/watch?time_continue=11&v=FLT3YUALJno

L’avis de Marjolaine Jarry sur TéléObs, publié le 16 juillet 2017

« The Leftovers, c’est Six Feet Under ou Friday Night Lights sur lesquelles on aurait lâché une bombe ésotérique. Autrement dit, on abandonne bien vite le pourquoi pour se concentrer sur le comment… » (article à lire en intégralité sur Téléobs – nouvelle fenêtre)

L’avis de Maxime Bedini sur le blogducinéma.com, publié le 23 décembre 2017

« La série a cette capacité à nous stimuler par une écriture qui sait distiller avec minutie les réponses aux (nombreuses) interrogations sans nous décevoir.
Au lieu de nous asséner de réponses farfelues, la série nous propose de mettre à l’épreuve notre Foi. »(article à lire en intégralité sur Le blog du cinéma -nouvelle fenêtre)

L’interview de Justin Théroux (nouvelle fenêtre), l’acteur principal de la série, sur son rapport à la foi (Kombini.com le 19 avril 2017) :

Votre expérience sur The Leftovers a-t-elle changé votre rapport à la foi ?

« Pas vraiment, elle a plutôt confirmé ce en quoi je croyais déjà. Mais cela s’est révélé un super exercice. Je me considère comme un athéiste qui préférerait être agnostique. Je pense que Damon est proche de ce que je pense aussi. Nous privilégions tous les deux un point de vue scientifique et nous espérons tous les deux que nous avons tort ! »

Et vous cher lecteur-téléspectateur, quelle série préférez-vous, Il Miracolo ou The leftlovers ?

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Quand la religion s’immisce dans les séries (1/2)

3 Mar

Les séries télés nous ont toujours fait voyager dans le temps (Outlander, nouvelle fenêtre), Downtown Abbey (nouvelle fenêtre) (pour ne citer qu’elles), et nous font ainsi connaître des pans entiers d’Histoire. Certaines séries deviennent cultes car elles ont marquées des générations entières de téléspectateurs : Dallas, Magnum, X-Files, La servante écarlate, La casa de Papel, Breaking Bad, Game of Thrones.
Les séries font également émerger des acteurs méconnus au cinéma et qui se révèlent littéralement dans un format court. On pense à Matthew McConaughey dans True Detective, Michael C. Hall dans la série Dexter par exemple.
Elles puisent leurs thèmes dans beaucoup d’univers :  dans le domaine carcéral avec la série Oz, dans l’espionnage avec Le bureau des légendes, dans la politique avec Le baron noir, etc. Et par là même elles offrent un miroir de nos sociétés actuelles.

Il restait encore un thème peu traité dans les séries : la religion, thème ô combien glissant. En effet, sous quel angle et sous quel aspect l’aborder. C’est ce que nous allons essayer de voir avec deux séries.

1- Il Miracolo de Niccolo Ammaniti, Francesco Munzi, Luccio Pellegrini (2018)

L’Italie dans un avenir proche. Lors d’une descente dans le repaire d’un chef de la mafia calabraise, la police découvre non seulement le corps ensanglanté du mafieux, mais aussi une statuette en plastique de la Vierge qui pleure du sang. Mise au secret, analysée, la révélation de l’existence de la figurine revêt un enjeu considérable dans une Italie en proie à l’inquiétude et à l’agitation à quelques jours d’un référendum sur son maintien ou sa sortie de l’Union européenne.
Le président du Conseil des ministres et son épouse, une chercheuse en biologie, un général des carbiniers, une femme au passé incertain et un prêtre à la dérive, chacun des protagonistes, croyant ou non, est confronté au mystère et voit sa vie bouleversée. (wikipédia)

Cette série a été récompensée au festival Séries Mania en 2018 en recevant le Prix spécial du jury et le prix d’interprétation masculine pour l’acteur Tommaso Ragno.

Pourquoi on aime :

Parce que c’est une série atypique créée, coécrite et coréalisée par l’excellent écrivain italien Niccolo Ammaniti et qu’elle déroutera plus d’un/une téléspectateur/trice.
Nous suivons les personnages se débattre dans leurs doutes et leurs contradictions. Car tous on quelque chose à se faire « pardonner ».

de gauche à droite : Sole Pietromarchi (femme du premier Ministre), Fabrizio Pietromarchi (premier Ministre), Père Marcello, Général Giacomo Votta, Sandra Roversi, Clélia.

Sole (interpretée par Elena Lietti) femme complexe, épouse du premier ministre.

Fabrizio Pietromarchi, premier ministre et athée (interprété par Guido Caprino, nouvelle fenêtre)

Il est un spectateur catapulté dans un monde qui lui échappe. Et face au miracle, ses peurs se développent. C’est le converti de la série. (Niccolo Ammaniti sur France Inter le 10 janvier 2019)

Le prêtre Marcello (interprété par Tomasso Ragno, nouvelle fenêtre) accro au jeu et au sexe.

Il est esclave de ses pulsions. Il est face à un miracle, qui va probablement le sauver. Et pourtant ses pulsions vont rester. Il dit : je voudrais chercher et ne pas chercher à comprendre. Et ça, c’est la foi. La foi, c’est l’abandon du raisonnement et de la raison (Niccolo Ammaniti, France Inter le 10 janvier 2019)

Le Général Giacomo Votta (interpreté par Sergio Albelli) est le gardien de la statue, celui qui dirige l’équipe de scientifiques.

La biologiste et hématologue Sandra Roversi, (interprétée par Alba Rohrwacher, nouvelle fenêtre) celle qui représente la raison, est dévouée à sa mère en fin de vie et doit en tant que scientifique étudier le miracle à défaut de l’expliquer.  Mais elle devient obsessionnelle et est prête à tout pour atténuer les souffrances de sa mère, quitte à enfreindre les règles.

Clélia, qui n’est toujours pas loin du prêtre mais qui détient un lourd secret.

Et toi, est-ce que tu crois ? Voilà la question que se posent les personnages. Que vous soyez croyants ou pas, vous vous laisserez happés par ce mystère. Car au fond, croire ou ne pas croire à cette statue qui pleure du sang n’est pas au fond le plus important, mais savoir ce que l’on va faire de ce miracle et la manière dont on va réagir face à un phénomène inexpliqué.

Cette question renvoit à notre existence, à ce que nous sommes, au sens profond de notre vie. (Niccolo Ammaniti, France Inter le 10 janvier 2019)

 

Vous trouverez les romans de Niccolo Ammaniti à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

et pourrez regarder la série sur le site de La Médiathèque en vous connectant avec votre identifiant et mot de passe (nouvelle fenêtre).

Ad Vitam, la nouvelle série d’Arte, va-t-elle trouver son public ?

7 Nov

Une nouvelle série d’anticipation vient de voir le jour et sera diffusée jeudi 8 novembre 2018, en première partie de soirée sur Arte. Ad Vitam, série française créée par Thomas Cailley et Sébastien Mounier s’inscrit dans le genre science-fiction : l’histoire vous emmène dans un futur où le vieillissement n’existe plus !

Arte nous propose, lors de cette soirée, les deux premiers épisodes sur les six de la saison 1 (format de 52 minutes).

Au casting : Yvan Attal, Garance Marillier, Niels Schneider, Adel Bencherif et Rod Paradot…

Dans un monde futuriste, la mort due au vieillissement a été vaincue grâce à un bain de jouvence permettant la génération des cellules. Darius Asram, un policier de 119 ans est bientôt appelé à enquêter sur le décès de quatre jeunes gens, abattus à bout pourtant. Tous appartenaient à une secte pro-suicide.

 

Je vous conseille vivement ce polar futuriste, l’idée est originale, le scénario très bien ficelé. Une recherche esthétique et une mise en scène subtile sont au rendez-vous, l’ambiance d’Ad Vitam peut faire penser à l’univers des mangas de science-fiction.

Déjà récompensée dans la catégorie meilleure série au dernier Festival Série Mania (nouvelle fenêtre), cette série fait beaucoup parler d’elle, avant même sa diffusion, va-t-elle trouver son public …

Séries, comment s’organiser pour les regarder ?

15 Sep

Accro ou pas accro, néophyte ou expert, le public doit s’organiser face à la profusion actuelle de fictions. Il n’y a que 24h dans une journée, alors entre boulot, dodo, repas, famille, tâches ménagères, comment faire pour être à jour dans ses épisodes et suivre plusieurs séries à la fois ?

Il est loin le temps où l’on devait attendre une semaine pour voir le prochain épisode de ses séries préférées à la télévision ! De nos jours, les séries sont partout, sur toutes les grandes chaînes et le câble. Dans notre quotidien, entre affiches publicitaires, musiques de génériques, boutiques spécialisées, reportages, goodies, il est difficile d’échapper au phénomène des séries. Ainsi, le visionnage n’a jamais été aussi simple grâce à la multitude d’écrans autour de nous, ordinateurs, tablettes et smartphones. Le nombre de plateformes de streaming spécialisées augmente, sans parler des sites de téléchargement (légaux ou non, hélas… ).

Ainsi par la force des choses ou par passion, tout le monde se met à regarder des séries ! Et que ce soit au travail, aux repas de familles, chacun ne parle plus que de sa fiction du moment, de son épisode, des scènes qu’il a adorées ou des départs de ses personnages préférés…

Mais comment faire pour ne pas se noyer dans cette profusion de saisons et d’épisodes ? Certains fans de série ont des techniques  :

– le  « binge-watching »

C’est le terme employé (inspiré du « binge-drinking » = boire cul sec ), pour la pratique de visionner trois à six épisodes, voire plus, d’une seule traite. Attention, ce visionnage en continu, sans pouvoir s’arrêter, peut-être comparé à une addiction, à une drogue telle que l’alcool …

– le « speed-watching » : il consiste à regarder les séries en vitesse accélérée afin de pourvoir regarder un maximum d’épisodes en un minimum de temps !

Sans tomber dans ces deux pratiques extrêmes et afin de profiter aux mieux de vos séries préférées avec un maximum de plaisir, vive la VOD  ! Pensez évidemment Médiathèque numérique (nouvelle fenêtre) avec plus de 60 séries TV !

La Médiathèque numérique sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Il y a aussi les DVD (dont ceux de La Médiathèque – nouvelle fenêtre) ou le replay !

Quelle que soit votre technique, soyez curieux, sélectif, exigeant. On ne peut pas tout regarder et tout ne peut pas nous/vous plaire. Sélectionnez, suivez l’actualité, renseignez-vous sur les revues, les blogs, les sites spécialisés et les audiences. Échangez des conseils entre amis, collègues ou en famille …

Réservez-vous une ou deux soirées dans la semaine, un samedi ou un dimanche après-midi et pas plus de deux ou trois épisodes à la fois, selon leur durée, afin de ne pas être en saturation et de garder l’excitation du petit suspense du prochain épisode …

Enfin, libre à chacun au gré de ses envies d’alterner différentes séries ou de terminer une saison avant de changer de série.

Et maintenant, c’est à vous ! Pour moi, s’il ne faut regarder qu’une série en cette rentrée 2018, ce sera Castel Rock !

Il s’agit d’une fiction adaptée de l’univers du grand Stephen King (nouvelle fenêtre), produite par lui-même et le talentueux J.J Abrams (nouvelle fenêtre). Cette série se situe, comme son nom l’indique à Castle Rock (nouvelle fenêtre), lieu de convergences des romans de Stephen King (nouvelle fenêtre).

On y suivra les pas d’un historien se penchant sur le passé décidément très sombre de cette ville où plusieurs personnages issus de l’univers de l’auteur vont cohabiter…

Bonne rentrée !

Les séries du moment, spécial French touch ! (2/3)

18 Juin

Après Les séries du moment, en mai regarde ce qu’il te plaît, continuons notre tour d’horizon, dans le paysage des séries du moment. Et après La casa de papel et La servante écarlate, plein feu sur la french touch …

Cette année encore, et depuis quelques temps, la production française est extrêmement prolifique, et n’est pas en reste auprès des fans des séries. En effet, avec un large éventail de genres et d’ambiance, les séries françaises n’ont plus rien à envier aux séries américaines, qui ont occupé longtemps notre paysage audiovisuel  : Versailles, Le baron noir (nouvelle fenêtre), Guyane ou  Le bureau des légendes (nouvelle fenêtre), mais encore Engrenage, Marseille, Speakerine.

ZOOM sur deux d’entre elles

Dix pour cent : un mélange entre comédie et drame crée en 2015, avec déjà deux saisons et dont la troisième est en tournage. Cette série décrit la vie quotidienne d’une prestigieuse agence artistique. Dans chaque épisode, une vedette du cinéma joue son propre rôle avec autodérision.

 

Nox : série en 6 épisodes. Nathalie Baye (nouvelle fenêtre) et Maïwenn (nouvelle fenêtre) incarnent deux policières, dans un thriller sous la ville. L’histoire d’une mère qui se lance sur les traces de sa fille disparue mystérieusement dans les égouts parisiens…. Cette mini-série glaçante joue avec l’horreur !

En 2018, il va falloir être attentif aux nouvelles saisons et aux nouvelles séries « made in France ». La nouvelle ère des fictions françaises ne fait en effet que commencer !

Voici quelques unes des séries à venir :

Beaucoup d’adaptations de romans : Vernon Subutex, trilogie de Virginie Despentes (nouvelle fenêtre), création de Benjamin Dupas et Cathy Vernay, avec dans le rôle principal l’acteur Romain Duris. Adapté du roman de Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Québert sera réalisée par Jean-Jacques Annaud avec l’acteur Patrick Dempsey dans la peau d’Harry Québert.

Le roman policier Les rivières pourpres (nouvelle fenêtre) va être également adapté. Deux longs métrages ont été réalisé à partir de ce polar, il y a déjà dix ans. L’histoire va ainsi passer du grand au petit écran, avec Olivier Marchal à la réalisation et sous l’œil aiguisé de l’auteur lui-même : Jean-Christophe Grangé (nouvelle fenêtre) .

Pour les curieux, les impatients ou pour les aficionados qui ont envie de se replonger dans la lecture de toutes ces histoires, les livres sont disponibles à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre)

 

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